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Bassirou Diomaye Faye reçoit Audrey Azoulay : un partenariat renforcé entre le Sénégal et l’UNESCO

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a accordé une audience ce lundi 10 novembre 2025 à Mme Audrey Azoulay, Directrice générale sortante de l’UNESCO. Cette rencontre, tenue au Palais de la République, s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération entre le Sénégal et l’institution onusienne.

Selon une note officielle de la Présidence, l’entretien a permis d’évoquer l’excellence du partenariat historique entre les deux parties, tout en explorant de nouvelles perspectives dans des domaines stratégiques.
Les échanges ont notamment porté sur la contribution de l’UNESCO à la préparation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, un événement continental majeur dont le Sénégal sera le premier pays africain hôte.

La Directrice générale sortante a également réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le Sénégal dans la promotion de l’éducation, la valorisation du patrimoine culturel, ainsi que le développement éthique et inclusif de l’intelligence artificielle.

Pour sa part, le Président Bassirou Diomaye Faye a salué le rôle moteur de l’UNESCO dans la diffusion du savoir et la protection du patrimoine mondial. Il a exprimé la volonté du Sénégal de poursuivre une coopération fondée sur la connaissance, la culture et l’innovation, au service de la jeunesse et du développement durable.

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La Guinée prend part à la 43ᵉ session de la Conférence générale de l’UNESCO à Samarcande.

La Guinée marque une nouvelle étape dans sa diplomatie éducative et culturelle avec sa participation active à la 43ᵉ session de la Conférence générale de l’UNESCO, qui s’est ouverte ce jeudi 30 octobre 2025 à Samarcande, en Ouzbékistan.

Une délégation guinéenne de haut niveau représente le pays à cet important rendez-vous mondial. Elle est composée notamment de l’Ambassadeur de Guinée en France, de la délégation permanente de la Guinée auprès de l’UNESCO, du Secrétaire général du Ministère de l’Enseignement supérieur, du chef de cabinet du MEPU-A, ainsi que de plusieurs directeurs techniques issus des ministères en charge de l’Éducation, de la Culture et de l’Environnement.

Cette rencontre internationale, qui réunit plus de 4 500 participants venus de 181 pays, constitue une plateforme stratégique pour réfléchir aux grands défis mondiaux liés à l’éducation, la science, la culture et la durabilité environnementale.

La cérémonie d’ouverture a été honorée par la présence de plusieurs chefs d’État, dont ceux de l’Ouzbékistan, de la Serbie et de la Slovaquie, témoignant du poids diplomatique et de la portée mondiale de cette conférence.

Pour la Guinée, cette participation s’inscrit dans une dynamique de repositionnement international et de coopération renforcée avec les institutions multilatérales. Le pays ambitionne de valoriser ses politiques nationales dans les domaines de l’éducation, de la préservation du patrimoine culturel et de la transition écologique.

En marge des travaux, la délégation guinéenne devrait également présenter les réformes engagées dans les secteurs de l’enseignement supérieur et de la formation technique, ainsi que les initiatives de promotion de la culture et de la biodiversité.

À travers cette présence remarquée, la Guinée réaffirme son engagement à contribuer activement aux objectifs de l’UNESCO, notamment la promotion d’une éducation inclusive, la sauvegarde du patrimoine et le développement durable.

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L’Égyptien Khaled El-Enany a été élu Directeur général de l’UNESCO pour un mandat de quatre ans.

L’Égyptien Khaled Ahmed El‑Enany Ali Ezz, ancien ministre du Tourisme et des Antiquités, a été élu lundi 6 octobre Directeur général de l’UNESCO, succédant à la Française Audrey Azoulay. Son mandat, qui débutera à la mi-novembre 2025, s’étendra sur quatre ans, marquant une étape importante dans la diplomatie culturelle mondiale et symbolisant la montée en influence des pays du Sud au sein de l’organisation. El‑Enany a obtenu une large majorité lors du vote du Conseil exécutif de l’UNESCO, avec 55 voix en sa faveur, contre 2 pour son adversaire, le Congolais Firmin Edouard Matoko. La décision sera confirmée lors de la Conférence générale prévue le 6 novembre 2025 à Samarkand, en Ouzbékistan.

Khaled El‑Enany, 54 ans, est un égyptologue reconnu et a dirigé le ministère du Tourisme et des Antiquités de l’Égypte, supervisant la restauration et la valorisation de sites historiques majeurs, dont le Grand Musée égyptien du Caire. Il a également été impliqué dans de nombreux projets internationaux de protection du patrimoine culturel, renforçant sa réputation sur la scène mondiale.

Son mandat à la tête de l’UNESCO s’annonce stratégique : il devra diversifier les sources de financement de l’organisation, renforcer les partenariats publics et privés, protéger le patrimoine mondial, promouvoir l’accès à l’éducation et soutenir les initiatives scientifiques et technologiques. L’élection d’un Égyptien, pour la première fois, illustre également la volonté de mieux représenter les pays du Sud et le monde arabe dans les instances internationales.

Avec Khaled El‑Enany, l’UNESCO entre dans une nouvelle ère où la diplomatie culturelle, la coopération internationale et la valorisation du patrimoine mondial seront au centre de l’action, offrant une vision innovante et inclusive pour les années à venir.

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Malawi : Le Mont Mulanje inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le Malawi vient d’inscrire une nouvelle page de son histoire culturelle et environnementale. En juillet 2025, le Mont Mulanje, situé dans le sud-est du pays, a été officiellement inscrit sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette reconnaissance internationale consacre non seulement la valeur exceptionnelle de ce massif montagneux, mais aussi son importance spirituelle et culturelle pour les communautés locales.

Une montagne mythique et majestueuse

Surnommé « l’île dans le ciel », le Mont Mulanje est le plus haut sommet d’Afrique australe, culminant à 3 002 mètres d’altitude. Son paysage impressionnant mêle forêts denses, pics rocheux, cascades et vallées profondes. Il est également connu pour abriter une flore et une faune uniques, dont certaines espèces endémiques comme le cèdre de Mulanje, un arbre rare et emblématique aujourd’hui menacé d’extinction.

La biodiversité exceptionnelle de la montagne a longtemps attiré l’attention des chercheurs, randonneurs et passionnés de nature. L’inscription à l’UNESCO constitue ainsi une étape cruciale pour renforcer sa protection face aux pressions environnementales, notamment la déforestation et l’exploitation illégale du bois.

 Un haut lieu de mémoire et de spiritualité

Au-delà de sa richesse naturelle, le Mont Mulanje revêt une profonde dimension culturelle et spirituelle. Pour les communautés locales, et particulièrement pour les peuples autochtones, cette montagne est considérée comme la demeure des esprits des ancêtres.

Les chefs traditionnels rappellent que Mulanje est un espace sacré où se transmettent les savoirs, les rites et les pratiques ancestrales. Les cérémonies qui y sont organisées témoignent de la relation intime entre l’homme et la nature, un lien que l’inscription au patrimoine mondial vient renforcer et préserver.

 Une reconnaissance mondiale et une responsabilité accrue

En rejoignant la liste de l’UNESCO, le Mont Mulanje gagne une visibilité internationale qui devrait favoriser à la fois la recherche scientifique, l’écotourisme durable et la préservation des traditions locales. Le Malawi espère que cette reconnaissance attirera davantage de visiteurs et d’investissements dans la conservation de ce site emblématique.

Cependant, cette inscription impose également des responsabilités. Les autorités malawites, en collaboration avec les communautés locales et les partenaires internationaux, devront mettre en place des mécanismes solides pour protéger ce patrimoine naturel et culturel face aux menaces écologiques et aux activités humaines non régulées.

 Un symbole pour l’Afrique australe

Avec cette distinction, le Malawi rejoint la liste des pays africains dont les sites naturels et culturels contribuent au patrimoine commun de l’humanité. Le Mont Mulanje devient ainsi un symbole de l’équilibre entre préservation environnementale et valorisation des savoirs traditionnels.

Comme l’a souligné un chef local lors de la cérémonie : « Cette montagne n’est pas seulement une richesse pour le Malawi, mais pour toute l’humanité. Elle est la mémoire de nos ancêtres et l’héritage de nos enfants. »

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UNESCO : 26 nouveaux sites rejoignent la prestigieuse liste du patrimoine mondial, l’Afrique en fait partie.

Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a récemment annoncé l’inscription de 26 nouveaux sites culturels et naturels sur sa liste du patrimoine mondial. Cette décision, prise lors de la 47ᵉ session du comité, illustre l’engagement de l’organisation en faveur de la préservation des richesses culturelles et environnementales de la planète.

Ces nouvelles inscriptions portent le nombre total de biens inscrits à plus de 1 200 à travers le monde, répartis dans plus de 160 pays. Elles concernent aussi bien des sites historiques que des merveilles naturelles, témoignant de la diversité et de la richesse du patrimoine universel.

Une reconnaissance internationale

Parmi les nouveaux sites, on retrouve des monuments historiques, des ensembles architecturaux remarquables, des paysages culturels uniques ainsi que des réserves naturelles exceptionnelles. Chaque inscription est le résultat d’un travail de longue haleine mené par les États membres pour documenter, protéger et valoriser leur patrimoine.

Ces nouveaux biens reflètent non seulement la diversité des civilisations et des cultures, mais également l’importance croissante accordée à la protection des écosystèmes et des sites naturels menacés par le changement climatique ou l’urbanisation rapide.

Liste des sites :

  • Cambodian Memorial Sites (Cambodge)

  • Coastal & Marine Ecosystems of the Bijagós Archipelago – Omatí Minhô (Guinée-Bissau)

  • Cultural Heritage Sites of Ancient Khuttal (Tadjikistan)

  • Diy‑Gid‑Biy Cultural Landscape (Cameroun)

  • Faya Palaeolandscape (Émirats arabes unis)

  • Forest Research Institute Park (Malaisie)

  • Funerary Tradition in the Prehistory of Sardinia – les domus de janas (Italie)

  • Gola‑Tiwai Complex (Sierra Leone)

  • Maratha Military Landscapes (Inde) – un réseau de 12 forts historiques

  • Megaliths of Carnac and of the shores of Morbihan (France)

  • Minoan Palatial Centres (Grèce)

  • Mount Kumgang – Diamond Mountain from the Sea (Corée du Nord)

  • Mount Mulanje Cultural Landscape (Malawi)

  • Møns Klint Chalk Cliffs (Danemark)

  • Murujuga Cultural Landscape (Australie)

  • Peruaçu River Canyon (Brésil)

  • Petroglyphs along the Bangucheon Stream (Corée du Sud)

  • Prehistoric Sites of the Khorramabad Valley (Iran)

  • Rock Paintings of Shulgan‑Tash Cave (Russie)

  • Sardis & Lydian Tumuli of Bin Tepe (Turquie)

  • 17th‑Century Port Royal (Jamaïque)

  • Colonial Transisthmian Route (Panama)

  • The Palaces of King Ludwig II in Bavière (Allemagne) : Neuschwanstein, Linderhof, Schachen, Herrenchiemsee

  • Wixarika Route to Wirikuta (Mexique)

  • Xixia Imperial Tombs (Chine)

  • Yen Tu‑Vinh Nghiem‑Con Son Complex (Vietnam)

L’UNESCO rappelle que la protection de ces sites est une responsabilité collective. Elle appelle à une coopération renforcée entre gouvernements, organisations et citoyens pour préserver ces lieux exceptionnels, témoins de l’histoire et de la biodiversité mondiale.

Ces 26 nouvelles inscriptions sont une invitation à découvrir, respecter et célébrer la richesse de notre planète, tout en sensibilisant chacun à la nécessité de préserver ce patrimoine pour les générations future

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Cameroun et Malawi : deux sites sacrés africains inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

L’UNESCO a annoncé, vendredi 5 juillet 2025, l’inscription de deux nouveaux sites culturels africains sur sa prestigieuse liste du patrimoine mondial : les Monts Mandara au Cameroun et le Mont Mulanje au Malawi. Une décision saluée comme un pas de plus vers la valorisation du riche patrimoine spirituel et naturel du continent africain.

Des sites de haute valeur symbolique et culturelle

Les Monts Mandara, situés à la frontière nord entre le Cameroun et le Nigeria, abritent depuis des siècles des communautés dont les traditions, les croyances ancestrales et les pratiques rituelles sont profondément enracinées dans ces montagnes. Ils représentent un haut lieu spirituel et culturel pour plusieurs groupes ethniques, dont les Mofu et les Kapsiki.

De son côté, le Mont Mulanje, dans le sud-est du Malawi, est considéré comme une montagne sacrée par les populations locales. Il est également un sanctuaire de biodiversité, avec de nombreuses espèces endémiques, et un lieu central de transmission des savoirs traditionnels et des rituels liés à la nature.

Une reconnaissance symbolique pour l’Afrique

Avec cette double inscription, le continent africain renforce sa présence au sein du patrimoine mondial, bien que celui-ci ne représente encore qu’environ 9 % des biens classés par l’UNESCO. Cette annonce illustre les efforts croissants pour mieux valoriser les sites africains, longtemps sous-représentés malgré leur richesse historique, spirituelle et écologique.

L’intégration des Monts Mandara et du Mont Mulanje témoigne de l’importance croissante accordée par l’UNESCO à la diversité culturelle et spirituelle de l’Afrique, et encourage les États à protéger durablement ces trésors