
Guinée : le CNT adopte le volet recettes du budget 2026.
Réuni en séance plénière ce mardi 31 mars 2026, le Conseil National de la Transition a franchi une étape décisive dans l’examen de la Loi de finances initiale 2026 en adoptant son volet recettes.
Présenté par le rapporteur général, N’Gouamou Fabara Koné, le document s’inscrit dans le respect des dispositions constitutionnelles et de la Loi organique relative aux lois de finances (LORF). Il traduit également les orientations stratégiques impulsées par le président de la République, Mamadi Doumbouya, et mises en œuvre par le gouvernement.
Un contexte économique global contrasté
Les débats ont mis en lumière un environnement international caractérisé par une relative stabilité de la croissance et de l’inflation, mais également marqué par des tensions géopolitiques persistantes, ainsi que des risques sécuritaires et climatiques.
En Afrique subsaharienne, la croissance demeure modérée et fragile, notamment en raison de contraintes financières accrues, ce qui renforce la nécessité pour la Guinée de consolider ses ressources internes.
Une stratégie axée sur la mobilisation des recettes internes
Le projet de budget 2026 accorde une priorité à la mobilisation accrue des recettes intérieures, afin de financer les politiques publiques et soutenir les ambitions de développement. Cette orientation s’inscrit dans la dynamique du programme Simandou 2040, considéré comme un levier central de transformation économique.
Les autorités entendent notamment :
- élargir l’assiette fiscale par l’intégration progressive du secteur informel ;
- intensifier les contrôles pour améliorer le recouvrement des arriérés ;
- renforcer les performances des régies financières ;
- optimiser les revenus issus des ressources minières, en particulier la bauxite.
Ces mesures seront accompagnées d’actions visant à préserver le pouvoir d’achat et à maintenir la stabilité macroéconomique.
Des hypothèses macroéconomiques ambitieuses
Le cadrage macroéconomique repose sur des objectifs volontaristes, avec :
- un taux de croissance de 9,5 % ;
- une inflation moyenne de 3,5 % ;
- une pression fiscale d’au moins 14 % du PIB ;
- un déficit budgétaire maintenu sous le seuil de 3 % du PIB.
Une hausse significative des recettes budgétaires
Les recettes du budget général pour 2026 sont projetées à 53 431,86 milliards de francs guinéens, contre 43 960,62 milliards en 2025, soit une progression de 26,65 %.
Cette hausse est principalement portée par les recettes fiscales, estimées à 48 709,96 milliards de francs guinéens, représentant plus de 91 % des ressources totales. Les recettes non fiscales et les dons devraient également progresser, soutenus par l’appui des partenaires techniques et financiers.
Une étape clé dans le processus budgétaire
L’adoption du volet recettes constitue une avancée majeure dans le processus d’adoption de la Loi de finances 2026. Elle reflète la volonté des autorités de renforcer la soutenabilité des finances publiques tout en accompagnant la transformation structurelle de l’économie guinéenne.

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