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Visite de Bassirou Diomaye Faye au Congo : Dakar et Brazzaville redéfinissent leur partenariat stratégique.

Énergie, sécurité alimentaire et médiation régionale au cœur des échanges

La visite officielle du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye en République du Congo, les 2 et 3 février, s’inscrit dans une dynamique qui dépasse largement le cadre des relations fraternelles historiques entre Dakar et Brazzaville. À travers cette séquence diplomatique, les deux pays ont affiché leur volonté de faire évoluer un héritage politique ancien vers un partenariat économique et stratégique adapté aux enjeux contemporains du continent.

Reçu avec les honneurs par son homologue Denis Sassou N’Guesso, le chef de l’État sénégalais a clairement exprimé son ambition de transformer des liens forgés à l’époque coloniale en une coopération moderne, structurée et mutuellement bénéfique, reposant sur des intérêts économiques concrets et une vision africaine partagée.

Le gaz au centre d’un rapprochement énergétique

Premier axe majeur des discussions, la coopération énergétique occupe une place centrale dans le rapprochement entre les deux capitales. Devenu un nouvel acteur gazier sur la scène internationale depuis 2025, le Sénégal entend tirer parti de l’expérience du Congo, producteur pétrolier de longue date, dans la gestion des ressources extractives et la structuration d’une industrie énergétique durable.

Les échanges ont notamment porté sur un renforcement de la coopération entre les compagnies nationales PETROSEN et la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), avec pour objectif de partager les expertises, améliorer la gouvernance du secteur et renforcer la valeur ajoutée locale. Pour Dakar, Brazzaville représente un partenaire stratégique capable d’accompagner la montée en puissance de son secteur gazier.

Accélérer l’intégration économique et agricole

La visite a également mis en lumière l’urgence d’une intégration économique accrue entre les deux pays, et plus largement au sein du continent africain. Les présidents Faye et Sassou N’Guesso ont évoqué la nécessité de développer de nouveaux corridors agricoles et commerciaux, afin de renforcer les échanges intra-africains et d’améliorer la sécurité alimentaire.

Dans un contexte de forte dépendance aux importations de céréales, les deux dirigeants ont affiché leur volonté de promouvoir une production agricole locale plus compétitive, soutenue par des infrastructures adaptées et des mécanismes de coopération régionale. Cette approche s’inscrit dans la recherche d’une plus grande souveraineté alimentaire africaine, devenue un enjeu stratégique majeur.

Une diplomatie de médiation et de dialogue régional

Au-delà des considérations économiques, la visite du président sénégalais a revêtu une dimension diplomatique et politique affirmée. Bassirou Diomaye Faye a endossé un rôle de médiateur régional, dans un contexte marqué par les tensions persistantes entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Alliance des États du Sahel (AES).

Fort de la relation de confiance entretenue avec Brazzaville, Dakar souhaite contribuer à l’émergence de solutions africaines aux crises régionales, notamment sur les dossiers sensibles liés à l’AES et à la Guinée-Bissau. Le Sénégal défend, dans cette démarche, une approche fondée sur le dialogue, la solidarité africaine et le principe de non-ingérence, tout en privilégiant la stabilité et la coopération régionale.

Vers un partenariat repensé

Cette visite officielle marque ainsi une étape importante dans le repositionnement diplomatique et économique du Sénégal sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye. En s’appuyant sur des partenariats africains stratégiques, Dakar entend consolider sa place dans les grands équilibres régionaux, tout en contribuant à la construction d’une coopération sud-sud plus pragmatique et tournée vers le développement.

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Présidentielle au Congo-Brazzaville : le premier tour fixé au 15 mars.

Les électeurs de la République du Congo sont officiellement appelés aux urnes le samedi 15 mars pour le premier tour de l’élection présidentielle. L’annonce a été faite le mardi 20 janvier par le gouvernement, mettant fin aux spéculations qui circulaient ces dernières semaines autour du calendrier électoral.

Depuis plusieurs jours, certains médias évoquaient la date du 22 mars comme hypothèse pour la tenue du scrutin. Une information que les autorités ont formellement démentie, précisant que cette date n’avait jamais fait l’objet d’une décision officielle. Le gouvernement insiste ainsi sur la nécessité de se référer exclusivement aux communications institutionnelles pour toute information relative au processus électoral.

La convocation du corps électoral marque une étape clé dans l’organisation de cette présidentielle, appelée à se dérouler dans un contexte politique suivi de près par l’opinion nationale et internationale. Les prochaines semaines devraient être consacrées à la finalisation des opérations administratives, à la validation des candidatures et à l’ouverture de la campagne électorale, conformément aux dispositions du code électoral.

À travers cette annonce, les autorités entendent rassurer sur leur volonté de respecter le calendrier constitutionnel et d’assurer la tenue d’un scrutin organisé dans les règles. La présidentielle du 15 mars constitue ainsi un rendez-vous majeur pour l’avenir politique du pays, dans un climat où la transparence et la crédibilité du processus électoral seront particulièrement scrutées.

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Congo-Brazzaville : Denis Sassou-Nguesso inaugure à Pointe-Noire l’Institut national de biologie et de veille épidémiologique.

À quatre mois de l’élection présidentielle au Congo-Brazzaville, le président Denis Sassou-Nguesso a inauguré, ce lundi, un nouvel Institut national de biologie et de veille épidémiologique dans la ville de Pointe-Noire. Bien qu’il n’ait pas encore annoncé officiellement sa candidature, ce déplacement intervient dans un contexte politique attentivement scruté.

Une infrastructure de santé stratégique

Financé avec l’appui de la Banque mondiale, le nouvel institut se veut un outil scientifique de premier plan pour renforcer les capacités nationales en matière de surveillance sanitaire.
La structure est dotée d’équipements modernes destinés à :

  • analyser rapidement les agents infectieux,

  • améliorer le diagnostic précoce des maladies,

  • renforcer la lutte contre les épidémies,

  • soutenir la recherche biomédicale locale.

Les autorités congolaises soulignent que cet institut répond à un besoin devenu crucial depuis la pandémie de Covid-19, qui avait mis en lumière les faiblesses des systèmes de veille et de laboratoire en Afrique centrale.

Une inauguration à portée politique

Bien que Denis Sassou-Nguesso n’ait pas déclaré son intention de se présenter à la prochaine élection, sa présence à Pointe-Noire pour un événement majeur à forte visibilité nourrit les analyses politiques.
Le président a mis en avant « l’importance de consolider les capacités nationales en santé publique » et a salué la coopération avec les partenaires internationaux pour soutenir la modernisation des infrastructures sanitaires.

Un signal pour la modernisation de la santé au Congo

L’ouverture de cet institut représente un pas important pour la gestion des risques épidémiologiques dans un pays où la surveillance des maladies reste un enjeu constant.
Il devrait permettre au Congo de mieux détecter, analyser et contenir les épidémies, tout en renforçant la formation des chercheurs et biologistes locaux.

Une étape clé avant l’échéance électorale

À quelques mois de la présidentielle, cette inauguration s’inscrit dans une série d’activités gouvernementales visant à mettre en lumière les grands projets réalisés dans les secteurs de la santé, des infrastructures et du développement social.

Pour l’heure, aucune annonce officielle n’a été faite concernant la candidature du chef de l’État, mais l’agenda politique du pays entre dans une phase décisive.

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Congo : révision des listes électorales en vue de la présidentielle.

En République du Congo, les préparatifs en amont du prochain scrutin présidentiel connaissent une nouvelle étape importante avec le lancement de la révision des listes électorales. Cette opération, annoncée par la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), vise à garantir une participation large et transparente des citoyens lors du rendez-vous électoral.

La révision permettra notamment :

  • l’inscription des nouveaux électeurs en âge de voter,

  • la mise à jour des informations concernant les électeurs déjà enregistrés,

  • la radiation des personnes décédées ou inéligibles.

Selon la CNEI, cette démarche est essentielle pour renforcer la crédibilité du processus électoral et assurer que chaque voix puisse être prise en compte de manière équitable. Les autorités appellent la population à se mobiliser massivement pour s’inscrire et vérifier leurs données afin d’éviter toute irrégularité le jour du vote.

Ce processus s’inscrit dans un climat politique marqué par de fortes attentes autour du prochain scrutin présidentiel, considéré comme une échéance majeure pour l’avenir du pays.

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Congo-Brazzaville : le processus électoral lancé en vue de la présidentielle de mars 2026

Le gouvernement congolais a donné le coup d’envoi officiel du calendrier électoral en fixant les principales étapes menant à l’élection présidentielle prévue pour mars 2026. Un arrêté ministériel daté du 7 août précise les périodes de révision des listes électorales sur l’ensemble du territoire national, marquant ainsi la première phase concrète du processus.

Cette mise à jour des registres vise à garantir la participation de tous les citoyens en âge de voter, y compris ceux qui atteindront la majorité électorale d’ici au scrutin. Les autorités insistent sur l’importance de cette étape pour assurer la transparence et la fiabilité du vote.

Selon la Constitution, le président sortant est habilité à briguer un nouveau mandat. Cette disposition laisse ouverte la possibilité d’une candidature de l’actuel chef de l’État, bien que celui-ci n’ait pas encore officialisé sa décision.

La présidentielle de 2026 s’annonce comme un moment politique majeur pour le Congo-Brazzaville, avec des enjeux qui dépassent la simple reconduction d’un mandat. Elle pourrait également être l’occasion pour de nouvelles figures politiques de se positionner et pour la société civile de peser davantage sur le débat public.

Les prochains mois seront marqués par les opérations d’enrôlement, la publication des listes provisoires, puis la campagne électorale, avant que les électeurs ne soient appelés aux urnes au printemps 2026.