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Relance agricole et industrielle : la SOGUIPAH amorce une nouvelle ère.

La renaissance de la SOGUIPAH S.A. est désormais engagée. Le lancement officiel de son Programme de Relance et de Modernisation s’est tenu ce mercredi dans un réceptif hôtelier de Conakry, sous la présidence de la ministre de l’Agriculture, Mariama Ciré Sylla. Cette initiative stratégique vise à repositionner l’entreprise publique comme moteur de développement agricole, industriel et social en Guinée forestière.

Trois axes structurants pour un redémarrage durable

La cérémonie a été rythmée par trois annonces majeures, symboles d’un changement de cap assumé :

  1. Reprise des travaux de l’usine de transformation (6 tonnes/heure)
    La relance du chantier marque le retour à une logique de transformation locale, avec pour objectifs l’augmentation de la valeur ajoutée, l’amélioration des revenus des planteurs et la création d’emplois durables.

  2. Déploiement d’une nouvelle identité visuelle
    Cette refonte traduit l’ambition d’une entreprise modernisée, plus performante, axée sur la rigueur, la responsabilité et la transparence.

  3. Lancement de l’enrôlement biométrique des travailleurs
    Cette réforme structurante renforce la gouvernance des ressources humaines, sécurise les effectifs et améliore l’équité dans la gestion du personnel.

Une gouvernance tournée vers la performance

Dans son intervention, le directeur général Julien Dramou a affirmé sa volonté de faire de 2026 une année charnière : consolidation des acquis, montée en puissance industrielle, restauration de la confiance des partenaires et amélioration continue des performances agricoles.

L’État réaffirme son soutien

La ministre Mariama Ciré Sylla a salué une dynamique qu’elle juge déterminante pour la souveraineté agricole et la stabilité sociale en Guinée forestière. Elle a insisté sur la nécessité de rompre avec les pratiques du passé pour bâtir une entreprise exemplaire, au service de l’économie nationale et des communautés locales.

Un nouveau départ attendu

Clôturée dans une atmosphère de mobilisation et d’optimisme, la cérémonie a confirmé l’engagement des autorités et des partenaires à accompagner la transformation de la SOGUIPAH. Le programme lancé ambitionne de faire de l’entreprise un pôle agro-industriel moderne, créateur de valeur et de prospérité durable.

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Boké : l’axe Dabis–Kébou en chantier pour renforcer la mobilité transfrontalière avec la Guinée-Bissau.

Dans la région administrative de Boké, les travaux d’aménagement routier entre Dabis et Kébou progressent de manière significative. Ce projet d’infrastructure, jugé stratégique par les autorités, vise à finaliser un corridor essentiel reliant la Guinée à la Guinée-Bissau, tout en améliorant durablement les conditions de circulation dans le Kakandé.

Inscrit dans la politique nationale de modernisation des infrastructures de transport, ce chantier ambitionne de désenclaver plusieurs localités rurales, de fluidifier les échanges commerciaux et de faciliter les déplacements des personnes et des biens entre les deux pays voisins. À terme, cet axe routier devrait jouer un rôle clé dans la dynamisation de l’économie locale, notamment pour les activités agricoles, minières et commerciales fortement présentes dans la région de Boké.

Selon des sources techniques impliquées dans le projet, les travaux portent à la fois sur le reprofilage de la chaussée, le renforcement de la structure routière, l’aménagement des ouvrages de drainage et la sécurisation de certains points sensibles, particulièrement en période hivernale. L’objectif est de garantir une route praticable en toute saison, réduisant ainsi les coupures fréquentes observées par le passé.

Au-delà de son impact local, l’axe Dabis–Kébou s’inscrit dans une vision plus large d’intégration sous-régionale. Il constitue un maillon important des corridors transfrontaliers visant à renforcer la coopération économique et sociale entre la Guinée et la Guinée-Bissau. Les populations riveraines, longtemps confrontées à l’isolement et à des difficultés d’accès aux services de base, expriment déjà l’espoir de voir leurs conditions de vie s’améliorer grâce à cette infrastructure.

Les autorités locales et les services techniques suivent de près l’évolution du chantier, appelant à la poursuite des travaux dans le respect des normes de qualité et des délais fixés. Une fois achevé, ce tronçon routier devrait contribuer à renforcer la connectivité régionale, la sécurité des déplacements et la circulation des échanges, confirmant ainsi le rôle stratégique de Boké comme zone de convergence économique et frontalière.

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Guinée : vers une investiture historique de Mamadi Doumbouya le 17 janvier.

La Guinée se prépare à un moment historique : l’investiture du Président de la République, S.E.M. Mamadi Doumbouya, le 17 janvier 2026, au stade Général Lansana Conté de Nongo, à Conakry. Cette cérémonie solennelle intervient après l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 et marque l’entrée officielle du pays dans la Cinquième République, ouvrant une nouvelle ère politique et institutionnelle.

Une préparation minutieuse et sécurisée

Pour garantir le bon déroulement de cet événement d’envergure internationale, le Président Mamadi Doumbouya a effectué le 12 janvier une visite au Poste de Commandement Opérationnel de Sécurité Intérieure (PCO-SI). L’objectif était de s’enquérir de l’état d’avancement des préparatifs, tant organisationnels que sécuritaires.

Le commandement du PCO-SI a présenté au Chef de l’État un dispositif global articulé autour d’un commandement unifié, d’une coordination renforcée entre les forces de défense et de sécurité, et d’une logistique opérationnelle couvrant toutes les phases de l’événement. Une attention particulière a été portée à l’accueil des chefs d’État et de gouvernement attendus à Conakry, ainsi qu’à la sécurité et à la fluidité des déplacements des participants et des populations.

Des instructions claires pour une cérémonie exemplaire

Le Président a donné des instructions précises pour assurer un climat de sérénité et de confiance, tant pour les invités de marque que pour les citoyens présents. Le commandement opérationnel a immédiatement intégré ces orientations afin d’affiner le dispositif sécuritaire et logistique.

Un rendez-vous avec l’histoire pour la Guinée

Le 17 janvier 2026, l’investiture de Mamadi Doumbouya sera un symbole fort pour le peuple guinéen : installation officielle du Président et avènement d’une Cinquième République porteuse d’émergence, de stabilité et de renouveau institutionnel. La Guinée s’apprête ainsi à vivre un moment de célébration nationale, reflet des espoirs et des ambitions de toute une nation.

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Mission de la CEDEAO à Bissau : Cheikh Niang fait le point sur les discussions avec le commandement militaire.

En déplacement à Bissau dans le cadre d’une mission de la CEDEAO, le président sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye a pris part, samedi 10 janvier, à des concertations de haut niveau avec les autorités de transition bissau-guinéennes. Cette mission s’est déroulée aux côtés de son homologue sierra-léonais, Julius Maada Bio.

Le ministre sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Cheikh Niang, est revenu sur le contenu des échanges, notamment ceux tenus avec le haut commandement militaire.

S’exprimant sur les ondes de la RTS, le chef de la diplomatie sénégalaise a indiqué qu’un entretien approfondi a réuni le commandement militaire et certains membres du gouvernement de transition. Les discussions ont porté sur la situation politique du pays, marquée par un blocage institutionnel persistant depuis le coup d’État du 26 novembre 2025.

Selon Cheikh Niang, les autorités militaires ont présenté un mémorandum détaillant les actions envisagées pour un retour à l’ordre constitutionnel. Ce document sera soumis à l’examen des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO.

Le ministre a toutefois relevé que la transition de douze mois annoncée par les autorités bissau-guinéennes ne correspond pas aux orientations initialement définies par l’organisation régionale, tant dans sa conception que dans sa mise en œuvre. Cette divergence justifie, a-t-il précisé, la mise en place d’un mécanisme de suivi par le comité de médiation restreint de la CEDEAO, auquel le Sénégal prend part.

La délégation régionale a également rencontré plusieurs acteurs politiques concernés par la situation post-coup d’État, dans l’objectif de promouvoir une transition inclusive, apaisée et ouverte à l’ensemble des forces politiques.

À travers cette mission, Cheikh Niang a réaffirmé la position du Sénégal, fondée sur le respect de l’ordre constitutionnel et la nécessité d’un processus électoral crédible, sécurisé et conforme aux mécanismes et principes de la CEDEAO.

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Guinée-Bissau : La CEDEAO intensifie sa médiation pour une transition inclusive et un retour à l’ordre constitutionnel

Face au blocage politique persistant en Guinée-Bissau depuis le coup d’État de novembre 2025, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a passé à la vitesse supérieure. Une mission de haut niveau, incluant le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, s’est rendue à Bissau ce week-end pour exiger une transition courte, inclusive et le respect de la légalité démocratique.

Un dialogue sous haute tension à Bissau

Le samedi 10 janvier 2026, la capitale bissau-guinéenne a été le théâtre d’intenses tractations diplomatiques. Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, aux côtés de son homologue sierra-léonais Julius Maada Bio (actuel président en exercice de la CEDEAO), a mené une série de concertations avec les autorités de transition.

L’objectif de cette mission est clair : dénouer la crise née du renversement du président Umaro Sissoco Embaló le 26 novembre dernier, alors que le pays était en plein processus électoral. Les médiateurs ont rencontré le haut commandement militaire ainsi que des membres du gouvernement de transition pour évaluer leur volonté réelle de retourner à une vie constitutionnelle normale.

Le rejet d’un calendrier trop long

Au cœur des discussions figure la durée de la transition. Le commandement militaire a soumis un mémorandum proposant un chronogramme de 12 mois avant la tenue de nouvelles élections. Une proposition accueillie avec froideur par l’organisation régionale.

Selon le ministre sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang, ce délai ne correspond pas aux attentes de la CEDEAO. L’organisation plaide pour une transition « la plus courte possible », afin d’éviter l’enracinement d’un pouvoir militaire. Ce document sera examiné lors du prochain sommet des chefs d’État de la CEDEAO, mais le ton est déjà donné : la vigilance reste de mise.

L’exigence d’inclusivité et la libération des détenus

Pour la CEDEAO, une transition réussie ne peut être que « inclusive ». La délégation a ainsi insisté sur la nécessité d’associer toutes les forces politiques du pays au processus. Dans cet esprit, les médiateurs ont rencontré plusieurs acteurs politiques actuellement détenus ou mis en cause depuis le coup d’État.

L’organisation exige :

  • La libération immédiate de tous les prisonniers politiques.

  • La mise en place d’un mécanisme de suivi rigoureux par un comité de médiation restreint (dont le Sénégal est un membre clé).

  • La conduite d’un processus électoral crédible, transparent et sécurisé.

Des sanctions en guise d’avertissement

Tout en privilégiant le dialogue, la CEDEAO n’exclut pas la fermeté. Elle a réitéré son avertissement : des sanctions ciblées pourraient être imposées contre toute personne ou entité qui entraverait le processus de retour à l’ordre constitutionnel.

Le pays, déjà suspendu des instances de décision de l’organisation depuis fin 2025, se trouve à la croisée des chemins. Pour le Sénégal et ses partenaires régionaux, la stabilité de la Guinée-Bissau est impérative pour la sécurité de la sous-région, déjà fragilisée par d’autres crises politiques.

La suite des événements dépendra désormais de la capacité des autorités militaires à transformer leurs promesses de « normalité » en actes concrets, sous l’œil attentif d’une médiation ouest-africaine plus active que jamais.

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Guinée : Djiba Diakité constate l’avancement final de la première phase du projet de valorisation du lac Gbassikolo.

Le Président du Comité Stratégique de Simandou et Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, a effectué ce samedi 29 novembre 2025 une visite de terrain au lac Gbassikolo, afin de constater l’évolution finale de la première phase du chantier de valorisation du site. Lancé en août 2023, ce projet d’envergure s’inscrit dans la stratégie nationale de branding territorial « LAGUINËFÉ », visant à redonner à la Guinée des espaces modernes, attractifs et valorisant son patrimoine naturel.

Accompagné du Ministre du Travail et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, du Ministre de la Culture et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, ainsi que des responsables de la Direction générale d’Albayrak et plusieurs hauts cadres administratifs, le Ministre Djiba Diakité a salué l’avancement régulier des travaux, dont la première phase devrait être livrée dans les prochaines semaines.

Un projet emblématique pour le Branding National

La première phase du projet, supervisée personnellement par le Ministre Djiba Diakité, comprend plusieurs infrastructures clés destinées à transformer le lac Gbassikolo en un véritable pôle récréatif, culturel et touristique :

  • Une clôture de 900 mètres entourant le périmètre du site

  • Près d’un hectare d’espace vert aménagé

  • Un lac de 22 000 m² doté d’une fontaine moderne

  • Un parc pour enfants, dédié aux activités familiales

  • Une cafétéria et un bâtiment administratif

  • Un musée destiné à valoriser la culture guinéenne et l’histoire du site

Ce projet, considéré comme un exemple de modernisation urbaine, reflète la volonté des autorités de doter le pays d’infrastructures structurantes capables d’améliorer le cadre de vie des citoyens tout en renforçant l’attractivité nationale.

Un chantier présidentialisé qui avance vers la livraison

La visite de ce samedi marque une étape importante avant la finalisation de cette première phase. Les autorités ont réaffirmé leur ambition de faire du lac Gbassikolo une vitrine nationale, symbole d’une Guinée moderne, structurée et tournée vers le développement durable.

Le Comité Stratégique de Simandou poursuit ainsi son engagement pour accompagner, au-delà des projets miniers, les initiatives structurelles destinées à transformer le visage du pays.

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Guinée-Bissau : le Sénégal participe au Sommet extraordinaire de la CEDEAO

Le Gouvernement du Sénégal a annoncé que le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a pris part, ce jeudi, au Sommet extraordinaire de la CEDEAO consacré à la crise politique en Guinée-Bissau, après la prise du pouvoir par des éléments de l’armée. La rencontre, tenue en visioconférence, a abouti à une série de mesures fermes destinées à restaurer l’ordre constitutionnel dans le pays.

Mesures adoptées par la CEDEAO

La CEDEAO a :

  • Condamné unanimement la tentative de prise du pouvoir par la force ;

  • Exigé la libération immédiate du Président Umaro Sissoco Embaló et de toutes les personnes arrêtées ;

  • Décidé la mise en place d’un comité de médiation restreint, auquel le Sénégal prend part, chargé de se rendre à Bissau dans les prochains jours pour suivre l’exécution des décisions prises.

La position du Sénégal

Dans son intervention, le Président Bassirou Diomaye Faye a rappelé :

  • la nécessité absolue de respecter l’ordre constitutionnel,

  • l’importance de protéger les populations,

  • l’exigence d’un processus électoral apaisé, tel que prévu par les mécanismes régionaux.

Le Sénégal réaffirme ainsi son engagement pour la stabilité en Afrique de l’Ouest et sa détermination à soutenir les efforts collectifs visant à prévenir une escalade de la crise en Guinée-Bissau.

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Guinée : le projet de nouvelle Constitution sera remis au Président Doumbouya le 28 juin prochain.

En Guinée, une étape décisive du processus de transition politique est attendue pour le 28 juin 2025. À cette date, le projet de nouvelle Constitution sera officiellement remis au Président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, marquant un tournant dans la refondation institutionnelle engagée depuis le changement de régime en septembre 2021.

Ce projet est le fruit du travail du Conseil national de la transition (CNT) et d’experts constitutionnalistes mobilisés au cours de plusieurs mois de consultations, d’ateliers techniques et de contributions issues de diverses couches sociales, politiques et institutionnelles du pays. Il vise à poser les bases d’un nouvel ordre constitutionnel plus inclusif, plus représentatif et davantage adapté aux réalités guinéennes.

Selon des sources proches du CNT, la future Constitution met l’accent sur la bonne gouvernance, l’indépendance de la justice, l’équilibre des pouvoirs ainsi que la protection des droits et libertés fondamentaux. Elle devrait également renforcer les mécanismes de contrôle démocratique et consacrer des principes de transparence dans la gestion des affaires publiques.

La remise officielle du document au chef de l’État constituera un moment symbolique et politique fort, en prélude à l’organisation d’un référendum constitutionnel, dont la date n’a pas encore été annoncée. Celui-ci permettra aux citoyens guinéens de se prononcer sur l’adoption de cette nouvelle loi fondamentale.

Dans un contexte de transition toujours scruté par la communauté internationale, cette avancée est perçue comme un signal de volonté de retour à l’ordre constitutionnel, dans le respect de la feuille de route adoptée par les autorités de la transition et leurs partenaires.

Umaro Sissoco Embaló

Guinée-Bissau : Umaro Sissoco Embaló officialise sa candidature pour un second mandat

La Guinée-Bissau est au cœur d’une actualité politique brûlante. Le président en exercice, Umaro Sissoco Embaló, a officiellement annoncé sa candidature à un second mandat lors de l’élection présidentielle prévue pour le 23 novembre 2025. Cette déclaration marque un revirement majeur par rapport à ses engagements antérieurs, où il affirmait en septembre 2024 qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat.

Une volte-face qui suscite la controverse

L’annonce de cette candidature intervient dans un climat politique déjà tendu. L’opposition conteste la légitimité du mandat actuel du président, estimant qu’il a pris fin en février 2025. La Cour suprême, pour sa part, a statué que le mandat d’Embaló se termine le 4 septembre 2025. Ce flou juridique alimente les tensions et polarise la scène politique nationale.

Une opposition mobilisée

Face à cette situation, plusieurs partis d’opposition ont appelé à des actions de protestation, menaçant de « paralyser » le pays si des mesures concrètes ne sont pas prises pour clarifier le processus électoral et garantir une transition démocratique. Ils dénoncent une tentative de confiscation du pouvoir par le président sortant.

Une CEDEAO en retrait

La tentative de médiation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été avortée. Sa mission, déployée pour apaiser les tensions, a quitté le pays prématurément, citant des menaces proférées à l’encontre de ses membres par le chef de l’État.

Des incertitudes à l’horizon

Cette candidature inattendue relance le débat sur la stabilité institutionnelle du pays et sur la crédibilité du processus électoral. La communauté internationale, de plus en plus attentive, appelle au respect des principes démocratiques et à une organisation transparente des élections.

La Guinée-Bissau entre ainsi dans une phase décisive de son histoire politique, où chaque acte posé pourrait redéfinir l’avenir du pays. Reste à savoir si cette nouvelle candidature d’Embaló renforcera ou affaiblira la fragile démocratie bissau-guinéenne.

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Guinée-Bissau : Vers des élections anticipées dans un climat politique tendu

Le président de la République de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, a tenu une réunion avec les partis politiques afin de fixer la date des élections présidentielles et législatives anticipées. Conformément à un décret présidentiel publié le 7 mars 2025, ces élections auront lieu le 23 novembre 2025, avancées d’une semaine par rapport à la date initialement annoncée du 30 novembre.

Une décision sur fond de tensions politiques

Cette décision intervient dans un contexte de crise institutionnelle marquée par des contestations sur la légitimité du président en place. L’opposition affirme que le mandat d’Umaro Sissoco Embaló a expiré en février 2025, tandis que la Cour suprême de justice a statué que son mandat prendra fin le 4 septembre 2025. Face à cette incertitude, plusieurs partis d’opposition ont menacé de paralyser le pays à partir du 27 février, exigeant des clarifications sur le processus électoral et la transition politique.

Une implication controversée de la CEDEAO

Afin de faciliter une issue pacifique, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a envoyé une mission de médiation pour tenter de trouver un terrain d’entente entre les différentes parties. Cependant, cette mission a été interrompue de manière abrupte après des menaces présumées de la part du président Embaló, compliquant davantage le climat politique du pays.

Une candidature en contradiction avec des engagements antérieurs

En septembre 2024, Umaro Sissoco Embaló avait publiquement déclaré qu’il ne briguerait pas un second mandat. Toutefois, dans un revirement politique, il a annoncé son intention de se présenter à l’élection présidentielle de novembre 2025, ravivant les tensions et soulevant des questions sur la stabilité politique et institutionnelle de la Guinée-Bissau.

Vers une campagne électorale sous haute tension

Avec cette décision d’organiser les élections en novembre, la Guinée-Bissau entre dans une période d’intense activité politique. La campagne électorale s’annonce tendue, marquée par des affrontements entre l’exécutif et l’opposition, ainsi que par des craintes sur la transparence du scrutin.

Alors que la communauté internationale surveille de près l’évolution de la situation, les acteurs politiques locaux devront faire preuve de responsabilité pour garantir un processus électoral libre et apaisé. La stabilité du pays en dépend.