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Guinée : l’ancien président de la Cour constitutionnelle devant la CRIEF pour détournement présumé.

L’ancien président de la Cour constitutionnelle guinéenne, Mohamed Lamine Bangoura, comparaît ce lundi 23 février 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Il est poursuivi pour le détournement présumé de 20 milliards de francs guinéens, soit environ 2,32 millions de dollars.

Une figure judiciaire au cœur des turbulences politiques

Nommé en 2018 à la tête de la Cour constitutionnelle sous le régime de Alpha Condé, Mohamed Lamine Bangoura avait succédé à Kèlèfa Sall, destitué dans un contexte de fortes tensions politiques liées à la question du troisième mandat présidentiel.

Considéré à l’époque comme un acteur clé du dispositif institutionnel, il est progressivement tombé en disgrâce à la faveur du changement de régime intervenu en Guinée, dans un climat de recomposition politique et judiciaire.

Des accusations lourdes portées par la CRIEF

Arrêté en 2022 et placé sous mandat de dépôt, l’ancien haut magistrat fait face à plusieurs chefs d’accusation. La CRIEF le poursuit notamment pour détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité.

Ces poursuites s’inscrivent dans une dynamique plus large de lutte contre la corruption et de reddition des comptes engagée par les autorités de transition, visant à examiner la gestion des ressources publiques sous les précédents régimes.

Une défense qui conteste les faits

Lors de sa première comparution la semaine précédente, Mohamed Lamine Bangoura a rejeté en bloc les accusations portées contre lui. Il a notamment contesté l’existence même des fonds présumés détournés, affirmant que « ce montant n’existe pas ».

La procédure en cours devant la CRIEF est suivie de près par l’opinion publique, dans un contexte où les attentes en matière de transparence, de justice et de bonne gouvernance restent particulièrement élevées en Guinée.

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Justice et prévention des conflits : le cap fixé par Bassirou Diomaye Faye.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé mardi l’ambition d’une justice plus proactive et tournée vers la prévention des conflits, à l’occasion de la pose de la première pierre de l’École de formation du Barreau du Sénégal, à Diamniadio.

Pour le chef de l’État, la justice moderne ne saurait se limiter à l’arbitrage des différends. « Elle doit aussi prévenir les conflits, les désamorcer, les transformer en opportunités de dialogue et de progrès », a-t-il déclaré, appelant à une évolution des pratiques judiciaires dans un contexte de mutation économique et sociale.

Les avocats, acteurs de régulation sociale

Dans son intervention, le président a insisté sur le rôle stratégique des avocats dans la consolidation de la paix sociale. Au-delà de leur mission de représentation devant les juridictions, ils participent, selon lui, à la régulation des relations sociales et économiques à travers le conseil, la médiation, la conciliation et l’arbitrage.

Cette approche, a-t-il souligné, contribue à sécuriser l’environnement des affaires, à apaiser les tensions et à renforcer la cohésion nationale. Elle s’inscrit dans une vision élargie de la justice, considérée comme un levier de stabilité et de développement.

Une infrastructure au cœur de la Vision Sénégal 2050

La construction de l’École de formation du Barreau s’intègre dans le cadre de la Vision Sénégal 2050, feuille de route stratégique qui érige la justice, la gouvernance et la paix sociale en piliers d’un développement durable, souverain et inclusif.

Selon le président Faye, cette nouvelle infrastructure dépasse la dimension symbolique d’un simple chantier. Elle constitue un maillon essentiel de la transformation institutionnelle engagée, visant à moderniser l’appareil judiciaire et à renforcer les capacités humaines du secteur.

Le défi des ressources humaines et de l’équité territoriale

Le chef de l’État a rappelé les contraintes structurelles auxquelles fait face la justice sénégalaise. Le pays compte actuellement un magistrat pour 100 000 habitants, avec 530 magistrats, 472 greffiers et 439 avocats inscrits au tableau de l’Ordre.

Au-delà du nombre, la question de la répartition territoriale demeure un enjeu majeur, notamment pour garantir un accès équitable à la justice sur l’ensemble du territoire.

Une école aux standards modernes

L’École de formation du Barreau, dont les travaux viennent d’être lancés à Diamniadio, comprendra 16 salles de classe modernes, un auditorium de 400 places, des blocs administratifs ainsi que des infrastructures d’hébergement. L’objectif est d’offrir un cadre adapté à la formation continue et initiale des avocats, en phase avec les exigences d’une justice contemporaine.

À travers ce projet, les autorités entendent consolider l’édifice judiciaire national et doter le Sénégal d’un Barreau mieux outillé pour accompagner les mutations économiques et sociales du pays.

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Justice : Mouhamadou Ngom dit Farba et Tahirou Sarr obtiennent la liberté provisoire

Dakar, le 12 janvier 2026 – Coup de théâtre dans l’un des dossiers les plus suivis du Pool judiciaire financier (PJF). La deuxième chambre pénale de la Cour suprême a accordé, ce lundi, la liberté provisoire à l’ancien député-maire des Agnams, Mouhamadou Ngom dit Farba, ainsi qu’à l’homme d’affaires Tahirou Sarr.

Placés sous mandat de dépôt depuis le 27 février 2025, les deux hommes respirent enfin l’air de la liberté, bien que celle-ci soit assortie d’un contrôle judiciaire strict. Cette décision intervient après plusieurs mois de batailles procédurales et de demandes répétées de mise en liberté, systématiquement rejetées jusqu’ici par les instances inférieures.

Une affaire de milliards au cœur du débat

Pour rappel, Farba Ngom et Tahirou Sarr sont poursuivis dans le cadre d’une enquête complexe portant sur des soupçons de détournement de deniers publics, d’escroquerie et de blanchiment de capitaux. Les montants évoqués par l’accusation ont évolué au fil de l’instruction, passant de 31 milliards à près de 125 milliards de francs CFA, sur la base de rapports de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

La défense, portée par une équipe d’avocats tenaces, a toujours clamé l’innocence de ses clients, arguant que les flux financiers incriminés correspondaient à des transactions foncières licites et documentées. Lors de sa dernière audition au fond en décembre dernier, Tahirou Sarr avait notamment affirmé avoir agi en toute transparence par voie de chèques et de virements bancaires traçables.

Des raisons de santé mises en avant

Outre les arguments juridiques, l’état de santé de Farba Ngom a pesé lourdement dans ce dossier. Hospitalisé à plusieurs reprises au Pavillon spécial de l’Hôpital Principal de Dakar, l’édile des Agnams présentait, selon ses conseils, une pathologie incompatible avec le milieu carcéral. Ses proches et partisans, restés mobilisés tout au long de sa détention, avaient d’ailleurs multiplié les appels pour une « justice humaine ».

Un contrôle judiciaire strict

Si les deux prévenus quittent la prison, ils ne sont pas pour autant totalement libres de leurs mouvements. La Cour suprême a assorti leur élargissement d’un placement sous contrôle judiciaire. Cette mesure implique généralement l’interdiction de quitter le territoire national sans autorisation préalable et l’obligation de se présenter régulièrement au cabinet du juge d’instruction.

Cette décision de la Cour suprême marque un tournant décisif dans cette affaire. Elle intervient également alors que d’autres collaborateurs dans le même dossier, notamment Demba Ngom et Abdou Aziz Kane, ont récemment bénéficié d’une mise en liberté sous bracelet électronique.

L’instruction se poursuit, mais cette étape symbolise une victoire importante pour les conseils de Farba Ngom et Tahirou Sarr, qui ont réussi à convaincre la haute juridiction de la nécessité d’un apaisement judiciaire.

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Guinée : Le Sceau officiel de la République présenté au Chef de l’État.

Le Palais Mohammed V a abrité, ce samedi 1er novembre 2025, une cérémonie hautement symbolique au cours de laquelle le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Yaya Kairaba Kaba, a procédé à la présentation solennelle du Sceau officiel de la République de Guinée à Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, Président de la République, Chef de l’État.

Ce Sceau, véritable emblème de la souveraineté nationale, incarne l’autorité de l’État, la légitimité des institutions républicaines et la continuité de la Nation. Sa remise marque une étape majeure dans la consolidation de l’identité institutionnelle guinéenne, à un moment où le pays poursuit son processus de refondation et de modernisation de l’administration publique.

Dans son intervention, le ministre Yaya Kairaba Kaba a souligné la portée historique de cet acte :

« Le Sceau officiel symbolise la République dans ce qu’elle a de plus noble : la justice, l’unité et la dignité. Il accompagne désormais les grands actes de l’État, garantissant leur authenticité et leur caractère solennel. »

En recevant le Sceau, le Président Mamadi Doumbouya a salué le travail accompli par le ministère de la Justice et rappelé que la restauration des symboles républicains constitue un pilier essentiel de la souveraineté retrouvée de la Guinée.

Cette cérémonie, empreinte de solennité et de patriotisme, consacre ainsi le retour à la rigueur symbolique et institutionnelle dans la gouvernance de l’État, affirmant une fois de plus la volonté du Chef de l’État de redonner toute sa grandeur à la République de Guinée.

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« Sénégal : l’Assemblée renforce la bonne gouvernance avec de nouvelles lois sur les lanceurs d’alerte et l’accès à l’information ».

L’Assemblée nationale a adopté deux textes majeurs consacrés à la protection des lanceurs d’alerte et à l’accès à l’information publique. Ces nouvelles lois s’inscrivent dans une dynamique de transparence et de renforcement de la démocratie, en offrant aux citoyens et aux institutions des outils concrets pour lutter contre la corruption et promouvoir la redevabilité.

La loi sur les lanceurs d’alerte vise à protéger toute personne qui, de bonne foi, signale des pratiques illégales, frauduleuses ou contraires à l’intérêt général. Elle garantit la confidentialité, met en place des mécanismes de signalement sécurisés et interdit toute forme de représailles à l’encontre des dénonciateurs.

De son côté, la loi relative à l’accès à l’information consacre le droit de tout citoyen à obtenir des données détenues par l’administration publique, sauf exceptions liées à la sécurité nationale ou à la vie privée. Elle impose aux institutions une obligation de transparence et encourage la diffusion proactive d’informations d’intérêt public.

Pour les observateurs, ces avancées constituent un tournant dans la promotion de la bonne gouvernance, en renforçant la confiance entre l’État et les citoyens. Elles devraient aussi améliorer le climat des affaires en garantissant un cadre plus clair et plus prévisible pour les investisseurs.

Le gouvernement et la société civile sont désormais appelés à œuvrer de concert pour assurer l’application effective de ces réformes et en faire de véritables leviers de modernisation démocratique.

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Ghana : le président accorde une grâce présidentielle à 998 détenus.

Le chef de l’État ghanéen, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, a annoncé l’octroi d’une grâce présidentielle à 998 détenus issus de différentes prisons du pays. Cette décision, rendue publique par le Service pénitentiaire du Ghana, s’inscrit dans le cadre des prérogatives constitutionnelles du président en matière de justice et de réconciliation sociale.

Une mesure humanitaire et de désengorgement

Selon les autorités, la mesure vise non seulement à marquer un geste humanitaire à l’endroit de personnes ayant purgé une partie de leur peine, mais aussi à désengorger les établissements pénitentiaires du pays, confrontés depuis plusieurs années à une surpopulation chronique.

Les détenus concernés ont été sélectionnés sur la base de critères précis, notamment la bonne conduite en détention, la vulnérabilité liée à l’âge ou à la santé, ainsi que la gravité des infractions commises.

Un geste de clémence encadré par la loi

La Constitution ghanéenne confère au président, après consultation du Conseil des grâces, le pouvoir de réduire ou d’annuler certaines peines. Ce mécanisme, régulièrement utilisé, traduit la volonté des autorités d’associer fermeté de la justice et dimension humaine dans le traitement des affaires pénales.

Une décision saluée mais aussi débattue

La libération de près d’un millier de détenus a suscité des réactions contrastées. Si de nombreuses organisations de défense des droits humains saluent une mesure « courageuse et empreinte d’humanité », certains observateurs appellent à un renforcement des programmes de réinsertion afin d’éviter les risques de récidive et de faciliter la réintégration sociale des bénéficiaires.

Avec cette décision, le président Akufo-Addo réaffirme son engagement en faveur d’une justice qui ne se limite pas à la sanction, mais qui ouvre également la voie à la réhabilitation et à la seconde chance.

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Nouvelle étape institutionnelle : le projet de Constitution remis au président Mamadi Doumbouya

Au Palais Mohammed V de Conakry, ce vendredi 28 juin 2025, le président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, a officiellement reçu le projet de nouvelle Constitution des mains du président du Conseil national de la Transition (CNT), Dr Dansa Kourouma. Ce moment solennel marque une phase cruciale dans le processus de refondation institutionnelle en Guinée.

Élaboré à l’issue de plusieurs mois de concertation nationale et de travaux d’experts, le projet constitutionnel ambitionne de doter le pays d’un cadre juridique moderne, plus inclusif et représentatif des aspirations profondes du peuple guinéen. Il répond aux engagements pris par les autorités de la transition en matière de gouvernance, de justice sociale et de restauration de l’autorité de l’État.

Dans son allocution, le président Doumbouya a salué le travail accompli et réaffirmé l’attachement de la Guinée à un processus de transition fondé sur la souveraineté populaire, la transparence et la responsabilité. La prochaine étape consistera en l’examen du projet en Conseil des ministres, avant sa soumission à référendum.

Ce projet constitutionnel est perçu comme le socle d’un nouveau départ institutionnel, dans un contexte de profonde transformation politique en Guinée.