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Guinée : Amadou Oury Bah officiellement réinstallé à la Primature.

Reconduit à la tête du gouvernement, le Premier ministre a été installé dans ses fonctions au Palais de la Colombe, dans un contexte marqué par la poursuite de la refondation de l’État et l’ouverture d’une nouvelle séquence de l’action publique.

Amadou Oury Bah a été officiellement installé, ce mercredi 28 janvier 2026, dans ses fonctions de Premier ministre, Chef du Gouvernement, lors d’une cérémonie solennelle tenue au Palais de la Colombe. L’acte d’installation a été présidé par le Ministre Secrétaire général de la Présidence, le général Amara Camara, et le Ministre Directeur de cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, consacrant ainsi sa reconduction à la tête de l’Exécutif.

La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreuses hautes autorités civiles et militaires, témoignant de l’importance institutionnelle de l’événement. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment le Vérificateur général, Dr Joseph Togna Doré, des conseillers à la Présidence de la République, le Chef d’état-major général des Armées, le général Ibrahima Sory Bangoura, le Haut commandant de la Gendarmerie nationale, le général Balla Samoura, ainsi que plusieurs ministres intérimaires. D’anciens Premiers ministres ont également pris part à la cérémonie.

Chargé de conduire la prise de fonction, le Vérificateur général a rappelé que les missions du Chef du Gouvernement s’exercent dans un contexte de profonde refondation de l’État, marqué par des réformes institutionnelles, économiques et sociales d’envergure. Il a souligné la complexité des responsabilités confiées au Premier ministre, appelant à une coordination rigoureuse de l’action gouvernementale et à une culture de résultats.

Prenant la parole, Amadou Oury Bah a déclaré mesurer « pleinement la portée politique et institutionnelle de la responsabilité » qui lui est confiée. Il a affirmé sa détermination à conduire un gouvernement « résolument aligné sur les orientations stratégiques du Président de la République, Son Excellence le général Mamadi Doumbouya », avec pour priorité la satisfaction des attentes essentielles des populations.

Le Premier ministre a également mis l’accent sur les principes devant guider l’action de son équipe, insistant sur la nécessité d’une gouvernance exemplaire fondée sur la responsabilité, la redevabilité et l’efficacité de l’action publique. Il a réaffirmé son engagement à renforcer la discipline gouvernementale et à accélérer la mise en œuvre des politiques publiques.

À l’issue de son intervention, le Vérificateur général a officiellement renvoyé Amadou Oury Bah dans l’exercice de ses fonctions, en lui rappelant son rôle central dans la coordination de l’action gouvernementale et la recherche de résultats tangibles au service de l’État et des citoyens. La cérémonie s’est achevée par son installation dans son bureau à la Primature.

Économiste et homme politique chevronné, Amadou Oury Bah est considéré comme l’un des acteurs clés du processus de refondation engagé sous le leadership du Président Mamadi Doumbouya. Sa reconduction à la tête du gouvernement, conjuguée à la nouvelle configuration de l’Exécutif, s’inscrit dans une logique de continuité politique et constitue l’un des premiers marqueurs institutionnels du septennat présidentiel en cours.

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Guinée : reconduit à la Primature, Bah Oury mesure « une responsabilité encore plus lourde ».

Reconduit à la tête du gouvernement guinéen, Bah Oury a livré ses premières réactions publiques, mêlant reconnaissance, humilité et sens aigu des responsabilités. Dans un message publié sur son compte X (anciennement Twitter), le Premier ministre a salué le renouvellement de la confiance que lui a accordée le président de la République, Mamadi Doumbouya, dans un contexte national et sous-régional qu’il qualifie d’exigeant.

Un renouvellement de confiance salué

« Je suis particulièrement ému, d’abord pour le renouvellement de la confiance que le Président de la République, Mamadi Doumbouya, m’a une nouvelle fois gratifié », a écrit le chef du gouvernement. Cette reconduction intervient à un moment charnière pour la Guinée, engagée dans une nouvelle phase institutionnelle et confrontée à des défis économiques, sociaux et sécuritaires majeurs.

Au-delà de l’acte institutionnel, Bah Oury dit avoir été profondément marqué par l’élan de soutien populaire qui a suivi l’annonce de sa reconduction. Il affirme avoir reçu, ces derniers jours, de nombreux messages de félicitations et d’encouragements, en provenance de citoyens guinéens de l’intérieur du pays, de la diaspora, mais aussi de personnes qui lui étaient jusque-là inconnues.

Une attente collective clairement exprimée

Pour le Premier ministre, cette mobilisation spontanée traduit une attente forte et transversale au sein de la société. « Lorsqu’une multitude de gens d’horizons divers, de sensibilités diverses, expriment cette empathie, cela veut dire que tout ce monde attend de moi une action qui permettra de répondre à leurs aspirations et à leurs besoins », a-t-il souligné.

Une lecture qui confère à sa reconduction une dimension dépassant le simple cadre gouvernemental, pour s’inscrire dans une exigence de résultats concrets, notamment en matière de gouvernance, de cohésion sociale et de développement.

Une mission jugée plus exigeante que par le passé

Conscient des enjeux, Bah Oury reconnaît que la tâche qui l’attend est aujourd’hui « encore beaucoup plus lourde que par le passé ». Il affirme néanmoins sa détermination à assumer pleinement cette responsabilité, en étroite collaboration avec le président Mamadi Doumbouya, dans le cadre de la mise en œuvre du programme présidentiel.

Dans un registre empreint de spiritualité, le Premier ministre a également invoqué l’aide divine, appelant à la force et à la sagesse nécessaires pour transformer les attentes populaires en actions concrètes. « Je mesure avec gravité la charge que le Président Doumbouya m’a confiée », a-t-il insisté, promettant de faire de son mieux pour être à la hauteur de la confiance placée en lui.

Un engagement au service de la Guinée et de la sous-région

Au-delà des frontières nationales, Bah Oury a rappelé que les choix et orientations de la Guinée s’inscrivent dans un environnement ouest-africain interconnecté. Il a réaffirmé sa volonté de travailler pour répondre aux aspirations des populations guinéennes, tout en contribuant à la stabilité et au progrès de la sous-région.

Cette prise de parole marque ainsi le ton d’un nouveau mandat placé sous le signe de la responsabilité, de l’écoute et de l’action, dans un contexte où les attentes citoyennes demeurent particulièrement élevées.

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Guinée : le président Mamadi Doumbouya fixe l’architecture du nouveau gouvernement.

Le président de la République de Guinée, le général Mamadi Doumbouya, a procédé à la structuration officielle du gouvernement à travers un décret présidentiel lu ce lundi 26 janvier 2026 à la télévision nationale. Cette décision, prise sur proposition du Premier ministre, chef du gouvernement, marque une étape institutionnelle majeure dans la mise en place de la nouvelle équipe exécutive.

Une organisation gouvernementale clarifiée

Le décret présidentiel définit de manière précise l’architecture de l’Exécutif, en établissant la liste complète des départements ministériels appelés à conduire l’action gouvernementale. Cette structuration vise à renforcer la lisibilité de l’action publique, à mieux répartir les compétences sectorielles et à répondre aux priorités économiques, sociales et institutionnelles du pays.

Aux termes de l’article premier du décret, le gouvernement de la République de Guinée est désormais composé des départements suivants :

Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme

Ministère de la Défense nationale

Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation

Ministère de la Sécurité et de la Protection civile

Ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger

Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget

Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement

Ministère de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique

Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale

Ministère des Mines et de la Géologie

Ministère de l’Agriculture

Ministère de l’Élevage

Ministère de la Pêche et de l’Économie maritime

Ministère de l’Industrie et du Commerce

Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique

Ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle

Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat

Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique

Ministère de la Femme, de la Famille et de la Solidarité

Ministère de la Jeunesse et des Sports

Ministère des Infrastructures

Ministère des Transports

Ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation

Ministère de l’Environnement et du Développement durable

Ministère de l’Énergie

Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures

Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire

À ces départements s’ajoutent deux structures transversales essentielles au fonctionnement de l’État :

le Secrétariat général du Gouvernement,

le Secrétariat général des Affaires religieuses.

Un cadre pour l’action gouvernementale

Cette nouvelle architecture gouvernementale constitue le socle institutionnel sur lequel reposera l’action de la prochaine équipe ministérielle. Elle traduit la volonté des autorités de doter la Guinée d’un appareil exécutif structuré, capable de conduire les réformes prioritaires, d’assurer la coordination des politiques publiques et de répondre aux attentes des citoyens en matière de gouvernance, de développement et de cohésion sociale.

La publication de ce décret ouvre désormais la voie à la nomination des ministres appelés à diriger ces départements, étape attendue dans la consolidation du nouvel exécutif guinéen.

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Côte d’Ivoire : Robert Beugré Mambé dévoile un gouvernement de continuité après les législatives.

Deux jours après sa reconduction à la Primature, le Premier ministre ivoirien Robert Beugré Mambé a annoncé, vendredi soir, la composition du nouveau gouvernement. Sans surprise, l’équipe gouvernementale s’inscrit largement dans la continuité de l’exécutif précédent, avec une ossature quasi inchangée et seulement quelques ajustements ciblés.

Des ajustements à la marge, une architecture inchangée

Le remaniement opéré se distingue par son caractère limité. Koffi N’Guessan quitte le ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage pour prendre la tête du ministère de l’Éducation nationale, un portefeuille stratégique dans un contexte de réformes du système éducatif. De son côté, Nialé Kaba passe du ministère du Plan et du Développement à celui des Affaires étrangères, succédant ainsi à Léon Kacou Adom.

Autre évolution notable : Téné Birahima Ouattara, ministre de la Défense et frère du président de la République, conserve son portefeuille tout en accédant au rang de vice-Premier ministre, renforçant ainsi son poids au sein de l’architecture gouvernementale.

Des départs remarqués au sein de l’exécutif

Si la stabilité domine, plusieurs figures quittent néanmoins le gouvernement. Léon Kacou Adom, jusque-là ministre des Affaires étrangères, Bouaké Fofana, ancien ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, ainsi que Laurent Tchagba, en charge des Eaux et Forêts, ne figurent plus dans la nouvelle équipe.

Le départ le plus commenté reste toutefois celui de Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l’Agriculture et du Développement rural depuis 2019. Son portefeuille, central dans une économie largement portée par le secteur agricole, était l’un des piliers de l’action gouvernementale ces dernières années.

Un contexte politique largement favorable au pouvoir

La formation de ce nouveau gouvernement intervient après la démission de l’équipe précédente, survenue un mois après les élections législatives, largement remportées par le parti au pouvoir, qui détient près de 80 % des sièges à l’Assemblée nationale. Ce large contrôle parlementaire conforte la majorité présidentielle et offre à l’exécutif une marge de manœuvre politique importante.

Cette stabilité institutionnelle s’inscrit dans la continuité de la réélection du président Alassane Ouattara, en octobre dernier, pour un quatrième mandat, avec près de 90 % des suffrages. Dans ce contexte, le choix d’un gouvernement de continuité apparaît comme un signal de cohérence et de maîtrise du calendrier politique, à l’heure où les autorités entendent poursuivre les réformes économiques et sociales engagées.

En reconduisant l’essentiel de son équipe, le chef de l’État et son Premier ministre privilégient ainsi la stabilité gouvernementale, tout en procédant à quelques rééquilibrages stratégiques, dans un paysage politique désormais largement balisé en faveur du pouvoir en place.

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Guinée : la Transition s’achève, l’heure des choix s’ouvre pour la Cinquième République.

 Ce jeudi 22 janvier 2026, le Premier ministre Amadou Oury Bah a présenté la démission de son gouvernement au président Mamadi Doumbouya. Un acte institutionnel fort, intervenu cinq jours seulement après l’investiture solennelle du chef de l’État, qui marque la fin d’un cycle politique exceptionnel et l’entrée formelle dans l’ère du mandat septennal de la Cinquième République.

Au Palais Mohammed V, l’heure n’est plus à la gestion de l’urgence, mais à la consolidation d’un pouvoir désormais adossé à la légitimité des urnes. Cette séquence, hautement symbolique, ouvre un nouveau chapitre de la vie politique guinéenne, tout en posant une question centrale : assiste-t-on à une simple reconfiguration institutionnelle ou à une véritable refondation de l’exécutif ?

Après la Transition, l’exigence de cohérence politique

Durant la période transitoire, les ministres avaient pour mission principale de stabiliser le pays, conduire des réformes prioritaires et préparer le retour à l’ordre constitutionnel. Ils étaient, pour l’essentiel, des gestionnaires de transition, évoluant dans un cadre d’exception, avec des marges d’action dictées par l’urgence et l’instabilité héritée du passé.

La donne a radicalement changé. Fort d’un plébiscite électoral – 86 % des suffrages en faveur du président Doumbouya – le pouvoir exécutif s’inscrit désormais dans une temporalité longue. Cette nouvelle légitimité démocratique impose une autre exigence : celle de la responsabilité politique, de la vision stratégique et de la redevabilité devant les citoyens.

Un moment de vérité pour le pouvoir exécutif

La formation du prochain gouvernement apparaît ainsi comme un test décisif pour le président Mamadi Doumbouya. Elle devra traduire, dans les faits, la promesse de refondation institutionnelle, de bonne gouvernance et de renouveau de l’action publique.

Au-delà du protocole et des symboles, c’est bien la capacité du nouveau pouvoir à rompre avec les pratiques du passé, à instaurer une gouvernance efficace et à répondre aux attentes sociales et économiques qui déterminera si cette transition vers la Cinquième République marque une simple continuité ou un véritable tournant historique pour la Guinée.

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Côte d’Ivoire : Robert Beugré Mambé confirmé à la Primature, un choix de continuité stratégique.

Nommé Premier ministre en octobre 2023 à la surprise générale, Robert Beugré Mambé, 74 ans, s’impose aujourd’hui comme un pilier central de l’architecture gouvernementale ivoirienne. Sa reconduction ne suscite guère d’étonnement tant son passage à la tête du gouvernement s’est inscrit dans une logique de stabilité, de résultats et de continuité politique.

Depuis son entrée en fonction, le chef du gouvernement a piloté plusieurs dossiers majeurs, au premier rang desquels l’organisation réussie de la Coupe d’Afrique des nations 2024, un événement d’envergure continentale qui a renforcé l’image et la crédibilité de la Côte d’Ivoire sur la scène africaine. Il a également assuré la coordination de l’action gouvernementale et la mise en œuvre du Programme national de développement (PND), axe structurant de la politique économique et sociale du pays.

Figure influente du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), Robert Beugré Mambé a consolidé sa légitimité politique en remportant les élections législatives de décembre dans sa circonscription de Songon, confirmant ainsi son ancrage local et son poids électoral.

Un homme d’expérience salué par le pouvoir

Lors de sa démission formelle intervenue il y a deux semaines, le président de la République, Alassane Ouattara, avait publiquement salué son engagement et son efficacité. Un hommage appuyé repris par le porte-parole du RHDP, Kobénan Kouassi Adjoumani, qui résume le profil recherché par le chef de l’État : « Le président a besoin d’un homme assidu, travailleur, capable de prendre ses responsabilités ».

Pour de nombreux observateurs, ce maintien à la Primature traduit la volonté du pouvoir de s’appuyer sur des profils éprouvés, capables d’assurer la continuité de l’action publique dans un contexte politique marqué par des enjeux de gouvernance et de renouvellement.

L’attente autour du nouveau gouvernement

Si la confirmation du Premier ministre est désormais actée, une inconnue majeure demeure : la composition du nouveau gouvernement, attendue dans les prochains jours. Cette étape est particulièrement scrutée, car elle s’inscrit dans la « transition générationnelle » annoncée par le président Ouattara dans le cadre de son quatrième mandat.

Un premier signal fort a été donné le samedi 17 janvier avec l’élection de l’ancien Premier ministre Patrick Achi à la présidence de l’Assemblée nationale. Reste désormais à savoir quel rôle joueront les autres figures de premier plan du RHDP au sein de l’exécutif.

Dans un climat politique attentif aux équilibres internes et aux signaux de renouvellement, la reconduction de Robert Beugré Mambé apparaît comme un choix de stabilité, en attendant les arbitrages décisifs qui façonneront la prochaine équipe gouvernementale ivoirienne.

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Burkina Faso : un remaniement gouvernemental axé sur la continuité et la refonte de l’action publique.

Un remaniement ministériel a été officialisé le 12 janvier au Burkina Faso, à l’issue d’une annonce du secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres. Cette réorganisation de l’équipe exécutive consacre la continuité au sommet de l’État, avec le maintien du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, tout en introduisant d’importants ajustements structurels au sein de l’appareil gouvernemental.

La nouvelle équipe gouvernementale est composée de vingt-deux ministres. Elle enregistre quatre départs, deux nouvelles entrées et une série de changements de dénomination et de périmètre visant à adapter l’action publique aux priorités stratégiques des autorités de transition.

Nouvelles nominations et réaménagements sectoriels

Parmi les principaux mouvements, Annick Lydie Djouma Pikbougm Zingue Ouattara a été nommée ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, en remplacement de Roland Somda. De son côté, Moumouni Zoungrana prend les rênes du ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique, succédant à Boubacar Savadogo.

Ces nominations s’inscrivent dans une volonté affichée de renforcer les secteurs jugés prioritaires, notamment l’emploi des jeunes, la formation et le développement du capital humain.

Une profonde refonte des portefeuilles ministériels

Le remaniement se distingue surtout par une restructuration en profondeur de plusieurs ministères. Le ministère de la Défense et des Anciens combattants est rebaptisé ministère de la Guerre et de la défense patriotique, traduisant une orientation assumée vers la mobilisation nationale face aux défis sécuritaires.

Les ministères des Infrastructures et du Désenclavement, ainsi que de l’Habitat et de l’Urbanisme, sont supprimés au profit d’un nouveau département unique : le ministère de la Construction de la patrie, chargé de centraliser les politiques d’aménagement, d’infrastructures et de développement territorial.

Le ministère du Travail et de la Protection sociale devient quant à lui le ministère des Serviteurs du peuple, un intitulé qui marque la volonté des autorités de revaloriser la fonction publique et le service à la Nation.

D’autres ajustements concernent la simplification des intitulés de certains départements stratégiques, notamment ceux de la Justice, de la Santé et des Affaires étrangères, dans un souci de lisibilité et d’efficacité administrative.

Solidarité, agriculture et départs notables

Le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale est désormais restructuré en ministère de la Famille et de la Solidarité, confié au lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré.

Par ailleurs, les portefeuilles de l’Agriculture et de l’Environnement ont été fusionnés pour donner naissance au ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, illustrant une approche intégrée de la gestion des ressources naturelles et de la souveraineté alimentaire.

Enfin, Luc Adama Sorgho et Roger Baro quittent le gouvernement, tandis que Mikaïlou Sidibé et le commandant Ismaël Sombié voient leurs attributions renforcées.

À travers ce remaniement, les autorités burkinabè entendent resserrer l’action gouvernementale, renforcer la cohérence institutionnelle et adapter l’organisation de l’État aux défis sécuritaires, sociaux et économiques auxquels le pays est confronté.

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Conseil des ministres : Bassirou Diomaye Faye définit les priorités stratégiques de l’action publique pour 2026.

Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 7 janvier 2026, le Gouvernement sénégalais a pris connaissance des orientations majeures fixées par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour l’année 2026. Le Chef de l’État a inscrit l’action gouvernementale sous le triptyque des résultats, de la proximité et de l’impact social, appelant à une gouvernance rigoureuse et tournée vers les attentes concrètes des citoyens.

Vœux de Nouvel An et rappel du cap présidentiel

À l’ouverture de la séance, le Président de la République a présenté ses vœux de Nouvel An aux membres du Gouvernement, à l’Administration, aux Forces de défense et de sécurité, à la diaspora ainsi qu’à l’ensemble des forces vives de la Nation. Il a rappelé que son adresse à la Nation du 31 décembre 2025 avait permis à la fois de dresser le bilan des actions engagées et de définir les grandes priorités stratégiques de l’État.

Performance et suivi rigoureux de l’action gouvernementale

Insistant sur l’exigence de performance, le Chef de l’État a demandé au Premier ministre d’instaurer un point mensuel sur l’état d’avancement de l’agenda législatif et réglementaire, ainsi que sur l’exécution du Plan d’actions gouvernemental 2026. Cette démarche vise à renforcer le suivi des politiques publiques et leur déclinaison effective dans les territoires.

Pouvoir d’achat et relance économique au cœur des priorités

Le Président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé que l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages et la relance durable de l’économie nationale constituent des axes prioritaires pour 2026. Il a appelé à une redynamisation des secteurs moteurs, notamment les infrastructures et le bâtiment et travaux publics, tout en encourageant le développement des filières à forte valeur ajoutée à l’exportation, telles que l’horticulture, le tourisme, la pêche et l’artisanat d’art.

Renforcement des politiques sociales et territorialisation de l’action publique

Sur le plan social, le Chef de l’État a plaidé pour une amplification des interventions fondées sur la solidarité nationale, avec un accent particulier sur l’emploi, l’économie sociale et solidaire et le développement des coopératives. Dans cette perspective, il a instruit le Premier ministre de finaliser la mise en place des pôles-territoires avant la fin du premier semestre 2026, afin de renforcer la décentralisation et la déconcentration de l’action publique.

Modernisation de l’administration et qualité du service public

Soucieux de consolider un État de proximité et une administration performante, le Président de la République a décidé de placer la prochaine Conférence des Administrateurs et Managers publics (CAMP) sous le thème de « la qualité du service public », tandis que la cinquième Conférence sociale sera consacrée à « la productivité au travail ». Il a également insisté sur l’accélération des restructurations de la sphère publique pour améliorer l’efficacité administrative.

Santé, éducation et jeunesse : des secteurs stratégiques confirmés

Le Chef de l’État a réitéré son attachement aux réformes du secteur de la santé, à l’optimisation des financements publics, au fonctionnement régulier des universités et établissements d’enseignement supérieur, ainsi qu’au développement de la formation professionnelle et technique. Il a également insisté sur la nécessité d’assurer le bon déroulement de l’année scolaire.

La jeunesse demeure au cœur de la vision présidentielle. Le Président Bassirou Diomaye Faye a appelé à une meilleure cohérence des politiques éducatives, sportives et de jeunesse, tout en soulignant l’importance d’une préparation rigoureuse des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Il a enfin exhorté le Gouvernement à adopter une stratégie de communication axée sur la culture des résultats et la valorisation des réalisations concrètes.

Une année charnière pour la transformation de l’État

À travers ces orientations, le Chef de l’État entend faire de 2026 une année décisive pour la transformation de l’action publique, le renforcement de la performance gouvernementale et la consolidation de la confiance entre l’État et les citoyens.