AES : les experts réunis à Bamako pour accélérer l’intégration économique

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Les travaux préparatoires de la 5ᵉ réunion des ministres chargés de l’Industrie et du Commerce de la Confédération des États du Sahel (AES) ont débuté samedi 26 septembre 2026 à Bamako. Pendant deux jours, des experts du Mali, du Burkina Faso et du Niger examinent plusieurs dossiers destinés à renforcer l’intégration économique entre les trois pays.

Une feuille de route en préparation

La rencontre doit permettre de faire le point sur la mise en œuvre du Plan d’actions prioritaires de l’AES et d’identifier les principaux obstacles à la libre circulation des personnes et des biens. Les participants se penchent également sur l’attractivité des investissements, les mécanismes de financement des secteurs stratégiques ainsi que sur la lutte contre la fraude et la concurrence déloyale.

Les discussions portent par ailleurs sur plusieurs initiatives communes, notamment le projet de création d’une centrale d’achat de produits essentiels et la mise en place d’un Observatoire du climat des affaires. Ces mécanismes doivent contribuer à faciliter les échanges et à améliorer l’environnement économique au sein de l’espace confédéral.

Une session spécifique est consacrée aux difficultés rencontrées dans les secteurs du commerce, de l’entrepreneuriat, de l’industrialisation et de l’investissement endogène. La participation du secteur privé doit permettre de faire remonter les contraintes auxquelles sont confrontées les entreprises dans les trois pays.

Vers une zone économique plus intégrée

Les conclusions des travaux techniques serviront de base aux discussions de la 5ᵉ réunion ministérielle, prévue lundi 28 septembre à Bamako. Les ministres devront notamment examiner les propositions formulées par les experts et travailler à l’élaboration d’une feuille de route destinée à renforcer les échanges et la coopération industrielle au sein de l’AES.

Cette dynamique s’inscrit dans la volonté affichée par les trois États de renforcer leur coopération économique depuis la création de l’espace confédéral. Les discussions portent notamment sur la mise en place de mécanismes communs susceptibles de faciliter les échanges, les investissements et la transformation industrielle.

Un marché de plusieurs dizaines de millions d’habitants

Le Mali, le Burkina Faso et le Niger disposent d’un marché commun potentiel de plusieurs dizaines de millions de consommateurs. Selon les données de la Banque mondiale, leurs PIB nominaux de 2024 s’établissaient respectivement à environ 26,8 milliards de dollars pour le Mali, 23,1 milliards pour le Burkina Faso et 19,7 milliards pour le Niger, soit près de 69,6 milliards de dollars cumulés.

Les trois pays utilisent par ailleurs le franc CFA et sont membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette situation pose la question de l’articulation entre les initiatives économiques développées au sein de l’AES et les cadres communautaires auxquels les trois États restent liés.

Des décisions attendues sur les projets communs

Les travaux de Bamako doivent ainsi permettre de préciser les priorités et le calendrier de mise en œuvre des différentes initiatives économiques envisagées par l’AES.

La réunion ministérielle du 28 septembre sera particulièrement suivie sur les mesures destinées à faciliter la circulation des biens et des personnes, à soutenir les entreprises et à renforcer les investissements. Les conclusions adoptées pourraient constituer une nouvelle étape dans la construction d’un espace économique commun entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger.