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Libye : Les revenus pétroliers atteignent 9,4 milliards de dollars au premier semestre 2025, selon la Banque centrale.

La Libye continue de tirer profit de son principal levier économique. Selon un rapport publié ce mois-ci par la Banque centrale libyenne, les revenus générés par les exportations de pétrole ont atteint 9,4 milliards de dollars au cours des six premiers mois de l’année 2025. Un chiffre qui confirme le rôle central du secteur pétrolier dans l’économie du pays, malgré un contexte politique et sécuritaire encore fragile.

Une performance stable malgré les incertitudes

D’après les données officielles, cette performance s’inscrit dans la continuité de la reprise amorcée depuis 2022, après plusieurs années de perturbations dues aux conflits internes et à l’instabilité institutionnelle. Le niveau de production s’est maintenu autour de 1,2 million de barils par jour, soutenu par un environnement de prix relativement favorable sur les marchés internationaux.

La Banque centrale précise que les recettes pétrolières représentent plus de 95 % des recettes publiques, soulignant la forte dépendance du budget national à l’or noir. Ces revenus permettent notamment de financer les salaires des fonctionnaires, les subventions étatiques et certaines dépenses sociales essentielles.

Des défis persistants pour la gouvernance et la transparence

Malgré ces résultats positifs, les institutions libyennes peinent toujours à mettre en place un système de gestion budgétaire unifié. La répartition des revenus pétroliers reste un sujet de tension entre les autorités basées à Tripoli et les entités administratives de l’est du pays.

Plusieurs observateurs appellent à une meilleure transparence dans la gestion des revenus pétroliers, ainsi qu’à une réforme structurelle pour diversifier l’économie libyenne. Des efforts sont en cours, mais demeurent insuffisants face aux enjeux sociaux et aux besoins de reconstruction.

Cap sur la stabilité économique

Alors que des pourparlers politiques se poursuivent en vue d’élections nationales, les experts économiques estiment que la stabilité de la production pétrolière constitue un facteur clé pour la relance économique et le retour à une gouvernance plus cohérente. La Banque centrale plaide d’ailleurs pour une gestion coordonnée des ressources nationales, afin d’assurer une répartition équitable et durable des richesses.

Avec 9,4 milliards de dollars encaissés en six mois, la Libye dispose d’une opportunité pour consolider sa reprise économique, à condition que des réformes courageuses soient engagées et que l’unité institutionnelle soit rétablie.

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Tchad Connexion 2030 : Des services essentiels pour une transformation territoriale inclusive.

Le Tchad amorce un virage stratégique avec son programme Tchad Connexion 2030, une initiative ambitieuse qui mise sur les infrastructures et les services de base pour stimuler une transformation territoriale inclusive et durable. Ce plan national vise à combler les inégalités régionales, moderniser les équipements publics et renforcer la cohésion nationale à travers une meilleure connectivité et un accès équitable aux services essentiels.

Infrastructures au cœur du développement

À la croisée des chemins entre défis structurels et potentiel économique, le Tchad place les infrastructures au cœur de sa vision de développement. Qu’il s’agisse de routes, d’électrification rurale, d’adduction en eau potable, de réseaux numériques ou d’infrastructures sociales (écoles, centres de santé), le programme entend moderniser l’ensemble du territoire de manière équilibrée.

L’objectif est clair : réduire les disparités territoriales et renforcer l’inclusion des zones périphériques souvent laissées à l’écart des grands projets de développement. Grâce à une planification coordonnée, chaque province est appelée à bénéficier d’investissements ciblés selon ses besoins spécifiques.

Un accès renforcé aux services essentiels

La stratégie repose sur l’amélioration des services publics de base dans l’ensemble des régions. Cela inclut :

  • Le renforcement des systèmes de santé communautaire à proximité des populations rurales,

  • L’élargissement de l’accès à une éducation de qualité,

  • La promotion de l’énergie renouvelable pour les zones non connectées au réseau national,

  • L’extension des réseaux de télécommunications pour connecter les zones isolées à l’économie numérique.

Ces actions visent à favoriser l’autonomie locale, encourager l’entrepreneuriat rural et soutenir les jeunes dans leurs projets économiques et sociaux.

Une approche participative et multisectorielle

Tchad Connexion 2030 s’appuie sur une approche multisectorielle et inclusive. Les collectivités territoriales, les organisations communautaires, la société civile et le secteur privé sont appelés à jouer un rôle actif dans la planification et la mise en œuvre des projets. Cette démarche vise à assurer une appropriation locale des infrastructures, une meilleure durabilité des services et une plus grande transparence dans l’exécution.

Le programme bénéficie également du soutien de partenaires techniques et financiers internationaux, mobilisés autour d’une vision commune : faire du développement territorial un levier de stabilité, de croissance et de justice sociale.

Une vision d’avenir pour un Tchad équilibré

En misant sur les services essentiels et l’équité territoriale, Tchad Connexion 2030 entend jeter les bases d’un Tchad plus solidaire, mieux connecté et résolument tourné vers l’avenir. Il s’agit d’une réponse concrète aux attentes des populations en matière de justice sociale, d’opportunités économiques et de développement harmonieux du pays.

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Séville 2025 : Le Président Diomaye Faye plaide pour une Afrique souveraine et actrice de son développement.

En prenant la parole ce 28 juin 2025 à la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement, organisée à Séville, en Espagne, le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a livré un message clair, structuré et empreint de fermeté : l’Afrique ne demande plus, elle propose.

Dans un discours salué par l’assemblée, le Chef de l’État a mis en avant la nécessité d’une refonte en profondeur de l’architecture financière internationale, jugée déséquilibrée et inadaptée aux réalités des pays africains. Selon lui, les mécanismes actuels de financement perpétuent une logique de dépendance au lieu de soutenir une dynamique de souveraineté économique.

Mettant en lumière les efforts du Sénégal pour bâtir une économie plus résiliente et tournée vers l’innovation, il a insisté sur la nécessité de créer des instruments africains de financement adaptés aux priorités locales. Diomaye Faye a souligné que l’Afrique ne saurait continuer à être simplement « un réceptacle de solutions conçues ailleurs », mais qu’elle devait jouer un rôle moteur dans la redéfinition des règles du jeu.

Il a aussi rappelé l’importance de valoriser les ressources naturelles africaines sur place, et non plus les exporter à l’état brut. Pour cela, il appelle à un partenariat économique basé sur l’équité, la transparence et le respect mutuel.

Enfin, le président sénégalais a exhorté les institutions financières internationales à revoir leurs critères d’allocation des financements, afin qu’ils reflètent davantage les défis structurels auxquels font face les pays du Sud.

Ce discours s’inscrit dans la droite ligne de la vision portée par le Sénégal à l’horizon 2050 : une Afrique debout, capable de prendre en main son destin économique, social et politique, dans le respect de ses peuples et de ses ressources.