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Décès de l’Ayatollah Khamenei Guide suprême iranien : l’ambassade d’Iran ouvre un registre de condoléances à Conakry.

La représentation diplomatique de la Iran en Conakry a annoncé, dans un communiqué officiel publié le 3 mars 2026, le décès de Ali Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique. Une disparition que l’ambassade qualifie de « profonde tristesse » et qu’elle présente comme consécutive à une « agression aérienne » survenue le 28 février.

Une perte majeure pour le monde musulman

Dans sa note diplomatique, l’ambassade évoque une épreuve d’une grande ampleur pour la communauté musulmane, soulignant l’influence religieuse et politique du Guide suprême iranien, figure centrale du système institutionnel de la République islamique depuis plusieurs décennies.

Face à cette disparition, la mission diplomatique iranienne en Guinée a décidé d’organiser un hommage officiel afin de permettre aux autorités religieuses et aux fidèles de témoigner leur solidarité.

Un appel à la mobilisation des autorités religieuses

Les imams, les responsables de mosquées ainsi que l’ensemble des croyants sont invités à prendre part à ce moment de recueillement. L’ambassade entend ainsi associer la communauté religieuse locale à cet hommage, dans un esprit de communion et de solidarité.

Ouverture d’un livre de condoléances

Un registre de condoléances sera mis à disposition au siège de l’ambassade, situé à la Cité ministérielle, sur la Corniche Nord à Donka, selon le calendrier suivant :

  • Jeudi 5 mars 2026 : de 14h00 à 17h00

  • Vendredi 6 mars 2026 : de 08h00 à 12h00

Des circonstances dénoncées par Téhéran

Le communiqué, signé par les services diplomatiques iraniens, dénonce fermement les conditions de cette disparition, imputées à une opération militaire étrangère. Cette prise de position intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, marqué par une recrudescence des affrontements et des rivalités géopolitiques au Moyen-Orient.

Au-delà de l’hommage, cette annonce souligne également les répercussions internationales de la disparition d’une figure majeure de la scène politique et religieuse iranienne.

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Guinée : Mamadi Doumbouya attendu à Conakry après plusieurs semaines d’absence.

Après plusieurs semaines passées hors du territoire national, le président de la transition guinéenne, le Général d’Armée Mamadi Doumbouya, s’apprête à regagner Conakry. L’annonce a été faite par son conseiller personnel, Thierno Mamadou Bah, lors d’une intervention sur Radio France Internationale, mettant un terme aux nombreuses spéculations entourant son absence.

Selon cette source officielle, le retour du chef de l’État est prévu pour le vendredi 6 mars 2026.

Une absence liée à des contraintes d’agenda et de récupération

Face aux interrogations persistantes, les autorités ont tenu à rassurer l’opinion publique. Thierno Mamadou Bah a expliqué que cette période d’éloignement s’inscrivait dans un contexte de forte sollicitation liée aux responsabilités présidentielles, nécessitant un temps de récupération.

Il a ainsi balayé les rumeurs relatives à l’état de santé du président, évoquant une situation maîtrisée et sans motif d’inquiétude.

Un contexte marqué par un déficit de communication

Le chef de l’État guinéen avait quitté le pays à la mi-février pour prendre part au sommet de l’Union africaine. Toutefois, l’absence de communication officielle régulière sur son agenda et sa localisation avait alimenté les interrogations au sein de l’opinion.

Ce retour annoncé intervient donc dans un climat où les attentes restent fortes en matière de transparence institutionnelle et de communication publique, dans un pays engagé dans une transition politique sensible.

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Au port de Conakry, la logistique face à l’accélération du trafic

À l’initiative de Africa Global Logistics (AGL), une journée portes ouvertes s’est tenue ce lundi au sein de Conakry Terminal, principale plateforme de manutention de conteneurs du Port autonome de Conakry. Partenaires institutionnels, clients, opérateurs privés et représentants des transporteurs ont été conviés à cette rencontre destinée à faire le point sur les performances du terminal et à renforcer la coordination entre les différents maillons de la chaîne logistique.

Dans un contexte de forte croissance économique, marqué notamment par l’essor du secteur minier et la hausse des importations, la pression sur les infrastructures portuaires s’intensifie. Opérateur de la délégation de service public pour les activités conteneurs et la manutention de véhicules, Conakry Terminal fait aujourd’hui face à un défi d’ampleur : absorber des volumes en avance de plusieurs années sur les prévisions initiales.

Des volumes records, en avance sur les projections

Selon son directeur général, Emmanuel Masson, le terminal traite en 2025 des flux initialement projetés pour 2030. Le trafic mensuel atteint désormais entre 45 000 et 50 000 EVP (équivalents vingt pieds), contre 32 000 à 35 000 auparavant. Une progression significative qui témoigne du dynamisme économique du pays, mais met également sous tension l’ensemble de l’écosystème portuaire.

« Conakry Terminal n’est rien tout seul », a rappelé le dirigeant, insistant sur la responsabilité collective des importateurs, industriels, transitaires, transporteurs et administrations, notamment douanières. Car si les capacités techniques évoluent, la fluidité dépend d’une coordination étroite entre tous les acteurs.

Investissements et réformes pour fluidifier les opérations

Pour répondre à cette montée en charge, plusieurs mesures structurantes ont été engagées. Sur le plan technique, le deuxième quai – le quai 10 – a été équipé de nouveaux moyens modernes de manutention, permettant d’accélérer les opérations navires et le traitement des conteneurs.

Parallèlement, l’ouverture récente de la circulation des poids lourds 24 heures sur 24 dans la commune de Kaloum constitue une avancée notable. Jusqu’alors limitée aux horaires administratifs, cette restriction freinait les enlèvements et rallongeait les délais. Depuis une dizaine de jours, les transporteurs peuvent récupérer leurs marchandises de manière continue, améliorant la cadence des sorties.

Le directeur général préfère évoquer un « défi » plutôt qu’une congestion structurelle. Néanmoins, l’allongement des délais d’importation peut engendrer des surcoûts logistiques, susceptibles d’être répercutés sur les prix des marchandises.

Un enjeu économique et social

Présent lors de la rencontre, Elhadj Aliou Chérif, président de la Chambre de commerce de la région de Conakry, a salué l’initiative d’AGL. Selon lui, cette immersion a permis aux opérateurs économiques de mieux appréhender les contraintes techniques et les efforts engagés pour moderniser l’outil portuaire.

Il a toutefois rappelé que la pression actuelle est directement liée à l’attractivité économique de Conakry, portée par les sociétés minières, les commerçants et les industriels, tous tributaires du port. Tout en remerciant les autorités pour la suspension temporaire des surestaries, il a appelé les opérateurs à accélérer l’enlèvement des conteneurs encore stationnés.

Des milliers d’unités demeurent en attente, contribuant à la rareté de certaines marchandises sur le marché intérieur et à la hausse des prix. La fluidité portuaire apparaît ainsi comme un enjeu social autant qu’économique, dans un pays où la dépendance aux importations reste forte.

Modernisation et coordination, clés de la compétitivité

Au terme de cette journée, un constat s’impose : la performance du port de Conakry repose sur un effort collectif et continu. Sous la supervision des autorités portuaires et gouvernementales, la modernisation des infrastructures doit s’accompagner d’une meilleure synchronisation des procédures et des acteurs.

Dans un contexte de mutation rapide, l’amélioration de la logistique portuaire constitue un levier stratégique pour accompagner durablement la croissance guinéenne. Transformer la pression actuelle en opportunité de développement dépendra de la capacité de la communauté portuaire à agir en synergie.

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Conakry accueille les 37ᵉ Journées annuelles du Club des Dirigeants de Banques d’Afrique.

Les Journées annuelles du Club des Dirigeants de Banques et Établissements financiers d’Afrique ont officiellement débuté jeudi 12 février 2026 à Conakry. Cette 37ᵉ édition, qui s’achève le 13 février, est présidée par le Premier ministre, Amadou Oury Bah, et réunit de hauts responsables du secteur financier venus de plusieurs pays du continent.

Placée sous le thème « Le financement de l’économie africaine : Intelligence artificielle et réglementation au service de l’efficacité bancaire », la rencontre rassemble dirigeants de banques, régulateurs, experts financiers, décideurs publics et acteurs de l’innovation technologique. Dans un contexte marqué par un déficit structurel de financement des PME et une accélération des mutations numériques, les échanges visent à dégager des solutions concrètes pour renforcer l’efficacité, la résilience et l’inclusivité des systèmes bancaires africains.

L’intelligence artificielle, levier stratégique de transformation

Pour Sidi Mohamed Chérif, président de l’Association professionnelle des banques (APB) de Guinée, le choix du thème reflète une préoccupation centrale pour le continent. L’Afrique, a-t-il rappelé, fait face à des besoins massifs de financement pour soutenir sa croissance, accélérer son industrialisation et élargir l’inclusion financière.

Selon lui, les banques africaines ne peuvent plus se limiter à un rôle d’intermédiation classique : elles doivent devenir de véritables acteurs du développement économique. Dans cette perspective, l’intelligence artificielle apparaît comme un outil stratégique, capable d’optimiser l’évaluation des risques, d’améliorer la qualité du service et d’élargir l’accès au crédit.

Cette transformation, a-t-il toutefois souligné, doit s’inscrire dans des cadres réglementaires solides, garants de la stabilité financière, de la transparence et de la confiance des usagers.

Le responsable bancaire a également mis en avant l’évolution des indicateurs du secteur en Guinée. En l’espace de quatre ans, les financements à la clientèle seraient passés d’environ 2 milliards à plus de 4,8 milliards de dollars, tandis que les engagements de l’État auprès du système bancaire auraient progressé de 2 à 3,8 milliards de dollars. Des chiffres qu’il interprète comme le signe d’un engagement accru du secteur dans le financement de l’économie nationale.

Un déficit continental estimé à 330 milliards de dollars

Le président du Club et directeur général du Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE), Ngueto Tiraïna Yambaye, a pour sa part rappelé l’ampleur du défi à l’échelle continentale.

Les PME représentent environ 80 % des emplois et près de la moitié du PIB africain, mais elles n’accèdent qu’à moins de 20 % du crédit formel. Le déficit de financement dépasserait 330 milliards de dollars. Par ailleurs, près de 45 % des populations africaines demeurent en marge du système bancaire.

Dans ce contexte, l’intelligence artificielle ne relève pas d’un simple effet de mode, mais d’une nécessité opérationnelle. Grâce au scoring alternatif, à l’automatisation des प्रक्रés et à la gestion prédictive des risques, les institutions financières peuvent réduire leurs coûts, mieux détecter les fraudes et élargir leur base de clientèle, y compris dans le secteur informel. Chatbots bancaires, identification biométrique et exploitation de données non structurées figurent parmi les outils cités pour favoriser l’inclusion financière.

Mais l’innovation, a-t-il averti, doit impérativement s’accompagner de règles claires en matière de protection des données, d’éthique et de gouvernance des algorithmes. L’enjeu consiste à bâtir un cadre réglementaire adapté aux réalités africaines, capable d’encadrer l’innovation sans l’entraver.

Croissance, effet d’éviction et réformes structurelles en Guinée

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre Amadou Oury Bah a replacé les discussions dans le contexte macroéconomique guinéen. Il a évoqué une économie en forte croissance, avec des perspectives de taux à deux chiffres, tout en reconnaissant la persistance de déséquilibres structurels.

Il a notamment souligné le phénomène d’« effet d’éviction », résultant du niveau élevé des besoins de financement de l’État, qui mobilise une part importante des ressources bancaires au détriment du financement de l’économie réelle. Le gouvernement, a-t-il admis, devra ajuster sa stratégie pour réorienter davantage de flux vers le secteur productif.

Le chef du gouvernement a par ailleurs insisté sur la nécessité de diversifier l’économie, d’investir dans les infrastructures et le capital humain, et de renforcer les recettes intérieures afin de préserver les équilibres monétaires. La détention d’une monnaie nationale constitue, selon lui, un atout, à condition de respecter strictement les principes de gestion budgétaire et de politique monétaire.

Enfin, il a estimé que l’intelligence artificielle ne pourra produire des résultats tangibles sans un environnement fondé sur la confiance, la coopération et une meilleure circulation de l’information entre pouvoirs publics, banques et clients. L’enjeu, a-t-il conclu, est d’intégrer l’ensemble des acteurs économiques dans une dynamique de justice et d’efficacité, condition indispensable pour faire du système bancaire un véritable moteur de transformation structurelle.

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Guinée–Japon : cinquante ans de relations diplomatiques célébrés à Conakry.

La Guinée et le Japon ont célébré, le 12 février à Conakry, le cinquantième anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques, à l’occasion de la fête nationale japonaise. Dans les jardins de la résidence diplomatique, autorités guinéennes, diplomates et représentants d’organisations internationales ont marqué cet événement placé sous le signe du respect mutuel et du partenariat durable.

Le Premier ministre, plusieurs membres du gouvernement ainsi que de hauts responsables de l’administration ont pris part à la cérémonie, symboliquement ouverte par l’exécution des hymnes nationaux des deux pays.

Un partenariat consolidé autour du développement

Au-delà du protocole, cette célébration a mis en lumière un demi-siècle de coopération progressivement renforcée à travers des projets structurants. Dans son allocution, l’ambassadeur du Japon en Guinée, Kato Ryuichi, a rappelé la portée particulière de l’anniversaire impérial pour le peuple japonais, tout en soulignant la signification de cette réception organisée à Conakry.

Le diplomate a évoqué son immersion dans les réalités du pays durant ses trois années de mission, indiquant avoir parcouru une grande partie du territoire guinéen. Cette expérience lui a permis, selon ses propos, de mesurer à la fois la résilience des populations et les défis persistants liés aux inégalités de développement.

Éducation et industrialisation : priorités pour l’avenir

Se projetant vers les prochaines décennies, l’ambassadeur a identifié deux leviers majeurs pour la Guinée : la promotion industrielle et la formation des ressources humaines. L’investissement dans l’éducation a été présenté comme la pierre angulaire du développement à long terme, comparable aux fondations d’un édifice dont la solidité dépend des choix réalisés aujourd’hui.

Un message qui s’inscrit dans une vision partagée d’un partenariat orienté vers l’innovation, la montée en compétences et la création de valeur locale.

Une coopération diversifiée et appelée à s’élargir

Au nom du ministre des Affaires étrangères, la cheffe de cabinet Mariama Bailo Barry a transmis les félicitations des autorités guinéennes à l’Empereur du Japon, au nom du président Mamadi Doumbouya. Elle a rappelé que les relations entre Conakry et Tokyo reposent sur des principes de respect mutuel, de dialogue constant et d’engagement commun pour la paix et le développement durable.

Le Japon est considéré comme un partenaire fiable, intervenant dans des secteurs variés tels que les infrastructures, la santé, l’éducation, la pêche et le renforcement des capacités institutionnelles.

Les autorités guinéennes ont exprimé leur volonté d’approfondir cette coopération, notamment dans les domaines de l’industrialisation, de la technologie, de la transition énergétique et de l’agriculture moderne. L’expertise japonaise, conjuguée au potentiel économique et humain de la Guinée, est perçue comme un vecteur de perspectives partagées.

La réception a également mis à l’honneur la dimension culturelle du partenariat, avec la présentation de produits et de savoir-faire japonais, illustrant la diversité et la profondeur des échanges entre les deux nations.

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Coopération culturelle : Conakry et Paris renforcent leur partenariat stratégique.

Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a reçu mercredi à Conakry l’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, dans le cadre d’une rencontre consacrée au renforcement de la coopération culturelle entre les deux pays.

Cette audience s’inscrit dans une dynamique de relance et de structuration du partenariat culturel franco-guinéen, à un moment où les autorités guinéennes entendent faire des industries culturelles et créatives un levier de développement économique et de rayonnement international.

Autour de l’ambassadeur figuraient notamment les co-directrices du Centre culturel franco-guinéen (CCFG), Lucie Toua et Hadja Djariou Bah, ainsi que la directrice générale adjointe de l’Agence française de développement (AFD), Marie Dubuffet. Côté guinéen, plusieurs responsables du ministère ont pris part aux échanges, dont le chef de cabinet et les principaux cadres en charge des industries culturelles.

Des projets structurants à l’agenda

Les discussions ont porté sur plusieurs chantiers majeurs : la modernisation du Centre culturel franco-guinéen, la construction d’une médiathèque, la promotion du livre, la création d’une Maison des industries culturelles et créatives (ICC), la mise en place d’une École nationale du cirque ainsi que la rénovation et l’extension du Musée national de Guinée.

L’ambassadeur de France a salué la nomination du ministre et réaffirmé la volonté de son pays d’aligner son appui sur les priorités définies par les autorités guinéennes. Il a souligné l’importance du CCFG comme plateforme centrale de coopération culturelle et évoqué les efforts engagés pour réhabiliter et moderniser ses infrastructures, notamment à travers le développement de nouveaux espaces pédagogiques et l’acquisition d’équipements audiovisuels adaptés aux standards actuels.

Le livre et les industries créatives en priorité

Les responsables du CCFG ont rappelé le rôle du centre comme espace d’échanges entre artistes, entrepreneurs culturels et acteurs institutionnels des deux pays. Une attention particulière a été portée à la promotion du livre, dans un contexte où Conakry bénéficie du label de Ville créative de l’UNESCO pour la littérature.

La création d’une médiathèque et le renforcement des actions de soutien à la lecture figurent parmi les priorités exprimées par le ministre, qui souhaite donner une traduction concrète à cet engagement international.

L’AFD engagée sur plusieurs fronts

De son côté, l’Agence française de développement a confirmé son soutien au secteur culturel guinéen autour de trois axes principaux : l’appui au patrimoine à travers le financement du projet de rénovation et d’extension du Musée national ; la réalisation d’une étude de faisabilité pour la future Maison des ICC ; et l’accompagnement d’un projet structurant porté par Circus Baobab, intégré au dispositif de formation professionnelle dans le cadre du Programme décennal de l’éducation guinéenne.

Une volonté politique affirmée

En conclusion, le ministre Moussa Moïse Sylla a salué la qualité des échanges et réaffirmé la détermination de son département à faire aboutir ces projets structurants. Il a insisté sur le caractère prioritaire de la médiathèque, du Musée national, de la Maison des ICC et de l’École nationale du cirque, présentés comme des piliers d’une politique culturelle ambitieuse.

À travers cette rencontre, Conakry et Paris affichent leur volonté commune de consolider un partenariat culturel orienté vers la modernisation des infrastructures, le soutien à la création et l’émergence d’un écosystème culturel dynamique au service de la jeunesse guinéenne.

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Investiture présidentielle : les administrateurs territoriaux mobilisés pour la cérémonie du 17 janvier à Conakry

À l’approche de l’investiture du Président de la République, Mamadi Doumbouya, les autorités guinéennes renforcent les dispositions organisationnelles. Tous les administrateurs territoriaux du pays ont été officiellement convoqués à Conakry pour prendre part à cette cérémonie majeure de la vie institutionnelle nationale.

Dans une correspondance officielle émise par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), les gouverneurs de régions, préfets, sous-préfets ainsi que les présidents des délégations spéciales sont instruits de rallier la capitale au plus tard quarante-huit heures avant la date prévue de l’événement. Cette mesure vise à garantir une participation complète et ordonnée de l’ensemble de l’administration territoriale à cette cérémonie solennelle.

Outre leur présence institutionnelle, les responsables locaux sont également invités à se rendre au Camp Alpha Yaya Diallo, où ils devront procéder au retrait des tenues de parade spécialement prévues pour l’investiture. Cette étape s’inscrit dans le souci d’uniformité, de discipline et de solennité attaché à l’événement.

La cérémonie d’investiture est programmée pour le 17 janvier 2026 au Stade Général Lansana Conté, à Conakry. Elle marquera officiellement l’entrée en fonction du Président élu et constituera un moment clé de la transition institutionnelle vers la Cinquième République.

Par cette mobilisation générale de l’administration territoriale, les autorités entendent assurer une organisation rigoureuse et symboliser l’adhésion de l’ensemble des structures déconcentrées de l’État à ce rendez-vous historique pour la nation guinéenne.

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Port de Conakry : Le Président suspend les surestaries pour soulager les importateurs.

Le Conseil des ministres s’est tenu ce jeudi 11 décembre 2025 sous la présidence du Chef de l’État, Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya. Parmi les points majeurs de la communication présidentielle, la situation critique au Port Autonome de Conakry (PAC) a occupé une place centrale, en raison des perturbations enregistrées ces dernières semaines dans les opérations portuaires.

Une décision exceptionnelle pour atténuer les difficultés

Face aux réclamations des opérateurs économiques, importateurs et transitaires confrontés à des retards d’enlèvement, à l’engorgement des terminaux et à l’accumulation des charges, le Président de la République a annoncé la suspension immédiate des surestaries.

Cette mesure vise à :

  • réduire la pression financière sur les importateurs, fortement pénalisés par les frais supplémentaires ;

  • désengorger le port en facilitant l’accélération du processus de dédouanement ;

  • rétablir la fluidité des opérations logistiques afin de limiter les impacts sur l’approvisionnement du marché national.

Un signal fort pour stabiliser la chaîne logistique

Les surestaries, qui représentent des pénalités appliquées aux marchandises restées trop longtemps dans l’enceinte portuaire, ont connu une hausse significative en raison du ralentissement des opérations. La suspension décidée par le Chef de l’État est considérée comme un soulagement majeur pour le secteur privé, notamment pour les entreprises dépendantes des importations.

Selon le Gouvernement, cette mesure temporaire s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la performance du port, améliorer la coordination entre les acteurs et moderniser les infrastructures logistiques du pays.

Une évaluation en cours pour des réformes durables

Le Chef de l’État a instruit les ministres concernés — notamment ceux des Transports, de l’Économie et du Budget — à travailler conjointement avec la Direction du Port Autonome de Conakry pour :

  • identifier les causes structurelles du blocage,

  • proposer des solutions rapides et durables,

  • prévenir de nouvelles perturbations dans les flux portuaires.

Un rapport détaillé est attendu dans les prochains jours pour permettre au Gouvernement d’adopter des réformes additionnelles, si nécessaire.

Le Port de Conakry, un enjeu stratégique

Plateforme logistique majeure pour la Guinée et la sous-région, le Port de Conakry joue un rôle déterminant dans l’économie nationale. Toute perturbation a des répercussions directes sur les prix, l’approvisionnement et la sécurité économique.

La décision présidentielle de suspendre les surestaries se veut donc une réponse ferme, pragmatique et orientée vers la protection des acteurs économiques et du pouvoir d’achat des populations.

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EPICON25 : Conakry accueille la grande réunion annuelle des directeurs du Programme élargi de vaccination d’Afrique de l’Ouest.

La capitale guinéenne abrite depuis ce lundi 24 novembre 2025 la réunion annuelle des directeurs du Programme élargi de vaccination (PEV) des pays d’Afrique de l’Ouest, un événement régional majeur baptisé EPICON25. Plus de 200 participants venus de 17 pays du bloc épidémiologique ouest-africain prennent part à ces assises qui se poursuivront jusqu’au 27 novembre.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des réunions précédemment organisées dans d’autres régions du continent, notamment en Afrique de l’Est, australe et centrale, dans le but de renforcer la coordination et l’harmonisation des stratégies vaccinales.

Un espace stratégique d’évaluation et de planification

EPICON25 offre une plateforme essentielle pour examiner les performances des programmes nationaux, évaluer les progrès réalisés dans la lutte contre les maladies évitables par la vaccination et partager les meilleures pratiques entre pays voisins, avec l’appui des partenaires techniques et financiers.

Les échanges portent sur :

  • l’analyse des données de couverture vaccinale ;

  • l’état d’avancement des campagnes de vaccination ;

  • la surveillance des maladies épidémiques ;

  • les innovations pour améliorer l’accès aux vaccins.

Un agenda centré sur les priorités régionales et mondiales

L’édition 2025 accorde une attention particulière :

  • aux priorités de l’Agenda d’action 2025–2026 de l’initiative Immunisation 2030 (IA2030) ;

  • ainsi qu’aux quatre axes stratégiques définis par GAVI, notamment la couverture équitable, la durabilité des systèmes, l’introduction de nouveaux vaccins et la préparation aux épidémies.

Ces orientations permettront d’accompagner les États dans la consolidation de leurs programmes nationaux, tout en répondant aux défis persistants tels que l’accès géographique, les ruptures de stock, la désinformation ou encore les difficultés logistiques.

Un rendez-vous qui confirme la montée en puissance de la Guinée

La tenue d’EPICON25 à Conakry est perçue comme une reconnaissance des avancées du pays en matière de vaccination. La Guinée a en effet affiché une progression notable de sa couverture vaccinale, passant de 47 % à 63 % en une année, grâce aux réformes engagées dans la chaîne de froid, à la disponibilité accrue des vaccins et à l’introduction récente du vaccin contre le paludisme.

Une dynamique régionale pour renforcer la santé publique

Au-delà du bilan technique, EPICON25 marque une volonté collective de renforcer la coopération sanitaire entre les pays ouest-africains face aux risques épidémiologiques persistants, dans un contexte où les systèmes de santé doivent continuellement s’adapter aux crises et innovations.

Les conclusions attendues le 27 novembre devraient orienter les actions prioritaires pour 2026 et consolider la résilience vaccinale dans toute la sous-région.

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Conakry accueille une rencontre régionale sur les Programmes élargis de vaccination en Afrique.

Des responsables de santé venus de seize pays africains, ainsi que de l’Algérie, se réunissent à Conakry du 24 au 28 novembre 2025 pour une session de travail consacrée à l’évaluation des Programmes élargis de vaccination (PEV) dans la sous-région.
Pendant cinq jours, les directeurs nationaux des PEV examineront l’état d’avancement des politiques vaccinales, analyseront les progrès réalisés et identifieront les priorités pour renforcer la vaccination systématique.

Cette rencontre régionale vise également à favoriser le partage d’expériences et de bonnes pratiques entre les pays participants, dans un contexte où la prévention des maladies évitables par la vaccination demeure un enjeu majeur de santé publique en Afrique.

La tenue de cet événement à Conakry marque une reconnaissance des efforts fournis par la Guinée ces derniers mois. Le pays est en effet parvenu à améliorer significativement sa couverture vaccinale, passée de 47 % à 63 % en un an.
Une progression rendue possible grâce à la modernisation de la chaîne de froid, au renforcement de la disponibilité des vaccins et à l’introduction du vaccin contre le paludisme dans le programme national.

Les travaux de Conakry devraient permettre de dégager de nouvelles orientations et de consolider les stratégies régionales afin de garantir un accès élargi et équitable à la vaccination pour les populations africaines.