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Conakry accueille une rencontre régionale sur les Programmes élargis de vaccination en Afrique.

Des responsables de santé venus de seize pays africains, ainsi que de l’Algérie, se réunissent à Conakry du 24 au 28 novembre 2025 pour une session de travail consacrée à l’évaluation des Programmes élargis de vaccination (PEV) dans la sous-région.
Pendant cinq jours, les directeurs nationaux des PEV examineront l’état d’avancement des politiques vaccinales, analyseront les progrès réalisés et identifieront les priorités pour renforcer la vaccination systématique.

Cette rencontre régionale vise également à favoriser le partage d’expériences et de bonnes pratiques entre les pays participants, dans un contexte où la prévention des maladies évitables par la vaccination demeure un enjeu majeur de santé publique en Afrique.

La tenue de cet événement à Conakry marque une reconnaissance des efforts fournis par la Guinée ces derniers mois. Le pays est en effet parvenu à améliorer significativement sa couverture vaccinale, passée de 47 % à 63 % en un an.
Une progression rendue possible grâce à la modernisation de la chaîne de froid, au renforcement de la disponibilité des vaccins et à l’introduction du vaccin contre le paludisme dans le programme national.

Les travaux de Conakry devraient permettre de dégager de nouvelles orientations et de consolider les stratégies régionales afin de garantir un accès élargi et équitable à la vaccination pour les populations africaines.

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Gabon : une avancée scientifique majeure contre le paludisme signée CERMEL.

Une équipe de chercheurs du Centre de recherche médicale de Lambaréné (CERMEL) vient de franchir une étape déterminante dans la lutte mondiale contre le paludisme. Sous la direction du Docteur Ghyslain Mombo-Ngoma, les scientifiques gabonais ont mis au point un traitement antipaludique à dose unique, une innovation qui pourrait révolutionner la prise en charge de cette maladie qui fait encore plus de 600 000 morts chaque année, selon l’OMS.

Le nouveau protocole, testé entre mai 2024 et octobre 2025, combine une artémisinine — molécule phare des traitements actuels — à trois autres médicaments déjà disponibles sur le marché, formant ainsi une thérapie simplifiée, plus rapide et plus accessible.

« Actuellement, la morbidité et la mortalité dues au paludisme augmentent. Nous avons besoin de solutions maintenant. Nous nous sommes donc demandé : pourquoi ne pas tirer le meilleur parti des médicaments antipaludiques existants ? », explique le Dr Ghyslain Mombo-Ngoma.

Au total, plus de 1 000 patients, dont la moitié âgés de moins de dix ans, ont participé aux essais cliniques menés au Gabon. Les résultats se sont révélés particulièrement encourageants : 93 % des personnes traitées par dose unique étaient totalement débarrassées des parasites après 28 jours, contre 90 % pour celles suivant le protocole standard de trois jours.

Cette avancée pourrait constituer une percée majeure en santé publique, notamment dans les zones rurales où le suivi des traitements demeure un défi. Un médicament à dose unique faciliterait non seulement l’observance thérapeutique, mais réduirait aussi les risques de résistance aux antipaludiques, un enjeu majeur pour l’Afrique subsaharienne.

Les chercheurs du CERMEL, en collaboration avec plusieurs partenaires internationaux, entendent désormais étendre les essais à d’autres pays africains avant une éventuelle homologation par les autorités sanitaires internationales.

Cette innovation gabonaise illustre le rôle croissant de l’Afrique dans la recherche biomédicale mondiale, en apportant des solutions locales à des défis globaux.

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Octobre Rose 2025 : un mois pour sensibiliser, dépister et sauver des vies.

Chaque année, le mois d’octobre se teinte de rose. Couleur de l’espoir, de la lutte et de la solidarité, elle symbolise la mobilisation mondiale contre le cancer du sein.
En 2025, plus que jamais, la campagne Octobre Rose rappelle que la prévention et le dépistage précoce sauvent des vies — dans un contexte où le nombre de diagnostics augmente, mais où les chances de guérison s’améliorent grâce aux progrès de la recherche et à la sensibilisation.

🌸 Une campagne mondiale de santé publique

Lancée pour la première fois en 1992 par la fondation Estée Lauder et le magazine américain Self, Octobre Rose est devenue une campagne internationale relayée dans des centaines de pays. Son objectif : informer, sensibiliser et encourager le dépistage du cancer du sein, le plus fréquent chez la femme.

En Afrique francophone comme ailleurs, les institutions, associations et acteurs de la société civile redoublent d’efforts pour faire passer un message clair :

« Se faire dépister, c’est se donner une chance de vivre. »

🩺 Le cancer du sein en chiffres

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), près de 2,3 millions de femmes ont été diagnostiquées d’un cancer du sein en 2024 dans le monde.
En Afrique, les chiffres restent préoccupants : les cas augmentent, et près de 60 % sont diagnostiqués à un stade avancé, faute d’accès régulier au dépistage et à l’information.

Pourtant, détecté tôt, le cancer du sein se guérit dans plus de 9 cas sur 10.
Le message de la campagne est donc double : briser le tabou, et rendre le dépistage accessible à toutes.

💗 Mobilisation, solidarité et prévention

Tout au long du mois d’octobre, des marches, conférences, dépistages gratuits, collectes de fonds et campagnes numériques sont organisés à travers le monde.
Hôpitaux, associations et entreprises se mobilisent autour d’un même symbole : le ruban rose, devenu l’emblème universel de la lutte contre le cancer du sein.

Dans plusieurs capitales africaines, des initiatives locales prennent de l’ampleur :

  • à Dakar, la campagne “Rose pour Elles” propose des séances gratuites d’examen clinique ;

  • à Abidjan, des influenceuses et journalistes se mobilisent via les réseaux sociaux pour relayer des messages de prévention ;

  • à Conakry, des marches solidaires réunissent femmes, médecins et jeunes volontaires.

Ces actions locales montrent que la lutte contre le cancer du sein ne se joue pas uniquement dans les hôpitaux, mais aussi dans les foyers, les médias et les communautés.

🧠 Éduquer, informer, accompagner

L’une des grandes forces d’Octobre Rose réside dans l’éducation à la santé.
Apprendre aux femmes à connaître leur corps, à pratiquer l’autopalpation et à consulter sans attendre en cas de doute, reste une priorité.

Les experts rappellent que le dépistage est recommandé :

  • tous les 2 ans pour les femmes âgées de 50 à 74 ans ;

  • dès 40 ans en cas d’antécédents familiaux ou de symptômes suspects.

Mais au-delà des chiffres, Octobre Rose met aussi en lumière les dimensions psychologiques et sociales du cancer. L’accompagnement émotionnel, la reconstruction et le soutien des proches font partie intégrante du combat.

🌍 En Afrique, une lutte à renforcer

Si la mobilisation s’amplifie, le continent africain reste confronté à plusieurs défis : manque d’équipements de dépistage, coût élevé des traitements, pénurie d’oncologues.
Les associations locales, souvent en première ligne, jouent un rôle crucial dans la sensibilisation communautaire et la prise en charge précoce.

De plus en plus de pays développent des programmes nationaux de lutte contre le cancer, soutenus par des partenaires internationaux. Mais la réussite dépend aussi de l’engagement collectif — celui des institutions, du secteur privé et des citoyens.


💬 Témoignages et messages d’espoir

Partout, des femmes racontent leur parcours, leur force et leur renaissance.
Leurs témoignages donnent un visage humain à cette campagne :

« J’ai eu peur, bien sûr. Mais j’ai compris que se taire, c’est laisser la maladie gagner du terrain », confie Mariama, survivante à Bamako.
« Aujourd’hui, je parle, je témoigne, et j’encourage toutes les femmes à se faire dépister. »

Le message d’Octobre Rose est aussi celui de la solidarité féminine et du courage collectif.

🎗️ Ensemble, pour que plus aucune femme ne meure par ignorance

Derrière les rubans, les marches et les slogans, Octobre Rose nous rappelle une vérité simple : le dépistage précoce sauve des vies.
En se mobilisant chaque année, les femmes, les hommes, les institutions et les médias participent à une même mission : faire du cancer du sein une maladie détectée à temps, soignée à temps, et vécue avec espoir.

Parce que chaque femme compte.
Parce que chaque vie sauvée est une victoire.

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Guinée : Signature des contrats pour la construction de 50 structures sanitaires à travers le pays.

Le gouvernement guinéen a franchi une nouvelle étape dans sa politique de renforcement du système de santé. Une cérémonie officielle de signature de contrats s’est tenue ce jeudi à Conakry pour le lancement de la construction de cinquante (50) structures sanitaires réparties dans les huit régions administratives du pays. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du vaste programme de développement des infrastructures de santé, impulsé par les autorités de la Transition.

Présidée par le Premier ministre, en présence du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, ainsi que des représentants des entreprises adjudicataires, la cérémonie marque un tournant décisif dans l’amélioration de l’accès aux soins pour les populations guinéennes, en particulier dans les zones rurales et enclavées.

Un engagement fort pour la santé publique

Lors de son allocution, le chef du gouvernement a salué la volonté politique du Président de la Transition de faire de la santé une priorité nationale. « La construction de ces 50 centres de santé modernes contribuera significativement à la réduction des inégalités d’accès aux soins et à l’amélioration des indicateurs sanitaires à l’échelle nationale », a-t-il déclaré.

De son côté, le ministre de la Santé a précisé que ces structures incluront des centres de santé, des postes de santé et des maternités, équipés en matériel de première nécessité et construits selon les normes sanitaires en vigueur. Il a également insisté sur le respect des délais d’exécution et la qualité des travaux, tout en annonçant la mise en place d’un mécanisme de suivi rigoureux.

Une répartition équitable sur le territoire

Les cinquante structures seront implantées de manière stratégique dans les huit régions administratives de la Guinée, notamment dans les localités où les besoins sanitaires sont les plus pressants. Cette approche vise à décongestionner les grands centres hospitaliers urbains et à rapprocher les soins de base des populations.

Partenariat public-privé

Les travaux seront confiés à des entreprises locales et internationales sélectionnées à l’issue d’un appel d’offres transparent. Les autorités ont souligné l’importance d’un partenariat responsable entre l’État et le secteur privé pour garantir la qualité et la durabilité des infrastructures.

Vers un système de santé plus résilient

Cette initiative s’ajoute aux nombreuses actions entreprises par le gouvernement pour moderniser le secteur de la santé, notamment la formation du personnel médical, la rénovation des hôpitaux existants et la mise à disposition de médicaments essentiels.

À travers ce projet ambitieux, la Guinée confirme sa détermination à bâtir un système de santé résilient, équitable et accessible à tous, en phase avec les objectifs de développement durable (ODD).

Paul zoungrana est artiste metteur en scene auteur dramatique et conteur 1742506004 360x320

🎭 « Théâtre de l’Apaisement » : Quand l’art soulage les blessures invisibles des déplacés internes au Burkina Faso..

Au Burkina Faso, l’art devient un puissant outil de résilience face aux conséquences des crises sécuritaires. À travers son projet intitulé « Théâtre de l’Apaisement », le dramaturge burkinabè Paul Zougrana offre un espace d’expression, de libération émotionnelle et de reconstruction intérieure aux personnes déplacées internes (PDI), souvent marquées par des traumatismes profonds.

Ce projet artistique, initié en collaboration avec des associations locales et soutenu par des partenaires humanitaires, organise des ateliers de théâtre interactifs dans plusieurs camps de déplacés. À travers des jeux de rôles, des mises en scène inspirées du vécu des participants, mais aussi des discussions ouvertes, les bénéficiaires parviennent à verbaliser leur douleur, briser le silence, et retrouver une forme de dignité.

« Le théâtre ici n’est pas juste un divertissement. C’est un outil de guérison collective. Il permet à ceux qui ont tout perdu de se reconnecter à eux-mêmes, à leur histoire, et à leur humanité », explique Paul Zougrana. Les séances, conçues avec une approche psychodramatique, sont encadrées par des artistes, des psychologues et des travailleurs sociaux.

Dans un contexte où plus de deux millions de Burkinabè ont été forcés de fuir leurs localités à cause du conflit armé, le Théâtre de l’Apaisement apparaît comme une réponse innovante aux besoins de soutien psychologique et de cohésion sociale. Il montre que la culture, loin d’être un luxe, peut devenir un levier de reconstruction individuelle et communautaire.

Au-delà de ses effets thérapeutiques, le projet ambitionne aussi de renforcer le dialogue intercommunautaire et de raviver l’espoir dans des zones affectées par la violence. Un théâtre qui guérit, qui rassemble, et qui redonne une voix à ceux qu’on n’écoute plus.

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Sénégal : Fonds Covid-19 : le grand déballage post-alternance

Un héritage empoisonné

Depuis l’alternance politique de mars 2024, la nouvelle équipe gouvernementale dirigée par Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko a fait de la transparence budgétaire et de la justice financière un cheval de bataille. Dans ce contexte, la gestion des fonds de riposte contre la pandémie de Covid-19 revient sur le devant de la scène, révélant un véritable gouffre de mauvaise gouvernance.

Les premiers audits et enquêtes déclenchés par les nouvelles autorités laissent entrevoir un système de distribution opaque, de surfacturations, de primes douteuses, et de détournements à plusieurs niveaux de l’administration publique et d’agences partenaires.

Une manne financière sans contrôle suffisant

Entre 2020 et 2022, le Sénégal avait mobilisé plusieurs centaines de milliards de francs CFA pour faire face à la crise sanitaire. Ces fonds, issus du budget national, de dons internationaux et de facilités multilatérales (FMI, Banque mondiale, BAD), étaient destinés à :

  • Soutenir les ménages vulnérables

  • Approvisionner les structures sanitaires

  • Réhabiliter les hôpitaux

  • Protéger les emplois et relancer l’activité économique

Or, selon les éléments révélés depuis le début de l’année 2025, une grande partie de ces ressources n’aurait jamais atteint leurs bénéficiaires finaux, ou auraient été utilisées sans traçabilité claire.

Enquête en cours : l’heure des comptes a sonné

L’Inspection générale d’État (IGE), la Cour des comptes et plusieurs procureurs financiers sont désormais mobilisés. Des convocations ont été adressées à :

  • d’anciens ministres de la Santé et des Finances,

  • des directeurs d’agences publiques,

  • des fournisseurs privés liés à l’exécution des marchés d’urgence.

“L’argent destiné aux malades et aux familles en détresse ne peut pas disparaître sans conséquences. La justice doit passer.”, a déclaré un haut conseiller à la Primature.

L’opinion publique, quant à elle, exige que les responsabilités soient établies, que les fonds détournés soient récupérés, et que des sanctions soient prises pour tourner définitivement la page de l’impunité.

Un climat de défiance… mais aussi d’espoir

Ces révélations relancent le débat sur l’état de la gouvernance publique avant 2024. Elles renforcent aussi la légitimité de la démarche actuelle du nouveau pouvoir, qui veut refonder l’État sur des bases éthiques, fiscales et sociales solides.

Toutefois, les attentes sont immenses. Les citoyens veulent des résultats concrets, pas seulement des discours. Le traitement de ce dossier hautement symbolique pourrait donc devenir un test politique majeur pour le gouvernement Diomaye–Sonko.

De la crise sanitaire à la crise de confiance

Le scandale des fonds Covid-19 n’est pas qu’une affaire de chiffres. Il interroge la manière dont l’État protège (ou trahit) ses citoyens en période de crise. Il pose la question de la valeur morale des institutions publiques, et du prix de l’impunité dans une démocratie émergente.

La vérité doit désormais être dite. Et la justice, rendue.

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Ramadan et diabète : conseils pour un jeûne sécurisé

Le Ramadan, mois sacré pour les musulmans, implique une période de jeûne du lever au coucher du soleil. Pour les personnes vivant avec le diabète, cette pratique peut présenter des défis spécifiques nécessitant une attention particulière.

Risques associés au jeûne pour les diabétiques

Le jeûne prolongé peut entraîner des fluctuations importantes de la glycémie, exposant les personnes diabétiques à des risques d’hypoglycémie (baisse excessive du taux de sucre dans le sang) ou d’hyperglycémie (élévation excessive du taux de sucre). Ces variations peuvent avoir des conséquences graves sur la santé. 

Consultation préalable avec un professionnel de santé

Il est fortement recommandé aux personnes diabétiques de consulter leur médecin avant le début du Ramadan. Cette consultation permettra d’évaluer l’état de santé général, d’ajuster le traitement si nécessaire et de recevoir des conseils adaptés pour un jeûne en toute sécurité. 

Adaptation de l’alimentation et de l’hydratation

Pendant les périodes autorisées de prise alimentaire (Iftar et Suhoor), il est essentiel de privilégier une alimentation équilibrée riche en fibres, en légumes, en protéines maigres et en glucides complexes. Une hydratation adéquate est également cruciale pour éviter la déshydratation. 

Surveillance régulière de la glycémie

Une auto-surveillance fréquente de la glycémie est indispensable durant le Ramadan. Elle permet de détecter rapidement toute anomalie et d’agir en conséquence pour maintenir un équilibre glycémique optimal. 

Reconnaissance des signes d’alerte

Il est important de savoir reconnaître les symptômes d’hypoglycémie (tremblements, sueurs, confusion) et d’hyperglycémie (soif intense, mictions fréquentes, fatigue). En présence de tels signes, il est conseillé de rompre le jeûne et de consulter un professionnel de santé. 

Le jeûne du Ramadan est une pratique spirituelle importante. Pour les personnes diabétiques, il est essentiel de prendre des précautions spécifiques pour préserver leur santé tout en respectant leurs convictions religieuses. Une préparation adéquate, une consultation médicale préalable et une gestion rigoureuse de la glycémie sont les clés d’un jeûne sécurisé.