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Gaspillage alimentaire : une facture mondiale de plus en plus lourde en 2026.

Le gaspillage alimentaire demeure l’un des défis majeurs du système alimentaire mondial, au même titre que les pertes post-récolte. Malgré les alertes répétées et les appels à une action urgente, le phénomène continue de s’aggraver, avec des conséquences économiques, sociales et environnementales considérables.

Selon une étude publiée début janvier par Avery Dennison, spécialiste des solutions d’étiquetage et d’emballage, le coût financier mondial du gaspillage alimentaire devrait atteindre 540 milliards de dollars en 2026, contre 526 milliards de dollars en 2025. Intitulé Making the Invisible Visible : Unlocking the Hidden Value of Food Waste to Drive Growth and Profitability, le rapport met en lumière l’ampleur d’un phénomène encore largement sous-estimé dans de nombreuses chaînes de valeur.

Une étude fondée sur des données mondiales

L’analyse s’appuie sur un sondage mené auprès de près de 3 500 responsables internationaux de la distribution et des chaînes d’approvisionnement alimentaires, complété par une modélisation économique réalisée par le Centre for Economics and Business Research (Cebr), un institut britannique de référence en matière d’analyse économique. L’objectif est de quantifier précisément l’impact financier du gaspillage alimentaire et d’identifier les segments les plus concernés.

La viande et les produits frais en première ligne

D’après les projections de l’étude, la viande représenterait à elle seule près d’un cinquième du gaspillage alimentaire mondial en 2026, pour un coût estimé à 94 milliards de dollars. Ce segment constitue le principal défi pour 72 % des responsables de chaînes d’approvisionnement interrogés, en raison de sa forte périssabilité, des exigences de conservation et des coûts élevés liés à la production et à la logistique.

Les produits frais arrivent en deuxième position, avec des pertes évaluées à 88 milliards de dollars, suivis par les plats prêts à consommer (80 milliards de dollars), les produits laitiers (79 milliards de dollars) et les produits de boulangerie (67 milliards de dollars). Ces catégories concentrent une part importante du gaspillage en raison de délais de consommation courts, d’une gestion parfois inefficace des stocks et d’une inadéquation entre l’offre et la demande.

Un enjeu stratégique pour les acteurs du secteur

Au-delà de l’impact économique, le gaspillage alimentaire pèse lourdement sur les ressources naturelles, les émissions de gaz à effet de serre et la sécurité alimentaire mondiale. Pour les auteurs du rapport, la réduction des pertes représente également une opportunité de création de valeur, à condition d’investir dans des solutions innovantes, notamment en matière de traçabilité, d’emballage intelligent et de gestion des dates de péremption.

Dans un contexte de pression croissante sur les systèmes alimentaires mondiaux, la lutte contre le gaspillage apparaît ainsi comme un levier stratégique à la fois pour la durabilité, la rentabilité des entreprises et la résilience des chaînes d’approvisionnement.

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UNESCO : 26 nouveaux sites rejoignent la prestigieuse liste du patrimoine mondial, l’Afrique en fait partie.

Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a récemment annoncé l’inscription de 26 nouveaux sites culturels et naturels sur sa liste du patrimoine mondial. Cette décision, prise lors de la 47ᵉ session du comité, illustre l’engagement de l’organisation en faveur de la préservation des richesses culturelles et environnementales de la planète.

Ces nouvelles inscriptions portent le nombre total de biens inscrits à plus de 1 200 à travers le monde, répartis dans plus de 160 pays. Elles concernent aussi bien des sites historiques que des merveilles naturelles, témoignant de la diversité et de la richesse du patrimoine universel.

Une reconnaissance internationale

Parmi les nouveaux sites, on retrouve des monuments historiques, des ensembles architecturaux remarquables, des paysages culturels uniques ainsi que des réserves naturelles exceptionnelles. Chaque inscription est le résultat d’un travail de longue haleine mené par les États membres pour documenter, protéger et valoriser leur patrimoine.

Ces nouveaux biens reflètent non seulement la diversité des civilisations et des cultures, mais également l’importance croissante accordée à la protection des écosystèmes et des sites naturels menacés par le changement climatique ou l’urbanisation rapide.

Liste des sites :

  • Cambodian Memorial Sites (Cambodge)

  • Coastal & Marine Ecosystems of the Bijagós Archipelago – Omatí Minhô (Guinée-Bissau)

  • Cultural Heritage Sites of Ancient Khuttal (Tadjikistan)

  • Diy‑Gid‑Biy Cultural Landscape (Cameroun)

  • Faya Palaeolandscape (Émirats arabes unis)

  • Forest Research Institute Park (Malaisie)

  • Funerary Tradition in the Prehistory of Sardinia – les domus de janas (Italie)

  • Gola‑Tiwai Complex (Sierra Leone)

  • Maratha Military Landscapes (Inde) – un réseau de 12 forts historiques

  • Megaliths of Carnac and of the shores of Morbihan (France)

  • Minoan Palatial Centres (Grèce)

  • Mount Kumgang – Diamond Mountain from the Sea (Corée du Nord)

  • Mount Mulanje Cultural Landscape (Malawi)

  • Møns Klint Chalk Cliffs (Danemark)

  • Murujuga Cultural Landscape (Australie)

  • Peruaçu River Canyon (Brésil)

  • Petroglyphs along the Bangucheon Stream (Corée du Sud)

  • Prehistoric Sites of the Khorramabad Valley (Iran)

  • Rock Paintings of Shulgan‑Tash Cave (Russie)

  • Sardis & Lydian Tumuli of Bin Tepe (Turquie)

  • 17th‑Century Port Royal (Jamaïque)

  • Colonial Transisthmian Route (Panama)

  • The Palaces of King Ludwig II in Bavière (Allemagne) : Neuschwanstein, Linderhof, Schachen, Herrenchiemsee

  • Wixarika Route to Wirikuta (Mexique)

  • Xixia Imperial Tombs (Chine)

  • Yen Tu‑Vinh Nghiem‑Con Son Complex (Vietnam)

L’UNESCO rappelle que la protection de ces sites est une responsabilité collective. Elle appelle à une coopération renforcée entre gouvernements, organisations et citoyens pour préserver ces lieux exceptionnels, témoins de l’histoire et de la biodiversité mondiale.

Ces 26 nouvelles inscriptions sont une invitation à découvrir, respecter et célébrer la richesse de notre planète, tout en sensibilisant chacun à la nécessité de préserver ce patrimoine pour les générations future

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Bassirou Diomaye Faye en route pour Séville : le Sénégal à la 4ᵉ Conférence sur le financement du développement.

Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce matin pour Séville, en Espagne. Il y prendra part à la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement, un événement de haut niveau qui réunit les dirigeants du monde entier autour des enjeux de mobilisation des ressources pour soutenir une croissance inclusive et durable.

Cette rencontre vise à renforcer les mécanismes de coopération internationale pour le financement des objectifs de développement durable (ODD), notamment dans les pays du Sud. Le Chef de l’État sénégalais y portera la voix de l’Afrique et du Sénégal, mettant en lumière les défis particuliers des économies en transition et la nécessité d’un nouveau pacte financier mondial plus équitable.

La participation du Président Faye s’inscrit dans sa volonté affirmée de promouvoir une diplomatie économique proactive et de positionner le Sénégal comme un acteur clé dans les débats internationaux sur le développement. Elle constitue également une opportunité de nouer des partenariats stratégiques pour appuyer les projets prioritaires de son programme de transformation économique, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’éducation, de la santé et de l’énergie.

Durant son séjour, le Chef de l’État aura également des rencontres bilatérales avec plusieurs dirigeants et représentants d’institutions financières internationales, en vue de consolider les relations de coopération et d’attirer davantage d’investissements vers le Sénégal.

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Conflits au Moyen-Orient et repositionnement des États-Unis : quels impacts pour l’Afrique ?

Alors que les tensions s’aggravent au Moyen-Orient  entre l’escalade du conflit Israël-Hamas, les affrontements indirects impliquant l’Iran, et l’implication croissante des États-Unis, le continent africain se retrouve, une fois de plus, face aux répercussions d’une crise internationale dont il n’est pas directement acteur. Pourtant, les effets secondaires de cette instabilité pourraient être lourds de conséquences pour l’Afrique, tant sur le plan économique que sécuritaire et diplomatique.

Perturbations économiques : les pays africains en première ligne

Les conflits dans le Golfe et en mer Rouge affectent directement les marchés mondiaux de l’énergie. Le prix du pétrole et du gaz reste sous tension, impactant négativement les économies africaines fortement dépendantes des importations énergétiques, notamment en Afrique de l’Ouest et centrale. Cette pression se répercute sur les coûts de transport, la production locale et le pouvoir d’achat des ménages.

Par ailleurs, les attaques contre les navires en mer Rouge perturbent les échanges commerciaux mondiaux, avec des conséquences notables sur les ports africains de la façade Est (Djibouti, Mombasa, Dar es Salaam), ainsi que sur les importateurs qui dépendent de ces routes pour l’acheminement des produits de base.

Un risque de désengagement stratégique de l’Occident

La concentration des ressources militaires, diplomatiques et financières des États-Unis et de leurs alliés sur le Moyen-Orient risque de réduire leur engagement en Afrique. Ce repositionnement stratégique pourrait se traduire par une diminution de l’aide sécuritaire, particulièrement dans des zones en crise comme le Sahel, où la lutte contre le terrorisme nécessite une coopération internationale constante.

Ce désengagement relatif intervient dans un contexte où plusieurs pays africains (Mali, Niger, Burkina Faso) ont amorcé une rupture avec les anciennes puissances partenaires, renforçant leurs alliances avec d’autres acteurs internationaux.

Rééquilibrage géopolitique : une opportunité à double tranchant

Face à la redistribution des priorités mondiales, certains pays africains pourraient voir dans ce contexte une opportunité pour diversifier leurs alliances. La Chine, la Russie, la Turquie, voire l’Iran, multiplient leurs offensives diplomatiques et économiques sur le continent. Ces partenariats alternatifs offrent aux États africains une marge de manœuvre stratégique nouvelle, mais posent également la question de la dépendance et de la cohérence des modèles de gouvernance promus.

Souveraineté et discours panafricain renforcés

Le contraste entre la mobilisation internationale massive autour du Moyen-Orient et le relatif silence sur les crises africaines (Soudan, RDC, Corne de l’Afrique) alimente un sentiment d’abandon, voire de mépris. Ce déséquilibre nourrit un discours souverainiste croissant, déjà visible dans les décisions politiques prises par certains gouvernements membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui prônent une indépendance stratégique accrue.

Cette dynamique pourrait s’accentuer dans les mois à venir, avec un renforcement du narratif panafricain autour de la nécessité d’un modèle autonome de développement, de sécurité et de coopération Sud-Sud.