IMG 20260303 WA0247 1200x741 jpg 360x320

Le Sénégal se dote d’un nouveau régulateur des médias.

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, mardi 3 mars, le projet de loi n°04/2026 portant création du Conseil national de régulation des médias (CNRM). Amendé au cours des débats parlementaires, le texte acte une réforme majeure du cadre juridique encadrant les médias au Sénégal, avec l’ambition d’adapter la régulation aux mutations du numérique.

Cette nouvelle instance est appelée à succéder au Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), dont les compétences étaient jugées limitées face à l’essor des plateformes numériques, des réseaux sociaux et des technologies émergentes comme l’intelligence artificielle.

D’une régulation sectorielle à une approche intégrée

Présentant le projet devant les députés, le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, a expliqué que la réforme répond à un constat clair : le dispositif antérieur ne couvrait plus l’ensemble de l’écosystème informationnel.

Selon lui, le CNRM marque un tournant décisif, en passant d’une régulation strictement sectorielle à une régulation intégrée englobant médias traditionnels, plateformes numériques et nouveaux acteurs de la production de contenus. Le futur régulateur sera doté d’outils techniques adaptés, de compétences spécialisées et d’un pouvoir de sanction élargi, incluant des mesures pécuniaires à l’encontre des organes fautifs.

Lutte contre la désinformation et protection des publics

Le gouvernement présente également cette loi comme un instrument de lutte contre les dérives en ligne. L’exécutif met en avant la nécessité de combattre la désinformation, les discours diffamatoires et certains contenus jugés préjudiciables, notamment pour les mineurs.

Le ministre a assuré que l’État entend répondre avec fermeté aux campagnes de diffamation ou d’insultes émanant de l’étranger, dans un contexte où les contenus numériques circulent sans frontières et compliquent l’action des autorités nationales.

Par ailleurs, la loi ouvre la possibilité aux citoyens d’interpeller directement le CNRM, renforçant ainsi le rôle du public dans le contrôle et l’évaluation des pratiques médiatiques.

Une indépendance encadrée par un appel à candidatures

Pour garantir la crédibilité et l’autonomie de l’institution, ses douze membres seront désignés à l’issue d’un appel à candidatures. L’expertise et la compétence constitueront des critères déterminants dans le processus de sélection, selon les assurances données par le gouvernement.

Au-delà de la seule réforme du secteur des médias, le ministre a également évoqué la situation de la Poste, précisant que l’État a déjà mobilisé 3 milliards 71 millions de francs CFA pour financer des départs négociés, dans le cadre des mesures de restructuration en cours.

Avec la création du CNRM, le Sénégal amorce ainsi une nouvelle phase dans l’encadrement de son espace médiatique, à l’heure où la transformation numérique redessine en profondeur les modes de production et de diffusion de l’information.

630159320 1338118388359982 899069803791966303 n 360x320

Communication et audiovisuel public : le ministre sur le terrain pour un diagnostic opérationnel.

Au lendemain de la réunion de cabinet tenue ce lundi 9 février 2026, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation a entamé une série de visites de terrain destinées à établir un premier diagnostic des structures placées sous sa tutelle. Cette démarche vise à instaurer un dialogue direct avec les agents et à mieux appréhender les réalités opérationnelles du secteur.

Immersion au cœur des outils de production et de diffusion

Le ministre s’est successivement rendu au siège du ministère à Koloma, à la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG 1) ainsi qu’au site de diffusion de Koloma. Sur place, il a inspecté les installations techniques de production et de diffusion, les régies, ainsi que les plateaux de présentation.

Ces visites ont permis de dresser un constat partagé : les infrastructures existantes nécessitent des investissements significatifs pour leur modernisation. L’objectif affiché est d’améliorer les conditions de travail des journalistes et des techniciens, tout en renforçant la qualité des contenus diffusés par le service public de l’audiovisuel.

À l’INA, la préservation de la mémoire nationale en priorité

Le ministre s’est également rendu à l’Institut national de l’audiovisuel (INA), où il a visité la salle des archives. Considérées comme une composante essentielle de la mémoire institutionnelle et historique du pays, les archives audiovisuelles ont retenu une attention particulière.

À cette occasion, le ministre a souligné la nécessité de valoriser ce patrimoine, en accélérant notamment le processus de numérisation. Cette initiative vise à préserver durablement les contenus existants et à en faciliter l’exploitation, tant à des fins culturelles qu’éducatives et institutionnelles.

Une approche axée sur l’écoute et l’action

À travers ces premières sorties de terrain, le ministre entend poser les bases d’une gouvernance de proximité, fondée sur l’écoute des acteurs et la recherche de solutions concrètes. Ces constats initiaux devraient nourrir les prochaines orientations stratégiques du département, dans un contexte marqué par les enjeux de modernisation, de transition numérique et de renforcement du service public de l’information.

Alioune sall 360x320

Sénégal : une nouvelle autorité pour adapter la régulation des médias à l’ère numérique.

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans la régulation de son paysage médiatique avec la création du Conseil national de régulation des médias (Cnrm), adoptée mercredi en Conseil des ministres. Cette nouvelle instance remplace le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) et élargit son champ d’action aux médias en ligne, aux réseaux sociaux et aux plateformes numériques.

Présentant la réforme, le ministre de la Communication, Alioune Sall, a souligné la volonté des autorités d’instaurer une « régulation modernisée pour des médias libres, responsables et crédibles », adaptée aux mutations profondes de l’écosystème informationnel. Il a insisté sur le caractère inclusif et non punitif du nouveau dispositif.

Selon le ministère de la Communication, le Cnrm a pour mission de prévenir les abus, lutter contre la désinformation et garantir un débat public équilibré, tout en veillant au respect de la liberté de la presse et des droits fondamentaux des citoyens. Le cadre juridique mis en place reconnaît l’ensemble des métiers des médias et définit des mécanismes de contrôle et de sanction strictement encadrés, gradués et proportionnés.

Pensé comme un levier de consolidation démocratique, le Conseil national de régulation des médias ambitionne de renforcer la confiance du public dans l’information et d’offrir une réponse institutionnelle aux défis posés par la transformation numérique et l’essor des nouveaux canaux de diffusion.

Image3 2 scaled 1 360x320

IA et couverture électorale : 50 journalistes guinéens formés pour renforcer la fiabilité de l’information.

À l’approche d’un nouveau cycle électoral en Guinée, l’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (AGUIPEL) a lancé, ce lundi 8 décembre, un atelier de formation dédié à l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans les pratiques journalistiques. Organisé en collaboration avec le Système des Nations Unies en Guinée, ce programme ambitionne de doter les professionnels des médias d’outils technologiques pour améliorer la qualité, la rapidité et la fiabilité de l’information.

Pendant trois jours, 50 journalistes provenant de différents médias participeront à des sessions théoriques et pratiques axées sur les nouveaux enjeux du numérique. Les modules portent notamment sur la vérification de l’information assistée par IA, la lutte contre la désinformation, l’usage des outils d’analyse automatisée, ainsi que les bonnes pratiques éthiques liées à l’exploitation des technologies émergentes.

Selon l’AGUIPEL, cette formation arrive à un moment crucial marqué par la montée des contenus manipulés, des fausses informations et des discours polarisants en période électorale. En renforçant les compétences des journalistes, l’objectif est de garantir une couverture professionnelle, responsable et conforme aux standards internationaux.

Pour le Système des Nations Unies, ce programme s’inscrit dans son engagement à soutenir une presse libre, indépendante et mieux outillée pour jouer pleinement son rôle dans le processus démocratique. L’initiative devrait également favoriser une meilleure compréhension du potentiel et des limites de l’intelligence artificielle dans le traitement de l’information.

Alors que la Guinée se prépare à une échéance électorale déterminante, cette formation représente un pas important vers une couverture médiatique plus fiable, plus moderne et mieux adaptée aux défis de l’ère numérique.

571997827 122194494566558118 8678090976183448490 n 360x320

Dakar accueille la première édition du Salon international des Médias d’Afrique (SIMA).

La capitale sénégalaise est devenue, ce lundi, le centre névralgique de la réflexion sur l’avenir des médias africains avec l’ouverture officielle du Salon international des Médias d’Afrique (SIMA). Cette première édition, présidée par Alioune Sall, ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, marque une étape importante dans la dynamique de transformation du paysage médiatique du continent.

Le SIMA réunit pendant plusieurs jours des représentants d’institutions publiques et privées, des professionnels des médias, des experts du numérique, ainsi que des partenaires techniques et financiers venus de divers horizons. L’objectif : échanger sur les défis, les mutations et les opportunités du secteur médiatique africain à l’ère du digital et de l’intelligence artificielle.

Dans son discours d’ouverture, le ministre Alioune Sall a salué la tenue de ce salon, qu’il a qualifié de « plateforme panafricaine d’échanges, d’innovation et de prospective ». Il a souligné la nécessité de repenser les modèles économiques des médias, de renforcer la régulation face aux nouveaux usages numériques et de promouvoir la souveraineté informationnelle de l’Afrique.

« Le SIMA doit être un espace de solutions africaines pour des médias africains. Nous devons bâtir un écosystème qui valorise nos contenus, nos langues et nos talents », a déclaré le ministre.

Au programme de cette première édition figurent des conférences thématiques, des tables rondes, des expositions technologiques et des ateliers de formation sur le journalisme d’investigation, la monétisation numérique, la vérification de l’information et la cybersécurité dans les médias.

En accueillant cet événement d’envergure continentale, le Sénégal confirme son rôle de hub régional en matière de communication et d’innovation numérique, et réaffirme son engagement à accompagner la professionnalisation et la modernisation des médias africains.

Le Salon international des Médias d’Afrique (SIMA) se poursuivra jusqu’au 30 octobre 2025, avec la participation de plusieurs délégations étrangères et la remise de distinctions honorant les acteurs majeurs du secteur.

20250908 204231 360x320

Guinée : vers une structuration de la médiation professionnelle avec l’appui du REMPA.

Le processus de professionnalisation de la médiation en Guinée franchit une nouvelle étape. Ce lundi 8 septembre 2025, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Yaya Kaïraba Kaba, a accordé une audience à la présidente du Réseau des Médiateurs Professionnels d’Afrique (REMPA), Dr Boli Djibo Bintou, accompagnée de Maître Mohamed Mouctar Sylla, huissier de justice et médiateur.

Une formation certifiante pour les acteurs de la médiation

Au centre des échanges figurait la mise en place d’une formation certifiante en médiation. Celle-ci sera destinée non seulement aux professionnels du droit, mais également à des acteurs issus d’autres secteurs, afin d’élargir l’usage de la médiation comme outil de règlement pacifique des différends.

Vers une association nationale de médiateurs professionnels

L’entretien a aussi porté sur l’accompagnement des médiateurs guinéens dans la création d’une association nationale de médiateurs professionnels, un cadre institutionnel qui permettra de mieux structurer la pratique et de garantir des standards de qualité reconnus.

Un engagement en phase avec l’OHADA

Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la mise en œuvre de l’Acte uniforme sur la médiation, adopté par l’OHADA le 23 novembre 2017 à Conakry. En s’appuyant sur ce cadre juridique, la Guinée entend promouvoir la médiation comme un instrument fiable de règlement des conflits, complémentaire aux voies judiciaires classiques.

Une étape clé pour l’avenir de la médiation en Guinée

Avec l’appui du REMPA, la Guinée se positionne ainsi pour renforcer la crédibilité et l’efficacité de ses mécanismes de médiation. La formation, la certification et l’organisation professionnelle des médiateurs constituent des jalons essentiels pour instaurer une culture de règlement pacifique des différends et favoriser la cohésion sociale.