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Boké : la Fonction publique lance le Fichier unique et l’Espace agent FUGAS, un tournant dans la modernisation administrative.

La Direction générale de la Fonction publique a procédé, ce lundi 12 janvier 2026 à Boké, au lancement officiel du Fichier unique de l’État et à la vulgarisation de l’Espace agent FUGAS, marquant une étape majeure dans la transformation numérique de l’administration guinéenne. La cérémonie s’est tenue en présence des autorités administratives régionales, des cadres publics et des responsables des ressources humaines des cinq préfectures de la région de Boké.

Ce lancement intervient à l’issue d’un cycle de formations destiné à renforcer les capacités opérationnelles et managériales des directeurs des ressources humaines (DRH), désormais chargés d’accompagner les agents de l’État dans l’appropriation des outils digitaux. L’initiative s’inscrit dans la volonté d’installer une fonction publique plus efficace, transparente et orientée vers la performance.

Dans son exposé, le directeur général de la Fonction publique, Guirassy, a mis en avant le rôle central du data center administratif, présenté comme un levier stratégique de gouvernance. Selon lui, ce dispositif a permis la démocratisation et la sécurisation des données de 130 946 agents publics, dont 36 780 femmes, la répartition des effectifs par tranche d’âge, l’orientation des politiques de formation, ainsi que la détection automatisée des fraudes et des doublons. Il a également évoqué l’apport du système à la modélisation des politiques de logement social.

Toujours selon la Direction générale, ces réformes ont généré, entre 2024 et 2026, plus de 240 milliards de francs guinéens et favorisé la création de 20 000 emplois dans le cadre des actions engagées sous le CNRD. « Nous sommes au cœur de la plus grande transformation digitale jamais engagée dans l’administration publique guinéenne », a affirmé le directeur général.

Présentant le module « Espace agent FUGAS », le directeur général adjoint, Alhassane Bangoura, a détaillé les modalités d’accès aux informations administratives et les fonctionnalités destinées à simplifier la vie professionnelle des agents de l’État.

Pour la cheffe de cabinet du ministère du Travail et de la Fonction publique, Hassanatou Bah, ces innovations répondent à l’ambition de bâtir une administration moderne, alignée sur la vision stratégique Simandou 2040. Elle a souligné que l’Espace agent FUGAS contribue également à une meilleure maîtrise des effectifs et de la masse salariale.

Les autorités régionales ont, pour leur part, salué une réforme structurante, rappelant que sa réussite dépendra de l’engagement des responsables des ressources humaines et de l’accompagnement constant de l’administration territoriale.

Lancé dans le sillage de la vision portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, le Fichier unique et l’Espace agent FUGAS s’imposent comme des instruments clés d’une gouvernance publique plus rigoureuse, plus transparente et plus proche des agents de l’État. La cérémonie s’est achevée par un panel de haut niveau consacré aux enjeux et perspectives de la digitalisation de la Fonction publique en Guinée.

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Assemblage de véhicules militaires : au cœur de la première usine du Sénégal.

Le Sénégal vient de franchir un cap stratégique majeur dans le domaine de la défense et de l’industrialisation. Le pays abrite désormais sa première usine d’assemblage de véhicules militaires, une infrastructure inédite inaugurée samedi 13 décembre 2025 par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. L’unité industrielle ambitionne d’assembler, à terme, 1 000 véhicules militaires par an, destinés essentiellement aux forces armées nationales.

Une implantation stratégique à Diamniadio

Située dans le bâtiment B1 de l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi), au cœur de Diamniadio, l’usine impressionne dès l’entrée par son dispositif de sécurité strict et son organisation rigoureuse. Accès contrôlé, exigences professionnelles, discipline et propreté irréprochable témoignent du caractère sensible et stratégique du site.

À l’intérieur, les visiteurs découvrent un environnement de travail structuré, moderne et méthodique. Les techniciens, concentrés et disciplinés, évoluent dans un cadre industriel conforme aux standards de l’industrie automobile.

Une première dans la sous-région ouest-africaine

« Il s’agit de la première usine d’assemblage de véhicules militaires non seulement au Sénégal, mais également dans la sous-région », explique Karamoko Guindo, directeur administratif et des opérations de l’entreprise. Cette implantation marque une étape décisive dans la volonté des autorités sénégalaises de renforcer la souveraineté logistique et opérationnelle des forces de défense.

L’usine assemble principalement des véhicules tactiques KM 450 de la marque Kia, destinés à l’Armée sénégalaise. Ces véhicules robustes sont conçus pour le transport de troupes et les missions opérationnelles en terrains difficiles.

Des véhicules adaptés aux besoins militaires

Dotés de moteurs diesel à quatre cylindres, les véhicules assemblés se distinguent par leur sobriété énergétique, avec une consommation estimée entre 8 et 9 litres aux 100 kilomètres. Un atout majeur pour les opérations militaires, tant en matière de logistique que de coûts d’exploitation.

Selon la direction de l’usine, l’objectif principal est de réduire significativement la dépendance du Sénégal vis-à-vis de fournisseurs étrangers pour l’acquisition de moyens de locomotion militaires, tout en développant une expertise locale durable.

Un processus industriel rigoureux et maîtrisé

L’organisation du travail repose sur une chaîne d’assemblage strictement structurée. Les 28 techniciens sont répartis en équipes spécialisées. À la station 1, les éléments essentiels – cabines, châssis, ponts, radiateurs – sont soigneusement déballés et positionnés à l’aide de grues et de chariots élévateurs.

Les châssis sont ensuite équipés, puis transférés sur le convoyeur par des ponts roulants de trois tonnes. Chaque étape du processus est exécutée avec une précision millimétrée, conformément aux exigences de la technologie automobile moderne.

À la station 3, sous la supervision d’Ousmane Guèye, ancien militaire, sont installés les éléments mécaniques majeurs : moteur, boîte de transfert, arbres de transmission, système d’échappement, ainsi que la caisse et le support de batterie.

Un levier de souveraineté industrielle et sécuritaire

Au-delà de la simple production industrielle, cette usine symbolise une avancée stratégique pour le Sénégal. Elle s’inscrit dans une vision plus large visant à renforcer les capacités nationales, créer des emplois qualifiés, transférer des compétences et positionner le pays comme un acteur industriel crédible dans le secteur de la défense en Afrique de l’Ouest.

Avec cette première unité d’assemblage de véhicules militaires, le Sénégal pose les bases d’une industrie de défense nationale structurée, moderne et tournée vers l’avenir.

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FUGAS : La Guinée franchit une étape décisive dans la modernisation de sa gestion publique.

Le dispositif technique et organisationnel est désormais totalement prêt pour le lancement officiel du Fichier Unique de la Gestion Administrative et de la Solde (FUGAS), prévu ce jeudi 27 novembre à l’Hôtel NOOM. Cette avancée marque un tournant majeur dans la transformation de l’administration publique guinéenne, engagée depuis plusieurs années dans une dynamique de transparence et de rationalisation des dépenses.

Un outil stratégique pour une administration moderne

Le FUGAS est conçu comme un système intégré, regroupant dans une base unique l’ensemble des informations administratives, professionnelles et salariales des agents de l’État. Ce fichier centralisé permettra de :

  • Maîtriser précisément les effectifs de la fonction publique ;

  • Garantir une gestion salariale fiable et transparente ;

  • Éliminer les doublons, agents fictifs et irrégularités ;

  • Renforcer la traçabilité dans le traitement des carrières ;

  • Optimiser l’utilisation des ressources publiques.

En réunissant toutes les données dans un seul système sécurisé, le FUGAS devient l’un des piliers de la gouvernance financière et administrative du pays.

Un jalon important dans les réformes de l’État

Le lancement du FUGAS s’inscrit dans les réformes structurelles engagées pour moderniser l’État. Ce dispositif contribue à :

  • L’assainissement du fichier de la fonction publique ;

  • La digitalisation des procédures administratives ;

  • La lutte contre la corruption et les pratiques frauduleuses ;

  • La fiabilisation du système de paie national.

Il s’agit d’un outil stratégique qui permettra aux autorités de disposer, en temps réel, d’une vision claire et actualisée des ressources humaines de l’État.

Un événement attendu par les acteurs institutionnels

Le lancement officiel réunira plusieurs responsables institutionnels, partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants des ministères et des administrations. La mise en œuvre du FUGAS est perçue comme une avancée majeure dans la construction d’une administration moderne, efficace et capable de répondre aux standards internationaux de gestion publique.

Vers une gouvernance plus efficace et plus transparente

Avec un dispositif désormais entièrement opérationnel, la Guinée consolide sa volonté de bâtir une administration plus performante, plus crédible et mieux structurée. Le FUGAS ouvre la voie à une nouvelle ère : celle d’une gestion publique digitalisée, maîtrisée et résolument tournée vers l’avenir.

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Gaindesat-1b : le Sénégal affirme sa souveraineté spatiale.

La grande nouveauté de Gaindesat-1b est la montée en compétence des ingénieurs sénégalais.
Contrairement au premier satellite, développé en coopération avec des partenaires étrangers, celui-ci mobilise un noyau dur d’experts formés dans les meilleures écoles et laboratoires, désormais capables de maîtriser :

  • la conception embarquée,

  • l’intégration des charges utiles,

  • la calibration,

  • les tests de résistance (vibrations, thermiques, vacuum),

  • la préparation des opérations en orbite.

Cette expertise locale n’est pas seulement technique : elle constitue une brique essentielle de l’indépendance stratégique du pays.

Pourquoi l’espace devient un enjeu crucial

À l’échelle mondiale, la course spatiale n’est plus réservée aux grandes puissances.
Agriculture intelligente, cybersécurité, communication, météo, infrastructures, prévision des catastrophes naturelles : l’espace influence désormais toutes les politiques publiques.

Pour le Sénégal, disposer de ses propres moyens d’observation signifie :

  • réduire la dépendance aux données étrangères,

  • acquérir une capacité de réponse rapide en cas d’urgence,

  • améliorer la planification du territoire,

  • surveiller les frontières maritimes et terrestres,

  • renforcer la recherche scientifique locale.

C’est aussi un puissant signal envoyé à la jeunesse : l’innovation est possible ici, sur le sol sénégalais.

Un projet qui s’inscrit dans une vision d’avenir

L’ambition du Sénégal dépasse la mise en orbite de Gaindesat-1b.
Le pays prépare :

  • la création d’un écosystème spatial complet,

  • des centres de formation spécialisés,

  • des partenariats scientifiques régionaux,

  • des applications destinées à l’agriculture, aux villes et à l’environnement.

Avec Gaindesat-1b, Dakar confirme son intention de devenir un acteur africain crédible dans le spatial, doté de compétences locales et d’une vision stratégique.