Guinée : le Hackathon Future Champions 2026 vise plus de 2 000 jeunes entrepreneurs.

853049153 1522368656462427 8518804295065142956 n
Le Hackathon Future Champions 2026 a été officiellement lancé le jeudi 15 octobre à Conakry. Pour cette deuxième édition, le programme ambitionne de mobiliser plus de 2 000 jeunes entrepreneurs et de recueillir plus de 1 500 projets, avec pour objectif de stimuler l’innovation, de soutenir l’entrepreneuriat et de contribuer au développement du tissu économique guinéen.

Portée par Rio Tinto, en partenariat avec Ecobank et TotalEnergies, et mise en œuvre par Intellact, cette initiative vise à identifier les talents, à accompagner les porteurs de projets et à faciliter leur accès aux opportunités de financement. L’ambition est de transformer des idées innovantes en entreprises viables et durables, capables de générer de la valeur et des emplois en Guinée.

Une deuxième édition ouverte aux jeunes start-up

Après une première édition marquée par la soumission d’environ 800 projets et la désignation de sept lauréats, le programme élargit son champ d’action. En plus des étudiants des établissements d’enseignement supérieur guinéens, les start-up créées depuis moins de deux ans peuvent désormais participer.

Cette évolution traduit la volonté des organisateurs de toucher un public plus large et de renforcer les passerelles entre innovation, entrepreneuriat et financement, avec l’appui de partenaires issus des secteurs minier, énergétique et bancaire.

« Ecobank, TotalEnergies et Rio Tinto s’unissent pour soutenir l’entrepreneuriat jeune en Guinée », a déclaré Aboubacar Koulibaly, directeur général de Rio Tinto. Il a également réaffirmé l’engagement des partenaires en faveur du développement économique et du contenu local, tout en soulignant leur volonté d’augmenter le nombre de candidatures et de renforcer les récompenses destinées aux porteurs de projets.

Les candidats ont jusqu’au 15 novembre 2026 pour soumettre leur dossier sur la plateforme officielle : hackathonriotinto.com.

Intellact mise sur l’accompagnement des entrepreneurs

Pour Ibrahima Camara, directeur général d’Intellact, l’ouverture aux jeunes start-up constitue une évolution importante du dispositif. Au-delà de la compétition, le programme entend accompagner les participants dans la structuration et le développement de leurs initiatives.

« Notre objectif reste inchangé : élever les standards de nos jeunes entrepreneurs pour en faire des acteurs économiques pérennes en Guinée », a-t-il indiqué.

Le dispositif prévoit notamment des séances de coaching et de mentorat destinées à consolider les projets, à renforcer les compétences entrepreneuriales des candidats et à mieux les préparer aux exigences du marché ainsi qu’aux possibilités de financement.

Le GDB place l’entrepreneuriat au cœur du contenu local

Présente à la cérémonie, Kadé Camara, directrice générale adjointe du Guinea Development Board (GDB), a salué une initiative susceptible de favoriser la création d’emplois et l’émergence d’entreprises nationales.

Établissant un lien entre l’entrepreneuriat local et la vision Simandou 2040 portée par le président Mamadi Doumbouya, elle a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités productives du pays et de faire émerger des acteurs économiques guinéens capables de répondre aux besoins du marché.

« L’image d’un pays ne s’achète pas : elle se prouve par ce qu’il produit et par ceux qui y entreprennent », a-t-elle affirmé.

S’adressant aux candidats, la responsable du GDB les a invités à privilégier les solutions concrètes et la mise en œuvre de leurs idées. Elle a également réaffirmé la disponibilité de l’institution à accompagner les jeunes porteurs de projets.

La cérémonie de lancement s’est achevée par la présentation de projets lauréats de la première édition, illustrant les perspectives offertes par le programme.

Avec cette deuxième édition, le Hackathon Future Champions entend ainsi renforcer la place de l’entrepreneuriat des jeunes dans le développement économique de la Guinée. La concrétisation de cette ambition dépendra notamment de la capacité à transformer les projets sélectionnés en entreprises pérennes, créatrices d’emplois et de valeur locale.