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Dernier adieu à Hadja Andrée TOURÉ : le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA lui rend un ultime hommage.

La Guinée a rendu, ce dimanche 12 juillet 2026, un hommage solennel à Hadja Andrée TOURÉ, ancienne Première Dame de la République et veuve du premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sékou TOURÉ, décédée le 8 juillet 2026. Les obsèques de l’ancienne Première Dame ont réuni les plus hautes autorités du pays, le corps diplomatique, les représentants des institutions nationales et internationales, les autorités religieuses et coutumières, ainsi que de nombreux citoyens venus saluer la mémoire de cette figure de l’histoire nationale.
Conformément au programme officiel, la dépouille de la défunte est arrivée, samedi soir, à l’aéroport international Ahmed Sékou TOURÉ. Les cérémonies d’obsèques se sont déroulées ce dimanche. Elles ont débuté au Palais du Peuple par un symposium d’hommage retraçant le parcours de Hadja Andrée TOURÉ, qui a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de la Guinée. Ce symposium, présidé par le Premier ministre, Amadou Oury BAH, s’est tenu en présence du ministre secrétaire général de la Présidence, le Général Amara CAMARA, du ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba DIAKITÉ, des conseillers à la Présidence et de plusieurs membres du gouvernement, ainsi que des ministres venus du Mali.
Tour à tour, la famille, les proches et les autorités ont rendu un vibrant hommage et salué la mémoire de celle qui a partagé les combats fondateurs de l’indépendance et accompagné les grandes étapes de la construction de l’État guinéen. Par la voix des enfants et des petits-enfants de feue Hadja Andrée TOURÉ, le Chef de l’État a reçu des remerciements appuyés pour avoir honoré la mémoire et l’héritage de feu Ahmed Sékou TOURÉ et apporté une assistance soutenue à la défunte.
Prenant la parole au nom du Chef de l’État pour prononcer le discours d’hommage de la Nation, le Premier ministre a déclaré qu’avec cette disparition, la Guinée perd une figure marquante de son histoire commune. Il a présenté, au nom du Chef de l’État et du peuple de Guinée, les condoléances les plus émues à la famille éplorée. Il a par ailleurs invité tous les Guinéens à renforcer la cohésion nationale, à assumer leur histoire dans toute sa globalité et à s’unir autour de la patrie, conformément aux orientations du Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA.
À l’issue de cette cérémonie, clôturée par une procession funèbre, la prière mortuaire a été célébrée à la Mosquée Fayçal de Conakry par le grand imam, Elhadj Mamadou Saliou CAMARA, en présence du ministre secrétaire général de la Présidence, du ministre directeur de cabinet de la Présidence, ainsi que de la haute hiérarchie militaire. La dépouille mortelle a ensuite pris la direction des Cases de Belle-Vue à travers un cortège funèbre qui a parcouru le trajet pour un dernier adieu du peuple de Guinée.
Aux Cases de Belle-Vue, résidence de la famille TOURÉ, les autorités civiles et militaires, les leaders religieux et coutumiers se sont retrouvés pour la cérémonie d’inhumation. Pour cette ultime étape, le Chef de l’État, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, s’est déplacé en personne pour participer à l’inhumation de feue Hadja Andrée TOURÉ dans l’enceinte du domaine familial. Le Président Mamadi Doumbouya a donné le premier coup de pelle avant d’implorer la miséricorde divine en faveur de feue Hadja Andrée TOURÉ.
Dans une atmosphère de recueillement, les autorités ont renouvelé leurs condoléances à la famille biologique de la défunte ainsi qu’à l’ensemble du peuple de Guinée, en priant Dieu d’accueillir Hadja Andrée TOURÉ dans Sa miséricorde et de lui accorder le Paradis éternel.

Source : presidence.gov.gn

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Paris rend hommage aux tirailleurs sénégalais lors de la 9ᵉ édition des Journées de mémoire.

La 9ᵉ édition des Journées des Tirailleurs sénégalais s’est tenue dimanche 10 mai 2026 à Paris, en présence de nombreuses personnalités politiques, diplomatiques, culturelles et religieuses venues honorer la mémoire des soldats africains engagés aux côtés de la France durant les grands conflits du XXᵉ siècle.

Cette cérémonie de commémoration a une nouvelle fois rappelé le rôle majeur joué par les tirailleurs africains dans l’histoire militaire française, mais aussi les sacrifices consentis par des milliers d’hommes venus d’Afrique de l’Ouest pour combattre loin de leurs terres.

La figure de Mame Cheikh Sidy Makhtar Kounta mise à l’honneur

Parmi les personnalités célébrées cette année, celle de Mame Cheikh Sidy Makhtar Kounta a particulièrement marqué les esprits.

Tirailleur sénégalais, fils du vénérable Cheikh Bou Kounta de Ndiassane et père de l’actuel Khalife général des Khadres du Sénégal, il symbolise à la fois l’héritage spirituel de la confrérie Qadiriyya et l’engagement des soldats africains dans les conflits mondiaux.

Son parcours illustre cette génération d’hommes issus des grandes familles religieuses sénégalaises qui ont participé aux guerres au nom de valeurs qu’ils associaient à la justice, à la dignité et à la paix.

Un hommage porté par la famille Kounta

En marge de la cérémonie, Cheikhal Khalifa Kounta, représentant de la famille Kounta à Paris et porte-parole d’Ahlul Kountiyou, a rendu un vibrant hommage à Mame Cheikh Sidy Makhtar Kounta.

Dans son intervention, il a décrit le tirailleur sénégalais comme une figure incarnant la foi, le courage et la dignité.

Il a rappelé que ces soldats africains avaient quitté leurs terres, leurs familles et leurs traditions pour participer à une guerre qui n’était pas la leur à l’origine, mais qu’ils avaient fini par considérer comme un combat pour la paix et la liberté entre les peuples.

Entre héritage spirituel et mémoire militaire

Cheikhal Khalifa Kounta a également insisté sur la dimension spirituelle de l’engagement de Mame Cheikh Sidy Makhtar Kounta.

Selon lui, ce dernier appartenait à une lignée de guides religieux profondément enracinée dans l’histoire de l’islam ouest-africain et portait en lui l’héritage moral et spirituel de plusieurs générations.

Le représentant de la famille Kounta a aussi rappelé l’engagement massif des tirailleurs sénégalais issus des différentes confréries religieuses du Sénégal, notamment mourides et tidjanes, qui avaient rejoint les fronts européens malgré les conditions extrêmement difficiles des combats.

Une mémoire longtemps marginalisée

Au cours de son allocution, Cheikhal Khalifa Kounta a également évoqué les injustices historiques subies par de nombreux anciens tirailleurs africains après les guerres.

Il a notamment rappelé les longues années de revendications autour des pensions gelées, des inégalités de traitement et de l’effacement progressif de la mémoire des soldats africains dans certains récits historiques officiels.

Selon lui, les cérémonies de mémoire organisées aujourd’hui permettent non seulement d’honorer ces hommes, mais aussi de réhabiliter leur place dans l’histoire collective.

Préserver la mémoire des tirailleurs pour les générations futures

Clôturant son intervention, le porte-parole d’Ahlul Kountiyou a appelé à transmettre cette mémoire aux jeunes générations, aussi bien en France qu’au Sénégal.

Il a insisté sur l’importance de préserver l’héritage des tirailleurs africains afin de rappeler que les combats pour la liberté et la dignité ont également été portés par des milliers d’Africains.

À travers cette nouvelle édition des Journées des Tirailleurs sénégalais, les organisateurs entendent ainsi poursuivre le travail de mémoire autour de ces anciens combattants dont l’histoire reste profondément liée à celle de la France et de l’Afrique de l’Ouest.