Ghana : les autorités renforcent les contrôles dans le secteur minier après des incidents environnementaux.

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Le Ghana durcit la surveillance de son secteur aurifère. Les autorités ont engagé des mesures de contrôle visant plusieurs exploitations minières, à la suite d’incidents présumés et de préoccupations liées au respect des règles environnementales et à la légalité des activités d’extraction.

Parmi les entreprises concernées figure Cardinal Namdini, une filiale du groupe chinois Shandong Gold. Selon l’Autorité ghanéenne de protection de l’environnement, un déversement de résidus miniers serait lié à un mauvais raccordement de canalisation. Les autorités reprochent également à l’entreprise d’avoir signalé l’incident tardivement. À la suite de ces faits, un préavis de fermeture lui aurait été adressé.

Plusieurs exploitations dans le viseur des autorités

Earl International, autre opérateur minier chinois, fait également l’objet de mesures de contrôle. Son exploitation avait été suspendue la semaine précédente en raison de problèmes liés à des activités d’extraction illégale présumées. L’entreprise affirme avoir remédié aux difficultés et obtenu l’autorisation de reprendre ses activités lundi.

La surveillance ne se limite toutefois pas aux groupes chinois. Le rapport d’inspection de la mine de Tarkwa, exploitée par le groupe sud-africain Gold Fields, est lui aussi concerné par les vérifications en cours. À ce stade, aucune conclusion officielle n’a été rendue publique concernant ce dossier.

Vers une surveillance minière plus stricte

Premier producteur d’or du continent africain, le Ghana entend faire évoluer son dispositif de contrôle. Les autorités souhaitent privilégier une surveillance continue des exploitations plutôt que de s’appuyer uniquement sur des inspections ponctuelles.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large de réforme du secteur. Accra prévoit notamment d’augmenter les redevances minières et travaille à l’élaboration d’une nouvelle loi destinée à renforcer le contrôle de l’État, à accroître les recettes publiques et à favoriser une participation plus importante des acteurs ghanéens à cette industrie.

Au-delà des incidents signalés, ces mesures traduisent la volonté des autorités de mieux encadrer l’exploitation des ressources aurifères, tout en renforçant les retombées économiques nationales et les exigences en matière de protection de l’environnement.

Le défi reste de concilier la poursuite de la production, essentielle à l’économie ghanéenne, avec le respect des normes environnementales, la lutte contre l’exploitation illégale et une meilleure redistribution des bénéfices issus de l’or.

Préciser les autorités concernéesResserrer les répétitions sur le contrôle