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Sénégal : Cheikh Niang et Alioune Sall unissent leurs efforts pour accélérer la digitalisation des services diplomatiques.

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa transition numérique. Ce jeudi 30 octobre 2025, le ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang, a reçu son homologue de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, pour une séance de travail centrée sur la digitalisation des services diplomatiques, dans le cadre du New Deal technologique.

La rencontre, tenue au siège du ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur (MIAAESE), s’inscrit dans la volonté du gouvernement de moderniser l’administration publique et de rendre les services consulaires plus accessibles aux citoyens, notamment à la diaspora.

Les discussions ont porté sur la mise en place d’outils numériques innovants destinés à faciliter les démarches administratives, renforcer la sécurité des données diplomatiques et améliorer la communication entre les représentations diplomatiques et les usagers.

Selon des sources proches du dossier, cette collaboration interministérielle permettra également de former le personnel diplomatique aux usages du numérique, tout en garantissant une interopérabilité des plateformes gouvernementales.

Pour Cheikh Niang, cette initiative illustre la volonté du Sénégal de s’adapter aux exigences de la diplomatie moderne, où la technologie devient un levier d’efficacité et de transparence.
De son côté, Alioune Sall a réaffirmé l’engagement de son département à accompagner toutes les administrations dans leur transformation digitale, en cohérence avec la vision du président de la République en matière de gouvernance numérique.

Ce projet, inscrit dans le cadre du New Deal technologique, s’annonce comme une révolution administrative qui pourrait faire du Sénégal un modèle de diplomatie numérique en Afrique de l’Ouest.

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Guinée : La digitalisation de la justice franchit une nouvelle étape à N’Zérékoré

La campagne de collecte des condamnations définitives dans les juridictions de la Guinée Forestière a été officiellement clôturée ce vendredi 7 février 2025, lors d’une cérémonie solennelle au Tribunal de Première Instance de N’Zérékoré. Cet événement marque une avancée significative dans le cadre du projet de digitalisation du processus de délivrance des casiers judiciaires, piloté par la Direction Centrale du Casier Judiciaire Central du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

Présidée par le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Yaya Kairabá Kaba, en présence des autorités judiciaires et sécuritaires locales, cette cérémonie symbolise la détermination du gouvernement guinéen à moderniser le secteur judiciaire et à renforcer l’accès à la justice pour tous les citoyens. Cette initiative s’inscrit dans la continuité des missions similaires déjà menées avec succès dans les régions de la Basse, Moyenne et Haute Guinée.

Un bilan impressionnant : 11 377 décisions judiciaires numérisées

Au total, 11 377 décisions judiciaires ont été recensées et numérisées à l’échelle nationale, réparties comme suit :

  • Haute Guinée : 3 217 décisions,
  • Moyenne Guinée : 2 749 décisions,
  • Basse Guinée : 2 296 décisions,
  • Guinée Forestière : 3 115 décisions.

Ces données seront désormais intégrées dans une plateforme digitale centralisée, permettant une gestion plus rapide, plus transparente et plus sécurisée des informations judiciaires. Cette avancée technologique vise à faciliter la délivrance des casiers judiciaires, tout en luttant contre la fraude administrative et l’usurpation d’identité.

Une réforme judiciaire ambitieuse

Lors de son discours, Mamadou Saliou Diakité, président du Tribunal de Première Instance de N’Zérékoré, a salué les efforts du gouvernement pour renforcer l’État de droit en Guinée. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une série de réformes ambitieuses touchant les secteurs social, économique et politique, avec la justice comme pilier central. Il a également exprimé sa gratitude envers les autorités nationales et les acteurs locaux pour leur engagement sans faille.

Boubacar Baldé, Directeur Général du Casier Judiciaire Central, a souligné l’importance de cette campagne de collecte, qualifiant celle-ci d’étape essentielle pour la création d’un casier judiciaire informatisé et sécurisé. Il a toutefois rappelé que la fin de cette mission ne marque pas la fin du processus. Plusieurs défis restent à relever, notamment :

  • La finalisation de l’intégration des données dans la plateforme digitale,
  • La formation des agents aux nouvelles procédures,
  • La garantie de la sécurité et de la confidentialité des informations.

La digitalisation, une révolution pour la justice guinéenne

Le Garde des Sceaux, Yaya Kairabá Kaba, a insisté sur l’importance de la digitalisation pour rendre la justice plus accessible, transparente et efficace. Selon lui, ce projet ne se limite pas à une simple modernisation technologique, mais représente une véritable révolution dans la gestion des informations judiciaires. « La digitalisation que nous mettons en œuvre aujourd’hui est bien plus qu’une modernisation. C’est une révolution qui permettra à la justice d’être plus rapide, plus fiable et plus accessible à tous », a-t-il déclaré.

Il a également souligné que ce système électronique favorisera la traçabilité des données, l’efficacité administrative et la lutte contre la corruption, tout en garantissant la sécurité et la confidentialité des informations.

Des défis surmontés, des résultats prometteurs

Idrissa Baldé, responsable des opérations à la Direction Générale du Casier Judiciaire Central, a reconnu que la mission avait rencontré des difficultés, notamment en ce qui concerne l’archivage des données dans certaines juridictions, où le manque d’infrastructures appropriées compliquait la conservation des dossiers. Malgré ces obstacles, il s’est dit satisfait des résultats obtenus et a souligné la fiabilité des données collectées, désormais centralisées dans un système numérique.

Abdoulaye Komah, Procureur de la République près le tribunal de Première Instance de N’Zérékoré, a ajouté que ce projet facilitera non seulement le travail des magistrats, mais réduira également les délais et les difficultés rencontrés par les citoyens dans l’obtention des actes judiciaires. Il a salué l’impact positif de cette initiative sur la transparence et l’efficacité de l’administration judiciaire.

Une étape cruciale vers une justice moderne et équitable

La cérémonie de clôture à N’Zérékoré marque un jalon important dans le processus de réforme judiciaire en Guinée. Les autorités, tant nationales que locales, se sont engagées à poursuivre cette transformation, convaincues que la digitalisation est un levier essentiel pour offrir aux citoyens une justice plus moderne, plus accessible et plus fiable.

En clôturant cette mission, le Ministre Yaya Kairabá Kaba a réaffirmé l’engagement du gouvernement à étendre la digitalisation à d’autres régions du pays, dans l’objectif de renforcer la confiance des citoyens dans leurs institutions et de garantir un accès à la justice plus équitable pour tous.

Un tournant pour la justice guinéenne

La clôture de la collecte des condamnations définitives à N’Zérékoré, marquée par la numérisation des données judiciaires, symbolise un tournant décisif dans la modernisation du système judiciaire guinéen. Cette initiative, portée par une volonté politique forte, démontre l’engagement des autorités à garantir une justice plus transparente, plus efficace et plus accessible. Bien que le travail accompli soit déjà significatif, il ne s’agit que d’une étape vers un avenir où la digitalisation transformera en profondeur les pratiques judiciaires, renforçant ainsi la confiance des citoyens dans leur système judiciaire. Avec la persévérance des acteurs judiciaires et l’implication des autorités, ce modèle pourrait inspirer d’autres réformes à travers le pays, ouvrant ainsi une nouvelle ère de gouvernance plus juste et plus équitable pour les générations futures.