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Hydrocarbures : l’Angola présenté comme un modèle de réforme pour l’Afrique du Sud.

Selon l’organisation, l’expérience angolaise illustre l’importance de mettre en place un cadre juridique, fiscal et institutionnel stable afin de restaurer la confiance des investisseurs et d’accélérer le développement des ressources naturelles. Pour l’AEC, cette approche pourrait permettre à l’Afrique du Sud de mieux valoriser son important potentiel offshore et gazier, encore largement sous-exploité.

Un secteur en pleine restructuration

Depuis plusieurs années, l’Afrique du Sud s’efforce de moderniser un secteur longtemps ralenti par des incertitudes réglementaires, des contentieux judiciaires et des retards dans le développement de projets d’exploration.

Une étape majeure a été franchie avec l’entrée en vigueur, à la fin de l’année 2024, de la loi sur le développement des ressources pétrolières en amont (Upstream Petroleum Resources Development Act – UPRDA). Cette réforme a permis d’unifier le régime d’octroi des licences d’exploration et de production, tout en prévoyant une participation gratuite de 20 % de l’État dans les projets pétroliers.

Dans la continuité de cette restructuration, les autorités sud-africaines ont créé, en mai 2025, la South African National Petroleum Company (SANPC), issue de la fusion de PetroSA, iGas et du Strategic Fuel Fund. Cette nouvelle compagnie nationale a pour mission de renforcer la coordination des activités d’exploration, de production et de gestion des ressources énergétiques du pays.

Autre décision stratégique : la levée, en octobre 2025, du moratoire de treize ans sur l’exploration du gaz de schiste dans le bassin du Karoo. Les réserves de cette région sont estimées à près de 300 000 milliards de pieds cubes de gaz, un potentiel susceptible de transformer durablement le paysage énergétique sud-africain.

Des obstacles qui freinent encore les investissements

Malgré ces avancées réglementaires, plusieurs défis continuent de ralentir le développement du secteur.

Des projets d’exploration offshore portés par de grands groupes internationaux, notamment TotalEnergies et Shell, ont été retardés par des recours judiciaires portant principalement sur les autorisations environnementales et les préoccupations des communautés locales.

En 2025, la Haute Cour du Cap-Occidental a notamment annulé l’autorisation environnementale délivrée pour le bloc d’exploration 5/6/7, illustrant les incertitudes juridiques auxquelles restent confrontés les investisseurs.

Par ailleurs, les importantes découvertes gazières de Brulpadda et Luiperd demeurent inexploitées, alors que leur mise en production pourrait générer près de 25 milliards de rands de recettes annuelles pour la balance des paiements sud-africaine et renforcer la sécurité énergétique du pays.

L’exemple angolais comme source d’inspiration

Pour le président exécutif de l’AEC, NJ Ayuk, l’Afrique du Sud se trouve aujourd’hui à un stade comparable à celui qu’a connu l’Angola avant la transformation de son secteur pétrolier.

Selon lui, les réformes engagées par Luanda démontrent qu’une volonté politique forte, associée à des règles fiscales attractives, une gouvernance claire et un environnement juridique prévisible, peut profondément transformer un secteur pétrolier en quelques années seulement.

L’AEC souligne toutefois que l’adoption de nouvelles lois ne suffit pas. Pour produire les effets attendus, les réformes doivent être appliquées rapidement, de manière cohérente et avec une visibilité suffisante afin de rassurer les investisseurs internationaux.

Transformer les réformes en projets d’envergure

Avec l’entrée en vigueur de l’UPRDA, la création de la SANPC et la réouverture du bassin du Karoo à l’exploration, l’Afrique du Sud dispose désormais des principaux leviers institutionnels pour relancer son industrie pétrolière et gazière.

Le principal défi consiste désormais à traduire ces avancées réglementaires en investissements concrets, à accélérer le développement des projets offshore et à tirer pleinement parti de l’intérêt croissant des compagnies énergétiques internationales pour les bassins d’Afrique australe. La capacité des autorités à garantir un cadre stable, prévisible et favorable aux investissements sera déterminante pour faire de cette ambition une réalité économique.

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Hydrocarbures : Sangomar maintient son rythme de production, trois cargaisons de GNL exportées depuis GTA en juin.

Les projets pétrolier de Sangomar et gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) poursuivent leur montée en puissance. Selon le rapport de production du mois de juin 2026, les deux infrastructures stratégiques ont enregistré des performances conformes à leurs objectifs opérationnels, confirmant la stabilité des opérations et la poursuite des exportations vers les marchés internationaux.

Pour le champ pétrolier offshore de Sangomar, trois cargaisons de pétrole brut ont été expédiées et commercialisées au cours du mois de juin, représentant un volume total de 2,94 millions de barils. Ce niveau de production témoigne de la bonne tenue du gisement ainsi que de la fiabilité des installations de production et d’exportation.

Les responsables du projet soulignent que le plateau de production est maintenu, une performance qui confirme le bon comportement du réservoir et l’efficacité des infrastructures mises en service. Cette stabilité constitue un indicateur important pour la rentabilité du projet et le maintien des recettes issues des exportations pétrolières.

Du côté du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, trois cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) ont également été exportées au cours du mois de juin 2026. Ces expéditions représentent un volume total de 0,49 million de mètres cubes de GNL, confirmant la poursuite des opérations commerciales après l’entrée en production du projet.

Le développement simultané de Sangomar et de GTA marque une étape majeure dans l’ambition du Sénégal de s’imposer comme un acteur émergent du secteur des hydrocarbures en Afrique. Les revenus générés par ces projets sont attendus comme un levier important pour soutenir la croissance économique, renforcer les finances publiques et financer des investissements structurants, tout en exigeant une gouvernance rigoureuse afin de garantir une gestion transparente et durable des ressources naturelles.

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Hydrocarbures : Sangomar et GTA confirment la montée en puissance énergétique du Sénégal

Des performances solides dans le pétrole et le gaz au mois de mai

Le Sénégal poursuit son ascension parmi les nouveaux producteurs d’hydrocarbures du continent africain. Au cours du mois de mai 2026, les projets stratégiques de Sangomar et de Grand Tortue Ahmeyim (GTA) ont enregistré des résultats significatifs, illustrant la montée en régime progressive des infrastructures pétrolières et gazières du pays.

Selon un document consulté ce lundi 8 juin, les deux projets ont affiché des niveaux de production conformes aux objectifs fixés, renforçant les perspectives de croissance du secteur énergétique sénégalais.

Sangomar maintient un rythme soutenu de production pétrolière

Le champ pétrolier offshore de Sangomar, situé au large des côtes sénégalaises, continue de démontrer sa capacité à produire de manière stable depuis son entrée en exploitation commerciale.

Au cours du mois de mai, trois cargaisons de pétrole brut ont été chargées et commercialisées sur les marchés internationaux, représentant un volume global de 2,93 millions de barils.

Cette performance traduit la bonne tenue du réservoir ainsi que l’efficacité des installations de production et de traitement. Les opérateurs soulignent notamment la forte disponibilité des équipements et la maîtrise des opérations techniques, qui permettent de maintenir une cadence conforme aux prévisions initiales.

Grâce à cette régularité, Sangomar s’impose progressivement comme un pilier de la stratégie énergétique nationale et contribue à renforcer la présence du Sénégal sur le marché mondial du pétrole.

Grand Tortue Ahmeyim accélère ses exportations de gaz naturel liquéfié

Du côté du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim, développé conjointement par le Sénégal et la Mauritanie, la dynamique demeure également positive.

Durant le mois de mai, quatre cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) ont été exportées, pour un volume total estimé à 0,66 million de mètres cubes.

Ces résultats témoignent de la progression continue du projet vers sa pleine capacité opérationnelle. Ils confirment également la stabilité des installations de liquéfaction ainsi que la fiabilité du dispositif logistique mis en place pour les exportations.

La régularité des expéditions observées ces derniers mois reflète les efforts d’optimisation engagés par les opérateurs afin d’améliorer les performances du projet et de consolider sa position sur les marchés internationaux du gaz.

Un secteur énergétique de plus en plus stratégique pour l’économie nationale

Les performances enregistrées simultanément à Sangomar et à GTA illustrent l’émergence du Sénégal comme acteur énergétique majeur en Afrique de l’Ouest.

Avec près de trois millions de barils de pétrole exportés et quatre cargaisons de GNL expédiées en un seul mois, le pays confirme la consolidation progressive de son industrie des hydrocarbures.

Au-delà des volumes produits, ces résultats renforcent les attentes en matière de recettes d’exportation, d’investissements et de création de valeur pour l’économie nationale. Ils confortent également les ambitions des autorités sénégalaises de faire du secteur énergétique un levier central de transformation économique, de croissance et de développement durable.

Alors que les projets poursuivent leur montée en puissance, les performances enregistrées en mai 2026 constituent un indicateur encourageant de la capacité du Sénégal à s’imposer durablement sur la carte énergétique mondiale.

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Hydrocarbures : Petrosen amorce une nouvelle phase avec une ambitieuse campagne d’exploration onshore.

La Société des Pétroles du Sénégal (Petrosen) franchit un cap stratégique. La compagnie nationale a annoncé son intention de conduire, pour la première fois à cette échelle, sa propre campagne d’exploration pétrolière et gazière à terre, marquant ainsi une évolution majeure dans son positionnement opérationnel.

Selon des informations relayées par l’agence Bloomberg, le directeur général de Petrosen, Alioune Gueye, a indiqué que l’entreprise publique prévoit d’investir au moins 100 millions de dollars, soit environ 55 milliards de francs CFA, dès cette année pour financer ses activités de prospection onshore. Un engagement financier significatif qui traduit la volonté de l’État sénégalais de renforcer le rôle de sa compagnie nationale dans la chaîne de valeur des hydrocarbures.

Capitaliser sur les succès offshore

Cette nouvelle orientation s’inscrit dans la continuité des récentes avancées enregistrées en mer, notamment avec les projets Sangomar et Grand Tortue Ahmeyim (GTA), qui ont propulsé le Sénégal dans le cercle des pays producteurs de pétrole et de gaz.

« Puisque nous avons fait des découvertes en mer, il est logique de penser que nous avons le même potentiel à terre », a déclaré Alioune Gueye, soulignant la cohérence géologique entre les bassins offshore et onshore.

Pendant plusieurs décennies, l’exploration terrestre est restée marginale au Sénégal, les efforts et les investissements étant principalement orientés vers l’offshore profond, jugé plus prometteur. Cette nouvelle campagne vise donc à rééquilibrer la stratégie nationale et à revisiter le potentiel des bassins continentaux, longtemps sous-explorés.

Vers une découverte majeure à terre ?

Petrosen affiche des ambitions élevées. La compagnie espère réaliser une découverte significative dans le bassin terrestre sénégalais d’ici la fin de l’année. Si cet objectif se concrétise, il pourrait ouvrir une nouvelle ère pour l’industrie extractive nationale, en diversifiant les zones de production et en renforçant l’indépendance énergétique du pays.

Au-delà de l’enjeu technique, cette initiative traduit également une montée en puissance institutionnelle. En pilotant directement ses opérations d’exploration, Petrosen entend consolider son expertise, accroître sa capacité de négociation avec les partenaires internationaux et inscrire son nom parmi les acteurs clés des futures découvertes énergétiques du Sénégal.

Cette stratégie s’inscrit dans une dynamique plus large de souveraineté et de valorisation optimale des ressources naturelles, dans un contexte où les hydrocarbures sont appelés à jouer un rôle déterminant dans le financement du développement national.