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Togo–Russie : Faure Gnassingbé reçu au Kremlin pour renforcer la coopération bilatérale

Le président togolais Faure Gnassingbé a été reçu mercredi au Kremlin par son homologue russe Vladimir Poutine. Cette rencontre, tenue à Moscou en marge de la réunion du Conseil des chefs d’État de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), s’inscrit dans une volonté d’approfondir les relations entre la Russie et le Togo, petit État d’Afrique de l’Ouest connu pour ses importantes réserves de phosphate.

Au cœur des échanges figuraient principalement le développement des relations économiques et commerciales, ainsi que les questions de paix et de sécurité régionales, un axe devenu incontournable dans les partenariats entre Moscou et plusieurs pays africains.

Vladimir Poutine a annoncé l’ouverture prochaine d’ambassades dans les deux pays, un tournant diplomatique majeur. « L’année prochaine, nous ouvrirons des ambassades dans les deux pays. Malgré l’absence d’ambassades, notre activité commerciale et économique se développe à un rythme généralement bon. Bien que le volume soit encore modeste, la tendance est positive. J’espère qu’après l’ouverture des ambassades et le début des travaux de la commission intergouvernementale, nous pourrons non seulement maintenir ce processus, mais aussi l’accélérer », a déclaré le président russe.

Faure Gnassingbé, invité par Vladimir Poutine pour cette visite de travail, a également échangé avec son homologue sur les enjeux régionaux, notamment en matière de sécurité dans le Golfe de Guinée et au Sahel, zones marquées par une recrudescence d’instabilité.

Cette rencontre marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre Lomé et Moscou, alors que la Russie multiplie ses partenariats sur le continent africain et cherche à consolider son influence diplomatique, économique et sécuritaire.

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Le Burkina Faso officialise son partenariat stratégique avec la Russie pour le développement nucléaire civil.

Le 23 octobre 2025, le Burkina Faso a franchi une étape importante dans la mise en œuvre de son programme nucléaire civil. Sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres, réuni à Ouagadougou, a examiné un projet de loi autorisant la ratification de la Convention de Vienne de 1963 sur la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires.

Cette convention, qui définit un cadre juridique pour l’usage pacifique de l’énergie nucléaire, prévoit notamment la gestion des accidents et des dommages pouvant traverser les frontières. Jusqu’à présent, le Burkina Faso ne l’avait pas ratifiée. Avec cette initiative, le pays entend désormais encadrer légalement les responsabilités et les réparations liées à l’utilisation de l’énergie nucléaire.

Le compte rendu officiel du Conseil des ministres précise que cette démarche vise à poser les bases juridiques nécessaires à la concrétisation de projets nucléaires civils. La ratification, validée par le Conseil, reste soumise à l’approbation finale de l’Assemblée législative, prochaine étape dans le renforcement du cadre légal du Burkina Faso dans ce domaine stratégique.

Ce projet s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté énergétique pour le pays, visant à diversifier ses sources d’électricité et à réduire sa dépendance aux énergies fossiles ou aux importations. Il représente également un volet clé de la coopération technique entre Ouagadougou et Moscou, offrant au Burkina Faso un accès à des technologies de pointe dans le domaine nucléaire civil.

Selon les autorités burkinabè, ce programme permettra de stabiliser l’approvisionnement en énergie, de soutenir le développement industriel et de renforcer la sécurité énergétique nationale. Dans un contexte régional marqué par une demande croissante en électricité et par la transition énergétique, le Burkina Faso mise sur ce partenariat pour poser les bases d’un approvisionnement durable et durablement maîtrisé.

Le projet prévoit la mise en place progressive d’infrastructures nucléaires civiles, ainsi que la formation de cadres locaux afin d’assurer la gestion autonome et sécurisée des installations. Cette initiative s’inscrit dans une logique de long terme, où l’énergie nucléaire devient un pilier de la stratégie de développement économique et industriel du pays.

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Mali – Russie : Le général Assimi Goïta reçu par Vladimir Poutine à Moscou.

Dans le cadre d’une visite officielle en Fédération de Russie, le président de la transition du Mali, le général Assimi Goïta, a été reçu ce mardi par le président russe Vladimir Poutine. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de renforcement des relations bilatérales entre Bamako et Moscou, à un moment où le Mali réoriente activement sa diplomatie et ses partenariats stratégiques.

Au cours de l’entretien, les deux chefs d’État ont évoqué des sujets majeurs liés à la coopération militaire, économique et énergétique. Le président Poutine a salué les efforts du gouvernement malien en matière de sécurité et de souveraineté, soulignant l’importance d’un partenariat équilibré entre les deux pays. De son côté, le général Goïta a exprimé sa gratitude pour le soutien multiforme de la Russie, notamment dans la lutte contre le terrorisme et le renforcement des capacités des forces de défense maliennes.

Cette visite s’inscrit également dans le prolongement des engagements pris lors du sommet Russie-Afrique, et pourrait déboucher sur de nouveaux accords de coopération dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie et de la formation technique. Le déplacement du chef de l’État malien à Moscou est perçu comme un signal fort de la volonté du Mali d’élargir ses alliances internationales dans un contexte géopolitique en pleine mutation.