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Burkina Faso : les Archives nationales ouvrent leurs portes pour valoriser la mémoire collective.

À l’occasion de la Semaine internationale des archives, les Archives nationales du Burkina Faso ont inauguré, mardi à Ouagadougou, une série de journées portes ouvertes destinées à sensibiliser le public à l’importance du patrimoine documentaire national. Cette initiative vise à rapprocher les citoyens de leurs archives et à mettre en lumière leur rôle dans la préservation de l’histoire et de la mémoire du pays.

Placée sous le thème « Archives pour la justice : droits, mémoire et avenir », cette édition entend rappeler la contribution essentielle des archives à la construction des sociétés modernes. Au-delà de leur fonction de conservation, les archives constituent des outils stratégiques pour la protection des droits, la transmission des savoirs et la compréhension des évolutions historiques.

Les archives, piliers de l’identité nationale

Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre secrétaire général de la Présidence du Faso, Zakaria Soré, a souligné la place centrale qu’occupent les archives dans la construction de l’identité nationale. Selon lui, ces documents représentent une source précieuse permettant de retracer le parcours historique du Burkina Faso, de préserver la mémoire des générations passées et d’éclairer les décisions des générations présentes et futures.

Il a également insisté sur la nécessité de protéger et de valoriser ce patrimoine documentaire, considéré comme un élément fondamental de la souveraineté culturelle et historique du pays.

Trois jours d’immersion au cœur du patrimoine documentaire

Durant trois jours, les visiteurs auront l’opportunité de découvrir les richesses conservées par les Archives nationales à travers plusieurs activités pédagogiques et culturelles.

Une exposition photographique met notamment en lumière le parcours de personnalités ayant marqué l’histoire politique, sociale et culturelle du Burkina Faso. Des visites guidées permettront par ailleurs au public de mieux comprendre les missions de l’institution, les méthodes de conservation des documents ainsi que les différents fonds archivistiques préservés au sein des collections nationales.

L’objectif est de rendre les archives plus accessibles et de favoriser une meilleure appropriation de ce patrimoine par les citoyens.

Sensibiliser le public à la valeur des archives

La directrice générale par intérim des Archives nationales, Marie Jeanne Diasso, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans une démarche de vulgarisation visant à faire connaître davantage les archives auprès de la population. Elle a souligné l’importance de développer une culture de la consultation et de l’exploitation des documents archivistiques, aussi bien pour les chercheurs que pour les administrations et les citoyens.

Les activités ont débuté par une conférence consacrée au rôle des archives dans la vie d’une nation. Les échanges ont notamment porté sur les défis liés à la conservation des documents historiques, à leur numérisation progressive et à leur contribution à la préservation de la mémoire collective.

Un patrimoine discret mais essentiel

À travers ces journées portes ouvertes, les autorités burkinabè entendent attirer l’attention sur un patrimoine souvent méconnu du grand public, mais dont la valeur demeure inestimable pour la compréhension de l’histoire nationale. En conservant les traces du passé, les archives participent non seulement à la sauvegarde de la mémoire collective, mais également à la transmission des repères historiques indispensables à la construction de l’avenir.