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Dakar–Nouakchott : le Sénégal et la Mauritanie consolident leur partenariat par de nouveaux accords sectoriels.

Le Sénégal et la Mauritanie ont franchi, ce jeudi à Dakar, une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération bilatérale, avec la signature de plusieurs accords couvrant les secteurs scientifique, industriel et minier. Cette dynamique s’inscrit dans le prolongement du partenariat stratégique historique qui unit les deux pays.

La séance de travail conjointe a été conduite par le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, et son homologue mauritanien, El Moctar Ould Djay, au Building administratif Président Mamadou Dia. Elle a été suivie d’un point de presse conjoint marquant la portée politique et stratégique des engagements conclus.

Les discussions ont abouti à la signature de plusieurs instruments clés, notamment un accord de coopération scientifique portant sur l’échange de publications, de recherches et d’études, un protocole d’accord sur la coopération industrielle destiné à renforcer les échanges technologiques et le développement du secteur manufacturier, ainsi qu’un protocole d’entente dans le domaine des minéraux, axé sur une exploitation concertée et durable des ressources naturelles. Un mémorandum d’accord relatif au Cadre régional de coordination des activités du Projet régional de développement local du fleuve Sénégal a également été paraphé, avec pour objectif de promouvoir l’intégration régionale et le développement des territoires riverains.

À l’issue de la rencontre, les deux chefs de gouvernement ont salué la solidité des relations entre Dakar et Nouakchott et souligné l’importance de ces accords pour approfondir la coopération économique, scientifique et régionale. Selon les autorités, ces nouveaux engagements traduisent une volonté commune de bâtir un partenariat durable, au service du développement et du bien-être des populations des deux pays.

Par ces initiatives, le Sénégal et la Mauritanie réaffirment leur ambition de consolider un axe stratégique régional, où la science, l’industrie et les ressources naturelles constituent des leviers essentiels de croissance et d’intégration.

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Coopération bilatérale : le Premier ministre mauritanien Moctar Ould Djay en visite officielle à Dakar.

Le Premier ministre de la République islamique de Mauritanie, Moctar Ould Djay, effectue une visite officielle au Sénégal du 8 au 9 janvier 2026. Il s’agit de son premier déplacement à Dakar depuis sa nomination en août 2024.

Cette visite s’inscrit dans la continuité du déplacement du Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, à Nouakchott du 12 au 14 janvier 2025, et revêt une importance stratégique. Elle offre aux deux chefs de gouvernement l’occasion de renforcer le partenariat entre le Sénégal et la Mauritanie, fondé sur un dialogue politique constant et une coopération soutenue.

Des projets structurants au cœur de la coopération

Les relations bilatérales se traduisent par des projets d’envergure, tels que le développement conjoint du projet gazier transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) sur la frontière maritime, ainsi que la construction du pont de Rosso, destiné à faciliter la libre circulation des biens et des personnes. Ces initiatives illustrent la volonté partagée de renforcer l’intégration économique, la stabilité régionale et la prospérité mutuelle.

Un rapprochement politique constant

Le dialogue entre Dakar et Nouakchott s’est intensifié ces dernières années, comme le montrent les multiples rencontres entre les chefs d’État. Depuis avril 2024, les dirigeants des deux pays se sont rencontrés à au moins cinq reprises, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye ayant choisi de faire de la Mauritanie sa première visite officielle de mandat, soulignant ainsi l’importance stratégique de cette relation.

Relance de la coopération institutionnelle

La coopération bilatérale a également été réactivée à travers la 13ᵉ session de la Grande Commission sénégalo-mauritanienne, tenue en février puis en novembre 2024 à Nouakchott, après près de neuf années d’interruption. Cette relance témoigne de la volonté commune de consolider les liens institutionnels et de renforcer le partenariat entre les deux nations.

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Mauritanie : une avancée médicale majeure avec la 3e mission nationale de transplantation rénale.

La Mauritanie vient de franchir une nouvelle étape dans le domaine de la santé avec la réussite de deux nouvelles greffes de rein dans le cadre de la 3e mission nationale de transplantation rénale. Parmi elles, une intervention inédite a marqué les esprits : la transplantation réalisée sur un enfant âgé de seulement 7 ans, une première dans le pays.

Cette prouesse chirurgicale témoigne non seulement de la montée en compétences des équipes médicales mauritaniennes, mais aussi de l’engagement des autorités sanitaires à renforcer l’accès aux soins spécialisés.

Le Pr Abdellatif Sidy Aly, néphrologue et président du Conseil national du don et de la transplantation en Mauritanie, salue cette avancée :

« Cette mission est une confirmation que la transplantation rénale est désormais une réalité en Mauritanie. La réussite de la greffe pédiatrique est un signal fort qui ouvre des perspectives immenses pour de nombreux patients en attente d’une solution thérapeutique durable. »

Ces opérations s’inscrivent dans une dynamique plus large visant à développer les infrastructures médicales locales, réduire la dépendance aux soins à l’étranger et améliorer la qualité de vie des patients souffrant d’insuffisance rénale chronique.

Avec cette réussite, la Mauritanie se positionne progressivement comme un pays capable de relever les défis complexes liés à la transplantation d’organes, tout en encourageant une culture du don et de la solidarité médicale.

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Partenariat Sénégal–Mauritanie : un nouvel élan depuis Tokyo.

En marge d’une rencontre internationale à Tokyo, le Sénégal et la Mauritanie ont réaffirmé leur volonté de consolider leur coopération bilatérale. Les deux pays voisins, liés par une histoire commune et des intérêts stratégiques, ont profité de ce cadre pour approfondir leur partenariat dans plusieurs domaines clés.

Une coopération économique et énergétique

Au centre des discussions figurait le projet gazier transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre les deux pays. Ce projet, développé en partenariat avec des compagnies internationales, représente une opportunité majeure pour renforcer la sécurité énergétique et stimuler la croissance économique des deux nations.

Diplomatie et intégration régionale

Au-delà de l’énergie, Dakar et Nouakchott ont insisté sur l’importance d’accroître leurs échanges commerciaux, de développer les infrastructures transfrontalières et de renforcer la sécurité commune. Les deux pays souhaitent également jouer un rôle moteur dans l’intégration de la sous-région ouest-africaine.

Un signal fort depuis Tokyo

Cette rencontre au Japon illustre la volonté du Sénégal et de la Mauritanie de donner une dimension internationale à leur coopération. En mettant en avant leurs priorités communes, ils cherchent aussi à attirer de nouveaux investisseurs et partenaires techniques dans des secteurs stratégiques comme l’agriculture, la pêche, les transports et l’innovation.

Vers une alliance durable

Le partenariat sénégalo-mauritanien, déjà solide, entre ainsi dans une nouvelle phase. Porté par une vision partagée de développement et par des projets structurants, il s’impose comme un levier essentiel de stabilité et de prospérité pour toute la région.

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Mauritanie : le paiement électronique devient obligatoire pour les amendes de circulation

Le gouvernement mauritanien franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de digitalisation des services publics. À compter de ce mois de juillet 2025, le paiement des amendes de circulation ne pourra plus se faire en espèces. Cette mesure rend désormais obligatoire le recours aux moyens de paiement électronique pour régler toute infraction routière.

Une réforme dans la continuité de la modernisation administrative

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme national de modernisation de l’administration et de lutte contre la corruption. L’objectif affiché est double : renforcer la transparence dans la gestion des amendes routières, tout en facilitant les démarches pour les citoyens et les résidents. Les autorités espèrent ainsi réduire les interactions physiques entre usagers et agents de la circulation, une source potentielle de pratiques frauduleuses.

Des moyens de paiement diversifiés

Le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a précisé que plusieurs canaux de paiement seront disponibles :

  • Portefeuilles mobiles (tels que Masravi Pay ou MauriCash),

  • Cartes bancaires via les terminaux de paiement électronique installés dans les commissariats,

  • Plateformes en ligne sécurisées accessibles via smartphone ou ordinateur.

Un reçu électronique est automatiquement généré après chaque transaction, offrant une traçabilité complète.

Une sensibilisation en cours

Pour accompagner cette transition, les autorités ont lancé une campagne nationale d’information, incluant des spots radio, des publications sur les réseaux sociaux et des affiches dans les grands axes urbains. Les conducteurs sont ainsi invités à se familiariser avec les outils numériques et à créer un compte sur les plateformes officielles dédiées.

Vers une administration 100 % numérique ?

Cette réforme pourrait ouvrir la voie à d’autres initiatives similaires, comme le paiement électronique des impôts, des frais de scolarité ou des services consulaires. Elle confirme également l’ambition de la Mauritanie de rattraper son retard en matière de gouvernance numérique, à l’image d’autres pays africains comme le Rwanda, le Maroc ou le Bénin.

Assimi Goïta

Mali – Mauritanie : Une coopération sécuritaire renforcée face aux défis transfrontaliers

Le renforcement de la coopération bilatérale entre le Mali et la Mauritanie a franchi une nouvelle étape cette semaine avec la visite officielle du général Modibo Koné, ministre de la Sécurité et de la Protection civile du Mali, à Nouakchott. Accompagné d’une délégation gouvernementale, le général a rencontré plusieurs responsables mauritaniens afin de discuter des enjeux sécuritaires communs, notamment dans les zones frontalières.

Des enjeux communs dans un contexte sous-régional instable

Les deux pays partagent une frontière longue de plus de 2 200 kilomètres, souvent difficile à contrôler en raison de la nature désertique du terrain et de la présence de groupes armés terroristes opérant dans la région sahélienne. Cette zone est également le théâtre de trafics en tout genre : armes, drogues, carburants, bétail et flux migratoires irréguliers.

Dans ce contexte, la nécessité d’une coopération renforcée s’impose comme une évidence. Le Mali et la Mauritanie entendent ainsi mutualiser leurs efforts pour surveiller, sécuriser et contrôler leurs frontières tout en luttant contre le terrorisme et la criminalité transnationale.

Une volonté politique affichée

Lors de cette visite, les discussions ont porté sur plusieurs axes :

Le renforcement des échanges de renseignements entre les forces de sécurité des deux pays.

La mise en place de patrouilles mixtes pour surveiller les zones sensibles.

La coordination des politiques migratoires, notamment en ce qui concerne la gestion des populations nomades et des flux migratoires irréguliers.

Le partage d’expériences et la formation conjointe des forces de sécurité.

Les deux parties ont exprimé leur volonté de renforcer les relations fraternelles entre Bamako et Nouakchott, tout en soulignant l’importance de solutions concertées dans la lutte contre les menaces communes.

Un signal fort dans un contexte de réorientation diplomatique

Cette visite intervient dans un contexte régional marqué par la montée en puissance de l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Dans le même temps, ces pays réorientent progressivement leurs alliances diplomatiques, en rupture avec certains partenaires traditionnels, notamment la France.

Dans cette dynamique, le Mali cherche à diversifier ses partenariats et à consolider ses relations avec ses voisins immédiats, dont la Mauritanie, perçue comme un acteur stratégique de stabilité dans la région sahélienne.

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Les États-Unis envisagent de nouvelles restrictions de voyage contre 22 pays africains : une décision controversée

Les États-Unis s’apprêtent à instaurer de nouvelles restrictions de voyage visant les ressortissants de 43 pays, dont 22 en Afrique. Cette décision, qui n’a pas encore été officiellement annoncée, suscite déjà des inquiétudes et des critiques sur le continent africain et au-delà.

Une classification en trois catégories

D’après les informations disponibles, le projet américain prévoit de classer les pays concernés en trois catégories en fonction du niveau de restrictions appliquées :

1.Liste rouge : Interdiction totale d’entrée aux États-Unis.

Pays africains concernés : Libye, Somalie, Soudan.

2.Liste orange : Restrictions sévères sur l’obtention de visas, limitant l’accès aux voyageurs d’affaires disposant d’importants moyens financiers.

Pays africains concernés : Érythrée, Sierra Leone, Soudan du Sud.

3.Liste jaune : Ces pays ont un délai de 60 jours pour renforcer leur coopération en matière de sécurité et de vérification des voyageurs. En l’absence d’amélioration, des sanctions migratoires pourraient être mises en place.

Pays africains concernés : Angola, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Cap-Vert, Tchad, République du Congo, République démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Gambie, Liberia, Malawi, Mali, Mauritanie, São Tomé-et-Príncipe, Zimbabwe.

Les raisons avancées par Washington

Les États-Unis justifient ces restrictions par des préoccupations liées à la sécurité nationale et à la lutte contre l’immigration illégale. Les autorités américaines reprochent à certains pays un manque de coopération dans le partage d’informations sur les voyageurs, l’émission de documents de voyage frauduleux ou encore une insuffisance des mesures de contrôle aux frontières.

Ces arguments rappellent ceux avancés en 2017 lors de la mise en place du “Muslim Ban”, qui interdisait temporairement l’entrée aux ressortissants de plusieurs pays à majorité musulmane. Cette politique, très controversée, avait été annulée par Joe Biden dès son arrivée à la Maison-Blanche en 2021.

Une décision perçue comme discriminatoire

Ces nouvelles restrictions ont immédiatement suscité des réactions négatives, notamment sur le continent africain. Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une politique discriminatoire qui pénalise des pays souvent déjà confrontés à des difficultés économiques et politiques.

Selon plusieurs analystes, cette mesure risque d’affecter les relations diplomatiques entre les États-Unis et les pays africains concernés. Certains gouvernements pourraient percevoir cette décision comme un affront à leurs efforts de coopération avec Washington, notamment dans la lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine.

Des conséquences pour les ressortissants africains

Si ces restrictions sont mises en place, elles auront un impact direct sur les citoyens des pays concernés. Les professionnels, étudiants et familles souhaitant voyager aux États-Unis seront particulièrement touchés, ce qui pourrait limiter les opportunités de formation, d’investissement et de partenariat économique entre l’Afrique et les États-Unis.

De nombreux Africains, notamment ceux bénéficiant de programmes de visas tels que la Diversity Visa Lottery (DV Lottery), pourraient voir leurs chances d’immigrer légalement aux États-Unis considérablement réduites.

Une décision encore en négociation

À ce stade, la liste définitive des pays concernés et la nature exacte des restrictions restent en cours d’élaboration. L’administration américaine pourrait officialiser ces nouvelles mesures entre le 17 et le 23 mars 2025. Certains pays figurant sur la liste jaune auront donc une fenêtre de négociation de 60 jours pour éviter des sanctions plus sévères en renforçant leur coopération avec les autorités américaines.

 

Si ces restrictions entrent en vigueur, elles marqueraient un tournant dans la politique migratoire des États-Unis à l’égard de l’Afrique. Alors que Washington cherche à renforcer son influence sur le continent face à la montée en puissance de la Chine et de la Russie, une telle décision pourrait au contraire fragiliser ses relations avec de nombreux pays africains. Reste à voir si cette politique sera réellement appliquée ou si des négociations permettront d’en atténuer l’impact.