
Plusieurs chefs d’État saluent l’inauguration du Grand barrage de la Renaissance en Éthiopie.
L’Éthiopie a franchi une étape historique avec l’inauguration officielle du Grand barrage de la Renaissance (GERD), gigantesque infrastructure hydraulique construite sur le Nil Bleu. Ce projet, présenté comme le plus grand barrage d’Afrique, suscite à la fois admiration et controverse sur le plan régional.
Une réalisation d’envergure africaine
Symbole d’ambition et de souveraineté énergétique, le GERD est appelé à devenir un moteur de développement pour l’Éthiopie et au-delà. Avec une capacité de production estimée à plus de 6 000 mégawatts, il doit permettre d’alimenter en électricité des millions de foyers et de soutenir la croissance économique du pays.
Soutien de plusieurs dirigeants africains
Lors de la cérémonie d’inauguration, plusieurs chefs d’État africains ont salué la détermination de l’Éthiopie à mener à terme ce chantier titanesque, malgré les pressions et tensions diplomatiques. Ils ont vu dans cette réalisation un exemple de résilience et d’intégration régionale, capable de renforcer la coopération énergétique entre pays africains.
Des tensions persistantes avec l’Égypte et le Soudan
Si le barrage est perçu par Addis-Abeba comme un projet vital pour son avenir, il continue d’inquiéter ses voisins. L’Égypte redoute une réduction significative du débit du Nil, dont elle dépend à plus de 90 % pour ses besoins en eau. Le Soudan, lui aussi concerné, craint des répercussions sur ses systèmes agricoles et hydrauliques.
Malgré ces divergences, les autorités éthiopiennes assurent que le GERD ne vise pas à priver les pays voisins de leurs ressources, mais à promouvoir une utilisation équitable et durable du fleuve.
Un tournant stratégique pour l’Afrique
Au-delà des tensions diplomatiques, le barrage de la Renaissance s’impose comme un symbole panafricain. Il illustre la volonté des pays africains de financer et de porter eux-mêmes de grands projets structurants. Son inauguration est ainsi perçue comme une victoire collective par de nombreux observateurs qui y voient un jalon pour l’indépendance énergétique du continent.

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