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“Jubbanti Koom” : le Sénégal opte pour une thérapie budgétaire made in Sénégal

Le Premier ministre Ousmane Sonko a dévoilé le 1er août dernier, au Grand Théâtre de Dakar, un plan de redressement économique et social inédit, à la hauteur des défis structurels que traverse le pays. Ce plan, baptisé “Jubbanti Koom”, symbolise une volonté claire : reconquérir la souveraineté économique du Sénégal, sans recourir à de nouveaux emprunts extérieurs.

Une stratégie de rupture maîtrisée

Doté d’un budget estimé à 4 600 milliards FCFA sur 3 ans, le plan repose sur une promesse audacieuse : mobiliser 90 % de ces ressources localement, via la rationalisation fiscale, l’élargissement de l’assiette, la suppression de certaines exonérations et la lutte contre la corruption.

« Ce plan n’est pas une austérité. C’est une réforme responsable et souveraine », a déclaré Sonko dans un ton sobre mais déterminé.

Objectif : un déficit public maîtrisé

L’objectif est clair : ramener le déficit budgétaire de 12 % à 3 % du PIB d’ici 2027, tout en continuant à investir dans les secteurs sociaux et productifs. Une performance budgétaire que le FMI et les bailleurs observeront de près.

Un pari politique autant qu’économique

Ce plan s’inscrit dans le discours de rupture porté par le Président Diomaye Faye : sortir des logiques d’endettement à tout prix, renforcer la redevabilité publique, et bâtir un modèle économique plus juste. Mais il pose aussi des défis : la capacité à mobiliser rapidement les ressources internes, à éviter les blocages syndicaux liés à la rigueur, et à maintenir la croissance.

Jubbanti Koom” est bien plus qu’un plan économique : c’est une vision politique du développement, une tentative de repositionner l’État comme pilote stratégique, et non comme simple relais d’une économie globalisée.

Reste à savoir si cette volonté de réformes profondes résistera aux épreuves du temps, des pressions sociales et des réalités budgétaires.

Annalyse

Le plan Jubbanti Koom, littéralement « redresser la Nation » en wolof, incarne la rupture voulue par le tandem Diomaye Faye – Sonko : sortir le Sénégal de sa dépendance chronique aux financements extérieurs, restaurer la transparence dans la gestion publique et stimuler une croissance plus équitable.

Les piliers du plan :

  1. Souveraineté budgétaire :

    • Financement à 90 % par ressources internes

    • Aucune dette extérieure nouvelle contractée

    • Rationalisation des dépenses

  2. Assainissement et justice fiscale :

    • Élargissement de l’assiette fiscale

    • Lutte contre les exonérations injustifiées et l’évasion fiscale

    • Nouvelles taxes ciblées (tabac, jeux en ligne, visas)

  3. Réduction du déficit public :

    • Objectif : ramener le déficit de 12 % du PIB à 3 % d’ici 2027

    • Contrôle strict des dépenses publiques

  4. Relance de l’investissement productif :

    • Soutien accru à l’agriculture, à l’industrie locale, aux PME

    • Orientation des ressources vers des projets à impact réel

  5. Gouvernance participative :

    • Élaboration concertée avec les acteurs sociaux, économiques et institutionnels

    • Création d’un Haut Conseil de suivi du plan

Premier Ministre Ousmane Sonko 360x320

Le Sénégal dévoile le Plan national de redressement économique : cap sur la souveraineté budgétaire

Le Premier ministre Ousmane Sonko a officiellement présenté ce matin au Grand Théâtre de Dakar le Plan national de redressement économique et social, baptisé « Jubbanti Koom » (« redresser la Nation », en wolof). Ce programme constitue la réponse stratégique du gouvernement face aux déséquilibres financiers hérités, notamment les dettes intérieures et les dépenses publiques jugées excessives.

Objectifs : restaurer l’équilibre, sans alourdir la dette

Porté par le principe de souveraineté budgétaire, le plan ambitionne de mobiliser plus de 4 600 milliards FCFA d’ici 2028, sans recourir à de nouveaux emprunts extérieurs.

Le gouvernement entend ainsi :

  • Ramener le déficit budgétaire à 3 % du PIB d’ici 2027,

  • Réorganiser la fiscalité pour mieux capter les ressources internes,

  • Lutter contre les niches de corruption,

  • Favoriser la relance de l’investissement productif.

« Nous devons sortir de la dépendance structurelle à la dette. Ce plan est une rupture assumée en faveur de notre dignité économique », a déclaré Ousmane Sonko.

Une vision de rupture… et de reconstruction

Inspiré des recommandations de la Cour des comptes et des priorités exprimées lors du Dialogue national, ce plan place au cœur de ses priorités :

  • La maîtrise des finances publiques

  • La justice fiscale

  • L’assainissement de l’administration

  • L’investissement dans les secteurs productifs (agriculture, PME, énergie, numérique)

Ce programme entend créer un climat de confiance durable pour les investisseurs tout en consolidant les filets sociaux pour les populations vulnérables.

Une méthode participative

Le gouvernement a souligné que le plan avait été élaboré de manière inclusive, en concertation avec les acteurs économiques, syndicats, société civile et partenaires techniques.

« Ce n’est pas un plan de technocrates. C’est un pacte national pour le redressement », a insisté le Premier ministre.

Une étape clé dans la nouvelle gouvernance

Ce plan marque la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de réorienter l’économie vers plus de transparence, d’efficacité et d’indépendance. Il s’inscrit pleinement dans le cap fixé par son programme : refonder l’État et réconcilier croissance et souveraineté.