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Le Niger renforce le contrôle de son uranium stratégique.

Le Niger poursuit sa stratégie de souveraineté sur l’uranium, ressource clé pour son économie, en mettant en place un comité d’experts chargé de réviser les mécanismes de fixation des prix. Selon le ministre de la Justice, Alio Daouda, cette initiative vise à garantir une valorisation juste, transparente et scientifiquement fondée, alignée sur les standards internationaux.

Un contexte de tensions et de nationalisation

Cette démarche intervient dans un contexte sensible :

  • Les relations avec le groupe français Orano sont tendues, après des accusations de vol d’uranium ;

  • Quelques mois seulement après la nationalisation de la Société des mines de l’Aïr (SOMAÏR) à Agadez.

L’objectif est multiple : sécuriser l’exploitation, protéger l’emploi local et assurer la préservation de l’intérêt général, tout en affirmant auprès des partenaires internationaux le rôle actif et légitime du Niger dans la gestion de ses ressources naturelles.

Un secteur stratégique à défendre

L’initiative illustre la volonté du Niger de défendre ses intérêts économiques et stratégiques dans un secteur longtemps considéré comme un pilier de son économie. Elle souligne également la capacité du pays à naviguer dans un environnement de pressions juridiques et diplomatiques internationales, tout en réaffirmant sa souveraineté sur ses ressources.

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Namibie : l’uranium en plein essor avec une hausse de 36 %.

La Namibie a enregistré une progression notable de sa production d’uranium, avec une hausse estimée à 36 % pour le seul mois de juillet. Ce dynamisme confirme la place stratégique du pays parmi les premiers producteurs mondiaux de ce minerai essentiel à l’industrie nucléaire.

Selon les données officielles, cette augmentation est attribuée à une combinaison de facteurs, notamment l’amélioration des capacités opérationnelles des mines en activité et des conditions climatiques plus favorables par rapport à l’an dernier, où la sécheresse avait ralenti l’exploitation. Les principales sociétés opérant dans le secteur ont ainsi pu accroître leurs volumes d’extraction et optimiser leurs rendements.

L’uranium occupe une place centrale dans l’économie namibienne, représentant une part significative des exportations du pays. Cette progression renforce les perspectives de recettes extérieures, dans un contexte où la demande mondiale en énergie nucléaire connaît un regain d’intérêt, porté par la transition énergétique et la recherche d’alternatives aux énergies fossiles.

Pour les autorités, cette embellie constitue une opportunité de consolider la stabilité macroéconomique, mais aussi de promouvoir une meilleure gestion des revenus tirés de l’exploitation minière afin de soutenir le développement durable. Toutefois, certains analystes rappellent l’importance de veiller à une exploitation responsable, respectueuse de l’environnement et des communautés locales.

Avec cette performance, la Namibie réaffirme son rôle de fournisseur clé d’uranium au niveau international et mise sur une trajectoire de croissance durable dans le secteur minier.