
Vers la création d’une zone protégée sur l’île Sainte-Marie à Madagascar.
L’île Sainte-Marie, joyau naturel de la côte nord-est de Madagascar, pourrait prochainement bénéficier d’un statut d’aire protégée, selon des informations relayées par des acteurs de la conservation et des autorités locales. Ce projet, encore à l’étude, vise à préserver la biodiversité exceptionnelle de l’île tout en favorisant un développement durable au profit des communautés locales.
Un écosystème riche, mais fragile
Connue pour ses plages paradisiaques, ses eaux turquoise et son patrimoine historique, Sainte-Marie (ou Nosy Boraha) abrite également une biodiversité marine et terrestre d’une grande richesse. Mangroves, récifs coralliens, forêts tropicales, baleines à bosse en saison… l’île constitue un écosystème unique et sensible, de plus en plus menacé par la pression touristique, la déforestation et la surexploitation des ressources naturelles.
Face à ces enjeux, plusieurs ONG environnementales et scientifiques malgaches appellent à une reconnaissance officielle du statut d’aire protégée afin de mieux encadrer les activités humaines, restaurer les habitats naturels et garantir la survie des espèces endémiques.
Un projet au croisement de l’écologie et du développement local
La mise en place d’une aire protégée ne viserait pas à exclure les habitants, mais au contraire à associer pleinement les communautés locales à la gestion durable de leur environnement. Des consultations ont été lancées auprès des pêcheurs, éleveurs, opérateurs touristiques et autorités coutumières pour recueillir leurs avis et leurs attentes.
« Ce projet doit bénéficier aux habitants de Sainte-Marie. Il ne s’agit pas de préserver pour interdire, mais de protéger pour mieux partager », explique un représentant du ministère de l’Environnement et du Développement durable.
L’aire protégée pourrait inclure des zones de conservation stricte, mais aussi des espaces à usage durable, où des activités comme l’écotourisme, la pêche artisanale ou l’agriculture respectueuse seraient encouragées.
Une décision attendue dans les mois à venir
Le processus de classement suit les étapes définies par la loi malgache, notamment les études d’impact environnemental, les enquêtes participatives et les consultations publiques. Si le projet est validé, l’île Sainte-Marie rejoindrait le réseau national des Aires Protégées de Madagascar (SAPM), qui regroupe déjà plus de 120 sites à haute valeur écologique.
Cette initiative s’inscrit également dans les engagements internationaux du pays, notamment la Convention sur la diversité biologique et la stratégie « 30×30 » visant à protéger 30 % des zones terrestres et marines d’ici 2030.
Un symbole fort pour la conservation à Madagascar
La perspective de voir Sainte-Marie bénéficier d’un statut d’aire protégée suscite un vif intérêt, tant au niveau national qu’international. Elle incarne la volonté de Madagascar de concilier préservation de la nature, respect des traditions locales et développement durable, dans un contexte où l’équilibre entre l’humain et la biodiversité devient plus que jamais une priorité.

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