
Guinée : plus de 500 femmes mobilisées pour la prévention du cancer du sein à Conakry.
Présidée par la ministre Aminata Kaba, cette initiative a été menée en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et le Programme national de lutte contre le cancer (PNLC). Elle a rassemblé plus de 500 femmes et jeunes filles autour d’un objectif commun : renforcer les connaissances sur la maladie, encourager la détection précoce et faciliter l’accès aux services de prévention et de dépistage.
La santé, un pilier de l’autonomisation des femmes
À l’ouverture de la rencontre, la directrice générale des Centres d’autonomisation et d’entrepreneuriat des femmes et filles de Guinée, Hawa Camille Camara, a souligné l’importance d’intégrer la santé dans les initiatives destinées à renforcer l’autonomie des femmes.
Le choix d’un CAEF pour accueillir cette activité traduit la volonté de faire de ces structures des espaces d’accompagnement global, au-delà de la formation professionnelle. La santé et le bien-être constituent en effet des conditions essentielles à l’épanouissement personnel et à l’indépendance économique.
Les apprenantes ont également été encouragées à devenir des relais de sensibilisation auprès de leurs familles et de leurs communautés, afin de diffuser plus largement les messages de prévention.
Le dépistage précoce, un levier essentiel contre la maladie
Représentant le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Fatoumata Binta Fofana a insisté sur l’importance d’un diagnostic précoce pour améliorer les chances de traitement. En Guinée, comme dans de nombreux pays, les retards de consultation constituent un défi pour la prise en charge des cancers.
Elle a rappelé que les femmes doivent consulter un professionnel de santé en présence de signes inhabituels, notamment une boule dans le sein, une modification de sa forme ou de son aspect, un changement au niveau du mamelon ou un écoulement anormal. Ces signes ne signifient pas nécessairement qu’il s’agit d’un cancer, mais nécessitent une évaluation médicale.
Le ministère de la Santé, à travers le Programme national de lutte contre le cancer, entend poursuivre ses efforts pour renforcer l’information, faciliter le dépistage et améliorer l’accès aux soins.
L’UNFPA plaide pour une autonomisation durable
La représentante par intérim de l’UNFPA en Guinée, Anita Akumiah, a également souligné le lien entre la santé des femmes et leur autonomie économique et sociale. Selon elle, préserver leur santé leur permet de poursuivre leurs projets, de développer leurs activités et de contribuer pleinement au bien-être de leurs familles.
Elle a salué la collaboration entre le MFFS et ses partenaires, tout en invitant les participantes à s’informer, à recourir aux services de santé et à transmettre les messages de prévention autour d’elles.
Aminata Kaba appelle à faire de la santé des femmes une priorité permanente
Prenant la parole, la ministre Aminata Kaba a rappelé que le cancer du sein peut avoir des conséquences importantes sur la vie personnelle, familiale et professionnelle des femmes. Elle a notamment évoqué les obstacles sociaux, culturels, financiers et géographiques qui limitent encore l’accès de certaines d’entre elles à l’information et aux soins.
« La santé des femmes doit être une priorité permanente et non une préoccupation limitée à un mois de l’année », a-t-elle déclaré.
La ministre a encouragé les participantes à être attentives aux changements de leur corps, à consulter les professionnels de santé en cas de doute et à sensibiliser leur entourage. Elle a particulièrement invité les apprenantes des CAEF à devenir des relais de prévention dans leurs familles, leurs quartiers et leurs communautés.
Faire vivre la prévention au-delà d’Octobre Rose
À travers cette journée organisée à Conakry, le ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités et ses partenaires entendent rapprocher les femmes des services de prévention et de dépistage, tout en renforçant leur accès à une information fiable.
Cette mobilisation s’inscrit dans une démarche plus large visant à faire de la santé féminine une composante essentielle de l’autonomisation. Au-delà d’Octobre Rose, les autorités et les acteurs sanitaires sont ainsi appelés à poursuivre les efforts de sensibilisation, à améliorer l’accès aux examens médicaux et à favoriser une prise en charge rapide des femmes concernées.

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