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Afrique du Sud : plus de 900 arrestations lors des manifestations anti-immigration, mais un climat globalement maîtrisé

Les autorités saluent une mobilisation majoritairement pacifique tout en maintenant un dispositif sécuritaire renforcé sur l’ensemble du territoire

Les autorités sud-africaines ont dressé un bilan globalement calme des manifestations organisées le 30 juin contre l’immigration irrégulière, tout en confirmant l’arrestation de plus de 900 personnes à travers le pays pour diverses infractions. Les opérations de sécurité se poursuivent dans plusieurs zones sensibles afin de prévenir tout nouvel incident.

Selon le Centre national conjoint des opérations et du renseignement (NATJOINTS), la journée a été marquée par la tenue de 120 manifestations à l’échelle nationale, dont 108 se sont déroulées sans incident majeur, tandis que 12 ont nécessité l’intervention des forces de l’ordre.

Plus de 900 arrestations et quelques incidents signalés

Lors d’un point de presse, la commissaire nationale adjointe du Service de police sud-africain (SAPS), le lieutenant-général Tebello Mosikili, a indiqué que plus de 900 personnes avaient été interpellées.

Ces arrestations concernent principalement des faits de violence publique, de pillage ainsi que des infractions liées à la législation sur l’immigration. Les autorités ont également confirmé un incident armé survenu dans le quartier de Hillbrow, à Johannesburg, qui a fait deux blessés.

Malgré ces tensions localisées, la police souligne que la majorité des rassemblements s’est déroulée dans un cadre légal et pacifique. Les organisateurs ont également été salués pour leur coopération dans la gestion des manifestations.

Un contexte de fortes tensions autour de la politique migratoire

Ces mobilisations s’inscrivent dans un climat politique marqué par des débats récurrents sur la question migratoire en Afrique du Sud, régulièrement source de crispations sociales et de revendications politiques.

Dans une analyse publiée le jour des manifestations, le cabinet Alfa Destiny Communications a relevé la mise en place d’un important dispositif sécuritaire estimé à 600 millions de rands, destiné à prévenir d’éventuels débordements. Le rapport souligne également que plusieurs États africains ont renforcé les mesures de protection et d’assistance à leurs ressortissants présents en Afrique du Sud.

Selon cette même analyse, la question migratoire devrait continuer à occuper une place centrale dans le débat public jusqu’aux élections municipales prévues le 4 novembre 2026.

Enquêtes en cours après un décès à Durban

Parallèlement au bilan des manifestations, la police sud-africaine a ouvert une enquête après la découverte du corps sans vie d’un ressortissant étranger à Durban, dans la nuit de lundi à mardi.

Selon les premières informations du SAPS, la victime aurait chuté du huitième étage d’un immeuble du centre-ville, après s’être cachée avec deux autres personnes dans un entrepôt pendant plusieurs jours. L’identité de la victime ainsi que les circonstances exactes du drame restent à ce stade indéterminées et font l’objet d’investigations.

Un dispositif sécuritaire maintenu

Les autorités ont indiqué que les opérations de contrôle et de sécurisation se poursuivraient, notamment pour lutter contre la criminalité et renforcer les vérifications liées à l’immigration.

Le NATJOINTS a réaffirmé sa détermination à maintenir l’ordre public, rappelant que les forces de sécurité resteront mobilisées face à toute menace susceptible d’affecter la stabilité du pays.

Ces événements interviennent alors que les manifestations, organisées à l’appel de mouvements réclamant l’expulsion des migrants en situation irrégulière, ont entraîné la fermeture temporaire de certains commerces et un déploiement policier renforcé dans les principales villes, notamment Johannesburg et Durban.