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Financement agricole : le Sénégal s’inspire du modèle ivoirien lors d’une mission d’étude à Abidjan.

Du 1er au 5 juin 2026, une délégation sénégalaise conduite par l’Agence de régulation des marchés (ARM), dirigée par Babacar Sembène, a participé à Abidjan à une mission d’étude et de capitalisation consacrée au financement des services agricoles. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique régionale visant à renforcer les mécanismes de financement des filières agro-sylvo-pastorales en Afrique de l’Ouest.

Une mission multisectorielle pour analyser les mécanismes de financement agricole

Organisée avec l’appui du Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (FNDASP) et financée par le Programme de résilience du système alimentaire (FSRP) ainsi que l’agence belge de développement Enabel, la mission a réuni des parlementaires, des cadres techniques et des représentants d’interprofessions agricoles sénégalaises.

La délégation, conduite par le vice-président de l’Assemblée nationale Samba Dang, comprenait notamment l’honorable Ibrahima Mbodj, ainsi que des représentants de l’ARM, du DFPO et de plusieurs filières agricoles (riz, maïs, niébé, mil-sorgho, pomme de terre, cajou et banane).

Le modèle ivoirien du FIRCA au centre des échanges

Au cœur des travaux figurait le modèle du Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricole (FIRCA), souvent présenté comme une référence régionale en matière de gouvernance agricole.

Reposant sur la Contribution volontaire obligatoire (CVO), ce mécanisme permet de mobiliser des ressources internes estimées à plus de 220 milliards de FCFA, sans dépendance directe au budget de l’État. Les échanges ont mis en avant deux piliers jugés déterminants : une forte implication des acteurs de filière et une autonomie financière structurée autour des interprofessions.

Rencontres institutionnelles et retours d’expérience ivoiriens

Pendant quatre jours, la délégation sénégalaise a échangé avec plusieurs institutions clés du secteur agricole ivoirien, dont le FIRCA, l’ANADER, le CNRA, le Conseil du coton et de l’anacarde ainsi que la Direction générale des impôts.

Les discussions ont permis d’examiner les dispositifs ayant accompagné la transformation du secteur agricole ivoirien, notamment en matière de financement, de recherche agronomique et d’organisation des filières.

Vers un renforcement des interprofessions agricoles au Sénégal

Les échanges avec les organisations interprofessionnelles ivoiriennes du palmier à huile, du coton et de l’anacarde ont permis d’identifier plusieurs pistes d’adaptation pour le contexte sénégalais.

Trois axes principaux ont été dégagés : l’amélioration de la transparence dans la gestion des ressources, le renforcement de l’autonomie des interprofessions et une meilleure intégration des chaînes de valeur agricoles dans l’espace sous-régional.

Une dynamique appuyée par les partenaires techniques

Le directeur général de l’ARM, Babacar Sembène, a salué la qualité de la coopération bilatérale ainsi que l’appui de l’ambassade du Sénégal en Côte d’Ivoire, notamment à travers l’initiative diplomatique « Le Onze sénégalo-ivoirien », axée sur le codéveloppement économique.

Il a également mis en avant la Loi d’orientation agro-sylvo-pastorale et halieutique (LOASPH), considérée comme un levier structurant pour renforcer la gouvernance des filières agricoles au Sénégal.

En conclusion, l’ARM a réaffirmé son engagement à contribuer à la modernisation de la régulation des marchés agricoles et à la mise en place d’un système de financement plus autonome et durable, en s’appuyant sur les enseignements tirés de cette mission, avec le soutien du FNDASP, du FSRP et d’Enabel.

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Financement agricole : le FODA scelle de nouveaux partenariats stratégiques.

Le Gouvernement guinéen poursuit sa stratégie de modernisation du financement agricole. Ce jeudi 7 mai 2026, la ministre de l’Agriculture, Aminata Kaba, a présidé à Conakry la cérémonie de signature de plusieurs conventions entre le Fonds de Développement Agricole (FODA) et des institutions financières et assurantielles majeures du pays.

Les accords ont été conclus avec Coris Bank, le Crédit Rural de Guinée, Sunu Assurances, Lanala Assurances et NSIA Assurances, dans le but de renforcer l’accès des producteurs et entrepreneurs agricoles aux mécanismes de financement et de couverture des risques.

Cette initiative s’inscrit dans la vision portée par le programme Simandou 2040, qui fait de l’agriculture l’un des piliers centraux de la transformation économique de la Guinée. À travers cette orientation stratégique, les autorités ambitionnent de stimuler une croissance inclusive, renforcer la sécurité alimentaire et créer davantage d’opportunités d’emplois durables, notamment pour les jeunes et les populations rurales.

Dans son allocution, la ministre Aminata Kaba a rappelé que l’agriculture occupe une place essentielle dans la politique de développement impulsée par le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. Selon elle, le financement du secteur ne doit plus être considéré comme une simple assistance ponctuelle, mais comme un investissement structurant capable de soutenir durablement la souveraineté alimentaire et la compétitivité économique du pays.

Elle a également souligné la nécessité de mettre en place des mécanismes innovants, inclusifs et pérennes, associant banques, assurances et institutions publiques, afin de sécuriser les investissements agricoles et faciliter l’accès au crédit pour les exploitants.

À travers ces conventions, le FODA entend ainsi jouer un rôle de catalyseur dans la transformation du monde rural, en favorisant la bancarisation du secteur agricole, la réduction des risques liés aux activités de production et le développement de l’entrepreneuriat rural.

Pour les autorités, cette nouvelle dynamique marque une étape importante vers la construction d’un système de financement agricole plus solide, capable d’accompagner les ambitions de modernisation et de résilience du secteur en Guinée.