Energie au Senegal 1140x570 1 360x320

Sénégal : le gouvernement anticipe la crise pétrolière mondiale.

Face aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et à leurs répercussions sur les marchés mondiaux, le Sénégal a choisi la prudence. Ce mardi, le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé une réunion de crise visant à sécuriser l’approvisionnement en produits pétroliers et à protéger l’économie nationale.

Sécurisation stratégique et gestion proactive

Au cœur des discussions, la « sécurisation stratégique » a été érigée en priorité. Le gouvernement a détaillé des mécanismes d’anticipation pour éviter toute rupture de stock susceptible de paralyser le marché intérieur. Cette démarche inclut une gestion proactive des réserves pétrolières afin de limiter l’impact des fluctuations des prix du brut sur le pouvoir d’achat des ménages.

Une dimension économique et sociale

Au-delà de l’aspect technique, la stratégie adoptée intègre une forte dimension sociale. Dans un contexte où le prix de l’énergie influence directement le coût des transports et le panier de la ménagère, l’exécutif vise à protéger les populations les plus vulnérables. « L’enjeu est autant économique que social », a rappelé la Primature.

Création d’un comité de suivi interministériel

Pour assurer une réaction rapide face aux chocs externes, un comité interministériel de suivi a été mis en place. Il aura pour mission d’observer les marchés internationaux, d’évaluer l’impact des tensions sur les finances publiques et de proposer des ajustements immédiats afin que le Sénégal anticipe plutôt que subisse les crises.

609157966 1274498564703441 3743024669630310927 n 360x320

Guinée : Mamadi Doumbouya procède à de nouvelles nominations pour renforcer l’équipe gouvernementale.

Agriculture, industrie et Présidence au cœur du remaniement

Par une série de décrets rendus publics mardi 3 février 2026 sur les antennes de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a annoncé de nouvelles nominations au sein du gouvernement et de la Présidence de la République. Ces décisions s’inscrivent dans une dynamique de réajustement et de consolidation de l’appareil exécutif, engagé depuis la mise en place des autorités de la transition.

Renforcement de secteurs stratégiques

Dans le détail, Aminata Kaba a été nommée ministre de l’Agriculture, un département clé dans un pays où l’agriculture demeure un pilier de l’économie nationale et un levier central de sécurité alimentaire et d’emplois. Cette nomination intervient dans un contexte marqué par la volonté des autorités de moderniser les filières agricoles, d’améliorer la productivité et de renforcer la transformation locale.

Le portefeuille de l’Industrie et du Commerce a, quant à lui, été confié à Fatima Camara. À la tête de ce ministère stratégique, elle aura notamment pour mission de stimuler l’industrialisation, de promouvoir le secteur privé et de renforcer les échanges commerciaux, dans un environnement économique en quête de diversification et de valeur ajoutée.

Un ancien Premier ministre rappelé à la Présidence

Au-delà des ajustements gouvernementaux, le chef de l’État a également décidé de renforcer son cabinet civil en nommant Bernard Goumou au poste de conseiller principal du président de la République. Ancien cadre de la transition et ex-Premier ministre, Bernard Goumou fait son retour au premier cercle présidentiel, une décision qui témoigne de la volonté du pouvoir de s’appuyer sur des profils expérimentés pour accompagner l’action présidentielle.

Une équipe resserrée autour du Premier ministre

Ces nominations interviennent dans le cadre du renforcement de l’équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre Bah Oury, chargé de la mise en œuvre du programme de la transition. Elles traduisent la volonté des autorités de consolider la gouvernance, d’améliorer l’efficacité de l’action publique et de répondre aux priorités économiques et sociales du pays.

Oignon pommedeterre 360x320

Marchés agricoles : le gouvernement fait le point sur l’arachide, l’oignon, la pomme de terre et le riz.

À l’occasion de la prise de parole périodique du gouvernement devant la presse, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Gueye Diop, a dressé un état des lieux détaillé du marché national des produits agricoles de grande consommation. Riz, arachide, oignon et pomme de terre ont été au cœur de cette communication, marquée par la volonté affichée de renforcer la sécurité alimentaire et de soutenir la transformation locale.

Campagne arachidière : priorité à l’approvisionnement local

S’agissant de la campagne arachidière en cours, le ministre a d’abord insisté sur la forte production enregistrée cette année, largement détenue par les paysans. Face aux débats récurrents sur la commercialisation et l’exportation de l’arachide, Serigne Gueye Diop a tenu à clarifier la position de l’État.

« Le gouvernement n’est pas contre l’exportation de l’arachide. Nous avons simplement pris des mesures pour garantir l’approvisionnement prioritaire de la SONACOS, des huiliers et des acteurs locaux avant toute exportation », a-t-il expliqué. Selon lui, cette orientation vise à préserver la capacité de transformation nationale et à sécuriser la chaîne de valeur locale.

Le ministre a par ailleurs indiqué que des discussions sont en cours avec la Chine et d’autres pays importateurs afin de trouver un cadre consensuel pour l’exportation, compatible avec les intérêts stratégiques du Sénégal.

Sur le plan financier, l’État a déjà mobilisé 42 milliards de francs CFA pour l’achat d’arachide. L’objectif gouvernemental est d’atteindre un volume de 250 000 tonnes. À ce stade, la SONACOS a collecté 126 000 tonnes en moins de deux mois, un rythme jugé encourageant par les autorités.

Oignon et pomme de terre : vers l’autosuffisance en 2027

Le ministre du Commerce et de l’Industrie est également revenu sur les efforts engagés pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, en particulier pour l’oignon et la pomme de terre, à l’horizon 2027.

« Cette année, nous sommes proches de 75 % de couverture pour l’oignon », a-t-il indiqué, rappelant que la consommation annuelle nationale est estimée à 350 000 tonnes d’oignons et à environ 150 000 tonnes de pommes de terre. Selon lui, les progrès enregistrés témoignent de l’efficacité des politiques de soutien à la production locale.

Serigne Gueye Diop a souligné un fait marquant : le Sénégal est parvenu à rester neuf mois sans importer d’oignons, un indicateur fort de la montée en puissance de la filière nationale et de la réduction progressive de la dépendance extérieure.

Riz : levée de l’interdiction d’importation du riz brisé

Concernant le riz, denrée stratégique pour les ménages sénégalais, le ministre a annoncé la levée de l’interdiction d’importation du riz brisé. Cette décision s’inscrit, selon lui, dans une logique d’équilibre du marché et de sécurisation de l’approvisionnement.

« Le Sénégal consomme en moyenne 100 000 tonnes de riz par mois et dispose actuellement d’un stock d’environ 400 000 tonnes », a précisé Serigne Gueye Diop. Ces niveaux de stocks sont jugés suffisants pour répondre à la demande nationale à court terme, tout en maintenant une veille sur l’évolution des prix et de la disponibilité.

Une stratégie axée sur la souveraineté alimentaire

À travers ces différentes annonces, le gouvernement réaffirme sa stratégie de souveraineté alimentaire, fondée sur le soutien à la production locale, la transformation nationale et une gestion encadrée des importations. Les autorités entendent ainsi concilier stabilité des marchés, protection des producteurs et accès durable des populations aux denrées de base.

IMG 6568 360x320

Burkina Faso : le gouvernement dissout l’ensemble des partis politiques et engage une refonte du système partisan.

Le Conseil des ministres du Burkina Faso a adopté, jeudi, un décret actant la dissolution de l’ensemble des partis et formations politiques légalement constitués sur le territoire national. Parallèlement, un projet de loi visant à abroger les textes encadrant leur fonctionnement, leur financement ainsi que le statut du chef de file de l’opposition a été approuvé. La décision a été prise au cours d’une réunion présidée par le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État.

Selon le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, cette mesure s’inscrit pleinement dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire (RPP) et dans le processus de refondation institutionnelle engagé depuis l’arrivée au pouvoir des autorités de transition. L’objectif affiché est de préserver l’unité nationale, de renforcer la cohésion sociale et de corriger ce que l’exécutif qualifie de « dérives structurelles » du système partisan burkinabè.

Un « diagnostic profond » du système politique

Prenant la parole à l’issue du Conseil, le ministre d’État chargé de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, a expliqué que cette décision est le résultat d’un « diagnostic approfondi » du régime juridique des partis politiques. Selon les autorités, la multiplication des formations politiques au fil des années aurait contribué à fragmenter la société, à exacerber les clivages et à affaiblir la capacité de l’État à conduire des politiques publiques cohérentes.

Le gouvernement estime également que le cadre légal en vigueur n’a pas permis d’assurer une représentation politique efficace ni de répondre aux aspirations profondes des populations, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, économiques et sociaux majeurs.

Transfert des biens et fin du cadre légal existant

Le décret adopté prévoit le transfert à l’État de l’ensemble du patrimoine mobilier et immobilier des partis politiques dissous. En complément, un projet de loi sera prochainement soumis à l’Assemblée législative de transition pour abroger les textes régissant l’existence, le financement et l’organisation des partis politiques, ainsi que le dispositif institutionnel lié au chef de file de l’opposition.

Selon le gouvernement, cette étape législative vise à poser les bases d’un nouveau cadre politique, plus adapté à la vision de refondation portée par les autorités de transition.

Un tournant majeur pour la vie politique burkinabè

Cette décision marque un tournant historique dans la vie politique du Burkina Faso. Elle redessine en profondeur le paysage institutionnel et interroge sur les modalités futures de participation politique, de gouvernance et de représentation citoyenne.

Si les autorités affirment agir dans l’intérêt supérieur de la nation, les conséquences concrètes de cette dissolution générale sur l’organisation du pouvoir, le dialogue politique et la transition vers un ordre constitutionnel durable restent à observer. Le gouvernement assure, pour sa part, que cette réforme vise à jeter les bases d’un État plus fort, plus uni et davantage en phase avec les attentes du peuple burkinabè.

G YdG9WXwAAOqOY 360x320

Côte d’Ivoire : Robert Beugré Mambé dévoile un gouvernement de continuité après les législatives.

Deux jours après sa reconduction à la Primature, le Premier ministre ivoirien Robert Beugré Mambé a annoncé, vendredi soir, la composition du nouveau gouvernement. Sans surprise, l’équipe gouvernementale s’inscrit largement dans la continuité de l’exécutif précédent, avec une ossature quasi inchangée et seulement quelques ajustements ciblés.

Des ajustements à la marge, une architecture inchangée

Le remaniement opéré se distingue par son caractère limité. Koffi N’Guessan quitte le ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage pour prendre la tête du ministère de l’Éducation nationale, un portefeuille stratégique dans un contexte de réformes du système éducatif. De son côté, Nialé Kaba passe du ministère du Plan et du Développement à celui des Affaires étrangères, succédant ainsi à Léon Kacou Adom.

Autre évolution notable : Téné Birahima Ouattara, ministre de la Défense et frère du président de la République, conserve son portefeuille tout en accédant au rang de vice-Premier ministre, renforçant ainsi son poids au sein de l’architecture gouvernementale.

Des départs remarqués au sein de l’exécutif

Si la stabilité domine, plusieurs figures quittent néanmoins le gouvernement. Léon Kacou Adom, jusque-là ministre des Affaires étrangères, Bouaké Fofana, ancien ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, ainsi que Laurent Tchagba, en charge des Eaux et Forêts, ne figurent plus dans la nouvelle équipe.

Le départ le plus commenté reste toutefois celui de Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l’Agriculture et du Développement rural depuis 2019. Son portefeuille, central dans une économie largement portée par le secteur agricole, était l’un des piliers de l’action gouvernementale ces dernières années.

Un contexte politique largement favorable au pouvoir

La formation de ce nouveau gouvernement intervient après la démission de l’équipe précédente, survenue un mois après les élections législatives, largement remportées par le parti au pouvoir, qui détient près de 80 % des sièges à l’Assemblée nationale. Ce large contrôle parlementaire conforte la majorité présidentielle et offre à l’exécutif une marge de manœuvre politique importante.

Cette stabilité institutionnelle s’inscrit dans la continuité de la réélection du président Alassane Ouattara, en octobre dernier, pour un quatrième mandat, avec près de 90 % des suffrages. Dans ce contexte, le choix d’un gouvernement de continuité apparaît comme un signal de cohérence et de maîtrise du calendrier politique, à l’heure où les autorités entendent poursuivre les réformes économiques et sociales engagées.

En reconduisant l’essentiel de son équipe, le chef de l’État et son Premier ministre privilégient ainsi la stabilité gouvernementale, tout en procédant à quelques rééquilibrages stratégiques, dans un paysage politique désormais largement balisé en faveur du pouvoir en place.

Thumbs b c 4e539a6094e320f8117645caeaafcfae 360x320

Mali : le gouvernement adopte un décret pour encadrer l’usage des drones civils.

Lors du Conseil des ministres du 16 janvier 2026, le gouvernement malien a adopté un projet de décret visant à encadrer strictement l’utilisation des drones civils et de leurs accessoires sur l’ensemble du territoire national. Cette initiative intervient dans un contexte où ces appareils, de plus en plus performants, accessibles au grand public et à faible coût, suscitent des préoccupations sécuritaires majeures.

Des drones aux usages multiples… et risqués

Selon le texte adopté, les drones civils peuvent être détournés de leur usage initial et utilisés à des fins malveillantes :

  • Attaques terroristes ou violences ciblées ;

  • Surveillance illicite de personnes ou d’infrastructures sensibles ;

  • Transport de charges dangereuses, incluant des explosifs ou produits chimiques.

Ces risques croissants, associés à la démocratisation rapide de ces technologies, ont conduit le gouvernement à considérer l’encadrement légal comme une priorité nationale.

Un cadre réglementaire pour l’acquisition et l’usage

Présenté par le ministre de la Sécurité, général de division Daoud Aly Mohammedine, le décret a pour objectif de réglementer plusieurs aspects de la circulation des drones civils :

  • Acquisition : formalités d’achat et enregistrement obligatoire des appareils ;

  • Utilisation : restrictions liées aux zones de vol, altitudes maximales et conditions d’emploi ;

  • Circulation et importation : contrôle des dispositifs et accessoires susceptibles d’être détournés à des fins criminelles.

Le texte se veut une réponse globale et adaptée aux enjeux techniques, sécuritaires et éthiques posés par l’usage croissant de ces engins dans la vie civile.

Vers une sécurité renforcée et une utilisation responsable

Avec ce décret, le Mali rejoint une tendance internationale visant à encadrer l’usage des drones, combinant innovation technologique et sécurité publique. L’objectif affiché est de garantir que ces appareils, dont le potentiel économique et logistique est reconnu, soient utilisés de manière responsable et conforme aux règles de sécurité, tout en limitant les risques pour les citoyens et les infrastructures stratégiques du pays.

Le décret devrait entrer en vigueur dans les prochaines semaines, accompagnant des campagnes de sensibilisation et d’information pour les propriétaires et utilisateurs de drones civils.

IMG 6568 360x320

Burkina Faso : un remaniement gouvernemental axé sur la continuité et la refonte de l’action publique.

Un remaniement ministériel a été officialisé le 12 janvier au Burkina Faso, à l’issue d’une annonce du secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres. Cette réorganisation de l’équipe exécutive consacre la continuité au sommet de l’État, avec le maintien du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, tout en introduisant d’importants ajustements structurels au sein de l’appareil gouvernemental.

La nouvelle équipe gouvernementale est composée de vingt-deux ministres. Elle enregistre quatre départs, deux nouvelles entrées et une série de changements de dénomination et de périmètre visant à adapter l’action publique aux priorités stratégiques des autorités de transition.

Nouvelles nominations et réaménagements sectoriels

Parmi les principaux mouvements, Annick Lydie Djouma Pikbougm Zingue Ouattara a été nommée ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, en remplacement de Roland Somda. De son côté, Moumouni Zoungrana prend les rênes du ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique, succédant à Boubacar Savadogo.

Ces nominations s’inscrivent dans une volonté affichée de renforcer les secteurs jugés prioritaires, notamment l’emploi des jeunes, la formation et le développement du capital humain.

Une profonde refonte des portefeuilles ministériels

Le remaniement se distingue surtout par une restructuration en profondeur de plusieurs ministères. Le ministère de la Défense et des Anciens combattants est rebaptisé ministère de la Guerre et de la défense patriotique, traduisant une orientation assumée vers la mobilisation nationale face aux défis sécuritaires.

Les ministères des Infrastructures et du Désenclavement, ainsi que de l’Habitat et de l’Urbanisme, sont supprimés au profit d’un nouveau département unique : le ministère de la Construction de la patrie, chargé de centraliser les politiques d’aménagement, d’infrastructures et de développement territorial.

Le ministère du Travail et de la Protection sociale devient quant à lui le ministère des Serviteurs du peuple, un intitulé qui marque la volonté des autorités de revaloriser la fonction publique et le service à la Nation.

D’autres ajustements concernent la simplification des intitulés de certains départements stratégiques, notamment ceux de la Justice, de la Santé et des Affaires étrangères, dans un souci de lisibilité et d’efficacité administrative.

Solidarité, agriculture et départs notables

Le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale est désormais restructuré en ministère de la Famille et de la Solidarité, confié au lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré.

Par ailleurs, les portefeuilles de l’Agriculture et de l’Environnement ont été fusionnés pour donner naissance au ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, illustrant une approche intégrée de la gestion des ressources naturelles et de la souveraineté alimentaire.

Enfin, Luc Adama Sorgho et Roger Baro quittent le gouvernement, tandis que Mikaïlou Sidibé et le commandant Ismaël Sombié voient leurs attributions renforcées.

À travers ce remaniement, les autorités burkinabè entendent resserrer l’action gouvernementale, renforcer la cohérence institutionnelle et adapter l’organisation de l’État aux défis sécuritaires, sociaux et économiques auxquels le pays est confronté.

612260041 1274498648036766 4798658713082980481 n 360x320

Palais Mohammed V : le Gouvernement présente ses vœux de Nouvel An au Président de la République.

Les membres du Gouvernement ont présenté, ce mardi 6 janvier 2026, leurs vœux de Nouvel An au Président de la République, à l’occasion d’une cérémonie solennelle organisée au Palais Mohammed V, à Conakry. Cette rencontre institutionnelle, à forte portée symbolique, s’inscrit dans le respect de la tradition républicaine et marque l’ouverture officielle de l’année administrative et politique.

La délégation gouvernementale était conduite par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah. Elle comprenait également plusieurs membres du cabinet présidentiel, dont le Ministre Secrétaire général de la Présidence, le Général Amara Camara, ainsi que le Ministre Directeur de Cabinet du Président de la République, Djiba Diakité.

Au cours de la cérémonie, le Chef du Gouvernement a, au nom de l’ensemble de l’Exécutif, adressé ses vœux de santé, de succès et de réussite au Chef de l’État, tout en réaffirmant l’engagement du Gouvernement à accompagner le Président dans la mise en œuvre des orientations stratégiques définies pour la conduite de l’action publique. Il a souligné la nécessité de maintenir la cohésion institutionnelle, la rigueur dans la gestion des affaires publiques et la mobilisation collective au service de l’intérêt général.

En réponse, le Président de la République, Mamadi Doumbouya, a salué cette démarche républicaine et exhorté les membres du Gouvernement à poursuivre les efforts engagés en faveur de la stabilité, du développement et du renforcement de la souveraineté nationale. Il a rappelé l’importance de l’exemplarité, du sens de l’État et de la responsabilité dans l’exercice des fonctions publiques, particulièrement dans le contexte de refondation institutionnelle que traverse le pays.

Cette cérémonie de présentation des vœux de Nouvel An vient ainsi consacrer un moment de communion institutionnelle, tout en réaffirmant la volonté des autorités de travailler de manière concertée pour répondre aux attentes des populations et consolider les acquis du processus de transformation en cours.

Mamadi doumbouya tenu tradi 360x320

Secrétariat général du Gouvernement de Guinée : de nouvelles nominations pour renforcer la gestion administrative.

Le Président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, a procédé à une série de nominations stratégiques au sein du Secrétariat général du Gouvernement, dans le but de renforcer l’efficacité et la coordination administrative de l’État.

Selon le décret lu à la Télévision nationale guinéenne (RTG), ces nouveaux responsables auront pour mission de moderniser la gestion administrative, d’améliorer le suivi des politiques publiques, et d’assurer une meilleure coordination interinstitutionnelle.

Ces changements s’inscrivent dans la dynamique de réformes structurelles engagées par les autorités de la Transition, visant à professionnaliser l’administration publique et à garantir une gouvernance plus performante et transparente.

Le Secrétariat général du Gouvernement joue un rôle clé dans le pilotage des affaires administratives, notamment dans la préparation des textes officiels, la circulation des dossiers entre les ministères et la supervision de la mise en œuvre des décisions du Conseil des ministres.

Ces nominations traduisent la volonté du Chef de l’État de consolider les institutions républicaines en plaçant la compétence et la rigueur au cœur de l’action publique.

Nominations principales au Secrétariat général du gouvernement :

• Directeur national de l’activité normative et de la conformité : M. Oury Baillo Diallo, ancien chargé de cours à l’ISFAD

• Directeur national adjoint de l’activité normative et de la conformité : M. Ben Adam Camara

Travail gouvernemental, courrier et intendance :

• Directeur national : M. Moustapha Legrand-Sylla, ancien assistant technique à la Primature

• Directeur national adjoint : M. Kemo Ounlen Kaba, ancien conseiller juridique du Secrétariat général du gouvernement

Gestion des cadres de l’État :

• Directrice nationale : Mme Lucie Finda Aissatou Leno, ancienne conseillère à la Primature

• Directrice nationale adjointe : Mme Hadiatou Barry, ex-coordinatrice de formation militaire au ministère de la Défense du Canada

• Directeur national : M. Mohamed Kaba, ex-responsable gestion des données chez Eiffage France

• Directeur national adjoint : M. Mamoudou Keïta, précédemment directeur national de la même structure

Journal officiel de la République :

• Directeur national adjoint : M. Amadou Kouma, ex-chef de division au journal officiel

Bureau de stratégie et de développement :

• Directeur : M. Abdoulaye Tiranke Camara, ex-directeur d’agence à la SGBG

• Directeur adjoint : M. Éric Silaouo-Bottier, ancien directeur adjoint de la modernisation du travail gouvernemental

Centre de documentation administrative :

• Directeur général : M. Tamba Fidel Leno, ancien conseiller principal au Secrétariat général

• Directrice générale adjointe : Mme Aissatou Sara Sow, ancienne directrice de projets à la SONAPI