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Campagne électorale anticipée : la HAC sonne l’alerte.

La Haute Autorité de la Communication (HAC) a exprimé, dans un communiqué publié le 2 mars 2026, sa vive préoccupation face à la diffusion prématurée de messages de campagne sur certains médias privés. Selon l’organe de régulation, ces contenus émanent de prétendus candidats aux élections législatives et communales prévues le 24 mai prochain.

Rappel strict du cadre légal

Dirigée par Boubacar Yacine Diallo, l’institution rappelle que le Code électoral encadre strictement les périodes de campagne. L’article 49 fixe les dates officielles d’ouverture et de clôture, tandis que l’article 50 interdit formellement toute activité de campagne en dehors du calendrier défini par décret présidentiel.

Dans ce contexte, la HAC met en garde contre toute dérive : « Nul ne peut, par quelque moyen et sous quelque forme que ce soit, faire campagne en dehors de la période fixée », souligne le communiqué.

Interdiction formelle et menace de sanctions

Face à ces manquements, l’autorité de régulation annonce une interdiction immédiate de toute diffusion ou publication de messages à caractère électoral avant l’ouverture officielle de la campagne. Elle prévient que tout média contrevenant s’expose à des sanctions conformément à la législation en vigueur.

Un enjeu de crédibilité du processus électoral

Au-delà du rappel à l’ordre, cette prise de position s’inscrit dans un contexte où la régulation de l’espace médiatique constitue un enjeu clé pour garantir l’équité entre candidats et la transparence du processus électoral. En appelant les médias à une stricte conformité aux règles établies, la HAC entend préserver l’intégrité du scrutin et éviter toute forme de campagne déguisée ou anticipée susceptible de fausser le jeu démocratique.