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Dr Sidi Ould Tah prête serment comme neuvième président de la Banque africaine de développement à Abidjan.

Abidjan, 1er septembre 2025. La capitale économique ivoirienne a été le théâtre d’un moment historique avec la prestation de serment de Dr Sidi Ould Tah, devenu officiellement le neuvième président de la Banque africaine de développement (BAD).

La cérémonie, organisée au siège de l’institution à Abidjan, a rassemblé de nombreuses personnalités du monde politique, économique et diplomatique, ainsi que des représentants de la société civile et des partenaires techniques et financiers. Dans une atmosphère solennelle, le Dr Ould Tah a juré d’exercer ses nouvelles fonctions avec intégrité, rigueur et transparence, au service du développement du continent.

Une transition symbolique

Il succède à Akinwumi Adesina, qui a dirigé la BAD pendant dix ans, laissant l’institution renforcée dans ses missions de financement du développement et d’accompagnement des réformes structurelles en Afrique. La passation de pouvoir, au-delà de l’acte administratif, symbolise une continuité dans la vision panafricaine de la BAD : être un moteur de transformation pour répondre aux défis du continent.

Le parcours d’un homme d’expérience

Économiste et ancien ministre mauritanien, le Dr Sidi Ould Tah a occupé plusieurs postes de haut niveau, notamment à la tête de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA). Son expertise dans les domaines de la finance internationale, de l’agriculture et du développement durable a joué un rôle clé dans son élection à la présidence de la BAD.

Des défis immenses

Dans son discours, le nouveau président a rappelé que l’Afrique fait face à des enjeux stratégiques majeurs :

  • Accélérer l’industrialisation et la diversification économique ;

  • Renforcer la sécurité alimentaire dans un contexte de changement climatique ;

  • Améliorer l’accès à l’énergie pour stimuler la compétitivité et l’innovation ;

  • Accroître les financements en faveur des jeunes et des femmes, véritables moteurs de croissance inclusive.

Il a également souligné la nécessité pour la BAD d’accroître son rôle dans la mobilisation des ressources financières internationales, en particulier dans le domaine des énergies renouvelables et des infrastructures régionales intégrées.

Un rendez-vous continental

L’événement d’Abidjan a réuni plusieurs chefs d’État africains, des représentants d’institutions multilatérales et des partenaires bilatéraux, tous venus témoigner de l’importance de la BAD dans l’architecture financière du continent.

Avec cette investiture, Dr Sidi Ould Tah ouvre un nouveau chapitre de l’histoire de la Banque africaine de développement, dont le rôle sera déterminant dans la réalisation de l’agenda de transformation économique et sociale du continent.

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L’IA au service du développement africain : la BAD s’engage pleinement.

La Banque africaine de développement (BAD) intensifie son engagement en faveur de l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans les politiques et projets de développement à travers le continent. Cette orientation stratégique, inscrite dans son plan décennal 2024–2033, vise à placer l’Afrique au cœur de la révolution numérique mondiale.

Former massivement aux compétences de demain

La BAD déploie un vaste programme de formation pour doter des millions d’Africains de compétences dans les technologies émergentes, notamment l’IA. L’objectif est de former à la fois la jeunesse, les entrepreneurs et les agents publics, afin de créer un écosystème capable d’utiliser l’IA dans des domaines essentiels tels que l’agriculture, la santé, l’éducation et la gouvernance. Cette initiative entend réduire les inégalités d’accès au savoir et offrir de nouvelles perspectives professionnelles.

Suivre les grandes ambitions du continent grâce à l’IA

L’institution mise également sur l’IA pour améliorer le suivi et l’évaluation des grandes stratégies de développement africaines, comme l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Des outils numériques innovants permettent désormais d’analyser les données plus rapidement, de produire des rapports fiables et d’éclairer les décisions stratégiques, contribuant ainsi à une planification plus efficace.

Un débat sur l’IA éthique et inclusive

La BAD multiplie les échanges de haut niveau avec des acteurs technologiques mondiaux pour promouvoir une IA adaptée aux réalités africaines. Trois priorités ressortent de ces discussions : développer les compétences humaines, renforcer les infrastructures numériques et disposer de données locales de qualité pour entraîner des modèles d’IA qui reflètent la diversité culturelle, linguistique et socio-économique du continent.

Soutenir l’action publique avec des solutions IA

La Banque africaine de développement accompagne également les institutions nationales, y compris les parlements, dans l’utilisation de l’IA pour évaluer et améliorer les politiques publiques. Cette approche permet de disposer d’analyses plus précises, d’accélérer la production d’études et d’orienter les choix politiques vers des solutions concrètes et mesurables.

Vers une gouvernance basée sur la donnée

En parallèle, la BAD œuvre pour que les pays africains développent des stratégies solides en matière de gouvernance des données. En structurant la collecte, l’analyse et l’utilisation de l’information, elle entend garantir que les décisions prises au plus haut niveau reposent sur des données fiables, accessibles et sécurisées.

Une vision pour un avenir numérique africain

À travers ces initiatives, la Banque africaine de développement affirme sa volonté de faire de l’IA un levier majeur de croissance et de transformation pour l’Afrique. Plus qu’un simple outil technologique, l’intelligence artificielle est envisagée comme un moteur pour bâtir un avenir inclusif, innovant et résilient, où le continent pourra pleinement exploiter son potentiel humain et économique.

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Le COMESA franchit le cap historique de 1 000 milliards de dollars de PIB.

Le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) vient de franchir une étape majeure de son développement économique : le bloc régional dépasse désormais les 1 000 milliards de dollars de Produit Intérieur Brut (PIB) cumulé.

Composé de 21 pays membres, le COMESA représente un marché de plus de 655 millions de personnes. Cette performance économique illustre la montée en puissance de cette communauté économique dans le paysage africain et mondial, confirmant son rôle stratégique dans la transformation du continent.

L’agriculture, les ressources naturelles, l’énergie, les télécommunications et l’industrie figurent parmi les piliers de la croissance. De nombreuses réformes internes, des investissements dans les infrastructures régionales et la volonté croissante de faciliter les échanges commerciaux ont également contribué à cette dynamique positive.

Ce nouveau cap économique intervient dans un contexte d’approfondissement de l’intégration régionale, notamment avec la mise en œuvre progressive de zones de libre-échange africaines. Le COMESA se positionne ainsi comme un levier central pour renforcer la résilience économique, stimuler l’industrialisation et améliorer la compétitivité des pays membres.

Le dépassement du billion de dollars de PIB symbolise également la confiance croissante des partenaires économiques dans cette région, qui attire de plus en plus d’investissements publics et privés.

Avec ce jalon historique, le COMESA confirme qu’il est bien plus qu’un simple regroupement d’États : il est désormais un moteur de croissance, de stabilité et d’espoir pour des millions d’Africains.

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Maroc : coup d’envoi de la 2ᵉ édition de la « Gaming Expo », le rendez-vous des passionnés de jeux vidéo.

La scène vidéoludique marocaine est en pleine effervescence. La deuxième édition de la « Gaming Expo » a officiellement ouvert ses portes à Casablanca, réunissant gamers, développeurs, créateurs de contenu et investisseurs autour d’une passion commune : le jeu vidéo. Cet événement, devenu en peu de temps une référence régionale, reflète l’essor rapide de l’industrie du gaming au Maroc et en Afrique du Nord.

Une plateforme pour l’innovation et la créativité

Organisée sur plusieurs jours, la Gaming Expo 2025 propose un programme riche mêlant compétitions e-sport, démonstrations de jeux, conférences, ateliers et expositions technologiques. Des éditeurs locaux et internationaux y présentent leurs dernières créations, tandis que de jeunes développeurs marocains profitent de l’événement pour dévoiler leurs projets et échanger avec des professionnels du secteur.

Le salon offre également une vitrine à l’écosystème numérique marocain, en mettant en avant les avancées locales dans la réalité virtuelle, l’animation 3D et le design interactif.

L’e-sport au cœur de l’événement

L’un des points forts de cette édition est sans doute la montée en puissance de l’e-sport. Des tournois de jeux populaires comme FIFA, Valorant, League of Legends et Tekken attirent des centaines de participants venus de tout le pays et même de l’étranger. À la clé : des prix, mais surtout une reconnaissance dans une discipline en plein développement.

Le Maroc entend se positionner comme un hub e-sportif en Afrique, et cette expo en est la démonstration. De plus en plus de jeunes s’orientent vers des carrières liées au gaming, qu’il s’agisse de création de contenu, de streaming, de codage ou de game design.

Soutien des institutions et vision économique

La tenue de la Gaming Expo bénéficie du soutien des autorités marocaines, qui perçoivent le secteur vidéoludique comme un levier de développement économique et d’emploi pour la jeunesse. Des partenariats avec des universités, des incubateurs et des entreprises technologiques sont mis en place pour encourager l’entrepreneuriat dans le domaine du jeu vidéo.

« Le gaming n’est plus un simple loisir, c’est un secteur d’avenir », a déclaré un représentant du ministère de la Transition numérique. « Avec cette expo, nous voulons créer un pont entre créativité, technologie et innovation. »

Une passion en pleine expansion

Avec une jeunesse ultra-connectée et une scène de plus en plus professionnelle, le Maroc confirme son statut de terre de gaming émergente. La Gaming Expo se veut le reflet de cette dynamique, un espace de rencontre et d’inspiration pour une génération de créateurs qui n’attend qu’une chose : jouer, inventer, et se faire une place dans l’univers mondial du jeu vidéo.

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Séville 2025 : Le Président Diomaye Faye plaide pour une Afrique souveraine et actrice de son développement.

En prenant la parole ce 28 juin 2025 à la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement, organisée à Séville, en Espagne, le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a livré un message clair, structuré et empreint de fermeté : l’Afrique ne demande plus, elle propose.

Dans un discours salué par l’assemblée, le Chef de l’État a mis en avant la nécessité d’une refonte en profondeur de l’architecture financière internationale, jugée déséquilibrée et inadaptée aux réalités des pays africains. Selon lui, les mécanismes actuels de financement perpétuent une logique de dépendance au lieu de soutenir une dynamique de souveraineté économique.

Mettant en lumière les efforts du Sénégal pour bâtir une économie plus résiliente et tournée vers l’innovation, il a insisté sur la nécessité de créer des instruments africains de financement adaptés aux priorités locales. Diomaye Faye a souligné que l’Afrique ne saurait continuer à être simplement « un réceptacle de solutions conçues ailleurs », mais qu’elle devait jouer un rôle moteur dans la redéfinition des règles du jeu.

Il a aussi rappelé l’importance de valoriser les ressources naturelles africaines sur place, et non plus les exporter à l’état brut. Pour cela, il appelle à un partenariat économique basé sur l’équité, la transparence et le respect mutuel.

Enfin, le président sénégalais a exhorté les institutions financières internationales à revoir leurs critères d’allocation des financements, afin qu’ils reflètent davantage les défis structurels auxquels font face les pays du Sud.

Ce discours s’inscrit dans la droite ligne de la vision portée par le Sénégal à l’horizon 2050 : une Afrique debout, capable de prendre en main son destin économique, social et politique, dans le respect de ses peuples et de ses ressources.

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Conakry accueille un colloque africain sur les ressources minières et le développement local.

Conakry, la capitale guinéenne, est le théâtre d’un important colloque africain portant sur les ressources minières et leur contribution au développement local. Cet événement de haut niveau réunit, depuis ce 25 juin 2025, des représentants gouvernementaux, des experts du secteur extractif, des acteurs de la société civile et des partenaires techniques et financiers venus de plusieurs pays africains.

Organisé sous l’égide du ministère guinéen des Mines et de la Géologie, ce colloque vise à examiner les mécanismes permettant de maximiser les retombées économiques et sociales de l’exploitation minière au profit des communautés locales. À travers des panels et des ateliers thématiques, les participants échangent sur des sujets essentiels tels que la redistribution équitable des revenus miniers, la responsabilité sociétale des entreprises, l’impact environnemental des activités extractives, ou encore la gouvernance des fonds de développement local.

Le ministre guinéen des Mines a souligné, dans son discours d’ouverture, l’importance d’un modèle minier africain plus inclusif, fondé sur la transparence, la durabilité et l’ancrage local. Il a également rappelé que la Guinée, riche de ressources comme la bauxite, l’or ou le fer, souhaite faire de ce potentiel un véritable levier de transformation pour les territoires.

Ce colloque intervient dans un contexte où de nombreux pays africains repensent leurs stratégies minières afin d’en faire un pilier du développement national et local. Les recommandations issues des échanges devraient contribuer à l’élaboration de politiques publiques plus efficaces et à un renforcement du cadre réglementaire régional autour de l’exploitation minière responsable.