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IA et couverture électorale : 50 journalistes guinéens formés pour renforcer la fiabilité de l’information.

À l’approche d’un nouveau cycle électoral en Guinée, l’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (AGUIPEL) a lancé, ce lundi 8 décembre, un atelier de formation dédié à l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans les pratiques journalistiques. Organisé en collaboration avec le Système des Nations Unies en Guinée, ce programme ambitionne de doter les professionnels des médias d’outils technologiques pour améliorer la qualité, la rapidité et la fiabilité de l’information.

Pendant trois jours, 50 journalistes provenant de différents médias participeront à des sessions théoriques et pratiques axées sur les nouveaux enjeux du numérique. Les modules portent notamment sur la vérification de l’information assistée par IA, la lutte contre la désinformation, l’usage des outils d’analyse automatisée, ainsi que les bonnes pratiques éthiques liées à l’exploitation des technologies émergentes.

Selon l’AGUIPEL, cette formation arrive à un moment crucial marqué par la montée des contenus manipulés, des fausses informations et des discours polarisants en période électorale. En renforçant les compétences des journalistes, l’objectif est de garantir une couverture professionnelle, responsable et conforme aux standards internationaux.

Pour le Système des Nations Unies, ce programme s’inscrit dans son engagement à soutenir une presse libre, indépendante et mieux outillée pour jouer pleinement son rôle dans le processus démocratique. L’initiative devrait également favoriser une meilleure compréhension du potentiel et des limites de l’intelligence artificielle dans le traitement de l’information.

Alors que la Guinée se prépare à une échéance électorale déterminante, cette formation représente un pas important vers une couverture médiatique plus fiable, plus moderne et mieux adaptée aux défis de l’ère numérique.

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Dakar accueille la première édition du Salon international des Médias d’Afrique (SIMA).

La capitale sénégalaise est devenue, ce lundi, le centre névralgique de la réflexion sur l’avenir des médias africains avec l’ouverture officielle du Salon international des Médias d’Afrique (SIMA). Cette première édition, présidée par Alioune Sall, ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, marque une étape importante dans la dynamique de transformation du paysage médiatique du continent.

Le SIMA réunit pendant plusieurs jours des représentants d’institutions publiques et privées, des professionnels des médias, des experts du numérique, ainsi que des partenaires techniques et financiers venus de divers horizons. L’objectif : échanger sur les défis, les mutations et les opportunités du secteur médiatique africain à l’ère du digital et de l’intelligence artificielle.

Dans son discours d’ouverture, le ministre Alioune Sall a salué la tenue de ce salon, qu’il a qualifié de « plateforme panafricaine d’échanges, d’innovation et de prospective ». Il a souligné la nécessité de repenser les modèles économiques des médias, de renforcer la régulation face aux nouveaux usages numériques et de promouvoir la souveraineté informationnelle de l’Afrique.

« Le SIMA doit être un espace de solutions africaines pour des médias africains. Nous devons bâtir un écosystème qui valorise nos contenus, nos langues et nos talents », a déclaré le ministre.

Au programme de cette première édition figurent des conférences thématiques, des tables rondes, des expositions technologiques et des ateliers de formation sur le journalisme d’investigation, la monétisation numérique, la vérification de l’information et la cybersécurité dans les médias.

En accueillant cet événement d’envergure continentale, le Sénégal confirme son rôle de hub régional en matière de communication et d’innovation numérique, et réaffirme son engagement à accompagner la professionnalisation et la modernisation des médias africains.

Le Salon international des Médias d’Afrique (SIMA) se poursuivra jusqu’au 30 octobre 2025, avec la participation de plusieurs délégations étrangères et la remise de distinctions honorant les acteurs majeurs du secteur.

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Guinée : vers une structuration de la médiation professionnelle avec l’appui du REMPA.

Le processus de professionnalisation de la médiation en Guinée franchit une nouvelle étape. Ce lundi 8 septembre 2025, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Yaya Kaïraba Kaba, a accordé une audience à la présidente du Réseau des Médiateurs Professionnels d’Afrique (REMPA), Dr Boli Djibo Bintou, accompagnée de Maître Mohamed Mouctar Sylla, huissier de justice et médiateur.

Une formation certifiante pour les acteurs de la médiation

Au centre des échanges figurait la mise en place d’une formation certifiante en médiation. Celle-ci sera destinée non seulement aux professionnels du droit, mais également à des acteurs issus d’autres secteurs, afin d’élargir l’usage de la médiation comme outil de règlement pacifique des différends.

Vers une association nationale de médiateurs professionnels

L’entretien a aussi porté sur l’accompagnement des médiateurs guinéens dans la création d’une association nationale de médiateurs professionnels, un cadre institutionnel qui permettra de mieux structurer la pratique et de garantir des standards de qualité reconnus.

Un engagement en phase avec l’OHADA

Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la mise en œuvre de l’Acte uniforme sur la médiation, adopté par l’OHADA le 23 novembre 2017 à Conakry. En s’appuyant sur ce cadre juridique, la Guinée entend promouvoir la médiation comme un instrument fiable de règlement des conflits, complémentaire aux voies judiciaires classiques.

Une étape clé pour l’avenir de la médiation en Guinée

Avec l’appui du REMPA, la Guinée se positionne ainsi pour renforcer la crédibilité et l’efficacité de ses mécanismes de médiation. La formation, la certification et l’organisation professionnelle des médiateurs constituent des jalons essentiels pour instaurer une culture de règlement pacifique des différends et favoriser la cohésion sociale.