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Communication et audiovisuel public : le ministre sur le terrain pour un diagnostic opérationnel.

Au lendemain de la réunion de cabinet tenue ce lundi 9 février 2026, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation a entamé une série de visites de terrain destinées à établir un premier diagnostic des structures placées sous sa tutelle. Cette démarche vise à instaurer un dialogue direct avec les agents et à mieux appréhender les réalités opérationnelles du secteur.

Immersion au cœur des outils de production et de diffusion

Le ministre s’est successivement rendu au siège du ministère à Koloma, à la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG 1) ainsi qu’au site de diffusion de Koloma. Sur place, il a inspecté les installations techniques de production et de diffusion, les régies, ainsi que les plateaux de présentation.

Ces visites ont permis de dresser un constat partagé : les infrastructures existantes nécessitent des investissements significatifs pour leur modernisation. L’objectif affiché est d’améliorer les conditions de travail des journalistes et des techniciens, tout en renforçant la qualité des contenus diffusés par le service public de l’audiovisuel.

À l’INA, la préservation de la mémoire nationale en priorité

Le ministre s’est également rendu à l’Institut national de l’audiovisuel (INA), où il a visité la salle des archives. Considérées comme une composante essentielle de la mémoire institutionnelle et historique du pays, les archives audiovisuelles ont retenu une attention particulière.

À cette occasion, le ministre a souligné la nécessité de valoriser ce patrimoine, en accélérant notamment le processus de numérisation. Cette initiative vise à préserver durablement les contenus existants et à en faciliter l’exploitation, tant à des fins culturelles qu’éducatives et institutionnelles.

Une approche axée sur l’écoute et l’action

À travers ces premières sorties de terrain, le ministre entend poser les bases d’une gouvernance de proximité, fondée sur l’écoute des acteurs et la recherche de solutions concrètes. Ces constats initiaux devraient nourrir les prochaines orientations stratégiques du département, dans un contexte marqué par les enjeux de modernisation, de transition numérique et de renforcement du service public de l’information.

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Sénégal : une nouvelle autorité pour adapter la régulation des médias à l’ère numérique.

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans la régulation de son paysage médiatique avec la création du Conseil national de régulation des médias (Cnrm), adoptée mercredi en Conseil des ministres. Cette nouvelle instance remplace le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) et élargit son champ d’action aux médias en ligne, aux réseaux sociaux et aux plateformes numériques.

Présentant la réforme, le ministre de la Communication, Alioune Sall, a souligné la volonté des autorités d’instaurer une « régulation modernisée pour des médias libres, responsables et crédibles », adaptée aux mutations profondes de l’écosystème informationnel. Il a insisté sur le caractère inclusif et non punitif du nouveau dispositif.

Selon le ministère de la Communication, le Cnrm a pour mission de prévenir les abus, lutter contre la désinformation et garantir un débat public équilibré, tout en veillant au respect de la liberté de la presse et des droits fondamentaux des citoyens. Le cadre juridique mis en place reconnaît l’ensemble des métiers des médias et définit des mécanismes de contrôle et de sanction strictement encadrés, gradués et proportionnés.

Pensé comme un levier de consolidation démocratique, le Conseil national de régulation des médias ambitionne de renforcer la confiance du public dans l’information et d’offrir une réponse institutionnelle aux défis posés par la transformation numérique et l’essor des nouveaux canaux de diffusion.

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IA et couverture électorale : 50 journalistes guinéens formés pour renforcer la fiabilité de l’information.

À l’approche d’un nouveau cycle électoral en Guinée, l’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (AGUIPEL) a lancé, ce lundi 8 décembre, un atelier de formation dédié à l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans les pratiques journalistiques. Organisé en collaboration avec le Système des Nations Unies en Guinée, ce programme ambitionne de doter les professionnels des médias d’outils technologiques pour améliorer la qualité, la rapidité et la fiabilité de l’information.

Pendant trois jours, 50 journalistes provenant de différents médias participeront à des sessions théoriques et pratiques axées sur les nouveaux enjeux du numérique. Les modules portent notamment sur la vérification de l’information assistée par IA, la lutte contre la désinformation, l’usage des outils d’analyse automatisée, ainsi que les bonnes pratiques éthiques liées à l’exploitation des technologies émergentes.

Selon l’AGUIPEL, cette formation arrive à un moment crucial marqué par la montée des contenus manipulés, des fausses informations et des discours polarisants en période électorale. En renforçant les compétences des journalistes, l’objectif est de garantir une couverture professionnelle, responsable et conforme aux standards internationaux.

Pour le Système des Nations Unies, ce programme s’inscrit dans son engagement à soutenir une presse libre, indépendante et mieux outillée pour jouer pleinement son rôle dans le processus démocratique. L’initiative devrait également favoriser une meilleure compréhension du potentiel et des limites de l’intelligence artificielle dans le traitement de l’information.

Alors que la Guinée se prépare à une échéance électorale déterminante, cette formation représente un pas important vers une couverture médiatique plus fiable, plus moderne et mieux adaptée aux défis de l’ère numérique.

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Dakar accueille la première édition du Salon international des Médias d’Afrique (SIMA).

La capitale sénégalaise est devenue, ce lundi, le centre névralgique de la réflexion sur l’avenir des médias africains avec l’ouverture officielle du Salon international des Médias d’Afrique (SIMA). Cette première édition, présidée par Alioune Sall, ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, marque une étape importante dans la dynamique de transformation du paysage médiatique du continent.

Le SIMA réunit pendant plusieurs jours des représentants d’institutions publiques et privées, des professionnels des médias, des experts du numérique, ainsi que des partenaires techniques et financiers venus de divers horizons. L’objectif : échanger sur les défis, les mutations et les opportunités du secteur médiatique africain à l’ère du digital et de l’intelligence artificielle.

Dans son discours d’ouverture, le ministre Alioune Sall a salué la tenue de ce salon, qu’il a qualifié de « plateforme panafricaine d’échanges, d’innovation et de prospective ». Il a souligné la nécessité de repenser les modèles économiques des médias, de renforcer la régulation face aux nouveaux usages numériques et de promouvoir la souveraineté informationnelle de l’Afrique.

« Le SIMA doit être un espace de solutions africaines pour des médias africains. Nous devons bâtir un écosystème qui valorise nos contenus, nos langues et nos talents », a déclaré le ministre.

Au programme de cette première édition figurent des conférences thématiques, des tables rondes, des expositions technologiques et des ateliers de formation sur le journalisme d’investigation, la monétisation numérique, la vérification de l’information et la cybersécurité dans les médias.

En accueillant cet événement d’envergure continentale, le Sénégal confirme son rôle de hub régional en matière de communication et d’innovation numérique, et réaffirme son engagement à accompagner la professionnalisation et la modernisation des médias africains.

Le Salon international des Médias d’Afrique (SIMA) se poursuivra jusqu’au 30 octobre 2025, avec la participation de plusieurs délégations étrangères et la remise de distinctions honorant les acteurs majeurs du secteur.

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Guinée : vers une structuration de la médiation professionnelle avec l’appui du REMPA.

Le processus de professionnalisation de la médiation en Guinée franchit une nouvelle étape. Ce lundi 8 septembre 2025, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Yaya Kaïraba Kaba, a accordé une audience à la présidente du Réseau des Médiateurs Professionnels d’Afrique (REMPA), Dr Boli Djibo Bintou, accompagnée de Maître Mohamed Mouctar Sylla, huissier de justice et médiateur.

Une formation certifiante pour les acteurs de la médiation

Au centre des échanges figurait la mise en place d’une formation certifiante en médiation. Celle-ci sera destinée non seulement aux professionnels du droit, mais également à des acteurs issus d’autres secteurs, afin d’élargir l’usage de la médiation comme outil de règlement pacifique des différends.

Vers une association nationale de médiateurs professionnels

L’entretien a aussi porté sur l’accompagnement des médiateurs guinéens dans la création d’une association nationale de médiateurs professionnels, un cadre institutionnel qui permettra de mieux structurer la pratique et de garantir des standards de qualité reconnus.

Un engagement en phase avec l’OHADA

Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la mise en œuvre de l’Acte uniforme sur la médiation, adopté par l’OHADA le 23 novembre 2017 à Conakry. En s’appuyant sur ce cadre juridique, la Guinée entend promouvoir la médiation comme un instrument fiable de règlement des conflits, complémentaire aux voies judiciaires classiques.

Une étape clé pour l’avenir de la médiation en Guinée

Avec l’appui du REMPA, la Guinée se positionne ainsi pour renforcer la crédibilité et l’efficacité de ses mécanismes de médiation. La formation, la certification et l’organisation professionnelle des médiateurs constituent des jalons essentiels pour instaurer une culture de règlement pacifique des différends et favoriser la cohésion sociale.