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Jeunesse et Sports : une réorganisation d’ampleur pour moderniser la gouvernance

Le président de la République a engagé, à travers une série de décrets lus ce mardi à la télévision nationale, une réorganisation structurelle de plusieurs départements ministériels. Le ministère de la Jeunesse et des Sports figure parmi les entités concernées, avec une nouvelle architecture administrative destinée à renforcer la gouvernance, dynamiser la politique sportive et structurer davantage les initiatives en faveur de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes.

Cette réforme s’inscrit dans une volonté plus large de modernisation de l’administration publique et d’amélioration de l’efficacité des politiques sectorielles.

Un pilotage administratif recentré

Au cœur du dispositif, l’administration centrale est désormais articulée autour d’un Secrétariat général chargé d’assurer la coordination et le suivi des services. Le Cabinet du ministre est également restructuré. Il comprend notamment un Chef de Cabinet, un Conseiller principal, un Conseiller juridique, un Chargé des questions de sports, un Chargé des actions socio-éducatives et de l’emploi des jeunes ainsi qu’un Attaché de Cabinet.

Cette réorganisation vise à clarifier les responsabilités, fluidifier la prise de décision et renforcer l’accompagnement technique du ministre dans la mise en œuvre des orientations stratégiques.

Des services d’appui renforcés

Le décret accorde une place centrale aux structures de contrôle, de planification et de gestion. Sont ainsi consolidés ou institués : l’Inspection générale, le Bureau de stratégie et de développement, la Cellule d’exécution des projets du Programme Simandou 2040, la Division des ressources humaines et la Direction des affaires financières.

Le dispositif comprend également un Contrôleur financier, un Responsable des marchés publics, un Service communication et relations publiques, un Centre de ressources et de documentation, un Service de modernisation du système d’information ainsi que des services dédiés à l’accueil et à l’information, à l’hygiène, santé et sécurité au travail, au genre et à l’équité, et au Secrétariat central.

L’accent mis sur ces entités traduit une volonté d’améliorer la transparence, la performance administrative et le suivi des projets, dans un contexte où la gestion des ressources publiques fait l’objet d’une attention accrue.

Une structuration opérationnelle clarifiée

Sur le plan opérationnel, trois directions nationales sont instituées : la Direction nationale des sports, la Direction nationale des activités socio-éducatives et la Direction nationale de l’emploi et de l’entrepreneuriat jeune. Une Direction générale dédiée à Nimba Sports est également créée, témoignant de l’importance accordée aux infrastructures et aux grands projets sportifs.

Des services spécialisés viennent compléter cette organisation, notamment le Service national des normes et du suivi des organisations sportives, le Service de la médecine du sport et le Service des infrastructures et équipements sportifs.

L’objectif affiché est de professionnaliser davantage l’encadrement du sport et d’assurer un meilleur accompagnement des initiatives en faveur des jeunes, en lien avec les enjeux d’insertion socio-économique.

Des organismes publics et instances consultatives maintenus

Le décret confirme par ailleurs l’existence d’organismes publics autonomes relevant du ministère, parmi lesquels le FADES, l’Institut national de la jeunesse, de l’éducation physique et des sports, le FONIJ, l’Agence nationale du volontariat jeune et d’exécution des travaux d’intérêts publics, ainsi que l’Observatoire national de la jeunesse.

Plusieurs organes consultatifs sont également reconduits, notamment le Comité national olympique et sportif guinéen, le Comité national paralympique guinéen, le Comité spécial olympique, le Conseil national des sports, le Conseil national des jeunes, le Conseil national de concertation sur l’emploi des jeunes et le Conseil de discipline.

Vers une administration plus performante

À travers cette refonte, les autorités entendent doter le ministère de la Jeunesse et des Sports d’un cadre organisationnel plus cohérent et plus efficace. La réforme ambitionne de mieux articuler les politiques publiques en matière de sport, d’éducation socio-éducative et d’emploi des jeunes, dans un pays où la jeunesse constitue une majorité démographique et un enjeu stratégique pour le développement national.