Gaz africain : les nouvelles règles européennes sur le méthane inquiètent les exportateurs

Torchage de gaz naturel une pratique au coeur des nouvelles contraintes europeennes sur le methane 1782460668 51c5e215fd3a655c5e215fd3a39c5ev

La France souhaite reporter au 1er janvier 2028 l’entrée en vigueur des nouvelles règles européennes sur les émissions de méthane liées aux hydrocarbures importés. Dans une lettre adressée à la Commission européenne, Emmanuel Macron estime qu’un délai supplémentaire permettrait de limiter les risques de hausse des prix de l’énergie.

Cette demande intervient dans un contexte marqué par les tensions sur les marchés pétrolier et gazier. Elle rejoint celle déjà formulée par le Nigeria, l’Algérie, les États-Unis et le Qatar, qui évoquent des difficultés de conformité pour leurs exportations vers l’Union européenne à partir de 2027.

Le règlement prévoit notamment la surveillance, la déclaration et la vérification des émissions de méthane, ainsi que le renforcement des obligations relatives à la détection et à la réparation des fuites. Pour les producteurs africains, ces mesures pourraient influencer durablement l’accès au marché européen.

Depuis la baisse des approvisionnements russes, l’Union européenne a diversifié ses fournisseurs et renforcé ses importations de gaz naturel liquéfié. Le Nigeria et l’Algérie occupent désormais une place stratégique dans cette nouvelle configuration.

Au-delà du calendrier, les exportateurs africains devront donc améliorer la traçabilité et la performance environnementale de leurs hydrocarbures. La Commission européenne examine actuellement la proposition française, tout en cherchant à concilier ambition climatique, sécurité énergétique et stabilité des prix.