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Guinée-Bissau : le référendum constitutionnel approuve un renforcement des pouvoirs présidentiels.

Les électeurs de Guinée-Bissau ont approuvé, par référendum, la nouvelle Constitution qui renforce les pouvoirs du président de la République. Les résultats officiels, annoncés mardi par la Commission électorale nationale, donnent le « oui » vainqueur avec 70 % des suffrage.

Ce scrutin, organisé dimanche, intervient moins de dix mois après le coup d’État qui a porté l’armée au pouvoir et à quelques mois de l’élection présidentielle prévue le 6 décembre 2026, censée marquer le retour à un régime civil.

Une réforme majeure des institutions

La nouvelle Constitution modifie en profondeur l’équilibre des pouvoirs. Elle met fin au système dans lequel le Premier ministre était issu de la majorité parlementaire et accorde désormais au chef de l’État le pouvoir de nommer et de révoquer le Premier ministre ainsi que les membres du gouvernement.

Le texte autorise également le président à dissoudre le Parlement, renforçant ainsi les prérogatives de l’exécutif dans le fonctionnement des institutions.

Un climat politique toujours tendu

Les autorités de transition estiment que cette réforme permettra de stabiliser les institutions avant les prochaines élections générales. Le général Horta N’Tam, président de la transition, avait appelé les citoyens, notamment les jeunes, à participer massivement au vote tout en réaffirmant qu’il ne serait pas candidat à la présidentielle, conformément à la charte de transition.

De son côté, une partie de l’opposition et de la société civile avait appelé au boycott du référendum, dénonçant des restrictions des libertés publiques et contestant la légitimité d’une révision constitutionnelle conduite sous un pouvoir de transition.

Un pays marqué par une instabilité chronique

La Guinée-Bissau demeure l’un des États les plus instables d’Afrique de l’Ouest. Depuis son indépendance en 1974, le pays a connu plusieurs coups d’État et tentatives de putsch, faisant de la consolidation des institutions démocratiques un enjeu central de la transition en cours.

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Guinée : le décompte en cours pour le référendum constitutionnel.

La Guinée retient son souffle au lendemain du référendum constitutionnel du 21 septembre. Après une journée marquée par une forte mobilisation des citoyens à travers le pays, le dépouillement des bulletins a commencé et le décompte des suffrages est en cours dans l’ensemble des communes et préfectures.

Une participation massive et symbolique

Dès les premières heures du scrutin, des files d’électeurs ont été observées dans plusieurs bureaux de vote, notamment à Conakry, Kankan, Kindia et Nzérékoré. Le Chef de l’État, S.E. le Général Mamadi Doumbouya, accompagné de son épouse, a lui-même accompli son devoir civique au Centre de santé de Boulbinet, donnant le ton d’une journée placée sous le signe du patriotisme et de la responsabilité.

Centralisation progressive des résultats

Selon les informations fournies par la Commission nationale électorale indépendante (CENI), le dépouillement se déroule bureau par bureau, avant la transmission des procès-verbaux aux commissions administratives locales. Ces résultats provisoires seront ensuite centralisés au niveau national, avant l’annonce officielle par la CENI.

Un scrutin décisif pour la transition

Ce référendum constitue une étape cruciale dans le processus de transition engagé par les autorités. La nouvelle Constitution, si elle est adoptée, devrait instaurer de nouveaux équilibres institutionnels et poser les bases d’une gouvernance plus moderne et démocratique. Elle vise également à répondre aux aspirations profondes de la population en matière de stabilité politique, de justice sociale et de développement.

Appel au calme et à la patience

Alors que les opérations de comptage se poursuivent, les autorités appellent la population à rester sereine et à faire preuve de patience dans l’attente des résultats officiels. « Seule la CENI est habilitée à proclamer les résultats », rappellent les instances compétentes, insistant sur la nécessité de préserver la paix et la cohésion sociale durant cette phase sensible.

Un moment historique

Quelles que soient les issues du décompte, ce référendum du 21 septembre restera dans l’histoire politique de la Guinée comme un moment fondateur, traduisant la volonté populaire de participer activement à la construction d’un avenir commun.