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Au port de Conakry, la logistique face à l’accélération du trafic

À l’initiative de Africa Global Logistics (AGL), une journée portes ouvertes s’est tenue ce lundi au sein de Conakry Terminal, principale plateforme de manutention de conteneurs du Port autonome de Conakry. Partenaires institutionnels, clients, opérateurs privés et représentants des transporteurs ont été conviés à cette rencontre destinée à faire le point sur les performances du terminal et à renforcer la coordination entre les différents maillons de la chaîne logistique.

Dans un contexte de forte croissance économique, marqué notamment par l’essor du secteur minier et la hausse des importations, la pression sur les infrastructures portuaires s’intensifie. Opérateur de la délégation de service public pour les activités conteneurs et la manutention de véhicules, Conakry Terminal fait aujourd’hui face à un défi d’ampleur : absorber des volumes en avance de plusieurs années sur les prévisions initiales.

Des volumes records, en avance sur les projections

Selon son directeur général, Emmanuel Masson, le terminal traite en 2025 des flux initialement projetés pour 2030. Le trafic mensuel atteint désormais entre 45 000 et 50 000 EVP (équivalents vingt pieds), contre 32 000 à 35 000 auparavant. Une progression significative qui témoigne du dynamisme économique du pays, mais met également sous tension l’ensemble de l’écosystème portuaire.

« Conakry Terminal n’est rien tout seul », a rappelé le dirigeant, insistant sur la responsabilité collective des importateurs, industriels, transitaires, transporteurs et administrations, notamment douanières. Car si les capacités techniques évoluent, la fluidité dépend d’une coordination étroite entre tous les acteurs.

Investissements et réformes pour fluidifier les opérations

Pour répondre à cette montée en charge, plusieurs mesures structurantes ont été engagées. Sur le plan technique, le deuxième quai – le quai 10 – a été équipé de nouveaux moyens modernes de manutention, permettant d’accélérer les opérations navires et le traitement des conteneurs.

Parallèlement, l’ouverture récente de la circulation des poids lourds 24 heures sur 24 dans la commune de Kaloum constitue une avancée notable. Jusqu’alors limitée aux horaires administratifs, cette restriction freinait les enlèvements et rallongeait les délais. Depuis une dizaine de jours, les transporteurs peuvent récupérer leurs marchandises de manière continue, améliorant la cadence des sorties.

Le directeur général préfère évoquer un « défi » plutôt qu’une congestion structurelle. Néanmoins, l’allongement des délais d’importation peut engendrer des surcoûts logistiques, susceptibles d’être répercutés sur les prix des marchandises.

Un enjeu économique et social

Présent lors de la rencontre, Elhadj Aliou Chérif, président de la Chambre de commerce de la région de Conakry, a salué l’initiative d’AGL. Selon lui, cette immersion a permis aux opérateurs économiques de mieux appréhender les contraintes techniques et les efforts engagés pour moderniser l’outil portuaire.

Il a toutefois rappelé que la pression actuelle est directement liée à l’attractivité économique de Conakry, portée par les sociétés minières, les commerçants et les industriels, tous tributaires du port. Tout en remerciant les autorités pour la suspension temporaire des surestaries, il a appelé les opérateurs à accélérer l’enlèvement des conteneurs encore stationnés.

Des milliers d’unités demeurent en attente, contribuant à la rareté de certaines marchandises sur le marché intérieur et à la hausse des prix. La fluidité portuaire apparaît ainsi comme un enjeu social autant qu’économique, dans un pays où la dépendance aux importations reste forte.

Modernisation et coordination, clés de la compétitivité

Au terme de cette journée, un constat s’impose : la performance du port de Conakry repose sur un effort collectif et continu. Sous la supervision des autorités portuaires et gouvernementales, la modernisation des infrastructures doit s’accompagner d’une meilleure synchronisation des procédures et des acteurs.

Dans un contexte de mutation rapide, l’amélioration de la logistique portuaire constitue un levier stratégique pour accompagner durablement la croissance guinéenne. Transformer la pression actuelle en opportunité de développement dépendra de la capacité de la communauté portuaire à agir en synergie.

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Môle 4 du port de Dakar : un partenariat international de près de 56 milliards FCFA pour un terminal polyvalent de nouvelle génération.

Le Port autonome de Dakar poursuit sa dynamique de modernisation avec la conclusion d’un partenariat international stratégique portant sur l’aménagement et l’exploitation d’un terminal polyvalent au môle 4.
La convention de concession, signée le mardi 9 décembre 2025, porte sur une durée de 25 ans et concerne le projet baptisé « Jambaar », confié à la société Jambaar SA.

Un consortium international de référence

Le contrat a été conclu avec un consortium international emmené par le groupe maritime anversois Conti-Lines Group, en partenariat avec Port of Antwerp-Bruges International, l’opérateur espagnol Ership et AIG Marine & Terminal Sénégal.
Ce partenariat illustre l’attractivité croissante du port de Dakar et la confiance des opérateurs internationaux dans le potentiel logistique du Sénégal.

Un investissement de 85 millions d’euros

Évalué à 85 millions d’euros, soit environ 55,6 milliards de FCFA, le projet « Jambaar » vise à transformer le môle 4 en une plateforme portuaire de dernière génération, spécialisée dans le trafic breakbulk (marchandises conventionnelles) et agro-bulk.

Selon les informations relayées par le média spécialisé Flows.be, les travaux prévus comprennent :

  • la réhabilitation complète des infrastructures existantes ;

  • l’installation de grues portuaires modernes adaptées aux trafics conventionnels ;

  • la mise en place de systèmes de convoyage performants ;

  • l’extension des capacités d’entreposage pour répondre à la croissance du trafic.

Un levier stratégique pour la compétitivité du port

Ce nouveau terminal polyvalent permettra d’améliorer significativement la productivité, la sécurité et la fluidité des opérations portuaires, tout en diversifiant l’offre du Port autonome de Dakar.

Le projet s’inscrit dans la stratégie globale de modernisation des infrastructures portuaires, visant à consolider la position de Dakar comme hub logistique majeur en Afrique de l’Ouest, au service du commerce régional et international.

Des retombées économiques attendues

Au-delà de l’amélioration des capacités opérationnelles, le projet « Jambaar » devrait générer des retombées économiques importantes, notamment en matière de création d’emplois directs et indirects, de transfert de compétences et de renforcement de la chaîne logistique nationale.

Avec ce partenariat d’envergure, le Port autonome de Dakar confirme sa volonté de s’adapter aux standards internationaux et de soutenir la croissance économique du Sénégal.

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Guinée : le Port autonome de Conakry entre dans le top 10 des ports africains selon la Banque mondiale.

Le Port autonome de Conakry (PAC) s’impose comme un acteur clé du commerce maritime en Afrique de l’Ouest. Selon le dernier rapport de la Banque mondiale sur la performance des ports africains, la principale infrastructure portuaire de Guinée figure désormais parmi les dix meilleurs ports du continent.

Ce classement, fondé sur des critères de fluidité logistique, de temps d’escale et d’efficacité opérationnelle, met en lumière les progrès significatifs accomplis par le PAC au cours des dernières années. Ces résultats sont le fruit des réformes engagées par les autorités guinéennes pour moderniser les infrastructures portuaires et renforcer la gouvernance du secteur maritime.

« Ce classement illustre la transformation profonde du Port autonome de Conakry et notre ambition de faire de la Guinée une plateforme logistique régionale compétitive et moderne », a déclaré le Directeur général du Port autonome de Conakry, soulignant l’engagement constant des équipes et des partenaires techniques.

Véritable porte d’entrée économique du pays, le port de Conakry assure une part essentielle des importations et exportations nationales. Il joue également un rôle stratégique dans les échanges régionaux, en facilitant le transit de marchandises vers des pays enclavés comme le Mali et la Sierra Leone.

Les investissements récents dans la numérisation des procédures, la modernisation des quais et la sécurisation des opérations ont permis d’améliorer la productivité et d’attirer davantage d’opérateurs internationaux.

Avec cette distinction, la Guinée confirme sa montée en puissance sur la scène économique africaine, et le Port autonome de Conakry se positionne comme un levier majeur du développement et de l’intégration régionale.