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Élections 2026 : la HAC durcit les règles d’accès aux médias.

Un rappel strict du cadre réglementaire en période électorale
À l’approche des élections législatives et communales prévues le 31 mai, la Haute Autorité de la Communication (HAC) renforce son dispositif de régulation. Dans un communiqué publié ce mardi, l’institution a rappelé aux acteurs politiques et aux professionnels des médias les règles encadrant les interventions médiatiques durant la période électorale, dans un contexte marqué par des enjeux de transparence et de stabilité.

Seuls les candidats officiels autorisés à s’exprimer
Selon la HAC, seuls les candidats validés par les juridictions compétentes, notamment la Cour suprême et la Direction générale des élections (DGE), ainsi que leurs suppléants, sont habilités à intervenir dans les médias au nom de leurs listes. Cette disposition s’applique à l’ensemble des canaux de diffusion, qu’il s’agisse des radios, des télévisions ou des plateformes numériques, publiques comme privées.

L’objectif affiché est de garantir l’équité entre les candidats et d’éviter toute prise de parole non encadrée susceptible d’influencer indûment l’opinion publique.

Encadrement renforcé des contenus et responsabilité des médias
L’organe de régulation, dirigé par Boubacar Yacine Diallo, interdit par ailleurs l’accès aux débats politiques, interviews et autres espaces d’expression médiatique à toute personne ne disposant pas du statut officiel de candidat ou de suppléant. Cette mesure vise à prévenir les dérives, notamment le trafic d’influence et les tensions pouvant perturber le climat électoral.

Dans le même esprit, la HAC appelle les responsables des médias à faire preuve d’une vigilance accrue. Les directeurs de l’information et les animateurs sont désormais tenus de vérifier systématiquement l’identité et la qualité des intervenants avant toute diffusion.

Des sanctions prévues en cas de manquement
Le régulateur prévient que tout non-respect de ces dispositions exposera les contrevenants à des sanctions immédiates, conformément à la réglementation en vigueur. Celles-ci pourraient concerner aussi bien les candidats que les organes de presse.

À travers cette mise au point, la HAC entend instaurer un cadre médiatique rigoureux, propice à une campagne électorale apaisée, équitable et conforme aux principes démocratiques.

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Guinée : Journée mondiale de la liberté de la presse, un engagement renouvelé en faveur d’un journalisme responsable.

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai 2026, les acteurs du secteur médiatique guinéen se sont réunis à la Maison de la presse pour une cérémonie marquée par des échanges approfondis sur le rôle du journalisme dans la consolidation de la paix et du débat public.

Représentant le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, le secrétaire général du département, Souleymane Thianguel Bah, a pris part à cette rencontre aux côtés de plusieurs hautes personnalités, dont le président de la Haute Autorité de la communication, Boubacar Yacine Diallo, le ministre directeur de cabinet de la Primature, Dr Daouda Kamissoko, et le président de l’Union des radios et télévisions libres de Guinée (URTELGUI), Aboubacar Camara.

Une presse au cœur du débat public et de la cohésion sociale

Placée sous le thème « Façonner un avenir de paix », cette édition a rassemblé les organisations professionnelles des médias ainsi que de nombreuses figures emblématiques de la presse nationale. Les discussions ont permis de mettre en lumière la contribution essentielle des médias à la vitalité démocratique, à la qualité du débat public et à la préservation de la cohésion sociale.

Les participants ont également exprimé plusieurs préoccupations liées aux conditions d’exercice du métier. Parmi les priorités évoquées figurent le renforcement des mécanismes de soutien aux médias privés, la modernisation des organes publics et l’adaptation du secteur aux mutations numériques.

Reconnaissance et perspectives pour le secteur médiatique

La cérémonie a été marquée par la remise de distinctions honorifiques, notamment au chef de l’État, en reconnaissance des initiatives engagées en faveur de la liberté de la presse. Des hommages ont également été rendus à des professionnels chevronnés, dont les parcours ont contribué à façonner l’histoire du journalisme en Guinée.

Au terme de cette journée, les acteurs du secteur ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une presse responsable, professionnelle et pleinement mobilisée au service de la paix, de la démocratie et du développement durable.

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Lancement de Simandou TV et d’un pôle médiatique intégré : une nouvelle étape pour le secteur de l’information en Guinée.

Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, a procédé, mercredi 22 avril 2026, à la pose de la première pierre de Simandou TV ainsi que du futur siège combiné regroupant le FADEM, la Radiodiffusion rurale de Guinée (RRG), l’Agence guinéenne de presse (AGP) et le quotidien national Horoya.

Cette initiative marque un tournant important dans la modernisation du paysage médiatique guinéen, avec pour objectif de doter les médias publics d’infrastructures modernes, capables de répondre aux exigences actuelles en matière de production, de traitement et de diffusion de l’information.

Une cérémonie à forte portée institutionnelle

L’événement s’est déroulé en présence de plusieurs personnalités de premier plan, illustrant l’importance stratégique du projet. Parmi elles figuraient la première vice-présidente du Conseil national de la transition, Maïmouna Yombouno, la gouverneure de la ville de Conakry, la générale M’mahawa Sylla, ainsi que le président de la Haute Autorité de la communication, Boubacar Yacine Diallo.

Cette mobilisation institutionnelle témoigne de la volonté des autorités de faire du secteur des médias un levier structurant du développement national et de la gouvernance publique.

Des médias publics au cœur des enjeux de transformation

Dans son allocution, le ministre Mourana Soumah a salué la vision du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, et l’engagement du gouvernement en faveur de la réforme du secteur de la communication. Il a insisté sur la nécessité de renforcer le rôle des médias publics en tant qu’outils de diffusion d’une information fiable, de consolidation de la cohésion sociale et d’accompagnement des politiques publiques.

Le projet de Simandou TV et du siège combiné vise ainsi à créer un écosystème médiatique intégré, favorisant les synergies entre les différentes entités publiques de presse et améliorant leur efficacité opérationnelle.

Un projet inscrit dans la dynamique du programme Simandou 2040

Au-delà de sa dimension infrastructurelle, cette initiative s’inscrit dans la vision stratégique du programme Simandou 2040, qui ambitionne de transformer en profondeur l’économie guinéenne. Dans ce cadre, la communication et le numérique sont considérés comme des piliers essentiels de la souveraineté nationale et du développement durable.

La mise en place de ce nouveau pôle médiatique traduit ainsi la volonté des autorités de repositionner l’information et l’innovation technologique au cœur du processus de transformation du pays.

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Sénégal : le gouvernement face à la presse dans un contexte de fortes attentes sociales.

Le gouvernement sénégalais organise, ce mardi 21 avril 2026, une conférence de presse à Building administratif Président Mamadou Dia, dans un climat marqué par une pression sociale croissante et une attention soutenue de l’opinion publique. Prévue à 15 heures, cette rencontre s’inscrit dans une démarche de transparence visant à mieux expliquer l’action de l’exécutif.

« Kàddu », un cadre structuré de communication gouvernementale

Placée sous le label « Kàddu », présenté comme le rendez-vous régulier de l’actualité gouvernementale, cette conférence ambitionne de renforcer le dialogue entre les autorités et les citoyens. Les échanges seront modérés par la porte-parole du gouvernement, Marie Rose Khady Fatou Faye, chargée de structurer les interventions et de rendre accessibles les principaux messages.

Une mobilisation ministérielle sur les dossiers prioritaires

Plusieurs membres du gouvernement prendront la parole pour aborder des enjeux sectoriels majeurs. Sont notamment attendus Moustapha Mamba Guirassy, Olivier Boucal, Ibrahima Sy et Déthié Fall.

Leur participation traduit la volonté du gouvernement d’apporter des réponses concrètes et ciblées aux préoccupations des citoyens, dans des domaines clés tels que l’éducation, la santé, l’emploi public et les infrastructures.

Pacte social et infrastructures au cœur des échanges

Au centre des discussions figure le Pacte national de stabilité sociale, un dispositif essentiel dans le cadre du dialogue entre l’État, les organisations syndicales et les partenaires sociaux. Dans un contexte marqué par des tensions, l’exécutif est attendu sur le bilan des engagements pris et sur les mesures envisagées pour préserver un climat social apaisé.

La question des infrastructures constitue le second axe majeur de cette conférence. Les autorités devront faire le point sur l’état d’avancement des projets, les contraintes rencontrées et les perspectives de réalisation, alors que les attentes en matière d’équipements publics et de modernisation restent élevées.

Un exercice politique à fort enjeu pour l’exécutif

Au-delà de l’aspect informatif, cette prise de parole collective représente un moment politique important pour le gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko, sous l’autorité du président Bassirou Diomaye Faye.

Dans un environnement socio-économique exigeant, cet exercice de communication constitue un test de crédibilité pour l’exécutif, appelé à concilier pédagogie, résultats et attentes citoyennes.

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Guinée : un pari politique assumé pour impulser une nouvelle dynamique dans le numérique et les médias.

La nomination de Mourana Soumah à la tête du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, à la suite du remaniement gouvernemental de février 2026, a surpris plus d’un observateur. Peu d’analystes avaient anticipé le transfert de cet ancien haut cadre du Trésor vers un secteur aussi stratégique que celui du numérique et des médias.

Pourtant, derrière ce choix, le président de la transition, Mamadi Doumbouya, semble avoir voulu impulser une rupture, en misant sur un profil réputé rigoureux pour accélérer la transformation d’un secteur en quête de modernisation.

Un secteur en quête de transformation structurelle

Le pari présidentiel s’inscrit dans un contexte marqué par des décennies de sous-investissement dans les infrastructures numériques et audiovisuelles. Si des progrès ont été enregistrés ces dernières années, les défis restent importants, notamment en matière de connectivité, de modernisation des équipements et de structuration de l’écosystème médiatique.

Dans cette perspective, la nomination de Mourana Soumah apparaît comme une tentative de créer un électrochoc, en insufflant une nouvelle dynamique dans un département considéré comme stratégique pour le développement.

Un style managérial axé sur la performance

Depuis sa prise de fonction, le ministre imprime un rythme de travail soutenu. Décrit comme méthodique et exigeant, il privilégie une approche fondée sur des objectifs mesurables, la recherche de résultats concrets et l’optimisation des performances.

Lors des réunions de travail, il accorde une attention particulière aux détails, encourage les contributions de ses collaborateurs tout en exigeant précision et rigueur. Un style qui tranche avec certaines pratiques administratives et qui vise à renforcer l’efficacité de l’action publique.

Des premiers résultats visibles avec le projet TNT

Parmi les avancées notables, figure la relance du projet de télévision numérique terrestre (TNT), un chantier engagé depuis près d’une décennie. La promulgation récente de la loi relative à son financement, par le président Mamadi Doumbouya, constitue une étape décisive.

Ce projet, financé à hauteur d’environ 66 millions d’euros avec le concours de BPI France, prévoit notamment le déploiement d’infrastructures de diffusion, la modernisation des studios de production, ainsi que la numérisation des contenus audiovisuels à l’échelle nationale.

Au-delà de ses aspects techniques, la TNT est perçue comme un levier de transformation du paysage médiatique, avec des retombées attendues en matière de qualité de diffusion, de production de contenus et de valorisation culturelle.

Une vision inscrite dans la dynamique Simandou 2040

Cette dynamique s’inscrit dans la vision plus large des autorités, notamment à travers le programme Simandou 2040, qui ambitionne de moderniser les infrastructures et de renforcer la compétitivité de l’économie guinéenne.

Au sein du gouvernement dirigé par le Premier ministre Amadou Oury Bah, les projets liés au numérique et aux télécommunications figurent désormais parmi les priorités, avec notamment le développement de la fibre optique et l’extension des capacités de connectivité.

Accélérer la transformation numérique de la Guinée

Parmi les chantiers évoqués, figure l’extension du réseau de câbles, avec l’ambition d’atteindre près de 10 000 kilomètres contre environ 4 500 actuellement. L’objectif est de renforcer l’accès à internet et d’améliorer l’intégration de la Guinée dans l’économie numérique mondiale.

À travers ces initiatives, Mourana Soumah et son équipe entendent rattraper le retard accumulé et donner un nouveau visage au secteur des médias et de l’audiovisuel.

Au-delà des infrastructures, l’enjeu est aussi de structurer un écosystème capable de soutenir l’innovation, de créer des emplois et de favoriser l’émergence d’une économie numérique compétitive.

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya appelle à la responsabilité sur les réseaux sociaux.

Face à la multiplication de contenus jugés excessifs sur les réseaux sociaux ces derniers jours, le président de la République, S.E Mamadi Doumbouya, a lancé un appel solennel à la responsabilité des citoyens, en particulier des jeunes et des acteurs du numérique.

Dans un message publié sur ses canaux officiels, le chef de l’État a tenu à saluer l’engagement de la jeunesse ainsi que le rôle croissant des journalistes, blogueurs et créateurs de contenus dans l’animation du débat public. Il a souligné leur contribution à l’émergence d’une gouvernance plus participative en Guinée.

Liberté d’expression et responsabilité collective

Tout en réaffirmant son attachement à la liberté d’expression, le président a insisté sur les devoirs qui l’accompagnent. Il a rappelé que cette liberté implique le respect d’autrui, la recherche de la vérité et la préservation de la cohésion nationale.

Dans ce contexte, il a mis en garde contre les dérives observées, notamment la diffusion de propos injurieux, de discours de haine et de contenus susceptibles d’alimenter les divisions. Selon lui, ces pratiques constituent un obstacle à la construction d’une société apaisée.

Préserver l’unité nationale face aux discours de division

Le chef de l’État a insisté sur l’importance de l’unité nationale comme socle du développement. Il a rappelé que la capacité des citoyens à dialoguer et à construire ensemble, dans le respect mutuel, demeure un atout essentiel pour le pays.

Cette prise de position intervient dans un contexte où les réseaux sociaux occupent une place centrale dans le débat public, mais où leur utilisation soulève également des préoccupations en matière de régulation et de responsabilité.

Faire des réseaux sociaux un levier de développement

Dans la suite de son message, S.E Mamadi Doumbouya a invité les citoyens à transformer les plateformes numériques en espaces d’échanges constructifs. Il a encouragé la production de contenus porteurs d’idées positives et d’initiatives en faveur du développement national.

Un appel à l’unité et à l’engagement collectif

En conclusion, le président a réaffirmé que l’avenir de la Guinée repose sur le travail, la solidarité et la recherche du bien-être collectif. Il a appelé à un engagement commun pour bâtir une nation prospère, apaisée et inclusive.

Ce message s’inscrit dans une volonté de promouvoir un usage responsable des outils numériques, dans un contexte où leur influence sur la vie publique ne cesse de croître.

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Campagne électorale en Guinée : la HAC fixe les règles du jeu pour les médias.

Au lendemain du report des élections législatives et communales au 31 mai, la Haute Autorité de la Communication a réuni, ce samedi 11 avril 2026, les responsables des associations de presse ainsi que les dirigeants de médias publics et privés.

Objectif affiché : encadrer rigoureusement la couverture médiatique de la campagne électorale et prévenir tout dérapage dans un contexte jugé sensible.

Rigueur et responsabilité exigées

Présidant la rencontre, Boubacar Yacine Diallo a appelé les professionnels des médias à faire preuve de responsabilité et de professionnalisme, dans la continuité des précédentes échéances électorales, notamment le référendum et la présidentielle.

L’accent a été mis sur la nécessité de garantir une information équilibrée, crédible et conforme aux principes démocratiques.

Médias privés : entre liberté et obligation d’équité

À l’endroit des médias privés, la HAC a rappelé l’exigence fondamentale d’un traitement équitable entre les candidats. Tout espace accordé doit respecter un principe d’égalité dans la diffusion.

La commercialisation d’espaces publicitaires reste autorisée, mais l’institution recommande une harmonisation des tarifs afin d’éviter toute distorsion entre les acteurs politiques.

Autre point clé : la séparation stricte entre information et propagande. Les contenus de campagne doivent être clairement identifiés et ne sauraient être confondus avec le travail journalistique.

Télévisions : une frontière stricte entre contenu éditorial et publicité

Les télévisions engagées dans la diffusion de la campagne officielle sont autorisées à vendre des espaces publicitaires, à condition que ceux-ci soient distincts des programmes institutionnels.

La HAC insiste : aucun contenu sponsorisé ne doit apparaître dans les journaux de campagne ou les émissions de débat.

Réseaux sociaux : une régulation ciblée

Une directive spécifique encadre désormais l’utilisation des réseaux sociaux. Seules les plateformes impliquées dans la campagne électorale seront soumises à la régulation.

Les pages et chaînes actives dans le débat politique devront ainsi se conformer aux règles fixées, tandis que les autres resteront en dehors du dispositif.

Journalistes engagés : obligation de retrait

Le régulateur a également clarifié la situation des journalistes engagés politiquement. Ceux qui sont candidats ou affichent un soutien public à un acteur politique devront suspendre leurs activités professionnelles durant toute la campagne.

Des sanctions sont annoncées en cas de non-respect de cette disposition.

Médias publics : un dispositif structuré à l’échelle nationale

La diffusion du journal de campagne sera assurée par la RTG, avec une production centralisée notamment à Koloma pour les listes nationales.

Pour les scrutins locaux, 32 radios rurales seront mobilisées afin d’assurer une couverture de proximité dans les différentes circonscriptions. Une exception est prévue à Coyah, où une radio privée prendra le relais en l’absence de station rurale.

Une innovation majeure : l’implication des radios privées

Parmi les principales nouveautés, la HAC annonce la mobilisation de 13 radios privées à Conakry pour accompagner la couverture de la campagne.

Une première, selon l’institution, qui marque une ouverture du dispositif à davantage d’acteurs médiatiques.

Enfin, des superviseurs seront déployés dans chaque circonscription pour contrôler et valider les contenus avant diffusion, garantissant ainsi le respect strict des règles établies

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Médias : la REJAC prépare sa deuxième édition et obtient le soutien du ministère de la Communication.

Une délégation du Comité d’organisation de la Rencontre des Journalistes Africains de Conakry (REJAC) a été reçue, ce jeudi matin, par le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah. La délégation, composée notamment d’Aboubacar Condé et d’Ismaël Camara, était introduite par la cheffe de cabinet, Adèle Camara Koné.

Au cœur des échanges : la présentation du projet de la deuxième édition de la REJAC, un rendez-vous qui ambitionne de s’imposer comme une plateforme panafricaine de référence pour les professionnels des médias. Prévue à Conakry, cette rencontre vise à renforcer les synergies entre journalistes africains, tout en favorisant les échanges sur les mutations du secteur, notamment à l’ère du numérique.

Les organisateurs ont, à cette occasion, sollicité l’appui du département de tutelle afin d’assurer le succès de l’événement. Une démarche qui s’inscrit dans une dynamique de structuration et de valorisation de l’écosystème médiatique guinéen et africain.

En réponse, le ministre Mourana Soumah a salué l’initiative, soulignant son importance dans le contexte actuel de transformation des médias. Il a réaffirmé l’engagement de son département à accompagner la tenue de cette deuxième édition, traduisant ainsi la volonté des autorités de soutenir les initiatives contribuant au développement d’une presse professionnelle, innovante et connectée aux enjeux contemporains.

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Guinée : la HAC ordonne la fermeture immédiate de Kaback TV.

Une sanction radicale pour des manquements jugés graves
La Haute Autorité de la Communication (HAC) a décidé de fermer la chaîne de télévision privée Kaback TV, ainsi que l’ensemble de ses plateformes numériques. Cette décision a été prise à l’issue d’une séance plénière ordinaire tenue le 25 mars 2026.

Des accusations portant sur la diffusion de contenus sensibles
Dans sa décision N°006/HAC/P/26, l’organe de régulation évoque plusieurs manquements graves. Il reproche notamment à la chaîne « la diffusion d’images et de propos non recoupés susceptibles de troubler l’ordre public », pointant un manquement aux exigences de rigueur et de vérification de l’information.

Un conflit d’intérêts au cœur de la décision
La HAC met également en avant une « violation avérée des règles relatives au conflit d’intérêts ». Selon l’institution, la situation administrative du concessionnaire de Kaback TV serait incompatible avec les principes de neutralité, d’impartialité et de séparation entre fonctions publiques et activités privées dans le secteur audiovisuel.

Une atteinte aux principes éthiques du secteur des médias
Pour le régulateur, ces manquements portent atteinte à l’éthique, à la transparence et au bon fonctionnement du paysage médiatique guinéen. La décision s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer la crédibilité et la responsabilité des acteurs de l’information.

Fermeture immédiate et publication officielle
En conséquence, la HAC a ordonné « la fermeture immédiate » de Kaback TV et de ses plateformes numériques, une mesure entrée en vigueur dès la signature de la décision. Le texte précise par ailleurs que celle-ci sera enregistrée et publiée au Journal officiel de la République.

Un signal fort dans un contexte de régulation accrue
À travers cette sanction, la HAC entend rappeler l’exigence de respect strict des règles encadrant l’exercice des activités médiatiques en Guinée. Cette décision intervient dans un contexte marqué par une vigilance accrue des autorités quant à la régulation de l’information et à la préservation de l’ordre public.

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Le Sénégal se dote d’un nouveau régulateur des médias.

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, mardi 3 mars, le projet de loi n°04/2026 portant création du Conseil national de régulation des médias (CNRM). Amendé au cours des débats parlementaires, le texte acte une réforme majeure du cadre juridique encadrant les médias au Sénégal, avec l’ambition d’adapter la régulation aux mutations du numérique.

Cette nouvelle instance est appelée à succéder au Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), dont les compétences étaient jugées limitées face à l’essor des plateformes numériques, des réseaux sociaux et des technologies émergentes comme l’intelligence artificielle.

D’une régulation sectorielle à une approche intégrée

Présentant le projet devant les députés, le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, a expliqué que la réforme répond à un constat clair : le dispositif antérieur ne couvrait plus l’ensemble de l’écosystème informationnel.

Selon lui, le CNRM marque un tournant décisif, en passant d’une régulation strictement sectorielle à une régulation intégrée englobant médias traditionnels, plateformes numériques et nouveaux acteurs de la production de contenus. Le futur régulateur sera doté d’outils techniques adaptés, de compétences spécialisées et d’un pouvoir de sanction élargi, incluant des mesures pécuniaires à l’encontre des organes fautifs.

Lutte contre la désinformation et protection des publics

Le gouvernement présente également cette loi comme un instrument de lutte contre les dérives en ligne. L’exécutif met en avant la nécessité de combattre la désinformation, les discours diffamatoires et certains contenus jugés préjudiciables, notamment pour les mineurs.

Le ministre a assuré que l’État entend répondre avec fermeté aux campagnes de diffamation ou d’insultes émanant de l’étranger, dans un contexte où les contenus numériques circulent sans frontières et compliquent l’action des autorités nationales.

Par ailleurs, la loi ouvre la possibilité aux citoyens d’interpeller directement le CNRM, renforçant ainsi le rôle du public dans le contrôle et l’évaluation des pratiques médiatiques.

Une indépendance encadrée par un appel à candidatures

Pour garantir la crédibilité et l’autonomie de l’institution, ses douze membres seront désignés à l’issue d’un appel à candidatures. L’expertise et la compétence constitueront des critères déterminants dans le processus de sélection, selon les assurances données par le gouvernement.

Au-delà de la seule réforme du secteur des médias, le ministre a également évoqué la situation de la Poste, précisant que l’État a déjà mobilisé 3 milliards 71 millions de francs CFA pour financer des départs négociés, dans le cadre des mesures de restructuration en cours.

Avec la création du CNRM, le Sénégal amorce ainsi une nouvelle phase dans l’encadrement de son espace médiatique, à l’heure où la transformation numérique redessine en profondeur les modes de production et de diffusion de l’information.