
Côte d’Ivoire : la réélection d’Alassane Ouattara officiellement validée par le Conseil constitutionnel.
Le Conseil constitutionnel ivoirien a confirmé, ce lundi 3 novembre 2025, la réélection du président sortant Alassane Ouattara à l’issue du scrutin présidentiel du 25 octobre. Avec 89,77 % des suffrages exprimés, le chef de l’État ivoirien entame ainsi un quatrième mandat consécutif, dans un climat politique marqué par l’absence de ses principaux adversaires historiques.
La haute juridiction, présidée par Mamadou Koné, a jugé que le scrutin s’était déroulé dans le respect des dispositions constitutionnelles et électorales, estimant qu’aucune irrégularité majeure n’était de nature à remettre en cause la sincérité du vote. Le taux de participation s’établit à un peu plus de 52 %, selon les chiffres officiels de la Commission électorale indépendante (CEI).
Une victoire attendue mais controversée
Âgé de 83 ans, Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, consolide son leadership sur la scène politique ivoirienne. Cette victoire était largement anticipée, notamment après l’invalidation des candidatures de Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, respectivement pour des raisons judiciaires et administratives. Une situation qui a conduit une partie de l’opposition à boycotter le scrutin, dénonçant une compétition “verrouillée”.
Pour ses partisans, cette réélection traduit une volonté de continuité politique et économique, après plus d’une décennie de croissance soutenue, de grands chantiers d’infrastructures et de stabilité macroéconomique. “Le président Ouattara est l’homme de la stabilité et du développement. Ce résultat reflète la confiance du peuple”, a déclaré Adama Bictogo, président de l’Assemblée nationale et proche allié du chef de l’État.
Soutiens internationaux et appels à l’apaisement
La victoire du président ivoirien a été saluée par plusieurs partenaires internationaux, dont la France. Le président Emmanuel Macron a adressé ses félicitations à Alassane Ouattara, soulignant “le rôle clé de la Côte d’Ivoire dans la stabilité régionale” et appelant à “poursuivre les efforts de réconciliation nationale”.
Dans la sous-région, plusieurs chefs d’État de la CEDEAO ont également exprimé leur soutien, félicitant la Côte d’Ivoire pour le bon déroulement du scrutin.
Cependant, au sein de la société civile et de certains mouvements citoyens, des inquiétudes persistent quant à la concentration du pouvoir et à l’avenir démocratique du pays. “Cette réélection pose la question du renouvellement politique et de la préparation d’une transition apaisée”, estime un chercheur du Centre ivoirien d’études politiques.
Cap sur un nouveau mandat placé sous le signe de la continuité
Le président réélu devrait prêter serment dans les prochaines semaines lors d’une cérémonie solennelle à Yamoussoukro. Ce quatrième mandat, qu’il a présenté comme celui de la “transmission et de la consolidation”, devrait être marqué par une attention particulière à la jeunesse, à la transformation économique et à la modernisation de l’administration publique.
Avec cette nouvelle validation, Alassane Ouattara s’affirme une fois de plus comme la figure centrale de la vie politique ivoirienne, tout en ouvrant une période charnière pour l’avenir institutionnel et démocratique de la Côte d’Ivoire.

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