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Sénégal : un projet de loi visant à durcir la répression des « actes contre nature » adopté en Conseil des ministres.

Le gouvernement du Sénégal, dirigé par le Pastef, a adopté en Conseil des ministres, mercredi 18 février, un projet de loi visant à durcir la législation sur l’homosexualité, conformément à une promesse électorale du parti au pouvoir.

Le texte modifie l’article 319 du Code pénal et propose d’augmenter considérablement les peines pour les personnes reconnues coupables d’« actes contre nature ». Les peines de prison pourraient désormais atteindre dix ans, contre cinq ans actuellement, tandis que les amendes maximales passeraient de 1,5 million à 10 millions de F CFA.

Extension des sanctions à l’apologie des relations homosexuelles

La nouveauté majeure du projet réside dans l’extension de la répression aux organisations et individus qui feraient l’« apologie » des relations homosexuelles. Selon Amadou Ba, ministre de la Culture, cette disposition concerne notamment les films, programmes télévisés, publications ou écrits promouvant la philosophie LGBT, jugée contraire aux mœurs, coutumes et culture sénégalaises.

Le texte introduit également des sanctions contre les accusations infondées d’homosexualité. Toute « dénonciation calomnieuse » serait punie de deux à trois ans de prison et d’une amende comprise entre 200 000 et 500 000 F CFA, afin de limiter les abus et préserver la présomption d’innocence.

Un processus législatif encore en cours

Pour entrer en vigueur, ce projet de loi doit encore être soumis à l’examen et à l’adoption de l’Assemblée nationale du Sénégal. Il s’inscrit dans un contexte de débats intenses autour des droits humains et des normes socioculturelles, alors que la criminalisation de l’homosexualité reste l’un des sujets les plus sensibles de la société sénégalaise.

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Conseil des ministres : un vaste mouvement à la tête de structures stratégiques

Le Conseil des ministres réuni ce mercredi 18 février 2026 a procédé à une série de nominations au sein de l’administration sénégalaise. Touchant aussi bien la Présidence de la République que plusieurs ministères stratégiques, ce réaménagement marque une nouvelle étape dans la recomposition de l’appareil d’État.

Au cœur de ce mouvement, un changement notable à la direction de la Société nationale des Habitations à Loyer modéré (SN HLM), structure clé de la politique publique du logement.

SN HLM : un tournant dans la politique du logement social

Bassirou Kébé a été démis de ses fonctions de Directeur général de la SN HLM. Pour lui succéder, le gouvernement a porté son choix sur Pape Abourahmane Dabo, ingénieur des Travaux publics.

Cette nomination intervient dans un contexte de fortes attentes autour du logement social. Face à la pression démographique, à la flambée du coût du foncier et aux difficultés d’accès à un habitat décent pour une large frange de la population, la SN HLM occupe une position stratégique. Le défi porte à la fois sur l’augmentation de l’offre, la transparence dans l’attribution des logements et la maîtrise des coûts, dans un environnement marqué par des tensions foncières persistantes.

Le changement de direction apparaît ainsi comme un signal fort envoyé aux acteurs du secteur et aux ménages en quête de solutions concrètes.

Renouvellement au sein des institutions rattachées à la Présidence

Au titre de la Présidence de la République, le Colonel (er) Tabasky Diouf a été nommé président du Conseil de surveillance de la Haute Autorité des Aéroports du Sénégal (HAAS). Cette instance joue un rôle central dans la supervision stratégique des infrastructures aéroportuaires, dans un contexte d’ambition affirmée de positionner le Sénégal comme hub régional.

Diplomatie, énergie et sécurité : des postes sensibles renouvelés

Au ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Salomon Diedhiou prend la direction du Centre national d’action antimines au Sénégal (CNAMS), organisme chargé de la coordination des opérations de déminage, notamment en Casamance, où subsistent encore des séquelles du conflit.

Dans le secteur énergétique, Assane Ndir est nommé administrateur du Fonds spécial de soutien au secteur de l’Énergie, tandis que le magistrat Mamané Djitte en assure désormais la présidence du Conseil d’administration. Ces nominations interviennent dans un contexte de réformes structurelles visant à consolider la gouvernance financière et à accompagner les ambitions nationales en matière d’autonomie énergétique.

Éducation, transports et urbanisme également concernés

Le Conseil des ministres a également acté plusieurs nominations sectorielles. Pape Abdou Dia devient Directeur de la maintenance des constructions scolaires, un poste stratégique pour la pérennité des infrastructures éducatives.

Dans le domaine des transports aériens, Abdoul Aziz Mbodji est nommé président du Conseil d’administration de la Société AIBD SA, entité gestionnaire de l’Aéroport international Blaise-Diagne, infrastructure clé du dispositif aéroportuaire national.

Au ministère de l’Urbanisme, El Hadji Mamadou Gueye est désigné Directeur de l’Architecture, en remplacement de Catherine Marie Thérèse Faye, admise à faire valoir ses droits à la retraite.

Une dynamique de redynamisation administrative

À travers ce vaste mouvement, l’exécutif semble engager une nouvelle phase de redynamisation de l’administration, dans un contexte de réformes et de priorités sectorielles affirmées.

Si plusieurs secteurs stratégiques sont concernés, c’est toutefois le changement à la tête de la SN HLM qui concentre l’attention, tant la question du logement social demeure sensible et centrale dans les préoccupations des populations.

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Décret : Mamadi Doumbouya fixe en détail l’organisation et le fonctionnement de la Présidence de la République.

Ce jeudi 12 février, à travers un décret, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a fixé l’attribution, l’organisation et le fonctionnement de la Présidence de la République. Le texte, structuré en titres, sections et 44 articles, définit avec précision les missions et la structuration des services placés auprès du Chef de l’État.

Titre I : Dispositions générales

Article 1er : Le présent décret fixe les attributions, l’organisation et le fonctionnement de la Présidence de la République.

Article 2 : La Présidence comporte des services et structures qui ont pour mission d’appuyer le Président de la République dans l’exécution de ses attributions constitutionnelles en assurant notamment le fonctionnement régulier des institutions, des pouvoirs publics et la continuité de l’État.

Article 3 : Les services de la Présidence de la République comprennent un Secrétariat général, un cabinet civil, un cabinet militaire, des organismes spécialisés et des services rattachés. Cette structure est complétée par l’aide de camp du Président de la République.

Titre II : Le Secrétariat général de la Présidence de la République

Article 4 : Placé sous l’autorité du Président de la République, le Secrétariat général de la Présidence impulse et coordonne les activités des services de la Présidence relevant de son autorité. Il est dirigé par un Secrétaire général qui a rang de ministre et est nommé par décret. Le ministre Secrétaire général de la Présidence de la République est l’ordonnateur délégué du budget de la Présidence de la République.

Section 1 : Attributions du ministre Secrétaire général de la Présidence de la République

Article 5 : Le ministre Secrétaire général de la Présidence assure la coordination des décisions présidentielles avec les actions du gouvernement, des institutions républicaines et de l’ensemble de l’administration publique. Il assiste au conseil interministériel et au conseil des ministres.

Il assure la préparation des conseils des ministres en relation avec le ministre Directeur de cabinet et le Secrétaire général du gouvernement. Il assure, au terme de chaque conseil des ministres, avec le Secrétaire général du gouvernement, la rédaction d’un relevé de décisions et d’un compte rendu intégral des délibérations qui ne sont pas rendues publiques.

Il assiste le Président de la République dans la formation des choix politiques et techniques correspondant à sa vision de la Nation. Il assure le suivi des activités gouvernementales et parlementaires pour le Président de la République et la coordination entre la Présidence et la Primature. Il peut recevoir délégation de signature du Président de la République sur des matières déterminées par celui-ci.

Il prépare les correspondances du Président destinées aux institutions de la République, aux administrations et aux autorités étrangères. Il gère le courrier de la Présidence et accomplit des missions particulières que le Président peut lui confier.

Il supervise les travaux des cellules techniques créées par le Président, chargées de formuler des avis et recommandations politiques et techniques sur les choix stratégiques et toutes questions soumises par le Chef de l’État.

Il assure le suivi de l’implémentation des orientations du Président à travers les institutions publiques, propose des solutions et stratégies pour la réalisation des missions constitutionnelles du Président, et assure les relations avec les institutions de la République, les formations politiques, la société civile et les confessions religieuses.

Il établit les décrets et ordonnances soumis à la signature du Président et en assure le suivi pour leur publication au Journal officiel. Il peut représenter le Président à sa demande lors d’événements officiels.

Section 2 : Organisation et fonctionnement du Secrétariat général

Article 6 : Le Secrétariat général comprend des conseillers techniques, des chargés de mission, des attachés de cabinet, un secrétariat particulier, des services propres et des services rattachés.

Article 7 : Le Secrétariat particulier, les conseillers techniques, les chargés de mission et les attachés de cabinet assistent le ministre Secrétaire général. Les membres de ce personnel, à l’exception des conseillers techniques, sont nommés par arrêté du ministre Secrétaire général. Les conseillers techniques sont nommés par décret.

Article 8 : Le ministre Secrétaire général dispose des services propres suivants placés sous son autorité : la Division des affaires financières, la Division des ressources humaines et le Secrétariat central.

Article 9 : La Division des affaires financières (DAF) a pour mission de gérer les questions financières et budgétaires de la Présidence et d’assurer la comptabilité publique de la Présidence. Elle est dirigée par un chef de division nommé par arrêté du ministre en charge du budget à la suite d’une sélection compétitive.

Article 10 : La Division des ressources humaines (DRH) élabore et met en œuvre la politique de gestion du personnel et de développement des ressources humaines de la Présidence. Elle est dirigée par un chef de division nommé par arrêté du ministre chargé de la Fonction publique à la suite d’une sélection compétitive.

Article 11 : Le Secrétariat central, ayant rang de division de l’administration générale, est chargé de l’enregistrement, de la distribution et de l’expédition du courrier des services de la Présidence. Son chef et ses collaborateurs sont nommés par arrêté du ministre Secrétaire général.

Article 12 : Les services rattachés au ministre Secrétaire général comprennent la Direction nationale des archives et la Direction des garages du gouvernement.

Article 13 : La Direction nationale des archives est dirigée par un directeur nommé par décret sur proposition du ministre Secrétaire général.

Article 14 : La Direction des garages du gouvernement assure l’attribution, l’entretien et la réparation de la flotte de véhicules destinés aux délégations officielles de l’État et aux missions officielles à l’intérieur du pays. Elle gère administrativement cette flotte et assure la formation du personnel. Elle est dirigée par un directeur assisté d’un adjoint, nommés par décret sur proposition du ministre Secrétaire général.

Titre III : Le cabinet civil du Président de la République

Article 15 : Placé sous l’autorité du Président de la République, le cabinet civil impulse et coordonne les activités relevant de son autorité. Il est dirigé par un Directeur de cabinet ayant rang de ministre, nommé par décret. Il assiste aux conseils interministériels et aux conseils des ministres et dispose d’un secrétariat particulier.

Article 16 : Le cabinet civil prépare et organise les déplacements du Président, assure la communication et la couverture médiatique de ses activités, le tient informé, suit la mise en œuvre de ses projets et programmes, représente le Président à sa demande, organise ses contacts personnels, supervise la traduction, assure la gestion et la maintenance des installations et équipements de la Présidence et accomplit toute autre mission confiée par le Président.

Section 2 : Organisation

Article 17 : Le cabinet civil comprend le Directeur de cabinet, un conseiller principal, un conseiller spécial, un conseiller juridique, un conseiller diplomatique, des conseillers techniques, des chargés de mission, des attachés de cabinet, un secrétariat particulier, des services propres et des services rattachés.

Article 18 : Les membres du personnel, à l’exception des conseillers techniques, sont nommés par arrêté du ministre Directeur de cabinet. Les conseillers techniques sont nommés par décret.

Article 19 : Les services propres comprennent le service médical, le bureau de gestion du parc automobile, la Direction du protocole d’État, l’Intendance générale, l’administration des palais et sites présidentiels.

Articles 20 à 27 : Ces articles définissent en détail l’organisation, les missions et les modalités de nomination des responsables du service médical, du parc automobile, du protocole d’État, de l’Intendance générale et des administrations du Palais des Nations, du Palais du Peuple et de la Cité des Nations, en précisant leurs responsabilités en matière de gestion, de cérémonial, de maintenance et d’autonomie fonctionnelle.

Articles 28 à 32 : Ils fixent les missions des services rattachés au cabinet civil : services spéciaux, bureau central des transmissions, bureau des chiffres, centre de documentation, Direction de la communication et de l’information et Service national des bourses extérieures (SNAB), notamment en matière de sécurité, d’information stratégique, de communication institutionnelle et de gestion administrative des bourses.

Article 33 : Le Président nomme, en plus des conseillers techniques, un conseiller spécial, un conseiller juridique, un conseiller diplomatique et des conseillers placés directement sous son autorité.

Titre IV : Le cabinet militaire

Articles 34 à 39 : Ces articles organisent l’état-major particulier du Président de la République, composant le cabinet militaire. Dirigé par un chef d’état-major particulier assisté d’un adjoint et de conseillers, il veille à la sécurité du Chef de l’État, prépare les décisions en matière de défense, organise les honneurs militaires, coordonne les unités de sécurité présidentielle et définit le protocole sécuritaire. Les modalités de fonctionnement sont fixées par décret.

Titre V : Les services et organismes spécialisés

Article 40 : Sont directement rattachés au Président notamment la Chancellerie des ordres nationaux, la Banque centrale de la République de Guinée, l’Inspection générale d’État, l’Agence nationale de lutte contre la corruption, la Société guinéenne du patrimoine minier, la Société nationale des pétroles, l’Autorité de régulation des marchés publics, la Loterie nationale de Guinée et l’Autorité de régulation des jeux.

Article 41 : D’autres services sont placés sous son autorité et rattachés par délégation au Secrétariat général, notamment l’Administration et contrôle des grands projets, la Direction du patrimoine bâti public, l’Agence judiciaire de l’État, l’Autorité de régulation des secteurs de l’eau et de l’électricité et d’autres structures stratégiques.

Article 42 : Sont rattachés par délégation au cabinet de la Présidence l’Agence nationale d’aménagement des infrastructures minières, l’Agence guinéenne de développement (Guinean Development Board) et l’unité d’exécution du programme Simandou 2040.

Dispositions finales

Article 43 : Les avantages accordés aux travailleurs de la Présidence sont fixés par arrêté du ministre Secrétaire général après accord du Président de la République.

Article 44 : L’ordre protocolaire des hauts cadres de la Présidence est établi comme suit :

Le ministre Secrétaire général ;

Le ministre Directeur de cabinet ;

Les conseillers du Président ;

Le chef d’état-major particulier ;

Les conseillers techniques ;

Les chefs d’organismes spécialisés ;

Les chefs de services ;

Les chargés de mission ;

Les assistants techniques ;

Les attachés de cabinet.

Source : www.guineenews.org

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Djiba Diakité reconduit à la Présidence : un signal de continuité au sommet de l’État.

Confirmé dans ses fonctions de ministre, directeur de cabinet de la Présidence de la République, Djiba Diakité a réagi mercredi 4 février 2026, à l’issue de la lecture du décret présidentiel à la télévision nationale. Par cette décision, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, renouvelle sa confiance à l’un de ses plus proches collaborateurs, figure centrale de l’architecture institutionnelle actuelle.

Dans un message empreint de sobriété et de solennité, Djiba Diakité a exprimé sa gratitude au chef de l’État pour cette reconduction, qu’il qualifie de marque de confiance reçue « avec honneur et sens aigu des responsabilités ». Selon lui, cette confirmation constitue à la fois un encouragement et une exigence accrue dans l’exercice de ses fonctions, au cœur de la coordination de l’action présidentielle.

Le ministre, directeur de cabinet de la Présidence, a réaffirmé son engagement total à accompagner, avec loyauté et constance, la vision de transformation, de refondation de l’État et de redressement national portée par le président Mamadi Doumbouya. Il a souligné l’importance de la cohérence et de la continuité dans l’action publique, à un moment clé du processus de réformes engagé par les autorités.

« Plus que jamais, l’heure est au travail, à l’unité et à l’action », a-t-il déclaré, appelant à une mobilisation collective autour des priorités nationales. Un message qui s’inscrit dans la ligne d’une gouvernance axée sur la stabilité institutionnelle, la discipline administrative et la projection de la Guinée vers un avenir durable et prospère.

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Présidence guinéenne : Mamadi Doumbouya reconduit Djiba Diakité et Amara Camara à des postes stratégiques.

Par une série de décrets lus ce mercredi 4 février 2026 à la télévision nationale, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a procédé à la reconduction de deux hauts responsables au cœur de l’appareil présidentiel. Djiba Diakité est ainsi maintenu dans ses fonctions de ministre, directeur de cabinet de la Présidence de la République, tandis qu’Amara Camara conserve son poste de ministre, secrétaire général de la Présidence.

Ces décisions traduisent la volonté du chef de l’État de préserver une continuité au sommet de l’exécutif, à un moment clé de la structuration institutionnelle et de la mise en œuvre des priorités de la transition. Le directeur de cabinet de la Présidence occupe en effet un rôle central dans la coordination de l’action présidentielle, le suivi des dossiers stratégiques et l’interface entre le chef de l’État, le gouvernement et les autres institutions.

De son côté, le secrétaire général de la Présidence assure la gestion administrative et institutionnelle de la Présidence, en veillant à la cohérence des décisions, à leur application effective et au fonctionnement régulier des services rattachés à la magistrature suprême.

En renouvelant sa confiance à Djiba Diakité et à Amara Camara, le président Mamadi Doumbouya réaffirme son choix de s’appuyer sur des collaborateurs expérimentés pour accompagner la conduite de l’action présidentielle et garantir la stabilité de l’appareil d’État.

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Gouvernance et transparence : le Premier ministre Amadou Oury Bah déclare son patrimoine à la Cour suprême.

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, a procédé ce mercredi au dépôt de sa déclaration de biens auprès de la Cour suprême, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur. Cet acte intervient dans le cadre des obligations légales imposées aux plus hauts responsables de l’État à la suite de leur prise de fonction.

S’exprimant devant la presse à l’issue de la procédure, le chef du gouvernement a rappelé le caractère obligatoire de cette démarche, aussi bien pour le président de la République après son investiture que pour le Premier ministre dès son installation. Il a indiqué avoir transmis un dossier complet, accompagné d’une déclaration sur l’honneur retraçant de manière détaillée l’ensemble de son patrimoine.

Un principe central de redevabilité publique

Amadou Oury Bah a insisté sur la nécessité, pour tout responsable public, d’opérer une distinction claire entre le patrimoine privé et les biens relevant de la gestion publique. Selon lui, cette exigence participe pleinement au principe de redevabilité, en permettant aux institutions compétentes, et in fine aux citoyens, d’évaluer la gestion des affaires publiques durant l’exercice des responsabilités gouvernementales.

Pour le Premier ministre, la déclaration de biens constitue un pilier fondamental de la crédibilité de l’action gouvernementale. Elle s’inscrit dans une logique de gouvernance responsable et vise à renforcer la confiance des citoyens envers leurs dirigeants, en garantissant une gestion transparente et rigoureuse du patrimoine public. Une position qu’il a réaffirmée sur son compte X, en soulignant l’importance de la transparence comme socle de l’action publique.

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Guinée : Mamadi Doumbouya procède à de nouvelles nominations pour renforcer l’équipe gouvernementale.

Agriculture, industrie et Présidence au cœur du remaniement

Par une série de décrets rendus publics mardi 3 février 2026 sur les antennes de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a annoncé de nouvelles nominations au sein du gouvernement et de la Présidence de la République. Ces décisions s’inscrivent dans une dynamique de réajustement et de consolidation de l’appareil exécutif, engagé depuis la mise en place des autorités de la transition.

Renforcement de secteurs stratégiques

Dans le détail, Aminata Kaba a été nommée ministre de l’Agriculture, un département clé dans un pays où l’agriculture demeure un pilier de l’économie nationale et un levier central de sécurité alimentaire et d’emplois. Cette nomination intervient dans un contexte marqué par la volonté des autorités de moderniser les filières agricoles, d’améliorer la productivité et de renforcer la transformation locale.

Le portefeuille de l’Industrie et du Commerce a, quant à lui, été confié à Fatima Camara. À la tête de ce ministère stratégique, elle aura notamment pour mission de stimuler l’industrialisation, de promouvoir le secteur privé et de renforcer les échanges commerciaux, dans un environnement économique en quête de diversification et de valeur ajoutée.

Un ancien Premier ministre rappelé à la Présidence

Au-delà des ajustements gouvernementaux, le chef de l’État a également décidé de renforcer son cabinet civil en nommant Bernard Goumou au poste de conseiller principal du président de la République. Ancien cadre de la transition et ex-Premier ministre, Bernard Goumou fait son retour au premier cercle présidentiel, une décision qui témoigne de la volonté du pouvoir de s’appuyer sur des profils expérimentés pour accompagner l’action présidentielle.

Une équipe resserrée autour du Premier ministre

Ces nominations interviennent dans le cadre du renforcement de l’équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre Bah Oury, chargé de la mise en œuvre du programme de la transition. Elles traduisent la volonté des autorités de consolider la gouvernance, d’améliorer l’efficacité de l’action publique et de répondre aux priorités économiques et sociales du pays.

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Guinée : le président Doumbouya nomme les premiers membres du nouveau gouvernement.

Vingt ministres officialisés, entre continuité politique et signaux de renouvellement

Une semaine après la reconduction du Premier ministre Amadou Oury Bah et la présentation de l’architecture du nouveau gouvernement, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a franchi une nouvelle étape dans la mise en place de son équipe gouvernementale. Par décret présidentiel rendu public ce lundi 2 février 2026, vingt des vingt-neuf ministres prévus ont été officiellement nommés.

Ces premières désignations confirment la volonté affichée par le chef de l’État de privilégier la stabilité institutionnelle, tout en intégrant de nouveaux profils appelés à accompagner la mise en œuvre des priorités de la Cinquième République.

Des nominations à forte portée institutionnelle

Parmi les nouvelles figures faisant leur entrée au gouvernement, le magistrat Ibrahima Sory II Tounkara a été nommé Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Connu pour avoir présidé le procès du massacre du 28 septembre 2009, son choix est largement interprété comme un signal fort en faveur du renforcement de l’État de droit, de la lutte contre l’impunité et de la poursuite des réformes judiciaires.

Autre nomination stratégique, celle du Général Ahmed Mohamed Oury Diallo, désigné ministre de la Sécurité et de la Protection civile, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants et des enjeux croissants en matière de stabilité intérieure.

Une présence féminine renforcée dans l’équipe gouvernementale

Le nouveau gouvernement enregistre également l’entrée de deux femmes. Khaïté Sall a été nommée ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, un portefeuille clé au regard des défis sanitaires et sociaux du pays. Patricia Adeline Lamah prend, pour sa part, la tête du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, avec pour mission de renforcer les politiques de protection sociale et de promotion du genre.

Des réaménagements au sein des portefeuilles stratégiques

La majorité des ministres déjà en fonction conserve une place au sein de la nouvelle équipe, parfois avec des changements de portefeuille. Mariama Ciré Sylla se voit confier le méga-ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, tandis que Mourana Soumah est nommé ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation. Facinet Sylla prend les rênes du ministère des Infrastructures.

Dans le secteur de l’éducation, Dre Diaka Sidibé retrouve l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, alors qu’Alpha Bacar Barry est nommé à la tête du vaste département de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.

Une continuité assumée dans plusieurs départements clés

Plusieurs figures de l’exécutif conservent leurs fonctions. Il s’agit notamment de Dr Morissanda Kouyaté aux Affaires étrangères, Ibrahima Kalil Condé à l’Administration du territoire, Bouna Sylla aux Mines, Félix Lamah à l’Élevage, Fassou Théa à la Pêche, Moussa Moïse Sylla à la Culture, Ousmane Gaoual Diallo aux Transports, Djami Diallo à l’Environnement, Tamba Benoît Kamano en qualité de Secrétaire général du gouvernement, ainsi que El Hadj Karamo Diawara aux Affaires religieuses.

Neuf portefeuilles encore vacants

Malgré ces nominations, neuf ministères demeurent à ce stade sans titulaires. Il s’agit des départements de la Défense nationale ; du Plan, de la Coopération internationale et du Développement ; de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique ; de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale ; de l’Agriculture ; de l’Industrie et du Commerce ; de l’Énergie ; de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures ; ainsi que de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire.

Ces postes encore non pourvus devraient faire l’objet d’un prochain décret présidentiel, destiné à compléter l’ossature du gouvernement et à préciser les grandes orientations sectorielles de la nouvelle équipe.

Une continuité depuis les débuts du CNRD

Fait notable, cinq ministres issus du tout premier gouvernement du CNRD, dirigé à l’époque par Mohamed Béavogui, demeurent présents dans l’équipe actuelle : Dr Morissanda Kouyaté, Dre Diaka Sidibé, Ousmane Gaoual Diallo, Alpha Bacar Barry et El Hadj Karamo Diawara. Cette permanence traduit une continuité politique assumée dans la stratégie du pouvoir.

Avec ces premières nominations, le président Mamadi Doumbouya pose les bases d’un gouvernement combinant expérience administrative et renouvellement ciblé. La désignation des responsables appelés à occuper les neuf portefeuilles encore vacants constituera une étape déterminante pour finaliser l’architecture du premier gouvernement de la Cinquième République.

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Marchés agricoles : le gouvernement fait le point sur l’arachide, l’oignon, la pomme de terre et le riz.

À l’occasion de la prise de parole périodique du gouvernement devant la presse, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Gueye Diop, a dressé un état des lieux détaillé du marché national des produits agricoles de grande consommation. Riz, arachide, oignon et pomme de terre ont été au cœur de cette communication, marquée par la volonté affichée de renforcer la sécurité alimentaire et de soutenir la transformation locale.

Campagne arachidière : priorité à l’approvisionnement local

S’agissant de la campagne arachidière en cours, le ministre a d’abord insisté sur la forte production enregistrée cette année, largement détenue par les paysans. Face aux débats récurrents sur la commercialisation et l’exportation de l’arachide, Serigne Gueye Diop a tenu à clarifier la position de l’État.

« Le gouvernement n’est pas contre l’exportation de l’arachide. Nous avons simplement pris des mesures pour garantir l’approvisionnement prioritaire de la SONACOS, des huiliers et des acteurs locaux avant toute exportation », a-t-il expliqué. Selon lui, cette orientation vise à préserver la capacité de transformation nationale et à sécuriser la chaîne de valeur locale.

Le ministre a par ailleurs indiqué que des discussions sont en cours avec la Chine et d’autres pays importateurs afin de trouver un cadre consensuel pour l’exportation, compatible avec les intérêts stratégiques du Sénégal.

Sur le plan financier, l’État a déjà mobilisé 42 milliards de francs CFA pour l’achat d’arachide. L’objectif gouvernemental est d’atteindre un volume de 250 000 tonnes. À ce stade, la SONACOS a collecté 126 000 tonnes en moins de deux mois, un rythme jugé encourageant par les autorités.

Oignon et pomme de terre : vers l’autosuffisance en 2027

Le ministre du Commerce et de l’Industrie est également revenu sur les efforts engagés pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, en particulier pour l’oignon et la pomme de terre, à l’horizon 2027.

« Cette année, nous sommes proches de 75 % de couverture pour l’oignon », a-t-il indiqué, rappelant que la consommation annuelle nationale est estimée à 350 000 tonnes d’oignons et à environ 150 000 tonnes de pommes de terre. Selon lui, les progrès enregistrés témoignent de l’efficacité des politiques de soutien à la production locale.

Serigne Gueye Diop a souligné un fait marquant : le Sénégal est parvenu à rester neuf mois sans importer d’oignons, un indicateur fort de la montée en puissance de la filière nationale et de la réduction progressive de la dépendance extérieure.

Riz : levée de l’interdiction d’importation du riz brisé

Concernant le riz, denrée stratégique pour les ménages sénégalais, le ministre a annoncé la levée de l’interdiction d’importation du riz brisé. Cette décision s’inscrit, selon lui, dans une logique d’équilibre du marché et de sécurisation de l’approvisionnement.

« Le Sénégal consomme en moyenne 100 000 tonnes de riz par mois et dispose actuellement d’un stock d’environ 400 000 tonnes », a précisé Serigne Gueye Diop. Ces niveaux de stocks sont jugés suffisants pour répondre à la demande nationale à court terme, tout en maintenant une veille sur l’évolution des prix et de la disponibilité.

Une stratégie axée sur la souveraineté alimentaire

À travers ces différentes annonces, le gouvernement réaffirme sa stratégie de souveraineté alimentaire, fondée sur le soutien à la production locale, la transformation nationale et une gestion encadrée des importations. Les autorités entendent ainsi concilier stabilité des marchés, protection des producteurs et accès durable des populations aux denrées de base.

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Burkina Faso : le gouvernement dissout l’ensemble des partis politiques et engage une refonte du système partisan.

Le Conseil des ministres du Burkina Faso a adopté, jeudi, un décret actant la dissolution de l’ensemble des partis et formations politiques légalement constitués sur le territoire national. Parallèlement, un projet de loi visant à abroger les textes encadrant leur fonctionnement, leur financement ainsi que le statut du chef de file de l’opposition a été approuvé. La décision a été prise au cours d’une réunion présidée par le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État.

Selon le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, cette mesure s’inscrit pleinement dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire (RPP) et dans le processus de refondation institutionnelle engagé depuis l’arrivée au pouvoir des autorités de transition. L’objectif affiché est de préserver l’unité nationale, de renforcer la cohésion sociale et de corriger ce que l’exécutif qualifie de « dérives structurelles » du système partisan burkinabè.

Un « diagnostic profond » du système politique

Prenant la parole à l’issue du Conseil, le ministre d’État chargé de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, a expliqué que cette décision est le résultat d’un « diagnostic approfondi » du régime juridique des partis politiques. Selon les autorités, la multiplication des formations politiques au fil des années aurait contribué à fragmenter la société, à exacerber les clivages et à affaiblir la capacité de l’État à conduire des politiques publiques cohérentes.

Le gouvernement estime également que le cadre légal en vigueur n’a pas permis d’assurer une représentation politique efficace ni de répondre aux aspirations profondes des populations, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, économiques et sociaux majeurs.

Transfert des biens et fin du cadre légal existant

Le décret adopté prévoit le transfert à l’État de l’ensemble du patrimoine mobilier et immobilier des partis politiques dissous. En complément, un projet de loi sera prochainement soumis à l’Assemblée législative de transition pour abroger les textes régissant l’existence, le financement et l’organisation des partis politiques, ainsi que le dispositif institutionnel lié au chef de file de l’opposition.

Selon le gouvernement, cette étape législative vise à poser les bases d’un nouveau cadre politique, plus adapté à la vision de refondation portée par les autorités de transition.

Un tournant majeur pour la vie politique burkinabè

Cette décision marque un tournant historique dans la vie politique du Burkina Faso. Elle redessine en profondeur le paysage institutionnel et interroge sur les modalités futures de participation politique, de gouvernance et de représentation citoyenne.

Si les autorités affirment agir dans l’intérêt supérieur de la nation, les conséquences concrètes de cette dissolution générale sur l’organisation du pouvoir, le dialogue politique et la transition vers un ordre constitutionnel durable restent à observer. Le gouvernement assure, pour sa part, que cette réforme vise à jeter les bases d’un État plus fort, plus uni et davantage en phase avec les attentes du peuple burkinabè.