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MAÎTRISE DU COÛT DE LA VIE : LE PRESIDENT BASSIROU DIOMAYE FAYE INSISTE SUR LA RÉGULATION ET LA SÉCURISATION DES APPROVISIONNEMENTS.

La flambée des prix des denrées de première nécessité, devenue une préoccupation croissante pour les ménages, s’est invitée au Conseil des ministres de ce mercredi. Face aux tensions sur le coût de la vie, le président de la République a réaffirmé la nécessité de préserver le pouvoir d’achat des Sénégalais et appelé le gouvernement à renforcer les mécanismes de régulation des prix.

Dans un contexte marqué par les préoccupations des consommateurs face à la hausse du coût de plusieurs produits essentiels, le chef de l’État a placé la lutte contre la vie chère parmi les priorités de l’action gouvernementale. Il a insisté sur « la préservation du pouvoir d’achat des ménages » et sur la nécessité de maîtriser les prix des denrées et services de consommation courante.

Pour y parvenir, le président de la République, S.E Bassirou Diomaye Faye demande une application rigoureuse des instruments prévus par la législation relative aux prix et à la protection du consommateur. Une orientation qui traduit la volonté des autorités de renforcer le contrôle du marché, alors que la question des prix alimente régulièrement les débats sur le niveau de vie des ménages.

Les loyers également dans le viseur

La question du coût de la vie ne se limite toutefois pas aux produits alimentaires. Le chef de l’État a également insisté sur « l’impératif de réguler les coûts des loyers », en demandant un déploiement efficace des dispositifs réglementaires et coercitifs existants.

Cette instruction intervient alors que le logement constitue lui aussi un poste de dépenses particulièrement sensible pour les ménages, notamment dans les grandes agglomérations.

Au-delà des mesures immédiates de régulation, le président de la République souhaite par ailleurs la mise en place d’un système de veille stratégique destiné à sécuriser durablement les approvisionnements du pays. L’objectif affiché est de mieux anticiper les tensions susceptibles d’affecter la disponibilité et les prix des produits de consommation.

Miser sur la production locale

La réponse à la vie chère est également présentée comme un enjeu de souveraineté alimentaire. Le chef de l’État a ainsi demandé d’accélérer la relance des filières et secteurs essentiels, en collaboration avec les acteurs privés.

Cette orientation vise à agir davantage sur les causes structurelles de la vulnérabilité du pays aux fluctuations des marchés et aux difficultés d’approvisionnement. La maîtrise durable des prix passe ainsi, selon cette approche, par le renforcement de la production nationale et des capacités d’approvisionnement.

Le président de la République a enfin demandé au Premier ministre d’accélérer la mise en œuvre de mesures « hardies » de relance économique, dans un contexte où le gouvernement entend parallèlement poursuivre l’assainissement des finances publiques et promouvoir l’investissement productif.

Source : RTS

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Sénégal : le hashtag #30JoursPourLeJustePrix mobilise contre la vie chère.

Un nouveau mouvement citoyen prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux sénégalais. Réuni autour du hashtag #30JoursPourLeJustePrix, il rassemble des consommateurs qui dénoncent la hausse des prix des produits et services du quotidien et souhaitent placer la question du pouvoir d’achat au cœur du débat public.

Cette mobilisation intervient dans un contexte de pression croissante sur les budgets des ménages. À Dakar comme dans plusieurs autres localités du pays, les consommateurs font état de variations importantes du prix de certaines denrées et produits de première nécessité. Face à cette situation, les initiateurs de la campagne veulent dépasser la simple dénonciation et encourager une démarche collective fondée sur l’observation et le partage d’informations.

Trente jours pour documenter les prix

Le principe de la campagne repose sur la participation des citoyens. Pendant trente jours, ils sont invités à relever les prix pratiqués dans différents commerces et marchés, à comparer les tarifs et à partager les écarts constatés selon les zones géographiques.

Les données collectées doivent contribuer à établir une photographie plus précise de l’évolution des prix sur le terrain. Les promoteurs espèrent ainsi faire émerger un véritable mécanisme de veille citoyenne susceptible d’alimenter les discussions sur le coût de la vie et les pratiques commerciales.

Le boycott comme moyen de pression

La campagne ne se limite toutefois pas à la collecte d’informations. Ses initiateurs envisagent également différentes actions destinées à renforcer le pouvoir d’action des consommateurs, notamment le boycott de certains produits et des opérations de sensibilisation sur les plateformes numériques.

L’objectif affiché est de montrer que les consommateurs, lorsqu’ils coordonnent leurs comportements d’achat, peuvent exercer une influence sur le marché et interpeller les acteurs concernés sur leurs pratiques tarifaires.

Le pouvoir d’achat au cœur des préoccupations

Les promoteurs de #30JoursPourLeJustePrix présentent leur démarche comme une mobilisation citoyenne en faveur d’une meilleure protection du pouvoir d’achat. Ils appellent notamment à davantage de vigilance sur les prix et à une implication plus forte des pouvoirs publics dans la lutte contre les pratiques considérées comme abusives.

La campagne trouve un écho sur plusieurs plateformes, notamment Facebook, X et TikTok, où des internautes partagent leurs expériences et leurs observations concernant le coût des produits et services.

Certaines organisations de défense des consommateurs s’inscrivent également dans cette dynamique en encourageant les citoyens à comparer les prix, à privilégier la concurrence et à signaler les pratiques susceptibles de contrevenir à la réglementation.

Une mobilisation à suivre

Au-delà de son impact sur les réseaux sociaux, l’initiative illustre la place croissante de la question du coût de la vie dans les préoccupations des Sénégalais. Son véritable impact dépendra toutefois de sa capacité à transformer la mobilisation numérique en données vérifiables, en actions coordonnées et, éventuellement, en réponses concrètes des acteurs économiques et des pouvoirs publics.

Avec #30JoursPourLeJustePrix, les initiateurs veulent ainsi faire du consommateur un acteur davantage informé et capable d’agir sur le marché, dans un contexte où la maîtrise des dépenses quotidiennes demeure un enjeu économique et social majeur.