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Au CNT, Bah Oury défend la vision stratégique du programme Simandou 2040.

Une intervention clé avant l’adoption d’un plan structurant

Devant les membres du Conseil national de la Transition réunis en séance plénière au Palais du Peuple, le Premier ministre Amadou Oury Bah a prononcé, jeudi 5 mars 2026, une intervention remarquée peu avant l’adoption du projet de loi relatif au Programme Simandou 2040.

Présenté comme l’un des piliers de la transformation économique et institutionnelle de la Guinée, ce plan stratégique vise à structurer le développement du pays sur les quinze prochaines années, en s’appuyant notamment sur la valorisation de ses ressources naturelles et sur des réformes institutionnelles profondes.

Une réponse aux défis hérités du passé

Dans son discours, le chef du gouvernement a replacé l’élaboration de ce programme dans le contexte particulier de la transition politique que traverse actuellement le pays. Selon lui, la Guinée doit rompre avec les déséquilibres structurels et les injustices héritées du passé qui ont longtemps freiné son développement.

Pour Amadou Oury Bah, la concrétisation du projet minier de Simandou marque l’aboutissement d’une ambition nourrie par plusieurs générations de Guinéens. Il a salué à cette occasion l’engagement du président de la République, Mamadi Doumbouya, qu’il considère comme un acteur déterminant dans la relance de ce projet stratégique et dans la conception du programme de transformation qui en découle.

Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité pour la Guinée d’éviter le piège du « syndrome hollandais », phénomène économique observé dans certains pays riches en ressources naturelles où la dépendance à l’exploitation minière freine la diversification de l’économie.

Un projet de société fondé sur cinq piliers

Selon le chef du gouvernement, l’architecture du Programme Simandou 2040 repose sur cinq piliers destinés à soutenir un développement équilibré de l’ensemble des secteurs stratégiques du pays.

Au-delà de la transformation économique, le programme vise également à renforcer le capital humain, à consolider la cohésion sociale et à bâtir une société plus stable et prospère. L’objectif affiché est de réduire durablement la pauvreté et de mettre fin aux cycles d’instabilité qui ont marqué l’histoire politique et économique de la Guinée.

La Constitution comme boussole de l’action publique

Au cours de son intervention, le Premier ministre a également rendu hommage aux membres du Conseil national de la Transition pour leur contribution à l’élaboration et à la vulgarisation du projet de Constitution en cours d’adoption.

Selon lui, ce texte fondamental doit constituer la référence durable de l’action publique. Il a insisté sur le caractère impersonnel de la Constitution, qui doit être conçue pour servir l’intérêt général et l’avenir du pays plutôt que des ambitions individuelles.

Cette nouvelle architecture institutionnelle consacre notamment plusieurs droits fondamentaux pour les citoyens, dont l’accès à la santé et à l’éducation. Toutefois, a-t-il souligné, la concrétisation de ces droits dépendra de la capacité de l’État à mobiliser les ressources nécessaires pour financer les politiques publiques correspondantes.

Dans cette perspective, le programme Simandou 2040 est présenté comme un levier stratégique destiné à transformer ces principes constitutionnels en réalités tangibles pour les populations.

Un cadre institutionnel à consolider

Le chef du gouvernement a par ailleurs insisté sur la nécessité de mettre en place un cadre juridique et administratif solide pour accompagner la mise en œuvre d’un programme d’une telle envergure.

Selon lui, la réussite d’une stratégie nationale repose autant sur la qualité de la planification que sur la cohérence des mécanismes institutionnels qui encadrent son exécution.

Il a rappelé que la Constitution consacre une organisation claire de l’action exécutive, fondée sur la responsabilité collective du gouvernement et la coordination des politiques publiques par le Premier ministre. Une architecture qui doit, selon lui, garantir la continuité de l’État.

« Aujourd’hui je suis Premier ministre, demain il y en aura un autre, mais l’architecture gouvernementale doit rester stable afin d’éviter toute improvisation », a-t-il déclaré devant les conseillers.

L’exemple des trajectoires asiatiques

Pour illustrer son propos, le Premier ministre a évoqué les trajectoires de pays comme Singapour et Chine, qui ont réussi à transformer leurs économies en quelques décennies grâce à une vision stratégique claire, une discipline institutionnelle rigoureuse et la continuité des politiques publiques.

Selon lui, la Guinée dispose aujourd’hui d’opportunités comparables, à condition de maintenir la même détermination et de garantir une mise en œuvre rigoureuse des réformes engagées.

Un appel à la mobilisation nationale

Concluant son intervention, Amadou Oury Bah a appelé à une mobilisation collective de l’ensemble des institutions, des administrations et des citoyens afin d’assurer la réussite du programme.

Il a notamment insisté sur la nécessité d’éviter les chevauchements de compétences entre les différents départements ministériels et de clarifier les responsabilités dans la chaîne administrative chargée de piloter le programme.

Pour le chef du gouvernement, la réussite du programme Simandou 2040 pourrait permettre à la Guinée de devenir, dans les prochaines années, une référence sur le continent africain en matière de gouvernance des ressources naturelles et de transformation économique durable.

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Au CNT, examen des lois fondatrices du programme Simandou 2040.

Une séance consacrée à l’avenir économique de la Guinée

Les Conseillers nationaux de la Transition se sont réunis en séance plénière, jeudi 5 mars, à l’hémicycle du Palais du Peuple à Conakry, pour examiner deux textes jugés déterminants pour l’orientation économique du pays.

Les débats ont porté sur le projet de loi de plan 2026-2040 relatif au Programme de développement socio-économique durable et responsable, baptisé Programme Simandou 2040, ainsi que sur le projet de loi-programme 2026-2030, qui constitue la première phase de mise en œuvre de cette vaste stratégie de transformation nationale.

Le rapport présenté aux conseillers a été élaboré par la Commission du Plan, des Affaires financières et du Contrôle budgétaire du Conseil national de la Transition. Il a été exposé par son rapporteur général, N’Gouamou Fabara Koné.

Une stratégie portée par les autorités de la transition

Dans son intervention, le rapporteur général a rappelé que ce programme constitue l’une des initiatives majeures impulsées par le président de la République, Mamadi Doumbouya, avec l’objectif de transformer en profondeur la structure économique du pays.

Selon lui, cette stratégie vise à accélérer la croissance, diversifier les moteurs de l’économie nationale et générer massivement des emplois durables. Elle s’inscrit dans une vision à long terme destinée à faire de la Guinée une économie prospère, inclusive et durable à l’horizon 2040.

Le programme repose ainsi sur une transformation systémique combinant investissements massifs, réformes institutionnelles et modernisation de l’appareil d’État. Les projections présentées devant les conseillers évoquent notamment une croissance économique moyenne de plus de 10 % par an, ainsi qu’une amélioration significative des revenus et des conditions de vie des populations.

Des ambitions économiques d’envergure

Les projections macroéconomiques associées à cette stratégie sont particulièrement ambitieuses. À l’horizon 2040, le produit intérieur brut du pays pourrait atteindre environ 152 milliards de dollars, contre près de 35 milliards aujourd’hui.

Dans le même temps, plus de cinq millions d’emplois supplémentaires pourraient être créés dans l’ensemble des secteurs économiques.

Le programme couvre quatorze secteurs prioritaires et repose sur deux grands moteurs de croissance : une économie de ressources, fondée notamment sur la valorisation du potentiel minier, et une économie de destination, visant à développer les services, le tourisme et les chaînes de valeur industrielles.

122 mégaprojets et 39 réformes structurantes

L’architecture stratégique du programme s’articule autour de cinq piliers majeurs et comprend un portefeuille ambitieux de 122 mégaprojets accompagnés de 39 réformes structurantes.

Au total, 345 projets ont été identifiés pour soutenir la transformation économique et sociale du pays. Ils concernent des domaines clés tels que les infrastructures, les mines, l’agriculture, l’industrie, l’énergie, l’éducation, la santé et les services.

Un programme estimé à 330 milliards de dollars

Le coût global du Programme Simandou 2040 est estimé à environ 330 milliards de dollars pour la période 2026-2040. Sa mise en œuvre sera organisée en trois phases successives de cinq ans.

Le schéma de financement repose sur une mobilisation conjointe de ressources publiques et privées. Les acteurs privés devraient contribuer à hauteur de 38 %, tandis que le budget de l’État couvrirait environ 32 % du financement. Les fonds souverains apporteraient près de 19 %, et les partenaires techniques et financiers internationaux environ 11 %.

Il a également été rappelé que près de 20 milliards de dollars ont déjà été mobilisés dans le cadre du projet minier Projet minier de Simandou, considéré comme l’un des piliers de cette stratégie de transformation économique.

Réformes administratives et grands projets structurants

Le rapport présenté devant le CNT prévoit également la mise en place de cellules d’exécution au sein de chaque département ministériel impliqué dans la mise en œuvre du programme, afin d’accélérer les processus décisionnels et d’améliorer l’efficacité administrative.

Parmi les réformes transversales annoncées figurent notamment la modernisation de l’administration publique, la digitalisation des services de l’État, la lutte contre la corruption, la réforme des forces de défense et de sécurité, ainsi que le développement des énergies renouvelables.

Le programme prévoit par ailleurs une série d’investissements structurants dans plusieurs secteurs clés : construction de milliers de kilomètres de routes et de pistes rurales, électrification des zones rurales, relance des rizeries, création d’unités industrielles de transformation, construction d’hôpitaux spécialisés et de centres de santé, ainsi que des initiatives de reboisement et de protection de l’environnement.

À travers ces orientations, les autorités guinéennes entendent poser les bases d’un modèle de développement plus diversifié et durable, capable de soutenir la transformation économique et sociale du pays au cours des quinze prochaines années.

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Gouvernance financière : la Guinée renforce les capacités de contrôle des investissements en vue d’ accompagner« Simandou 2040 ».

Un atelier stratégique pour moderniser le contrôle financier public

La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a inauguré récemment à Conakry un atelier intensif de renforcement des capacités destiné aux cadres de la Direction nationale du contrôle financier (DNCF). L’initiative s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités guinéennes d’améliorer la gestion des ressources publiques et de garantir la traçabilité de chaque franc investi dans les projets structurants du pays.

Organisé du 2 au 6 mars 2026 dans la capitale guinéenne, l’atelier réunit experts nationaux et partenaires internationaux autour d’un objectif commun : moderniser les pratiques de contrôle financier et promouvoir une culture administrative davantage axée sur la performance, la transparence et la redevabilité.

Un levier pour accompagner la stratégie « Simandou 2040 »

Lors de l’ouverture des travaux, la ministre a insisté sur la nécessité de professionnaliser davantage les fonctions de contrôle afin de répondre à l’ampleur des investissements publics attendus dans le cadre de la stratégie nationale Simandou 2040.

Selon elle, la réforme budgétaire engagée marque une évolution importante dans la gestion des finances publiques guinéennes. Le pays s’oriente progressivement vers une logique de budget-programmes, privilégiant l’impact et les résultats des politiques publiques plutôt que la simple consommation des crédits budgétaires.

Dans ce contexte, la ministre a rappelé l’importance de renforcer la crédibilité financière de l’État. « Avec l’amélioration récente de notre notation souveraine, la Guinée doit démontrer aux marchés et aux partenaires sa capacité à gérer efficacement les ressources publiques », a-t-elle déclaré, soulignant le rôle central du contrôle financier dans la préservation des équilibres budgétaires et la confiance des investisseurs.

Un programme de formation soutenu par les partenaires internationaux

L’atelier s’inscrit dans un programme-cadre plus large de renforcement des capacités du ministère de l’Économie et des Finances, doté d’un budget global estimé à près de 20 millions de dollars. Ce financement sera mobilisé conjointement par le gouvernement guinéen, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et plusieurs partenaires engagés dans l’appui à la gouvernance économique et financière du pays.

Représentant la Cellule technique de suivi des programmes (CTSP), Mamadi Koulibaly a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une approche résolument orientée vers les résultats. Il a également annoncé la mise en œuvre d’actions complémentaires, notamment des formations spécialisées sur les partenariats public-privé (PPP) ainsi que des missions d’études régionales visant à moderniser les pratiques d’inspection des finances.

Le contrôleur financier, acteur clé de la soutenabilité de l’État

Pour sa part, le Directeur national du contrôle financier, Oumar Barry, a salué l’impulsion donnée par la ministre et rappelé le rôle stratégique des contrôleurs financiers dans la gestion des finances publiques.

Selon lui, leur mission dépasse désormais la simple vérification administrative. « Au-delà du contrôle, le contrôleur financier contribue à prévenir les risques budgétaires et financiers, tout en harmonisant les procédures de liquidation face à la complexité croissante des projets d’investissement », a-t-il expliqué.

Dans cette perspective, l’atelier vise notamment à uniformiser les méthodes de travail, renforcer les mécanismes de prévention et consolider les compétences techniques des cadres de la DNCF.

Transparence et efficacité au cœur des investissements publics

Présent à la rencontre, Mamadou Sarifou Diao Diallo, représentant du PNUD, a réaffirmé l’engagement de l’organisation onusienne en faveur de la transparence et de la redevabilité dans la gestion publique. Pour le PNUD, l’efficacité des investissements publics dépend étroitement de la qualité du capital humain et de la solidité des mécanismes de gouvernance.

À l’heure où la Guinée se prépare à gérer des flux d’investissements d’envergure, les autorités entendent ainsi consolider les compétences institutionnelles et les procédures de contrôle. L’atelier de Conakry apparaît, dans cette dynamique, comme une étape structurante vers la mise en place d’une administration financière plus résiliente, transparente et résolument orientée vers les résultats.

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Le CNT convoque une plénière décisive sur le « Programme Simandou 2040 ».

Le Conseil national de la transition (CNT) se réunira en séance plénière ce jeudi 5 mars 2026 à 15 heures, dans l’hémicycle du Palais du Peuple, à Conakry. L’annonce a été faite à travers le communiqué N°005/2026/PCNT signé par le président de l’institution, Dansa Kourouma.

Au centre des travaux figure l’examen et l’adoption du projet de Loi de Plan 2026–2040 relatif au Programme de développement socio-économique durable et responsable, baptisé « Programme Simandou 2040 ». Les conseillers nationaux devront également se prononcer sur le projet de loi-programme 2026–2030, correspondant à la première phase opérationnelle de cette stratégie de long terme.

Un programme stratégique pour la transformation économique

Le projet Simandou, adossé à l’exploitation du gisement de fer du même nom, est présenté par les autorités comme un levier structurant pour l’économie guinéenne. Au-delà de la seule dimension minière, le programme ambitionne de catalyser une transformation plus large, intégrant infrastructures, industrialisation, diversification économique et développement social.

À travers la Loi de Plan 2026–2040, l’exécutif entend inscrire cette vision dans un cadre programmatique pluriannuel, afin d’assurer cohérence, visibilité et prévisibilité aux politiques publiques liées au projet. La loi-programme 2026–2030 en constituerait la première déclinaison concrète, avec des priorités opérationnelles et des engagements budgétaires définis.

Une mobilisation institutionnelle élargie

Compte tenu des enjeux économiques et structurels liés à Simandou, la plénière revêt un caractère particulier. Plusieurs hautes autorités sont conviées, notamment le Premier ministre, les membres du gouvernement, les présidents des institutions républicaines, ainsi que des représentants des partis politiques, des centrales syndicales, de la société civile et du corps diplomatique accrédité en Guinée.

Le CNT a par ailleurs souligné que la présence de l’ensemble des conseillers nationaux est requise, signe de l’importance accordée à cette séquence parlementaire dans le contexte de la transition.

Cette session pourrait ainsi marquer une étape déterminante dans la formalisation institutionnelle du Programme Simandou 2040, présenté comme l’un des piliers de la stratégie de développement à long terme du pays.

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Infrastructures : la Guinée en quête de financements structurants auprès d’investisseurs internationaux.

Le ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, a reçu en audience, jeudi 19 février 2026, une délégation de Faminas Investment Group, un groupe international spécialisé dans la finance durable et le développement de projets.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de mobilisation de partenaires techniques et financiers, dans un contexte où la Guinée ambitionne d’accélérer la modernisation de ses infrastructures, levier essentiel de croissance économique et d’attractivité.

Une mission de prospection à l’échelle gouvernementale

Présente en Guinée pour une série de consultations, la délégation de Faminas Investment Group a multiplié les échanges avec les plus hautes autorités, notamment le Premier ministre et plusieurs membres du gouvernement. L’objectif : identifier des opportunités d’investissement et explorer des partenariats structurants dans des secteurs clés.

Spécialisée dans l’ingénierie financière et la structuration de projets, l’entreprise accompagne généralement des institutions publiques et privées dans la mobilisation de capitaux, avec un accent particulier sur les investissements durables et à fort impact.

Alignement sur la vision stratégique nationale

À l’issue des échanges, le ministre a rappelé les attentes des autorités guinéennes en matière de transformation du secteur des infrastructures. Il a insisté sur la nécessité pour tout partenariat de s’inscrire en cohérence avec la vision portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya.

Cette orientation stratégique est notamment incarnée par le programme Simandou 2040, qui vise à structurer le développement économique du pays à long terme autour de grands projets intégrés, notamment dans les domaines des transports, de l’énergie et des infrastructures logistiques.

Une priorité : financer les projets structurants

Cette audience illustre l’un des axes majeurs de l’action gouvernementale : la recherche active de financements pour soutenir la mise en œuvre de projets structurants. Dans un contexte de besoins importants en infrastructures, les autorités entendent diversifier leurs partenaires et attirer des investisseurs capables d’apporter à la fois expertise technique et capacités financières.

À travers ce type d’initiatives, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à concrétiser ses ambitions de développement, en s’appuyant sur des partenariats solides et alignés sur ses priorités nationales.

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Guinée : le ministère des Mines se réorganise autour de « Simandou 2040 ».

n décret présidentiel publié le 10 février 2026 redéfinit en profondeur l’architecture du ministère des Mines et de la Géologie. Cette restructuration, qui intervient dans la continuité du maintien de Bouna Sylla à la tête du département, consacre le programme « Simandou 2040 » et la transformation locale des ressources comme axes centraux de l’action publique.

Dans un contexte où la Guinée détient certaines des plus importantes réserves mondiales de bauxite et de fer, les autorités entendent désormais faire du secteur minier un moteur structurant de développement économique et industriel.

Simandou, pivot stratégique de la nouvelle organisation

La principale innovation du nouvel organigramme réside dans la création de la Cellule d’exécution des projets du programme Simandou 2040 (CEP-PS 2040), rattachée directement au cabinet du ministre. Cette entité traduit une volonté claire : faire du gisement de Simandou, l’un des plus vastes au monde en minerai de fer à haute teneur, un levier de transformation durable et non un simple projet extractif.

Le programme « Simandou 2040 » vise à inscrire l’exploitation du fer dans une stratégie de diversification économique, intégrant infrastructures, transformation locale et retombées sociales sur le long terme.

Pour accompagner cette ambition, le cabinet ministériel est renforcé par des conseillers spécialisés dans les infrastructures minières, le développement stratégique et les affaires juridiques. Le Service de coopération et d’investissement ainsi que le Bureau de stratégie et de développement viennent compléter le dispositif, avec pour mission d’attirer et de sécuriser les investissements, tout en veillant à leur cohérence avec les priorités nationales.

Contrôle accru et exigence de conformité

Le décret met également l’accent sur la transparence et la rigueur. La Brigade antifraude des matières précieuses et le Service des affaires juridiques et de la conformité voient leurs attributions consolidées. L’objectif est de mieux sécuriser les recettes publiques et de garantir le respect du Code minier par les opérateurs.

Dans un secteur régulièrement exposé aux risques de fraude, d’évasion fiscale et de tensions sociales, ce renforcement des mécanismes de contrôle s’inscrit dans une logique de gouvernance plus exigeante.

La dimension environnementale et sociale est également intégrée dans la nouvelle organisation. Des services dédiés à la protection de l’environnement minier, au suivi du contenu local et aux relations communautaires sont chargés de promouvoir une exploitation responsable, de favoriser l’accès des entreprises et travailleurs guinéens aux marchés miniers et de prévenir les conflits autour des sites d’extraction.

Modernisation administrative et ouverture

La réforme introduit par ailleurs un service chargé de la modernisation des systèmes d’information, dans une optique d’amélioration de la performance administrative et de traçabilité des opérations.

Autre évolution notable : la création d’un service Genre et Équité, signe d’une volonté d’encourager une participation plus inclusive dans un secteur historiquement dominé par les hommes.

Les directions techniques — Géologie, Mines et Carrières, Projets miniers — demeurent les piliers opérationnels du ministère. Elles sont appuyées par des organismes spécialisés, tels que le Laboratoire national de géologie et l’Office guinéen d’expertise de l’or et du diamant, qui assurent respectivement l’expertise scientifique et la régulation commerciale.

Une ambition de gouvernance exemplaire

Le dispositif institutionnel intègre également l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) et un Comité d’éthique parmi les organes consultatifs, renforçant ainsi l’orientation vers une gouvernance plus responsable.

À travers cette réorganisation, le ministère des Mines et de la Géologie se dote d’une architecture adaptée aux enjeux d’un secteur stratégique. L’ambition affichée est de convertir le potentiel géologique exceptionnel de la Guinée en prospérité durable, en cohérence avec la vision économique portée par les autorités de la transition.

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Guinée : Mamadi Doumbouya engage le pays dans un nouveau cycle de développement avec le programme SIMANDOU 2040.

Élu le 28 décembre 2025 à l’issue d’un scrutin présenté comme un tournant politique majeur, Mamadi Doumbouya a été porté à la magistrature suprême pour un mandat de sept ans. Cette victoire, selon ses soutiens, consacre le bilan de la transition conduite depuis septembre 2021 et valide une vision de transformation profonde de l’État et de l’économie guinéenne. Désormais investi, le chef de l’État a placé son septennat sous le signe de la rigueur, de l’action et de la planification stratégique à long terme.

Au cœur de cette nouvelle phase de gouvernance figure le Programme SIMANDOU 2040, conçu comme une boussole de développement à l’horizon 2040. Élaboré sous l’autorité du Comité stratégique de Simandou, dirigé par le ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, ce programme ambitionne de doter la Guinée d’un cadre structuré, cohérent et souverain de développement socio-économique durable pour les quinze prochaines années.

Une vision nationale adossée à des leviers de financement identifiés

Présenté comme un programme de développement socio-économique durable et responsable, SIMANDOU 2040 couvre l’ensemble du territoire national et se veut aligné sur les aspirations des populations en matière de croissance inclusive, de création d’emplois, de justice sociale et de souveraineté économique. Les autorités insistent sur un point central : la crédibilité du programme repose sur l’identification claire de ses mécanismes de financement.

Trois leviers structurants ont ainsi été retenus :

  1. Le méga projet minier Simandou, pilier économique du programme ;

  2. La mise en place d’un Fonds souverain, destiné à canaliser et sécuriser les revenus stratégiques ;

  3. La notation financière inaugurale B+, considérée comme un signal de crédibilité envoyé aux marchés et aux partenaires internationaux.

Selon les concepteurs du programme, cette architecture vise à rompre avec les cycles de dépendance budgétaire et à inscrire l’action publique dans une logique de soutenabilité financière.

Le méga projet Simandou, colonne vertébrale du programme

Projet minier parmi les plus importants au monde, Simandou constitue la pierre angulaire de SIMANDOU 2040. Il repose sur quatre grandes composantes intégrées, conçues pour maximiser les retombées économiques nationales.

Les mines. Le gisement de Simandou est structuré autour de deux ensembles de blocs. Les blocs 1 et 2 sont exploités par un consortium incluant Baowu et Winning Consortium Simandou (WCS). Les blocs 3 et 4 sont portés par Rio Tinto et Chinalco. Cette configuration reflète la volonté des autorités de diversifier les partenariats tout en renforçant la position de l’État guinéen dans la gouvernance du projet.

Les infrastructures ferroviaires. Le projet prévoit la construction d’une ligne ferroviaire de plus de 650 kilomètres à double voie, destinée à relier les zones minières au littoral. Cette infrastructure stratégique sera la propriété de la Compagnie du TransGuinéen (CTG), une entité présentée comme un instrument clé de souveraineté et d’intégration territoriale.

Au-delà de l’exploitation minière, les autorités affirment que ces infrastructures seront pensées comme des catalyseurs de développement, favorisant l’industrialisation, la mobilité intérieure et l’émergence de pôles économiques le long du corridor.

Une ambition de transformation structurelle

À travers SIMANDOU 2040, le pouvoir exécutif entend inscrire la Guinée dans une trajectoire de transformation structurelle, en s’appuyant sur ses ressources naturelles pour financer l’éducation, la santé, les infrastructures, l’industrialisation et la diversification économique. Le discours officiel met en avant une rupture avec la simple logique extractive au profit d’un modèle fondé sur la valeur ajoutée, la planification et la redistribution.

Si la réussite de ce programme dépendra de sa mise en œuvre effective, de la qualité de la gouvernance et de la capacité de l’État à préserver l’intérêt national, SIMANDOU 2040 marque d’ores et déjà une inflexion stratégique majeure. Pour les autorités, le septennat qui s’ouvre doit être celui de la consolidation : transformer une vision politique en résultats tangibles pour les populations et inscrire durablement la Guinée sur la voie d’un développement maîtrisé et souverain.

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Investiture de Mamadi Doumbouya : Simandou 2040, le serment d’un nouveau destin pour la Guinée

La Guinée a vécu un moment charnière de son histoire politique et économique avec l’investiture du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. Une cérémonie à forte portée symbolique, mais surtout un discours fondateur, articulé autour d’une vision claire : Simandou 2040, présenté comme le socle d’un nouveau contrat entre l’État, la Nation et les générations futures.

Ce jour-là, au-delà des fastes républicains, c’est un cap stratégique qui a été solennellement fixé.

Un serment au nom de la rupture et de la responsabilité

Dans son allocution, le Président Mamadi Doumbouya a réaffirmé son engagement à gouverner sous le sceau de la rupture avec les pratiques du passé : corruption endémique, prédation des ressources, gouvernance déconnectée des réalités populaires.

Le serment prononcé n’était pas seulement institutionnel. Il était moral et historique. Gouverner autrement, pour que la richesse nationale cesse d’être une promesse abstraite et devienne un levier concret de développement.

Simandou 2040 : plus qu’un projet minier, une vision nationale

Le projet Simandou, longtemps perçu comme un simple gisement de fer parmi les plus riches du monde, change ici de statut.

Il devient un projet de société.

Avec Simandou 2040, le chef de l’État inscrit l’exploitation minière dans une perspective de long terme, structurée autour de :

  • l’industrialisation du pays,

  • le développement des infrastructures (rail, énergie, ports),

  • la création massive d’emplois locaux,

  • et la transformation sur place des ressources.

Le message est clair : la Guinée ne sera plus un simple exportateur de matières premières brutes.

Souveraineté économique et justice intergénérationnelle

L’un des axes forts du discours présidentiel réside dans la notion de justice intergénérationnelle. Les ressources minières ne doivent pas enrichir une élite éphémère, mais construire l’avenir de la Nation.

Éducation, santé, formation technique, innovation industrielle : Simandou 2040 se veut un levier de financement durable de ces priorités stratégiques.

C’est une vision exigeante, qui implique :

  • une gouvernance rigoureuse,

  • des partenariats internationaux équilibrés,

  • et une transparence sans compromis.

Un message adressé à l’Afrique et au monde

À travers cette investiture, la Guinée envoie un signal fort à ses partenaires africains et internationaux :

Le temps de l’exploitation déséquilibrée est révolu.

Le pays affirme sa volonté de reprendre le contrôle de son destin économique, tout en restant ouvert à des investisseurs alignés avec sa vision de développement durable et inclusif.

Entre espoir et exigence

Si l’espoir est réel, l’exigence l’est tout autant. Simandou 2040 sera jugé non sur les intentions, mais sur :

  • la capacité de l’État à tenir ses engagements,

  • la traduction concrète des discours en politiques publiques efficaces,

  • et l’impact réel sur le quotidien des Guinéens.

L’investiture du Président Mamadi Doumbouya marque ainsi le début d’un cycle décisif, où chaque décision pèsera sur plusieurs décennies.

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Simandou 2040 : la Guinée entre dans une nouvelle ère de gouvernance minière avec le lancement de la plateforme digitale DAMANDA

La République de Guinée a franchi un jalon majeur dans la modernisation et la transparence de la gouvernance de son secteur minier avec le lancement officiel, ce samedi 20 décembre 2025, de la plateforme digitale de gestion du cadastre minier DAMANDA. La cérémonie s’est tenue sous la présidence de Djiba Diakité, Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence de la République et Président du Comité stratégique de Simandou.

Un outil structurant pour la transparence et la performance

Conçue comme un pilier de la vision Simandou 2040, la plateforme DAMANDA vise à digitaliser intégralement la gestion du cadastre minier. Elle permet un suivi en temps réel des titres miniers, une meilleure traçabilité des données, ainsi qu’un accès sécurisé et équitable à l’information pour l’administration, les investisseurs et les partenaires institutionnels.

À travers cette innovation, les autorités entendent renforcer la lisibilité du cadre réglementaire, réduire les délais administratifs, limiter les risques d’opacité et aligner les pratiques nationales sur les standards internationaux de bonne gouvernance dans l’industrie extractive.

Une vision politique assumée

Dans son allocution, Djiba Diakité a souligné que le lancement de DAMANDA s’inscrit dans une dynamique de réformes profondes impulsées au plus haut niveau de l’État. Il a rappelé que la transformation numérique du secteur minier constitue un levier essentiel pour maximiser les retombées économiques, sécuriser les investissements et garantir une exploitation responsable et durable des ressources naturelles du pays.

« La plateforme DAMANDA traduit notre volonté de bâtir un secteur minier moderne, transparent et au service du développement national », a-t-il affirmé, insistant sur la cohérence de cette initiative avec la vision stratégique portée par le projet Simandou.

Un signal fort à la communauté internationale

Au-delà de l’outil technologique, le lancement de DAMANDA envoie un signal clair aux acteurs nationaux et internationaux : la Guinée s’engage résolument sur la voie d’une gouvernance minière exemplaire, fondée sur la digitalisation, la redevabilité et la performance.

En renforçant la crédibilité institutionnelle du secteur et en sécurisant l’environnement des affaires, cette réforme positionne la Guinée comme un acteur minier de référence en Afrique de l’Ouest et sur l’échiquier mondial.

Avec DAMANDA, la Guinée ouvre ainsi une nouvelle page de son histoire minière, plaçant la technologie et la bonne gouvernance au cœur de sa stratégie de développement durable à l’horizon 2040.

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SIMANDOU MINING SUMMIT (SMS) 2026 : la Guinée s’impose comme un nouveau hub stratégique de l’industrie minière mondiale.

Grâce au leadership affirmé de Mamadi Doumbouya, la République de Guinée poursuit avec constance sa montée en puissance sur la scène minière internationale. Le pays consolide progressivement sa crédibilité et renforce son influence au sein de l’écosystème minier mondial, porté par une vision stratégique axée sur la souveraineté des ressources, la transformation locale et la gouvernance responsable.

Sous l’impulsion du Chef de l’État, la Guinée s’est engagée dans une dynamique de repositionnement profond, visant à faire de son potentiel minier un levier structurant de développement économique durable. Cette ambition se matérialisera de manière emblématique avec l’organisation du Simandou Mining Summit (SMS) 2026, prévue le 11 novembre 2026, une date à forte portée symbolique, pensée comme un marqueur de rupture et de renouveau pour le secteur extractif guinéen.

Un rendez-vous mondial autour du projet Simandou

Le Simandou Mining Summit se veut une plateforme internationale de haut niveau dédiée aux enjeux stratégiques de l’industrie minière. Il réunira décideurs politiques, investisseurs internationaux, compagnies minières, institutions financières, experts techniques et partenaires au développement autour du mégaprojet Simandou, considéré comme l’un des plus importants gisements de minerai de fer au monde.

Au-delà de Simandou, le sommet ambitionne de positionner la Guinée comme un centre de réflexion, de décision et d’innovation dans le domaine minier, en Afrique et à l’échelle globale. Il offrira un cadre d’échanges sur les meilleures pratiques en matière de gouvernance minière, de contenus locaux, de transition énergétique, de responsabilité environnementale et sociale, ainsi que de transformation industrielle.

Une vision fondée sur la souveraineté et la valeur ajoutée

Sous le leadership du Président Doumbouya, la politique minière guinéenne connaît une inflexion majeure : il ne s’agit plus seulement d’exploiter les ressources, mais de créer de la valeur sur place, de renforcer les capacités nationales et d’assurer une redistribution équitable des richesses au bénéfice des populations.

Le SMS 2026 s’inscrit pleinement dans cette vision, en mettant en avant une approche intégrée du développement minier, fondée sur la transparence, la traçabilité, la formation des compétences locales et l’industrialisation progressive de la chaîne de valeur.

La Guinée, futur carrefour minier international

Avec l’organisation du Simandou Mining Summit, la Guinée affirme clairement son ambition de devenir un hub stratégique de l’industrie minière mondiale. Ce rendez-vous international marque une étape décisive dans la diplomatie économique du pays et confirme son retour au premier plan des grandes destinations minières.