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Fin d’exil pour Paul-Henri Sandaogo Damiba : arrestation et expulsion du Togo sous haute tension

Dans une évolution spectaculaire de la situation politique en Afrique de l’Ouest, l’ancien président de la transition au Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été arrêté à Lomé (Togo) puis expulsé de ce pays, mettant un terme à plus de trois ans d’exil après sa chute du pouvoir. 

Un exil qui se termine par une arrestation

Damiba, qui s’était réfugié au Togo après son renversement par le capitaine Ibrahim Traoré en septembre 2022, a été interpellé le 16 janvier 2026 dans sa résidence à Lomé, selon plusieurs sources concordantes. Il était sous surveillance depuis son arrivée dans la capitale togolaise, vivant dans un cadre relativement contrôlé malgré son statut d’exilé politique. 

La justice togolaise a ensuite statuté sur une demande d’extradition émanant des autorités burkinabè, conduisant à son embarquement vers une destination qui n’a pas encore été officiellement confirmée, mais qui pourrait être Ouagadougou. 

Accusations de complot et contexte politique

Les autorités militaires en place à Ouagadougou accusent Damiba d’être le principal cerveau derrière plusieurs tentatives de destabilisation, dont une supposée tentative de coup d’État planifiée pour le 3 janvier 2026. Selon le ministère de la Sécurité burkinabè, ce projet aurait visé l’assassinat du capitaine Traoré et d’autres responsables civils et militaires, ainsi que la neutralisation d’infrastructures stratégiques.

Depuis sa chute, Damiba avait déjà été radié de l’armée et faisait l’objet de mesures prudentes de la part du régime en place, qui voyait en lui une figure potentielle