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Séisme politique au Bénin à l’approche de la présidentielle.

À six semaines de l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026, la scène politique béninoise est secouée par une annonce inattendue. L’ancien chef de l’État Thomas Boni Yayi et son fils, Chabi Georges Nadjim Yayi, ont officiellement démissionné du parti d’opposition Les Démocrates.

L’information a été rendue publique mercredi 4 mars par le secrétaire national à la communication du parti, Guy Mitokpè, confirmant une décision aux conséquences potentiellement majeures dans un contexte déjà tendu.

Un contexte politique sous haute tension

Cette double démission intervient alors que l’opposition béninoise a récemment annoncé son intention de ne pas participer au scrutin présidentiel. Le retrait de Boni Yayi, figure centrale de l’opposition et président du Bénin de 2006 à 2016, intervient donc à un moment stratégique.

Fondateur et pilier structurant des Démocrates, l’ancien chef de l’État incarnait jusqu’ici l’un des principaux visages de la contestation politique. Son départ soulève de nombreuses interrogations, tant au sein du parti que dans l’opinion publique.

Silence et spéculations

À ce stade, aucune explication officielle n’a été avancée pour justifier cette décision. Ni Thomas Boni Yayi ni son fils n’ont communiqué sur les motivations de leur retrait, laissant place aux spéculations à mesure que l’échéance électorale approche.

Cette évolution pourrait-elle reconfigurer les équilibres internes de l’opposition béninoise, voire redessiner le paysage politique à court terme ? Dans l’attente de clarifications, le dossier reste ouvert, à quelques semaines d’un scrutin déjà marqué par de fortes tensions politiques.

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Législatives 2026 au Bénin : une Assemblée nationale entièrement acquise au camp présidentiel.

Les élections législatives organisées le 11 janvier 2026 au Bénin consacrent une nouvelle fois la domination sans partage des partis soutenant le président Patrice Talon. Selon les résultats provisoires rendus publics par la Commission électorale nationale autonome (CENA), seuls deux partis ont franchi le seuil légal dans l’ensemble des circonscriptions électorales, s’assurant ainsi la totalité des sièges à l’Assemblée nationale.

L’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) arrive en tête avec 41,15 % des suffrages, suivie du Bloc Républicain (BR) qui recueille 36,64 %. Ces deux formations, piliers de la majorité présidentielle, sont les seules à avoir atteint le seuil requis dans chacune des 24 circonscriptions électorales, condition indispensable pour accéder à la répartition des sièges. Elles se partagent donc les 109 sièges du Parlement, l’UP-R en obtenant 60 et le BR 49.

Une opposition exclue de l’hémicycle

Malgré 16,14 % des voix, le parti Les Démocrates, principale force d’opposition, n’a pas réussi à satisfaire aux exigences du code électoral et se trouve exclu de l’Assemblée nationale. La Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE), avec 4,86 %, et le MOELE-Bénin, crédité de 1,21 %, subissent le même sort. Cette configuration rappelle celle des législatives de 2019, qui avaient déjà abouti à un Parlement entièrement dominé par la mouvance présidentielle.

Pour les responsables de l’opposition, ce scrutin confirme les limites d’un cadre électoral qu’ils jugent « restrictif et dangereux pour la démocratie ». Ils estiment que l’absence de députés d’opposition affaiblit le pluralisme politique et réduit les capacités de contrôle de l’action gouvernementale. À l’inverse, les dirigeants de la majorité défendent la régularité du processus. Le porte-parole de l’UP-R affirme que « les résultats traduisent un choix clair des électeurs et le respect strict des règles en vigueur ».

Participation modérée et prochaines échéances

Le taux de participation s’établit à 36,7 %, un chiffre jugé relativement faible, mais conforme aux tendances observées lors des précédents scrutins législatifs. Les résultats définitifs doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle, seule habilitée à proclamer officiellement la composition de la future Assemblée nationale.

Privés de toute représentation parlementaire, Les Démocrates se retrouvent dans une situation institutionnelle délicate. Conformément aux dispositions du code électoral, le parti ne pourra ni participer aux prochaines élections communales ni présenter de candidat à l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026. Une perspective qui relance le débat sur l’inclusivité du système électoral béninois et sur l’équilibre démocratique à l’approche des prochaines échéances politiques.

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Bénin : dans l’attente des résultats, l’opposition affine ses projections

Au Bénin, le climat politique reste suspendu à la publication des résultats officiels des élections législatives et communales organisées le dimanche 11 janvier. Tandis que les électeurs ont accompli leur devoir civique, le processus de centralisation et de validation des suffrages se poursuit au sein des institutions compétentes.

La Commission électorale nationale autonome (CENA) est chargée de la compilation et de la proclamation des résultats définitifs des élections communales, alors que la Cour constitutionnelle a la responsabilité exclusive de statuer sur les résultats des législatives, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur.

En attendant ces annonces officielles, les états-majors des partis politiques, notamment ceux de l’opposition, multiplient les réunions et les recoupements internes. Sur la base des procès-verbaux collectés dans les bureaux de vote et des remontées de leurs représentants, les formations politiques tentent d’évaluer leur niveau de performance, d’anticiper la répartition des sièges et d’identifier les zones de force ou de faiblesse.

Cette phase d’attente est d’autant plus stratégique que ces élections constituent un test politique majeur à quelques mois de l’élection présidentielle. Pour l’opposition, l’enjeu est double : mesurer sa capacité de mobilisation sur le terrain et apprécier ses chances de peser dans le paysage institutionnel à venir.

Du côté des autorités électorales, l’accent est mis sur la rigueur, la transparence et le respect des délais légaux, afin de garantir la crédibilité du scrutin. Les prochains jours seront donc décisifs pour clarifier les rapports de force politiques et dessiner les contours de la prochaine législature ainsi que des exécutifs communaux.

Dans un contexte politique sensible, l’opinion publique reste attentive aux annonces officielles, tandis que les acteurs politiques se préparent déjà à la suite du processus électoral.

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Bénin : élections législatives et communales dans un climat post-putsch.

Le Bénin a organisé dimanche 11 janvier 2026 ses élections législatives et communales, mobilisant près de neuf millions d’électeurs. Le scrutin visait à pourvoir 109 sièges à l’Assemblée nationale et plus de 1 800 postes de conseillers communaux, désormais élus pour un mandat de sept ans, suite à la révision constitutionnelle adoptée en novembre 2025.

Ces élections surviennent dans un contexte politique encore marqué par la tentative de coup d’État déjouée le 7 décembre 2025, qui avait fragilisé temporairement la stabilité du pays. Selon la Commission électorale nationale autonome (CENA), le scrutin s’est déroulé sans incidents majeurs, reflétant un déroulement globalement pacifique.

Un scrutin stratégique pour la coalition présidentielle

Le président sortant Patrice Talon, qui achèvera son second mandat en avril 2026, a exercé son droit de vote dimanche matin. Il a déclaré : « Aujourd’hui, c’est le début d’un jour meilleur. Le meilleur est à venir et notre espérance sur cette terre est que chaque jour soit meilleur que le précédent. »

Le scrutin représente un enjeu clé pour la coalition présidentielle, actuellement majoritaire avec 81 sièges, face au principal parti d’opposition, Les Démocrates, qui compte 28 sièges. L’opposition est confrontée à des restrictions : elle est exclue des élections locales et doit atteindre un seuil de 20 % des suffrages dans chaque circonscription pour obtenir des sièges au Parlement, limitant ainsi son influence.

Vers la présidentielle et la succession de Talon

À trois mois de la présidentielle, ces élections devraient renforcer l’influence de la coalition au pouvoir et façonner le paysage politique pour la succession de Patrice Talon. Parmi les candidats pressentis figure le ministre des Finances, Romuald Wadagni, désigné par le président sortant, considéré comme un favori potentiel pour la présidence.

Bilan contrasté de la décennie Talon

Si la décennie Talon a été marquée par une croissance économique soutenue et des réformes structurelles, certains observateurs pointent des restrictions sur l’opposition et sur les libertés fondamentales, ainsi que des critiques concernant la concentration du pouvoir et le contrôle des institutions électorales.

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Bénin : Un double scrutin historique pour lancer une année électorale décisive

Ce jeudi 8 janvier 2026, les Béninois se rendent aux urnes pour un double scrutin législatif et local. Plus qu’une simple élection de proximité, ce vote constitue le premier acte d’un marathon électoral qui culminera avec la présidentielle d’avril prochain. Entre enjeux de représentativité et bataille pour les précieux parrainages, le pays retient son souffle.

C’est un tournant majeur pour la démocratie béninoise. Pour la première fois de son histoire, le Bénin organise simultanément des élections pour renouveler les 109 sièges de l’Assemblée nationale et les conseils municipaux des 77 communes du pays. Dès 7 heures du matin, quelque 6,7 millions d’électeurs ont commencé à se diriger vers les 16 000 bureaux de vote répartis sur l’ensemble du territoire.

Une répétition générale avant la présidentielle

Si l’ambiance est restée globalement calme dans les rues de Cotonou et de Porto-Novo en début de journée, la tension politique est palpable. Et pour cause : l’issue de ce double scrutin conditionne directement l’élection présidentielle prévue dans trois mois.

Selon le Code électoral en vigueur, tout candidat à la magistrature suprême doit impérativement obtenir le parrainage d’au moins 10 % de l’ensemble des députés et des maires. En d’autres termes, les partis qui sortiront vainqueurs aujourd’hui seront les seuls à pouvoir valider les candidatures pour la succession de Patrice Talon, dont le second mandat touche à sa fin et qui, selon la Constitution, ne peut se représenter.

Le duel entre la « Mouvance » et les « Démocrates »

Sur le terrain, la bataille oppose principalement les deux blocs de la mouvance présidentielle — l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) et le Bloc Républicain (BR) — au principal parti d’opposition, « Les Démocrates », dirigé par l’ancien président Thomas Boni Yayi.

Pour l’opposition, l’enjeu est vital : obtenir suffisamment d’élus (députés et maires) pour briser le monopole du camp présidentiel et garantir la présence d’un candidat de leur camp en avril 2026. En 2021, l’absence de parrainages suffisants avait empêché les grandes figures de l’opposition de concourir, une situation qu’ils espèrent ne pas voir se répéter.

Un test pour les réformes électorales

Ce scrutin est également le baptême du feu pour les nouvelles réformes institutionnelles visant à aligner les mandats électifs. Pour garantir la transparence, la Commission électorale nationale autonome (Céna) a déployé d’importants moyens logistiques.

« C’est une année cruciale. Ce que nous décidons aujourd’hui trace le chemin pour les sept prochaines années », confiait un électeur à la sortie d’un bureau de vote à Fidjrossè.

Les premiers résultats provisoires sont attendus dans les prochains jours. Ils donneront une indication claire du rapport de force politique et, surtout, de la configuration du futur duel pour le palais de la Marina. Le Bénin, souvent cité comme un laboratoire de la démocratie en Afrique de l’Ouest, joue gros sur la crédibilité et l’inclusivité de ce processus électoral.

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Bénin : Patrice Talon promet de sévir après la tentative de coup d’État.

Le président béninois Patrice Talon est apparu dimanche soir à la télévision nationale pour confirmer l’échec d’une tentative de coup d’État menée plus tôt dans la journée. S’exprimant depuis Cotonou, il a assuré que « la situation est sous contrôle » et annoncé des sanctions sévères à l’encontre des mutins.

Selon les autorités, une douzaine de soldats impliqués dans l’opération ont été arrêtés. Des affrontements sporadiques se seraient déroulés dans certaines zones stratégiques de la capitale avant que les forces loyalistes ne reprennent totalement le contrôle.

Dans son adresse à la Nation, Patrice Talon a tenu à saluer la réaction de l’armée :
« Je tiens à saluer le sens du devoir de notre armée et de ses dirigeants, qui sont restés républicains et fidèles à la nation. Avec eux, nous avons tenu bon, repris nos positions et éliminé les dernières poches de résistance des mutins. (…) Cette trahison ne restera pas impunie. »

Un soutien décisif du Nigeria

Le Nigeria a confirmé avoir apporté une assistance militaire décisive au Bénin lors de la crise. Abuja a indiqué avoir mené des opérations aériennes à Cotonou et déployé des forces au sol.
Le président nigérian Bola Tinubu a salué l’intervention de son armée, tandis que le porte-parole du gouvernement, Bayo Onanuga, a précisé que Cotonou avait formulé deux demandes officielles, portant sur un soutien aérien et un appui terrestre.

Ce geste illustre la volonté du Nigeria, puissance régionale, de préserver la stabilité politique au sein de la CEDEAO, dans un contexte marqué par une recrudescence des tentatives de coups d’État en Afrique de l’Ouest.

Réaction de l’ONU

Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, s’est déclaré « préoccupé » par cette tentative de prise de pouvoir par la force. Il a rappelé son attachement à la préservation de l’ordre constitutionnel et à la protection des institutions démocratiques au Bénin, longtemps considéré comme un modèle de stabilité dans la région.

Un climat politique sous tension

Cet épisode intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes dans le pays, où l’opposition dénonce régulièrement un rétrécissement de l’espace démocratique depuis l’arrivée au pouvoir de Patrice Talon en 2016.
La réaction ferme du chef de l’État et l’appui de partenaires régionaux laissent entrevoir des mesures sécuritaires renforcées dans les prochains jours.

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Bénin : Romuald Wadagni désigné candidat de la mouvance présidentielle pour l’élection de 2026.

Le paysage politique béninois connaît un tournant majeur. Le ministre de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, a été officiellement désigné comme le candidat de la mouvance présidentielle pour l’élection présidentielle d’avril 2026. Cette annonce intervient après la décision du président sortant, Patrice Talon, de ne pas briguer un troisième mandat, respectant ainsi sa promesse de limiter son exercice du pouvoir.

Une succession préparée

En poste depuis 2016, Romuald Wadagni s’est imposé comme l’un des piliers du gouvernement Talon. Il a piloté plusieurs réformes économiques, renforcé la gestion des finances publiques et contribué à positionner le Bénin comme un modèle de stabilité macroéconomique en Afrique de l’Ouest. Sa désignation traduit la volonté de continuité dans les politiques économiques et institutionnelles engagées au cours de la dernière décennie.

Un choix stratégique de la mouvance présidentielle

La décision de soutenir Wadagni n’est pas anodine. Elle reflète une stratégie visant à mettre en avant un profil technocratique et reconnu à l’international, notamment auprès des institutions financières et des partenaires bilatéraux. Le ministre a, en effet, joué un rôle central dans la mobilisation de financements extérieurs et dans la mise en œuvre de projets structurants, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’énergie et du numérique.

Les défis à venir

En tant que candidat, Romuald Wadagni devra désormais élargir son image de technocrate pour se positionner comme un véritable leader politique. Son principal défi sera de convaincre non seulement l’électorat fidèle à la mouvance présidentielle, mais aussi les jeunes et les couches sociales en quête de davantage d’opportunités économiques et sociales.
Il devra également composer avec une opposition déterminée à capitaliser sur la fin de l’ère Talon pour proposer une alternative politique.

Une élection à forts enjeux

La présidentielle d’avril 2026 s’annonce cruciale pour l’avenir du Bénin. Elle marquera non seulement la fin des deux mandats de Patrice Talon, mais aussi l’ouverture d’un nouveau chapitre dans la gouvernance du pays. Pour la mouvance présidentielle, l’enjeu est clair : assurer la continuité et consolider les acquis. Pour l’opposition, c’est l’occasion de proposer une rupture et de redéfinir les priorités nationales.

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Bénin : un projet solaire de 45 millions d’euros pour alimenter 50 000 foyers.

Le Bénin franchit une nouvelle étape dans sa transition énergétique. Un projet d’envergure, évalué à 45 millions d’euros, vient d’être lancé pour développer une centrale solaire capable d’alimenter près de 50 000 foyers à travers le pays. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer l’accès à l’électricité tout en misant sur les énergies renouvelables.

Un projet structurant pour l’accès à l’électricité

Le Bénin, où une partie de la population vit encore sans électricité stable, mise depuis plusieurs années sur les énergies propres pour combler ce déficit. Ce projet solaire, financé en partie grâce à des partenariats internationaux, permettra de produire une énergie plus fiable et respectueuse de l’environnement.

Avec une capacité de plusieurs dizaines de mégawatts, la centrale contribuera directement à améliorer le quotidien de milliers de ménages, en particulier dans les zones rurales souvent éloignées des grands réseaux électriques.

Une contribution aux objectifs de développement durable

Ce projet illustre la volonté du gouvernement béninois de réduire la dépendance énergétique du pays aux importations et de répondre à la demande croissante en électricité. Il s’aligne également sur les engagements pris en matière de lutte contre le changement climatique, en privilégiant les énergies renouvelables et en diminuant les émissions de gaz à effet de serre.

Selon le ministère béninois de l’Énergie, l’objectif est de porter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national à plus de 30 % d’ici 2030. Ce nouveau chantier constitue donc une étape décisive vers cet objectif.

Partenariats et retombées socio-économiques

Le projet est financé grâce à une combinaison de fonds publics, de prêts concessionnels et d’appuis techniques de partenaires internationaux, notamment européens. Il devrait aussi générer des emplois directs et indirects, aussi bien dans la phase de construction que dans celle de la maintenance.

Pour les autorités, il ne s’agit pas seulement d’un projet énergétique, mais également d’un levier de développement économique et social. L’accès à une énergie plus abordable favorisera l’éducation, la santé, l’entrepreneuriat local et l’attractivité des investissements.

 Une étape vers l’indépendance énergétique

Le Bénin ambitionne de devenir un modèle en Afrique de l’Ouest en matière de transition énergétique. Avec ce projet solaire, le pays confirme sa détermination à réduire sa vulnérabilité face aux coupures d’électricité et à diversifier ses sources d’approvisionnement.

Comme l’a déclaré un responsable du projet : « L’énergie solaire est une opportunité pour le Bénin de garantir l’accès universel à l’électricité tout en respectant l’environnement. »

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Bénin : décès de la légende du football Razak Omotoyossi.

Le monde du sport béninois et africain est en deuil. L’ancien attaquant des Écureuils du Bénin, Razak Omotoyossi, est décédé, laissant derrière lui l’image d’un joueur talentueux et d’un ambassadeur du football national sur la scène internationale.

Né en 1985 à Lagos, au Nigéria, et naturalisé béninois, Omotoyossi s’est imposé dès ses débuts comme l’un des meilleurs attaquants de sa génération. Son nom reste particulièrement associé aux grandes heures de la sélection béninoise, notamment lors de la Coupe d’Afrique des nations 2008, où il s’était illustré par sa combativité et son sens du but.

En club, il a connu une carrière riche et variée, évoluant dans plusieurs championnats à travers le monde, du Maroc à la Suède, en passant par la Turquie et l’Arabie saoudite. Son passage au Helsingborgs IF en Suède reste l’un des plus marquants, où il a été reconnu pour son efficacité devant les cages.

Au-delà des statistiques, Razak Omotoyossi incarnait la passion du football béninois. Sa ténacité, son engagement et sa capacité à faire vibrer les supporters lui ont valu une place particulière dans le cœur des amateurs du ballon rond.

Les hommages se multiplient, aussi bien au Bénin qu’à l’international, pour saluer la mémoire d’un joueur qui a marqué l’histoire du football africain. La Fédération béninoise de football a exprimé sa profonde tristesse et a adressé ses condoléances à la famille du défunt, soulignant « la perte d’un digne représentant du sport béninois ».

Razak Omotoyossi laisse un héritage sportif qui continuera d’inspirer les générations futures.

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Citoyenneté accordée à Ciara : un symbole fort de reconnexion entre l’Afrique et sa diaspora

Le Bénin vient de franchir un cap historique en accordant la citoyenneté à la star internationale Ciara, icône de la musique R&B américaine. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la loi “My Afro Origins”, adoptée en septembre 2024, qui permet aux descendants d’Africains réduits en esclavage de retrouver officiellement leurs racines en accédant à la nationalité béninoise.

Une réparation symbolique et identitaire

Par cette loi inédite, le Bénin assume son histoire, notamment son rôle dans la traite négrière, et ouvre une nouvelle page tournée vers la réconciliation historique et la reconnexion culturelle. Les bénéficiaires doivent fournir des éléments de filiation – tests ADN, documents historiques, témoignages – et effectuer une visite sur le territoire dans un délai de trois ans pour finaliser la procédure.

Ciara, ambassadrice du retour aux racines

L’artiste américaine s’est rendue au Bénin pour recevoir officiellement son certificat de citoyenneté au cours d’une cérémonie solennelle en présence du président de la République et de plusieurs membres du gouvernement. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, Ciara a exprimé son émotion :

« Retrouver mes racines ici au Bénin est une expérience puissante. Je me sens honorée et profondément connectée à cette terre. »

Elle devient ainsi l’une des premières personnalités publiques à bénéficier de cette mesure, incarnant un message fort à destination de la diaspora africaine dans le monde entier.

Une politique d’ouverture et d’attractivité

Au-delà de la symbolique, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large du Bénin visant à attirer les talents, les investisseurs et les leaders d’opinion issus de la diaspora afro-descendante. Le gouvernement espère que ce pont avec les afro-américains, caribéens et autres communautés issues de la traite pourra encourager des retours, des partenariats et des projets de développement mutuellement bénéfiques.

Un précédent qui fera date

La citoyenneté accordée à Ciara pourrait marquer un tournant diplomatique et culturel majeur pour l’Afrique de l’Ouest. Elle rappelle des initiatives similaires menées par le Ghana (“Year of Return”) ou la Sierra Leone, tout en affichant une vision résolument moderne, inclusive et réconciliatrice.

Avec ce geste fort, le Bénin se positionne comme un leader panafricain du dialogue entre l’Afrique et sa diaspora, transformant une mémoire douloureuse en levier de fierté, de renaissance et de rayonnement.