AK et SIDI  360x320

Passation de pouvoir à la BAD : Akinwumi Adesina cède le flambeau à Sidi Ould Tah.

La Banque africaine de développement (BAD) s’apprête à vivre un moment historique avec la passation de pouvoir entre son président sortant, Akinwumi Adesina, et son successeur, Sidi Ould Tah. La cérémonie est prévue pour le 1er septembre 2025 à Abidjan, siège de l’institution, et devrait rassembler de nombreuses personnalités politiques, économiques et diplomatiques venues du continent et d’ailleurs.

Une page qui se tourne

À la tête de la BAD depuis 2015, le Nigérian Akinwumi Adesina a marqué la décennie par une série d’initiatives phares axées sur la transformation agricole, le financement des infrastructures et l’intégration régionale. Sous son leadership, la Banque a consolidé son rôle de catalyseur du développement africain et de partenaire incontournable pour les grandes institutions internationales.

L’arrivée de Sidi Ould Tah

Son successeur, le Mauritanien Sidi Ould Tah, n’est pas un inconnu dans le milieu du développement. Ancien ministre et jusqu’ici directeur général de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), il apporte une expertise reconnue en matière de financement, de coopération internationale et de diplomatie économique. Sa nomination ouvre une nouvelle ère, marquée par des attentes fortes autour de la mobilisation des ressources et de l’innovation financière au service des priorités africaines.

Un événement symbolique

La cérémonie d’Abidjan, au-delà de son protocole, revêt une portée symbolique : elle illustre la continuité mais aussi la capacité de la BAD à se réinventer. Plusieurs chefs d’État africains, ministres des Finances, partenaires techniques et investisseurs internationaux sont attendus. Les discussions en marge de l’événement devraient porter sur les défis immédiats du continent : industrialisation, souveraineté alimentaire, financement climatique et inclusion numérique.

Des enjeux stratégiques

La transition entre les deux dirigeants intervient dans un contexte marqué par des pressions économiques mondiales, la nécessité de renforcer la résilience des économies africaines et l’accélération des réformes de financement du développement. Le nouveau président de la BAD devra rapidement s’imposer comme un fédérateur capable de maintenir la crédibilité et l’influence de l’institution.

6fd8543299fe911fe4459a0e34ab676f L 360x320

La BAD s’associe à Aerosense pour développer l’usage des drones en Afrique.

La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé un partenariat stratégique avec Aerosense, entreprise japonaise spécialisée dans les technologies de drones, afin de promouvoir l’utilisation de ces appareils à des fins civiles et commerciales à travers le continent africain.

Cette collaboration vise à renforcer les capacités technologiques locales, faciliter la collecte de données géospatiales et soutenir des secteurs clés tels que l’agriculture, la gestion des infrastructures, la sécurité et la réponse aux catastrophes naturelles. Les drones permettront notamment de surveiller les cultures, de cartographier les zones rurales et de transporter du matériel médical dans des régions difficiles d’accès.

Pour la BAD, ce partenariat s’inscrit dans une stratégie plus large visant à accélérer la transformation numérique en Afrique et à favoriser l’innovation technologique au service du développement durable. Aerosense, de son côté, apportera son expertise en matière de conception, de pilotage et de maintenance de drones, tout en formant les talents locaux pour assurer une appropriation durable des technologies.

Ce projet illustre l’importance croissante des technologies avancées dans le développement africain et ouvre la voie à de nouvelles opportunités économiques et sociales sur le continent.

Africa Exclusive IA EN AFRIQUE Google AI Research en premiere ligne 360x320

L’IA au service du développement africain : la BAD s’engage pleinement.

La Banque africaine de développement (BAD) intensifie son engagement en faveur de l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans les politiques et projets de développement à travers le continent. Cette orientation stratégique, inscrite dans son plan décennal 2024–2033, vise à placer l’Afrique au cœur de la révolution numérique mondiale.

Former massivement aux compétences de demain

La BAD déploie un vaste programme de formation pour doter des millions d’Africains de compétences dans les technologies émergentes, notamment l’IA. L’objectif est de former à la fois la jeunesse, les entrepreneurs et les agents publics, afin de créer un écosystème capable d’utiliser l’IA dans des domaines essentiels tels que l’agriculture, la santé, l’éducation et la gouvernance. Cette initiative entend réduire les inégalités d’accès au savoir et offrir de nouvelles perspectives professionnelles.

Suivre les grandes ambitions du continent grâce à l’IA

L’institution mise également sur l’IA pour améliorer le suivi et l’évaluation des grandes stratégies de développement africaines, comme l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Des outils numériques innovants permettent désormais d’analyser les données plus rapidement, de produire des rapports fiables et d’éclairer les décisions stratégiques, contribuant ainsi à une planification plus efficace.

Un débat sur l’IA éthique et inclusive

La BAD multiplie les échanges de haut niveau avec des acteurs technologiques mondiaux pour promouvoir une IA adaptée aux réalités africaines. Trois priorités ressortent de ces discussions : développer les compétences humaines, renforcer les infrastructures numériques et disposer de données locales de qualité pour entraîner des modèles d’IA qui reflètent la diversité culturelle, linguistique et socio-économique du continent.

Soutenir l’action publique avec des solutions IA

La Banque africaine de développement accompagne également les institutions nationales, y compris les parlements, dans l’utilisation de l’IA pour évaluer et améliorer les politiques publiques. Cette approche permet de disposer d’analyses plus précises, d’accélérer la production d’études et d’orienter les choix politiques vers des solutions concrètes et mesurables.

Vers une gouvernance basée sur la donnée

En parallèle, la BAD œuvre pour que les pays africains développent des stratégies solides en matière de gouvernance des données. En structurant la collecte, l’analyse et l’utilisation de l’information, elle entend garantir que les décisions prises au plus haut niveau reposent sur des données fiables, accessibles et sécurisées.

Une vision pour un avenir numérique africain

À travers ces initiatives, la Banque africaine de développement affirme sa volonté de faire de l’IA un levier majeur de croissance et de transformation pour l’Afrique. Plus qu’un simple outil technologique, l’intelligence artificielle est envisagée comme un moteur pour bâtir un avenir inclusif, innovant et résilient, où le continent pourra pleinement exploiter son potentiel humain et économique.