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Cacao : le Ghana et la Côte d’Ivoire veulent renforcer leur alliance pour peser davantage sur les prix mondiaux.

Le Ghana et la Côte d’Ivoire, qui assurent ensemble plus de 60 % de la production mondiale de cacao, entendent donner un nouvel élan à leur coopération afin d’accroître leur influence sur les marchés internationaux. Face à la volatilité persistante des cours et au recul des prix après les records historiques enregistrés en 2024, les deux principaux producteurs mondiaux souhaitent coordonner davantage leurs politiques pour mieux défendre les intérêts des planteurs.

Les autorités des deux pays travaillent à la relance d’une stratégie souvent comparée à une « OPEP du cacao », destinée à renforcer leur pouvoir de négociation face aux industriels et aux grands acheteurs internationaux. L’initiative prévoit notamment une harmonisation des prix payés aux producteurs, une meilleure coordination des calendriers de récolte et de commercialisation, ainsi qu’une concertation accrue sur les politiques de gestion de l’offre.

Dans cette dynamique, le Cameroun et le Nigeria, également importants producteurs africains de cacao, ont été invités à rejoindre cette plateforme régionale afin de consolider une position commune sur le marché mondial.

Vers une meilleure valorisation de la filière africaine

Pour Max Koffi, fondateur de l’Equal Trade Alliance, cette coopération représente une opportunité de rééquilibrer les rapports de force dans une filière où les pays producteurs captent encore une part limitée de la richesse générée par le cacao.

Malgré son statut de premier bassin mondial de production, l’Afrique demeure principalement exportatrice de fèves brutes, tandis que les activités les plus rémunératrices – transformation industrielle, fabrication de chocolat, développement des marques et distribution – restent largement concentrées en Europe, en Amérique du Nord et en Asie.

La transformation locale, un levier stratégique de développement

Au-delà de la question des prix, plusieurs acteurs du secteur estiment que l’avenir de la filière passe par une montée en gamme des économies africaines. Le développement d’unités locales de transformation des fèves en beurre, poudre ou pâte de cacao, ainsi que la fabrication de produits finis, est présenté comme un levier essentiel pour accroître la valeur ajoutée, créer des emplois industriels et réduire la dépendance aux exportations de matières premières.

Cette stratégie s’inscrit également dans une volonté plus large de renforcer la souveraineté économique des pays producteurs et de mieux intégrer la chaîne de valeur mondiale du cacao.

RDC–Rwanda : les échanges reprennent progressivement entre Goma et Gisenyi

Parallèlement, en Afrique centrale, les activités commerciales reprennent progressivement entre Goma, en République démocratique du Congo, et Gisenyi, au Rwanda, après la réouverture des postes-frontières fermés pendant près d’un mois et demi en raison de l’épidémie d’Ebola.

La reprise des flux de marchandises, des services bancaires et des transports constitue une étape importante pour les milliers de commerçants et d’opérateurs économiques qui dépendent quotidiennement de ce corridor stratégique de la région des Grands Lacs, essentiel aux échanges entre les deux pays.

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Ghana : huit entreprises candidates à la production de cannabis industriel sous contrôle de l’État.

Le Ghana franchit une nouvelle étape dans l’encadrement de la filière du cannabis industriel. Huit entreprises ont officiellement soumis des demandes de licence pour cultiver du cannabis à usage industriel et médical, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Alhaji Muntaka Mohammed-Mubarak.

Les autorités ghanéennes rappellent toutefois que cette ouverture demeure strictement réglementée. La culture autorisée concerne uniquement les variétés de cannabis à faible teneur en tétrahydrocannabinol (THC), destinées exclusivement à des applications industrielles et médicales. Toute utilisation récréative reste interdite par la législation nationale.

Un cadre légal limité à une production contrôlée

Intervenant devant la Commission des assurances du Parlement, le ministre de l’Intérieur a précisé que la réglementation ghanéenne permet uniquement la production de cannabis dont le taux de THC ne dépasse pas 0,3 %.

Cette disposition vise à distinguer le cannabis industriel du cannabis destiné à un usage psychoactif. Selon les autorités, l’objectif n’est pas d’ouvrir la voie à une légalisation générale de la culture du cannabis, mais de créer un cadre légal permettant le développement d’une filière encadrée, sous la supervision de la Commission de contrôle des stupéfiants.

Les entreprises souhaitant obtenir une autorisation doivent ainsi se conformer à un processus de licence strict, comprenant des exigences en matière de contrôle, de traçabilité et de respect des normes en vigueur.

Le gouvernement mise sur la sensibilisation et la prévention

Parallèlement au développement de cette nouvelle filière, les autorités ghanéennes renforcent leurs actions de prévention contre l’usage abusif des substances interdites.

Le ministre a indiqué qu’en 2025, son département, en collaboration avec la Commission de contrôle des stupéfiants, a organisé 2 170 campagnes de sensibilisation et émissions radiophoniques, permettant d’informer près de 500 000 personnes sur les règles encadrant les stupéfiants ainsi que sur les risques liés à leur consommation.

Cette stratégie comprend également la mise en place de clubs de prévention contre les drogues dans les établissements scolaires afin de sensibiliser les jeunes aux dangers liés aux substances illicites.

Le gouvernement prévoit par ailleurs le recrutement de spécialistes du renseignement sur les stupéfiants dans les 261 assemblées métropolitaines, municipales et de district du pays, afin de renforcer la surveillance et la prévention au niveau local.

Une extension progressive du dispositif de contrôle

Selon Alhaji Muntaka Mohammed-Mubarak, la Commission de contrôle des stupéfiants dispose actuellement de représentations dans 66 collectivités locales.

L’objectif affiché par les autorités est d’étendre progressivement cette présence à l’ensemble du territoire dans un délai estimé entre cinq et sept ans, afin d’assurer un meilleur suivi des activités liées aux substances réglementées.

Cette expansion doit permettre de renforcer les capacités institutionnelles du pays face aux nouveaux enjeux liés au développement potentiel d’une industrie du cannabis à faible teneur en THC.

Une réforme inscrite dans la réglementation de 2023

La politique ghanéenne sur le cannabis repose principalement sur les réformes introduites en 2023, à travers la modification de la loi relative à la Commission de contrôle des stupéfiants (loi n°1100) ainsi que son règlement d’application (décret législatif n°2475).

Ces textes autorisent la culture contrôlée de cannabis présentant une faible concentration en THC, uniquement pour des usages industriels et médicaux, sous réserve de l’obtention d’une licence officielle.

À travers ce dispositif, le Ghana cherche à concilier deux objectifs : exploiter les opportunités économiques liées à une nouvelle filière agricole et industrielle, tout en maintenant un contrôle strict sur les risques sanitaires et sécuritaires associés aux stupéfiants.

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Inondations au Ghana : le gouvernement débloque 26,5 millions de dollars pour les secours et la prévention.

Après les intempéries meurtrières, Accra renforce son dispositif d’urgence face aux risques climatiques

Le gouvernement ghanéen a annoncé un important plan de soutien à la suite des violentes inondations qui ont frappé Accra et plusieurs localités du sud du pays. Le président John Dramani Mahama a ordonné le déblocage immédiat de 300 millions de cedis ghanéens, soit environ 26,5 millions de dollars américains, afin de financer les opérations de secours, l’assistance aux sinistrés et les mesures destinées à prévenir de nouvelles catastrophes.

Cette décision intervient alors que le bilan humain continue de s’alourdir. Selon le Service des sapeurs-pompiers du Ghana (GNFS), les inondations ont causé la mort d’au moins douze personnes, tandis que les équipes de secours poursuivent les recherches pour retrouver sept personnes toujours portées disparues.

Des milliers de personnes affectées par les intempéries

Les premières évaluations officielles dressent un tableau préoccupant de la situation. Les autorités estiment que 38 802 personnes ont été touchées par les inondations, tandis que 7 761 ménages ont dû quitter leurs habitations. Plus de 470 personnes ont déjà été secourues grâce aux interventions des services d’urgence.

Les autorités préviennent toutefois que ces chiffres restent provisoires et pourraient évoluer au fur et à mesure de l’avancement des opérations de recherche et d’évaluation sur le terrain.

Un financement partagé entre assistance d’urgence et prévention

Selon la présidence ghanéenne, les fonds mobilisés seront répartis en deux volets.

Une première enveloppe de 150 millions de cedis (environ 13,3 millions de dollars) sera consacrée à l’aide d’urgence en faveur des populations sinistrées, notamment pour répondre aux besoins immédiats des familles affectées.

Les 150 millions de cedis restants financeront des projets destinés à renforcer les infrastructures et à réduire durablement les risques d’inondation dans les zones les plus exposées.

Cette approche vise à répondre à l’urgence humanitaire tout en engageant des actions structurelles pour limiter l’impact des phénomènes climatiques récurrents.

Les forces de sécurité mobilisées pour les opérations de secours

Face à l’ampleur de la catastrophe, le président John Dramani Mahama a également ordonné le déploiement des forces armées ghanéennes et du Service de police du Ghana afin de renforcer les équipes de l’Organisation nationale de gestion des catastrophes (NADMO) ainsi que les autres services mobilisés sur le terrain.

Ces renforts participent aux opérations de sauvetage, à l’évacuation des populations menacées et à l’assistance aux communautés les plus durement touchées.

Des pluies exceptionnelles aggravées par les défis urbains

Selon les autorités, près de 140 millimètres de pluie sont tombés sur Accra en une seule journée, provoquant d’importantes crues dans plusieurs quartiers de la capitale.

La présidence estime que l’ampleur des dégâts résulte non seulement de l’intensité exceptionnelle des précipitations, mais également de problèmes structurels tels que l’insuffisance des réseaux de drainage, l’urbanisation rapide et l’occupation de zones vulnérables.

Vers des solutions durables face aux inondations récurrentes

Le gouvernement ghanéen réaffirme sa volonté de renforcer la résilience du pays face aux événements climatiques extrêmes qui affectent régulièrement le sud du territoire.

Au-delà de l’assistance immédiate aux victimes, les autorités entendent accélérer la mise en œuvre de solutions durables pour améliorer la gestion des eaux pluviales, moderniser les infrastructures urbaines et mieux protéger les populations contre les inondations à répétition.

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Côte d’Ivoire-Ghana : le Président Ouattara et le Président Mahama renforcent leur alliance pour une filière cacao plus équitable.

Les présidents ivoirien Alassane Ouattara et ghanéen John Dramani Mahama ont réaffirmé leur volonté de consolider la coopération stratégique entre leurs deux pays lors d’un sommet de haut niveau tenu le 16 juin 2026 au Palais présidentiel d’Abidjan. Au centre des discussions figurait le renforcement de l’initiative conjointe Côte d’Ivoire-Ghana, un mécanisme destiné à mieux défendre les intérêts des producteurs de cacao et à accroître le poids des deux pays sur le marché mondial.

Cette rencontre intervient dans un contexte où les défis liés à la volatilité des prix, au changement climatique et à la rémunération des producteurs continuent de peser sur l’avenir de la filière cacaoyère africaine.

Une alliance stratégique entre les deux géants mondiaux du cacao

Premier et deuxième producteurs mondiaux de cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana représentent ensemble plus de 60 % de l’offre mondiale. Cette position dominante confère aux deux pays une responsabilité particulière dans la gouvernance du secteur, mais également un intérêt commun à défendre une meilleure valorisation de leur production.

Les échanges entre les deux chefs d’État ont porté sur les moyens de renforcer la coordination des politiques agricoles et commerciales afin d’améliorer les revenus des producteurs et de garantir une plus grande stabilité du marché.

L’harmonisation des prix bord champ, la lutte contre la contrebande transfrontalière ainsi que l’amélioration des mécanismes de commercialisation ont figuré parmi les principaux axes de réflexion.

Défendre les revenus des producteurs face aux fluctuations du marché

À travers cette initiative commune, Abidjan et Accra cherchent à accroître leur capacité de négociation face aux grands acteurs internationaux de l’industrie du chocolat et du négoce des matières premières.

Les deux pays estiment que les producteurs africains doivent bénéficier d’une part plus importante de la valeur générée par la chaîne mondiale du cacao. Malgré leur rôle central dans l’approvisionnement du marché international, de nombreux planteurs continuent en effet de faire face à des revenus modestes et à des conditions de vie précaires.

Les autorités ivoiriennes et ghanéennes considèrent qu’une meilleure coordination de leurs politiques permettra de renforcer la résilience du secteur et de protéger les revenus des millions de familles qui dépendent directement de cette activité.

Vers une transformation plus ambitieuse de la filière

Au-delà de la question des prix, les discussions ont également porté sur la nécessité d’accélérer la transformation locale du cacao afin de créer davantage de valeur ajoutée sur le continent.

La Côte d’Ivoire et le Ghana ambitionnent de réduire progressivement leur dépendance à l’exportation de fèves brutes en développant les capacités industrielles de transformation et en encourageant l’émergence d’une industrie agroalimentaire plus compétitive.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à faire du cacao un véritable levier de développement économique, de création d’emplois et d’industrialisation.

Une coopération appelée à jouer un rôle majeur en Afrique de l’Ouest

La rencontre d’Abidjan confirme la volonté des deux pays de parler d’une seule voix sur les grandes questions liées à l’avenir du cacao. Dans un environnement mondial marqué par l’incertitude économique et les défis climatiques, cette coopération apparaît comme un instrument essentiel pour préserver la compétitivité de la filière et garantir une meilleure rémunération des producteurs.

En consolidant leur partenariat, la Côte d’Ivoire et le Ghana entendent ainsi poser les bases d’une économie cacaoyère plus forte, plus durable et plus équitable, au bénéfice des millions d’acteurs qui font vivre l’un des secteurs agricoles les plus stratégiques du continent africain.

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Ghana : une stratégie ambitieuse pour faire de l’intelligence artificielle un moteur de croissance.

Le Ghana affiche une ambition claire : faire de l’intelligence artificielle un levier central de son développement économique. Le 24 avril 2026 à Accra, le président John Dramani Mahama a officiellement lancé la Stratégie nationale d’intelligence artificielle, un document structurant de 80 pages articulé autour de huit piliers.

L’objectif affiché est de positionner le pays comme un pôle d’excellence en intelligence artificielle en Afrique d’ici 2035, tout en maîtrisant les transformations numériques en cours.

Un objectif économique de grande envergure

Au cœur de cette stratégie figure une ambition chiffrée : porter la contribution de l’intelligence artificielle à près de 500 milliards de cedis, soit environ 45 milliards de dollars, au produit intérieur brut à l’horizon 2035.

Cette projection témoigne de la volonté des autorités de faire du numérique un vecteur majeur de croissance et de diversification économique.

Infrastructures et capital humain au centre du dispositif

Pour atteindre cet objectif, le plan repose sur deux axes prioritaires. Le premier concerne le développement d’infrastructures technologiques, avec un investissement de 250 millions de dollars pour la construction d’un centre de calcul dédié à l’IA, ainsi que 20 millions de dollars supplémentaires pour soutenir le déploiement de la stratégie à court et moyen terme.

Le second pilier est consacré au renforcement du capital humain. L’initiative accorde une place centrale à la formation, à la recherche et à l’innovation, avec l’implication d’institutions académiques de premier plan, notamment l’Kwame Nkrumah University of Science and Technology. Les travaux ont été coordonnés par Jerry John Kponyo, en collaboration avec le gouvernement, le secteur privé et des partenaires internationaux.

Une stratégie axée sur l’emploi et l’inclusion

Au-delà des objectifs technologiques, le gouvernement met l’accent sur l’impact social de cette transformation. Le président Mahama a insisté sur la nécessité de faire du Ghana un acteur de la conception et du déploiement des technologies, plutôt qu’un simple consommateur.

L’approche adoptée privilégie la création d’emplois et l’inclusion, dans un contexte où le marché du travail reste fragilisé. Les autorités ambitionnent notamment d’augmenter significativement les inscriptions dans l’enseignement technique et professionnel, avec un objectif de 190 000 apprenants d’ici 2026.

Des progrès ont déjà été enregistrés, notamment en matière de participation des femmes, mais des défis persistent. Près de 68 % des jeunes actifs occupent encore des emplois précaires, selon les données officielles.

Un positionnement à renforcer sur la scène africaine et mondiale

Actuellement classé 72e au niveau mondial et 6e en Afrique dans les indices internationaux liés à l’intelligence artificielle, le Ghana entend améliorer son positionnement en capitalisant sur cette stratégie.

L’enjeu est désormais celui de la mise en œuvre effective de ce plan ambitieux, dans un environnement marqué par une compétition accrue entre États pour capter les opportunités liées à la révolution numérique.

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Ghana : suppression des frais de visa pour les Africains, un pas vers l’intégration continentale.

Le président ghanéen John Dramani Mahama a annoncé la suppression des frais de visa pour les ressortissants africains, à compter du 25 mai 2026. Cette mesure permettra désormais d’obtenir des e-visas en ligne sans frais, dans une volonté affichée de renforcer la mobilité intra-africaine.

Une réforme pour faciliter les déplacements sur le continent

Portée par les autorités d’Accra, cette nouvelle politique d’immigration vise à lever les obstacles financiers à la circulation des personnes et à encourager une intégration régionale plus dynamique.

En facilitant l’accès au territoire ghanéen, le gouvernement entend stimuler les échanges économiques, culturels et touristiques entre pays africains.

Des procédures maintenues pour des raisons de sécurité

Le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a toutefois tenu à préciser que cette gratuité ne dispense pas des formalités administratives.

Les demandeurs devront toujours suivre la procédure de demande de visa, notamment pour les contrôles de sécurité. « L’absence de frais ne signifie pas l’absence de contrôle », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de préserver les exigences sécuritaires.

Un signal en faveur de l’intégration africaine

Cette initiative s’inscrit dans une tendance plus large visant à promouvoir la libre circulation sur le continent, en cohérence avec les ambitions d’intégration portées par plusieurs organisations régionales.

En supprimant les frais de visa tout en maintenant les contrôles, le Ghana cherche à trouver un équilibre entre ouverture et sécurité, dans un contexte où la mobilité intra-africaine reste un enjeu majeur pour le développement du continent.

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Ghana : le président accorde une grâce présidentielle à 998 détenus.

Le chef de l’État ghanéen, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, a annoncé l’octroi d’une grâce présidentielle à 998 détenus issus de différentes prisons du pays. Cette décision, rendue publique par le Service pénitentiaire du Ghana, s’inscrit dans le cadre des prérogatives constitutionnelles du président en matière de justice et de réconciliation sociale.

Une mesure humanitaire et de désengorgement

Selon les autorités, la mesure vise non seulement à marquer un geste humanitaire à l’endroit de personnes ayant purgé une partie de leur peine, mais aussi à désengorger les établissements pénitentiaires du pays, confrontés depuis plusieurs années à une surpopulation chronique.

Les détenus concernés ont été sélectionnés sur la base de critères précis, notamment la bonne conduite en détention, la vulnérabilité liée à l’âge ou à la santé, ainsi que la gravité des infractions commises.

Un geste de clémence encadré par la loi

La Constitution ghanéenne confère au président, après consultation du Conseil des grâces, le pouvoir de réduire ou d’annuler certaines peines. Ce mécanisme, régulièrement utilisé, traduit la volonté des autorités d’associer fermeté de la justice et dimension humaine dans le traitement des affaires pénales.

Une décision saluée mais aussi débattue

La libération de près d’un millier de détenus a suscité des réactions contrastées. Si de nombreuses organisations de défense des droits humains saluent une mesure « courageuse et empreinte d’humanité », certains observateurs appellent à un renforcement des programmes de réinsertion afin d’éviter les risques de récidive et de faciliter la réintégration sociale des bénéficiaires.

Avec cette décision, le président Akufo-Addo réaffirme son engagement en faveur d’une justice qui ne se limite pas à la sanction, mais qui ouvre également la voie à la réhabilitation et à la seconde chance.

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Ghana : Les producteurs de cacao anticipent une récolte exceptionnelle pour la saison 2025/2026.

Alors que la nouvelle campagne cacaoyère s’annonce à l’horizon, les producteurs de cacao ghanéens affichent un optimisme renouvelé. À travers les principales régions productrices du pays, les signaux sont au vert pour une récolte abondante lors de la saison 2025/2026, marquée par des conditions climatiques favorables et une floraison prometteuse.

Une dynamique positive sur le terrain

Dans des localités comme Assin North, Tano ou encore Sefwi, les planteurs témoignent d’une amélioration notable de la santé des cacaoyers. Les arbres présentent davantage de cabosses en formation et une végétation dense, signes encourageants d’un bon rendement à venir.

« Nous observons cette année une floraison plus soutenue que d’habitude, et les premières cabosses sont de belle taille », confie Theophilus Tamakloe, producteur dans le centre du pays. Il espère ainsi voir sa production grimper de 230 à 350 sacs cette saison. Un optimisme partagé par d’autres cultivateurs, à l’image de Salomey Saah, qui ambitionne de doubler sa récolte.

Soutien du gouvernement et incitations à la performance

Le Ghana Cocoa Board (COCOBOD), organe de régulation du secteur, n’est pas resté en marge. Son directeur général, Dr. Ransford Abbey, a récemment rassuré les producteurs sur la volonté de l’État d’offrir un prix d’achat supérieur à celui proposé en Côte d’Ivoire, principal concurrent sur le marché. Cette promesse vise à encourager les investissements dans de meilleurs intrants et à freiner la contrebande vers les pays voisins.

Selon les estimations, le prix du sac de cacao de 64 kg pourrait passer de 3 100 à 3 300 cedis (environ 319 USD), une revalorisation significative qui devrait motiver davantage les producteurs à renforcer la qualité de leur production.

Des défis à ne pas négliger

Malgré cet élan d’optimisme, plusieurs obstacles persistent. Les agriculteurs pointent du doigt la difficulté d’accès régulier aux intrants agricoles de qualité, notamment les fongicides et engrais. Les effets du changement climatique, avec des périodes de fortes pluies suivies de sécheresse, ainsi que la menace croissante de l’orpaillage illégal, continuent de peser sur la durabilité de la filière.

« Nous avons besoin de plus de soutien technique et d’un contrôle strict des zones de culture menacées par l’exploitation minière artisanale », alerte Kwame Alex, élu meilleur producteur de cacao en 2024.

Vers un nouveau record de production ?

Après plusieurs saisons marquées par des baisses de rendement, le Ghana espère redresser la barre. La campagne 2025/2026 pourrait ainsi devenir une année charnière, non seulement pour les revenus des cultivateurs, mais aussi pour l’économie nationale, fortement dépendante des exportations de cacao.

Si les tendances actuelles se confirment et que les défis sont maîtrisés, le Ghana pourrait non seulement consolider sa place parmi les leaders mondiaux du cacao, mais aussi offrir une nouvelle impulsion à une filière en quête de modernisation et de durabilité.

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La première visite depuis 30 ans du Premier ministre indien Narendra Modi à Accra, axé sur le renforcement de la coopération entre les deux pays.

Accra, 4 juillet 2025 – Dans une visite diplomatique qualifiée d’« historique » par les deux parties, le Premier ministre indien Narendra Modi s’est rendu les 2 et 3 juillet 2025 à Accra, marquant la première visite d’un chef de gouvernement indien au Ghana depuis 1995. Cette rencontre de haut niveau a donné lieu à une série d’accords stratégiques, visant à renforcer les relations politiques, économiques et culturelles entre les deux pays.

Une réception solennelle et des symboles forts

Accueilli à l’aéroport international de Kotoka par le président John Dramani Mahama, Narendra Modi a bénéficié d’un accueil officiel marqué par une garde d’honneur et un salut de 21 coups de canon. Il a ensuite été élevé au rang de « Officier de l’Ordre de l’Étoile du Ghana », la plus haute distinction honorifique du pays, lors d’un dîner d’État organisé en son honneur.

Des accords pour structurer une coopération durable

Au cœur de cette visite : le renforcement institutionnel de la coopération bilatérale. Les deux pays ont signé quatre protocoles d’accord (MoU) dans les domaines suivants :

  • Échanges culturels : création d’un programme visant à promouvoir les arts, le patrimoine et la jeunesse.

  • Médecines traditionnelles : coopération scientifique autour de l’Ayurveda et de la médecine africaine.

  • Normalisation et qualité : collaboration entre les agences de standardisation des deux pays.

  • Dialogue stratégique : mise en place d’une commission mixte Inde–Ghana pour assurer un suivi régulier des projets communs.

Un partenariat économique en pleine expansion

Le Premier ministre Modi a souligné que les échanges commerciaux bilatéraux avaient dépassé les 3 milliards de dollars, avec pour ambition de doubler ce volume dans les cinq prochaines années. Il a également annoncé l’introduction prochaine de la technologie indienne UPI (Unified Payments Interface) au Ghana, pour soutenir la numérisation des services financiers.

L’Inde reste l’un des partenaires économiques majeurs du Ghana, avec plus de 900 projets financés dans les secteurs de l’agriculture, des infrastructures, de l’énergie, de la santé et de l’éducation.

Sécurité, souveraineté technologique et coopération sud-sud

Les discussions ont aussi porté sur la sécurité régionale, la lutte contre le terrorisme et la cybersécurité. Les deux pays ont convenu d’approfondir leur coopération en matière de défense, de sécurité maritime et de formation militaire.

Narendra Modi a profité de cette étape africaine pour réaffirmer le rôle moteur du Sud global dans la gouvernance mondiale. Il a notamment salué l’intégration de l’Union africaine au G20 et appelé à une réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies afin de mieux refléter les réalités géopolitiques actuelles.

Une relance des relations indo-africaines

Cette visite s’inscrit dans une tournée africaine plus large du Premier ministre indien, visant à renforcer la présence de l’Inde sur le continent à travers une approche basée sur le respect mutuel, la technologie, la formation et l’investissement à long terme.

« Le Ghana est un partenaire clé de l’Inde en Afrique de l’Ouest. Nous partageons des valeurs démocratiques, une histoire de luttes communes et une vision pour un avenir inclusif », a déclaré Narendra Modi lors de sa conférence de presse conjointe avec son homologue ghanéen.

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Niger-Ghana : Une coopération renforcée pour lutter contre le terrorisme au Sahel

Le président ghanéen, John Dramani Mahama, a récemment effectué une visite officielle à Niamey, où il s’est entretenu avec le général Abdourahamane Tiani, chef du régime militaire nigérien. Cette rencontre marque une volonté affirmée des deux pays de dynamiser leur coopération bilatérale et de renforcer leur engagement commun contre le terrorisme dans la région du Sahel.

Une volonté de coopération renforcée

Dans un contexte de tensions géopolitiques en Afrique de l’Ouest, le Ghana et le Niger cherchent à consolider leurs relations, notamment après la sortie de ce dernier de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en janvier 2024. Cette visite s’inscrit dans une dynamique plus large, visant à faciliter la réconciliation entre les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) – le Niger, le Mali et le Burkina Faso – et la CEDEAO, dont le Ghana reste un acteur clé.

John Dramani Mahama a souligné l’importance de la stabilité régionale pour la prospérité économique et la sécurité de l’Afrique de l’Ouest. Son homologue nigérien a, quant à lui, réaffirmé l’engagement du Niger à travailler de concert avec les pays voisins afin de lutter efficacement contre la menace djihadiste.

Un front uni contre le terrorisme au Sahel

Le Sahel reste une zone particulièrement vulnérable aux attaques des groupes terroristes, notamment affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Face à cette menace croissante, le Niger et ses alliés de l’AES ont récemment annoncé la formation d’une force conjointe de 5 000 soldats dédiée à la lutte contre le terrorisme.

Dans ce cadre, le Ghana pourrait jouer un rôle stratégique en facilitant l’échange de renseignements, le renforcement des capacités militaires et la coopération logistique. La visite du président Mahama témoigne de la nécessité d’une approche collective pour stabiliser la région et empêcher l’expansion des groupes extrémistes vers le golfe de Guinée.

Enjeux économiques et diplomatiques

Au-delà des questions sécuritaires, cette rencontre vise également à renforcer les échanges économiques et commerciaux entre les deux nations. Le Ghana, en tant que puissance économique régionale, pourrait offrir un appui stratégique au Niger, dont l’économie reste fragilisée par les sanctions et l’instabilité politique.

Sur le plan diplomatique, cette visite marque un tournant dans les relations entre les pays d’Afrique de l’Ouest, en mettant en avant la nécessité d’un dialogue inclusif entre la CEDEAO et l’AES. Le Ghana pourrait ainsi jouer un rôle de médiateur dans la réintégration progressive des États membres de l’AES au sein des institutions sous-régionales.

Perspectives et défis

Si cette initiative ouvre la voie à une meilleure coordination régionale, plusieurs défis subsistent :

L’efficacité de la force conjointe de l’AES face aux groupes terroristes bien implantés.

Le maintien de l’équilibre diplomatique entre les pays de l’AES et ceux de la CEDEAO.

Le financement et la logistique des opérations de lutte contre le terrorisme.

Cette coopération entre le Niger et le Ghana illustre une prise de conscience collective quant à la nécessité de stratégies concertées pour faire face aux défis sécuritaires et économiques. Reste à voir comment ces engagements seront mis en œuvre dans les prochains mois et quels seront les impacts sur la stabilité de la région.