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Université du Sénégal oriental : Bassirou Diomaye Faye souligne l’importance du lien entre formation et développement régional.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a salué jeudi l’initiative visant à articuler les formations dispensées par l’Université du Sénégal oriental (USO) avec le potentiel minier et géologique du sud-est du pays. Il a insisté sur l’importance de combiner théorie et pratique, notamment à travers les incubateurs prévus dans la phase d’extension de l’université.

Arrivé à Tambacounda peu avant 10 heures pour une tournée économique de deux jours, le chef de l’État a visité le chantier de l’USO en compagnie du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, du ministre des Infrastructures, Déthié Fall, ainsi que des autorités administratives et locales de la région.

Une université au service du développement régional

Pour le président Faye, l’Université du Sénégal oriental représente une infrastructure stratégique appelée à renforcer le maillage éducatif du pays tout en soutenant la valorisation des ressources locales. « L’État accompagnera sur tous les plans pour que l’entreprise soit dans les conditions optimales de respecter la date convenue » pour la livraison, a-t-il précisé, en évoquant la mobilisation et l’accueil chaleureux des populations et des autorités locales.

Le président a également salué l’engagement de l’entreprise Royal BTP, chargée de la construction, et des ouvriers œuvrant sur le site. Il les a encouragés à maintenir, voire accélérer, le rythme des travaux afin de respecter la date de livraison fixée à octobre 2026.

« Je suis heureux de constater que l’entreprise déploie tous les moyens nécessaires. Il faut les féliciter et les encourager. C’est sur cette dynamique qu’il faudra continuer pour maintenir le rythme, et, au besoin, accélérer la cadence », a-t-il conclu, réaffirmant l’importance de ce projet pour le développement économique et éducatif de la région.

Pont ferroviaire de Simandou construit par Rio Tinto Simfer 360x320

Simandou : Rio Tinto-Simfer au cœur d’un tournant historique pour la Guinée.

C’est un tournant historique pour la Guinée, mais également un pari colossal pour Rio Tinto-Simfer, acteur central du développement minier national. Implantée au sud-est du pays, dans la préfecture de Beyla, l’entreprise a engagé d’importants investissements humains, techniques et financiers pour exploiter le plus grand gisement de fer jamais développé en Guinée.

Pilier du projet Simandou, conduit avec son partenaire Simfer sur les blocs 3 et 4, Rio Tinto symbolise l’ambition d’une Guinée déterminée à transformer ses ressources naturelles en moteur de croissance et d’industrialisation. Pour concrétiser cette vision, l’entreprise a déployé des moyens matériels et humains considérables : engins de pointe, infrastructures modernes et surtout une main-d’œuvre hautement qualifiée, mêlant expertise internationale et compétences locales.

Sur le site de Simandou, à Beyla, les réalisations sont impressionnantes. Chaque chantier témoigne de la rigueur et de la puissance d’investissement du groupe. Selon l’envoyé spécial de Guineematin.com, la présence sur le terrain confirme que Rio Tinto-Simfer ne se limite pas à l’exploitation minière, mais participe activement à la structuration d’un écosystème industriel durable, promesse d’emplois et de développement pour la région.

En s’engageant dans ce projet monumental, Rio Tinto-Simfer illustre non seulement la capacité de la Guinée à attirer de grands investisseurs, mais également sa volonté de faire de ses ressources naturelles un levier stratégique pour l’avenir du pays.

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Guinée : Inauguration du projet intégré Simandou, un tournant historique pour le pays

La Guinée vient de franchir une étape décisive dans son développement économique avec l’inauguration du mégaprojet intégré Simandou, l’un des plus ambitieux du continent africain. La cérémonie, présidée par le Chef de l’État, Mamadi Doumbouya, s’est tenue au port de Morébayah en présence de plusieurs chefs d’État africains et représentants étrangers, parmi lesquels Paul Kagame (Rwanda), Brice Clotaire Oligui Nguema (Gabon), Robert Beugré Mambé (Côte d’Ivoire) et David Moinina Sengeh (Sierra Leone), ainsi que le Vice-Premier ministre chinois Liu Guozhong.

Cet événement consacre plus de deux décennies d’efforts et d’investissements pour faire de la Guinée un acteur majeur du marché mondial du minerai de fer. D’un coût global estimé à plus de 20 milliards de dollars US, le projet Simandou combine trois composantes : le gisement minier, la voie ferrée TransGuinéenne et le port de Morébayah. Ensemble, ces infrastructures forment la colonne vertébrale du futur développement industriel et logistique du pays.

Une vision souveraine et durable

Véritable symbole de la vision du président Doumbouya pour une Guinée souveraine et prospère, le projet Simandou s’appuie sur un partenariat inédit entre l’État guinéen et des opérateurs internationaux tels que Baowu Steel, Chinalco, Rio Tinto et Winning International.
La Compagnie du TransGuinéen (CTG), créée en 2022, réunit des experts guinéens et internationaux dans les domaines de l’ingénierie, de la logistique et du développement minier. Cette structure garantit une participation nationale de 15 %, assurant ainsi la maîtrise locale des infrastructures stratégiques.

Un projet moteur pour la croissance nationale et régionale

Le TransGuinéen, long de plus de 650 kilomètres, reliera les mines de Simandou au port de Morébayah. Ce corridor économique facilitera le transport des marchandises et produits agricoles, désenclavant ainsi les régions intérieures.
Cette infrastructure constitue un levier majeur d’intégration régionale et de croissance inclusive, tout en renforçant la position de la Guinée dans la transition vers une économie verte.

Un pilier de la transformation économique

Le lancement du projet s’inscrit dans la dynamique du Programme de Développement Socio-économique “Simandou 2040”, qui vise à transformer la richesse minière du pays en prospérité partagée.
Selon Djiba Diakité, ministre directeur de Cabinet du Président et président du Comité stratégique Simandou 2040, « Simandou est plus qu’un projet minier : c’est le moteur d’une transformation nationale. Ce succès collectif illustre la vision du Chef de l’État et la détermination de tout un peuple à construire un avenir de prospérité partagée. »

Un nouveau visage pour la Guinée

Avec Simandou, la Guinée s’impose désormais comme un acteur stratégique de l’économie verte mondiale et un modèle de partenariat équilibré en Afrique de l’Ouest. Ce projet colossal symbolise l’entrée du pays dans une nouvelle ère : celle de la souveraineté économique, de la modernisation des infrastructures et de la valorisation durable de ses ressources naturelles.

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Guinée : le Président Mamadi Doumbouya reçoit le Programme de Développement Socio-Économique Durable et Responsable Simandou 2040.

Le Palais Mohammed V de Conakry a servi de cadre, ce mardi 28 octobre 2025, à la cérémonie officielle de remise du Programme de Développement Socio-Économique Durable et Responsable Simandou 2040 à Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, Président de la République. Cet événement marque une étape décisive dans la concrétisation de la vision nationale de transformation économique fondée sur une exploitation responsable des ressources naturelles.

Un tournant stratégique pour la Guinée

Le Programme Simandou 2040 s’inscrit dans la volonté du gouvernement guinéen de faire du gigantesque gisement de fer de Simandou — l’un des plus riches du monde — un moteur de croissance inclusive et durable. Ce plan directeur vise à structurer, sur les quinze prochaines années, les investissements, les infrastructures, les politiques sociales et environnementales autour de ce projet minier emblématique.

La remise des documents officiels au Chef de l’État symbolise la mise en œuvre effective d’un cadre de développement socio-économique intégré, associant les dimensions industrielles, sociales et écologiques.

Une vision à long terme : du minerai à la transformation locale

L’un des piliers du Programme Simandou 2040 repose sur la valorisation locale des ressources. Il ne s’agit plus seulement d’extraire le fer, mais de transformer la richesse minière en opportunités nationales :

  • création d’emplois directs et indirects,

  • développement des infrastructures de transport et d’énergie,

  • amélioration des services sociaux de base dans les zones minières,

  • et promotion d’une économie verte respectueuse de l’environnement.

Cette approche traduit la nouvelle doctrine de gouvernance économique défendue par le Président Mamadi Doumbouya, axée sur la souveraineté, la responsabilité et la durabilité.

Une gouvernance responsable et participative

Le Programme Simandou 2040 s’appuie également sur une démarche participative impliquant l’État, les entreprises partenaires, les communautés locales et la société civile. L’objectif : garantir que les retombées économiques profitent directement aux populations et contribuent à réduire les inégalités régionales.

« Simandou doit être le levier d’un développement harmonieux et équitable, un symbole d’une Guinée qui se bâtit sur ses propres forces », a déclaré un représentant du gouvernement lors de la cérémonie.

Une ambition continentale

Au-delà de ses frontières, le projet Simandou 2040 positionne la Guinée comme un acteur majeur du développement durable en Afrique de l’Ouest. Le pays ambitionne de devenir un hub industriel et logistique, capable de transformer ses ressources naturelles en valeur ajoutée régionale.

Cette remise officielle consacre ainsi une étape majeure dans la mise en œuvre de la vision du Président Mamadi Doumbouya : faire du secteur minier un pilier de la souveraineté économique et du progrès social, dans le respect des équilibres environnementaux.

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Sénégal : le Masterplan 2025-2034, une nouvelle feuille de route pour une économie émergente et durable.

Le Sénégal entre dans une nouvelle phase de son développement avec le lancement du Masterplan 2025-2034, une stratégie nationale de transformation économique et sociale. Ce document ambitieux vise à faire du pays une économie émergente, inclusive et résiliente au cours de la prochaine décennie.

Présenté comme une vision globale du développement, le Masterplan s’articule autour de quatre axes majeurs : la croissance économique, le renforcement du capital humain et de la protection sociale, la durabilité environnementale et la modernisation de la gouvernance publique.

Une ambition de transformation économique

Le premier pilier du plan met l’accent sur la création de valeur à travers la diversification des secteurs productifs. L’objectif est de renforcer la compétitivité de l’économie sénégalaise, de stimuler l’investissement privé et d’encourager la transformation locale des ressources. Le gouvernement entend ainsi réduire la dépendance vis-à-vis des importations et consolider les bases d’une croissance soutenue, inclusive et créatrice d’emplois.

Le capital humain au cœur du développement

Conscient que le développement économique passe par l’humain, le Sénégal place la formation, la santé et la protection sociale au cœur de sa stratégie. Le Masterplan prévoit d’importants investissements dans l’éducation et la formation professionnelle, afin de préparer une main-d’œuvre qualifiée, apte à répondre aux besoins du marché du travail et à accompagner la transition numérique.

Une transition écologique assumée

Face aux défis climatiques, le plan national met un accent particulier sur la durabilité environnementale. Le Sénégal ambitionne de devenir un modèle régional en matière d’adaptation climatique, de gestion des ressources naturelles et de promotion des énergies renouvelables. La transition énergétique, la protection de la biodiversité et la gestion durable des territoires figurent parmi les priorités du gouvernement.

Moderniser la gouvernance publique

Enfin, la réussite du Masterplan repose sur une gouvernance efficace et transparente. Les réformes prévues visent à renforcer les institutions, améliorer la qualité du service public et assurer une gestion rigoureuse des ressources publiques. L’administration sénégalaise est appelée à devenir plus performante, plus proche des citoyens et davantage tournée vers les résultats.

Une vision de continuité et d’innovation

Ce nouveau plan de développement s’inscrit dans la continuité des politiques publiques engagées ces dernières années, tout en intégrant de nouvelles priorités liées à la souveraineté économique, à l’emploi des jeunes et à la transition écologique.

Avec le Masterplan 2025-2034, le Sénégal affiche sa volonté d’inscrire son développement dans la durée, de consolider ses acquis économiques et sociaux, et de tracer la voie d’un avenir fondé sur la justice sociale, la durabilité et la prospérité partagée.

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Programme Simandou 2040 : un levier stratégique pour la souveraineté économique de la Guinée.

Le Programme Simandou 2040, pierre angulaire de la stratégie de développement de la Guinée, se positionne comme un moteur majeur de transformation socio-économique du pays. Porté par la vision du Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, ce projet ambitieux vise à faire du fer de Simandou ce que le pétrole représente pour les nations du Golfe : une source durable de prospérité et de souveraineté.

Lors d’une récente communication, Djiba Diakité, Ministre Directeur de Cabinet à la Présidence et Président du Comité stratégique de Simandou, a rappelé que « Simandou doit être pour la Guinée ce que le pétrole a été et est encore aujourd’hui pour les pays du Golfe ».

Au cœur de ce programme, l’accent est mis sur le développement du capital humain. À travers l’initiative Simandou Academy, le gouvernement entend former une nouvelle génération de cadres guinéens capables de piloter les grands chantiers industriels, économiques et technologiques du pays.
Cette approche s’inscrit dans une logique de transfert de compétences et de valorisation du savoir local, gage d’une souveraineté durable.

Le Programme Simandou 2040, soutenu par plusieurs partenaires stratégiques tels que Winning Consortium Simandou, Baowu, Rio Tinto, SimFer et Chinalco, incarne une nouvelle ère : celle d’une Guinée résolument tournée vers un développement responsable, inclusif et orienté vers l’avenir.

Pour le gouvernement, l’exploitation du gisement de Simandou ne doit pas se limiter à la production minière, mais devenir un catalyseur de progrès national, à l’image du Prytannée Militaire de Guinée (PMG), symbole d’excellence et de patriotisme.

Simandou 2040, c’est donc plus qu’un projet minier : c’est une vision de société, une promesse d’avenir et une affirmation de la souveraineté économique guinéenne.

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Guinée : le Port autonome de Conakry entre dans le top 10 des ports africains selon la Banque mondiale.

Le Port autonome de Conakry (PAC) s’impose comme un acteur clé du commerce maritime en Afrique de l’Ouest. Selon le dernier rapport de la Banque mondiale sur la performance des ports africains, la principale infrastructure portuaire de Guinée figure désormais parmi les dix meilleurs ports du continent.

Ce classement, fondé sur des critères de fluidité logistique, de temps d’escale et d’efficacité opérationnelle, met en lumière les progrès significatifs accomplis par le PAC au cours des dernières années. Ces résultats sont le fruit des réformes engagées par les autorités guinéennes pour moderniser les infrastructures portuaires et renforcer la gouvernance du secteur maritime.

« Ce classement illustre la transformation profonde du Port autonome de Conakry et notre ambition de faire de la Guinée une plateforme logistique régionale compétitive et moderne », a déclaré le Directeur général du Port autonome de Conakry, soulignant l’engagement constant des équipes et des partenaires techniques.

Véritable porte d’entrée économique du pays, le port de Conakry assure une part essentielle des importations et exportations nationales. Il joue également un rôle stratégique dans les échanges régionaux, en facilitant le transit de marchandises vers des pays enclavés comme le Mali et la Sierra Leone.

Les investissements récents dans la numérisation des procédures, la modernisation des quais et la sécurisation des opérations ont permis d’améliorer la productivité et d’attirer davantage d’opérateurs internationaux.

Avec cette distinction, la Guinée confirme sa montée en puissance sur la scène économique africaine, et le Port autonome de Conakry se positionne comme un levier majeur du développement et de l’intégration régionale.

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𝐏𝐑𝐎𝐑𝐄𝐂, 𝐔𝐧 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥 𝐡𝐨𝐫𝐢𝐳𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐒𝐢𝐦𝐚𝐧𝐝𝐨𝐮 𝟐𝟎𝟒𝟎.

Le gouvernement guinéen et le Programme des Nations Unies pour le développement (#PNUD) ont signé un partenariat stratégique inédit baptisé #PRORECProgramme de Renforcement des Capacités de Planification et de Gestion du Développement. Ce programme s’inscrit dans la mise en œuvre du projet Simandou 2040, vision nationale d’un développement durable et inclusif autour du plus grand projet minier du pays.

Doté d’un budget de 16,14 millions de dollars, PROREC a pour ambition de moderniser la gouvernance publique en renforçant les institutions nationales, en améliorant la coordination avec les partenaires techniques et financiers, et en instaurant un système de suivi-évaluation plus rigoureux. L’objectif est clair : garantir que chaque franc investi serve directement le bien-être du peuple guinéen.

Ce partenariat permettra notamment de moderniser le Système National de Planification, d’harmoniser les procédures d’aide publique au développement, et de créer un cadre de dialogue structuré et transparent entre l’État, le secteur privé et les partenaires internationaux.

Pour les citoyens, PROREC se traduira par des résultats concrets et mesurables : des routes mieux construites, des services publics renforcés, des infrastructures visibles et une administration plus efficace.

À travers cette initiative, la Guinée confirme sa volonté d’ancrer le développement dans la rigueur, la transparence et la performance, tout en posant les bases d’un État stratège capable d’accompagner la transformation économique portée par Simandou 2040.

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Dialogue au sommet : ONU–Burkina Faso, un partenariat réaffirmé pour le développement.

En marge de la 79e Assemblée générale des Nations Unies, le Burkina Faso et l’Organisation des Nations Unies ont tenu un dialogue de haut niveau marqué par une volonté commune : renforcer leur partenariat en faveur du développement durable.

Un engagement mutuel renouvelé

La délégation burkinabè, conduite par le Premier ministre, a échangé avec les responsables onusiens sur les priorités nationales, notamment la sécurité alimentaire, la résilience climatique, l’éducation et la consolidation de la paix. L’ONU a salué les efforts du Burkina Faso en matière de gouvernance et a réaffirmé son appui technique et financier aux programmes structurants du pays.

Le développement au cœur des échanges

Les discussions ont porté sur la nécessité d’accompagner la transition socio-économique du Burkina Faso à travers des initiatives concrètes :

  • Soutien aux projets agricoles et énergétiques

  • Promotion de l’éducation et de l’insertion des jeunes

  • Renforcement de la résilience face aux défis sécuritaires et climatiques

Une coopération stratégique

Ce dialogue illustre l’importance de la coopération entre le Burkina Faso et l’ONU dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). Les deux parties ont convenu de maintenir une concertation régulière pour assurer la mise en œuvre efficace des engagements pris.

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Simandou, levier de souveraineté : la vision de Baba Hady Thiam

Avocat inscrit aux barreaux de Guinée et de Paris, Baba Hady Thiam s’impose comme l’une des figures montantes du « deal-making » ouest-africain. Habitué aux négociations complexes, il pilote des montages où chaque clause et chaque virgule peuvent changer la donne. Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, il revient sur les enjeux du projet Simandou, présenté comme l’un des plus ambitieux de l’histoire minière africaine.

Simandou, un tournant stratégique

Le gisement de fer de Simandou, situé en Guinée, est considéré comme l’un des plus importants au monde. Pour Baba Hady Thiam, ce projet dépasse largement le simple cadre économique :

« Simandou est notre penalty dans le temps additionnel : il faut le tirer sans trembler », affirme-t-il, soulignant l’urgence et la responsabilité historique qui incombent à la Guinée dans la conduite de ce mégaprojet.

Un pari de souveraineté industrielle

Au-delà des retombées financières, l’avocat met en avant la nécessité d’ancrer une véritable souveraineté industrielle. Cela passe par un contenu local crédible, garantissant que les populations et les entreprises guinéennes tirent profit du projet, sans pour autant décourager les investisseurs étrangers.

« L’équilibre est délicat, mais indispensable : il faut attirer les capitaux tout en consolidant les bénéfices pour le pays », précise-t-il.

Les lignes rouges de la négociation

Conscient des attentes immenses, Baba Hady Thiam insiste sur la rigueur des négociations en cours. Pour lui, la réussite de Simandou dépendra de la capacité de la Guinée à poser des lignes rouges claires, notamment sur le transfert de compétences, la création d’emplois et la durabilité des infrastructures associées.

Une vision ancrée dans le long terme

Pour l’avocat, le projet Simandou ne doit pas être réduit à un pari de court terme. Il doit servir de levier de transformation structurelle de l’économie guinéenne, en favorisant l’industrialisation et l’intégration régionale.

« Le succès de Simandou ne se mesurera pas seulement en tonnes de fer exportées, mais en capacités nouvelles pour la Guinée et pour l’Afrique de l’Ouest », conclut-il.