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Sénégal : les importations de sucre à nouveau suspendues à partir de novembre 2026.

Le ministère de l’Industrie et du Commerce prévoit de suspendre à nouveau les importations de sucre à compter de novembre 2026, pour une durée estimée entre huit et neuf mois. Cette mesure vise à favoriser la production nationale, tout en préservant la stabilité des prix et la continuité de l’approvisionnement du marché.

Dans un communiqué signé par le ministre Serigne Guèye Diop, le département précise que la durée de la suspension pourra être ajustée en fonction de l’évolution de la production locale et des besoins des consommateurs. Une mesure similaire avait été appliquée entre novembre 2025 et août 2026.

La production locale au cœur du dispositif

L’arrêt des Déclarations d’importation de produits alimentaires (DIPA) doit intervenir dès la reprise effective des activités industrielles de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS). Le ministère souligne également la nécessité de constituer un stock de sécurité équivalant à un mois de consommation nationale. Les stocks actuels de la CSS sont estimés à environ 30 000 tonnes.

Entre protection de l’industrie et pouvoir d’achat

Les autorités reconnaissent toutefois que le sucre importé est généralement moins cher que le produit local. Cet écart de prix fait l’objet d’un suivi afin de concilier le soutien à l’industrie nationale et la préservation du pouvoir d’achat des ménages.

Le ministère appelle les acteurs de la filière à faire preuve de responsabilité pour éviter les ruptures d’approvisionnement et maintenir un climat social apaisé. Il réaffirme enfin sa volonté de garantir un accès équitable au sucre sur l’ensemble du territoire national.

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Sénégal : le gouvernement ouvre les importations de sucre pour sécuriser l’approvisionnement avant les fêtes religieuses.

Le gouvernement sénégalais a décidé d’ouvrir le marché des importations de sucre à compter du 15 juillet 2026, une mesure destinée à prévenir tout risque de pénurie et à garantir un approvisionnement suffisant du marché national à l’approche des grandes célébrations religieuses. Les autorités assurent toutefois que cette décision ne remet pas en cause leur stratégie de soutien à la production locale et à l’industrialisation nationale.

Dans un communiqué publié lundi, le ministère de l’Industrie et du Commerce a tenu à clarifier la situation, démentant les informations faisant état d’autorisations d’importation déjà accordées. Le département précise qu’aucune licence d’importation de sucre ou de DIPA n’a été délivrée depuis le 15 décembre 2025, une décision qui visait à permettre à la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) d’écouler sa production sur le marché intérieur.

Des stocks en baisse face à une demande croissante

Si cette politique de protection de la production nationale a été maintenue durant plusieurs mois, les autorités estiment aujourd’hui que la diminution progressive des stocks de la CSS impose un ajustement.

La compagnie produit environ 140 000 tonnes de sucre par an, tandis que la consommation nationale avoisine 25 000 tonnes par mois. Cette demande augmente sensiblement durant les périodes de fortes célébrations religieuses, notamment à l’occasion du Grand Magal de Touba et du Gamou, qui entraînent traditionnellement une hausse de la consommation des ménages.

Le ministère rappelle également que les besoins du pays entre août et novembre sont habituellement couverts en partie par des importations destinées à compléter la production locale.

Préserver l’approvisionnement et la stabilité des prix

Selon le gouvernement, l’ouverture des importations à partir du 15 juillet répond exclusivement à un impératif de sécurité alimentaire et de stabilité économique. L’objectif est d’assurer la continuité de la distribution sur l’ensemble du territoire, d’éviter les ruptures de stock et de contenir toute hausse excessive des prix susceptible de pénaliser les consommateurs.

Les autorités insistent sur le caractère ponctuel et complémentaire de cette mesure, qui vise à répondre à une tension conjoncturelle du marché sans remettre en question la place de la production nationale.

Le soutien à la filière sucrière réaffirmé

Le ministère de l’Industrie et du Commerce souligne que cette décision s’inscrit dans une approche équilibrée conciliant soutien à la filière sucrière nationale et protection du pouvoir d’achat des ménages.

Le gouvernement réaffirme ainsi son engagement en faveur de la politique d’import-substitution, qui demeure l’un des axes de sa stratégie de souveraineté économique et industrielle.

Enfin, les autorités invitent la Compagnie sucrière sénégalaise ainsi que l’ensemble des acteurs de la filière à poursuivre leur collaboration avec l’État afin d’optimiser les circuits d’approvisionnement. Elles préviennent également qu’aucune tentative de perturbation du marché ou de spéculation ne sera tolérée, assurant que les pouvoirs publics prendront toutes les mesures nécessaires pour préserver l’intérêt général et garantir un accès régulier au sucre pour les consommateurs sénégalais.