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Sierra Leone : hommage officiel à la Guinée pour son rôle dans la restauration de la paix.

La Sierra Leone a rendu un hommage appuyé à la Guinée, à l’occasion du 17ᵉ anniversaire de la création des forces armées sierra-léonaises, célébré le 18 février 2026. Cette commémoration a été marquée par une reconnaissance solennelle des pays ayant contribué à la stabilisation du pays après la guerre civile, notamment la Guinée, dont l’engagement militaire et humain a été salué.

Une distinction pour saluer l’engagement guinéen

Dans ce cadre, une médaille a été décernée au général de corps d’armée Ibrahima Sory Bangoura, chef d’état-major général des armées guinéennes. Cette distinction vient reconnaître le rôle déterminant joué par la Guinée durant le conflit sierra-léonais, tant sur le plan opérationnel que logistique.

La décoration a été remise à la délégation guinéenne présente lors de la cérémonie, symbolisant la gratitude des autorités sierra-léonaises envers un partenaire clé dans les efforts de paix.

La mémoire des sacrifices au cœur de la cérémonie

Les autorités militaires ont rappelé le lourd tribut payé par la Guinée durant la guerre civile, évoquant les pertes humaines et matérielles subies. L’hommage s’inscrit dans une volonté de préserver la mémoire des soldats et civils qui ont contribué à la restauration de la paix en Sierra Leone.

Une reconnaissance portée au plus haut niveau de l’État

Prenant la parole, le président Julius Maada Bio a exprimé la reconnaissance de son pays envers ses partenaires internationaux. Il a salué l’engagement de ceux qui ont accompagné la Sierra Leone dans les moments les plus critiques de son histoire récente, rendant hommage à tous les acteurs ayant contribué au retour de la stabilité.

Un symbole du renforcement des relations bilatérales

Au-delà de la dimension mémorielle, cette distinction illustre le rôle de la Guinée dans les mécanismes régionaux de maintien de la paix. Elle vient également consolider les relations de coopération militaire entre Conakry et Freetown, dans un contexte où la sécurité régionale demeure un enjeu majeur en Afrique de l’Ouest.

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Tacugama Chimpanzee Sanctuary : un refuge emblématique qui rouvre après cinq mois de fermeture.

Un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO retrouve ses visiteurs

Situé au cœur du parc national de la péninsule de la Western Area, en Sierra Leone, le sanctuaire de Tacugama a rouvert ses portes au public après cinq mois de fermeture. Cette décision exceptionnelle visait à dénoncer la destruction croissante des forêts environnantes, essentielles à la survie des chimpanzés d’Afrique de l’Ouest.

Un refuge vital pour 120 chimpanzés

Créé pour protéger les chimpanzés victimes du braconnage et de la déforestation, Tacugama abrite aujourd’hui environ 120 chimpanzés, pour la plupart des orphelins recueillis après la disparition de leur habitat naturel.

Les primates suivent un long processus de réhabilitation avant d’être réintroduits dans la nature.
Selon Sulaiman Albert Sesay, guide touristique au sanctuaire :

« Nous avons différents enclos, une nurserie et une zone de quarantaine. Les chimpanzés doivent passer plusieurs étapes de réhabilitation avant leur retour en milieu sauvage. »

Ce travail patient et rigoureux fait de Tacugama l’un des centres de réhabilitation les plus reconnus d’Afrique de l’Ouest, aujourd’hui inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO pour sa valeur écologique exceptionnelle.

Une fermeture stratégique… qui a porté ses fruits

La fermeture temporaire était un acte fort : elle visait à alerter les autorités sur l’urgence de protéger les forêts menacées par l’exploitation illégale et l’urbanisation.

Selon Bala Amarasekaran, fondateur et directeur du sanctuaire, la démarche a permis de réelles avancées :

« Dans certaines zones où la loi a enfin été appliquée, nous pouvons désormais replanter des arbres. Nous avons lancé un vaste programme de reforestation avec le soutien du PNUD. Nous avons commencé avec 100 000 arbres et avons déjà atteint 60 000. »

Ces nouvelles plantations doivent créer une zone tampon pour restaurer les écosystèmes détruits et redonner un habitat stable aux chimpanzés.

 Un symbole de conservation pour toute la région

La réouverture du sanctuaire permet au public, aux chercheurs et aux écotouristes de revenir soutenir un site devenu un modèle africain de protection des espèces menacées. Pour la Sierra Leone, Tacugama est bien plus qu’un refuge : c’est un symbole national de conservation, un moteur d’éducation environnementale, et désormais un site reconnu par l’UNESCO pour son rôle unique dans la préservation de la biodiversité.