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Guinée et Corée du Sud signe un nouveau Partenariat pour Accélérer l’Industrialisation

La Guinée a franchi un cap majeur dans son processus d’industrialisation avec le lancement officiel du Knowledge Sharing Programme (KSP). Ce programme, fruit d’un partenariat avec la République de Corée du Sud et soutenu par la Banque Africaine de Dévelo ppement (BAD), vise à soutenir la mise en œuvre de la politique industrielle du pays.

Présidée par Dre Diaka Sidibé, la cérémonie a réuni divers acteurs institutionnels, experts économiques et représentants du secteur privé. L’objectif : s’appuyer sur l’expertise coréenne et les bonnes pratiques mondiales pour structurer l’industrie guinéenne.

Le programme KSP s’articule autour de trois priorités essentielles : renforcer les PME, mettre en place des zones économiques spéciales pour attirer les investissements, et améliorer le cadre réglementaire du contenu local afin d’intégrer davantage les entreprises guinéennes dans les chaînes de valeur.

Dans son discours, la ministre Sidibé a souligné que l’industrialisation devait impérativement s’accélérer pour maximiser la valeur ajoutée des ressources naturelles, créer des emplois durables et garantir un développement inclusif. Elle a également rappelé que l’industrie constitue une priorité nationale, au cœur du Programme Simandou 2040, qui vise à structurer une économie compétitive.

Kyehwan Kim, responsable du programme KSP, a détaillé les principales actions à mener, telles que la création d’un fonds de développement industriel et l’application de la loi sur le contenu local. Minkaïlou Khalidou Touré, directeur de la BAD pour la Guinée, a également mis en avant l’importance stratégique de ce programme, soulignant l’engagement total de la banque dans sa mise en œuvre.

Ce partenariat marque le début d’une coopération stratégique entre la Guinée et la Corée du Sud, visant à positionner la Guinée comme un leader industriel en Afrique de l’Ouest. Avec des réformes ambitieuses et l’inspiration du modèle de développement asiatique, la Guinée nourrit l’ambition de devenir le « Tigre de l’Afrique ».

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Guinée : Le Ministère de l’Enseignement Supérieur Lance le Recrutement des Masters Rénovés

Le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (MESRSI) a officiellement lancé le recrutement pour les Masters Pilotes Rénovés, à travers un communiqué diffusé ce mercredi. Cette initiative marque une étape clé dans la réforme continue du système d’enseignement supérieur en Guinée et vise à renforcer l’excellence académique tout en répondant aux besoins du développement scientifique national.

Dans un contexte de modernisation de l’éducation supérieure, les Instituts Publics d’Enseignement Supérieur (IES) de Guinée proposeront désormais 31 programmes de Masters rénovés. Ces formations couvrent une vaste gamme de disciplines, avec une capacité d’accueil de 30 étudiants par cohorte. L’objectif est d’adapter les contenus pédagogiques aux évolutions du marché du travail, tout en améliorant la qualité de l’enseignement pour garantir une meilleure employabilité des diplômés.

Accès Gratuit pour les Lauréats 2023-2024

Afin de favoriser l’accès des jeunes talents à une formation d’excellence, le MESRSI a réservé un certain nombre de places gratuites pour les lauréats de la promotion 2023-2024, titulaires d’une licence en formation initiale. Ces places, entre 3 et 12 par programme, seront attribuées en fonction des profils des étudiants et de leurs résultats académiques. Un total de 180 étudiants seront sélectionnés cette année.

Le Ministère met également l’accent sur la parité entre hommes et femmes, en cherchant à encourager une participation équilibrée des filles et des femmes dans ces formations de haut niveau. Cette initiative s’inscrit dans une vision à long terme de renouvellement générationnel des élites académiques et d’un meilleur accès aux cycles de formation supérieurs (Licence, Master, Doctorat).

Masters Payants : Modalités et Frais

Les places restantes dans chaque programme seront payantes, avec un tarif réduit par rapport aux standards habituels. Le coût annuel de la formation est fixé à 8 000 000 GNF, soit 16 000 000 GNF pour les deux ans du cycle, incluant les frais de soutenance du mémoire.

Pour être admis aux programmes payants, les candidats devront remplir plusieurs critères :

  • Présenter un diplôme de licence ou équivalent ;
  • Soumettre une copie d’extrait d’acte de naissance ;
  • Exprimer un vœu de formation et soumettre un projet de recherche ou professionnel ;
  • S’acquitter des frais d’étude et d’inscription via la plateforme PARCOURSUP GUINÉE ;
  • Payer les frais de scolarité annuels.

Certaines formations pourront également demander des conditions spécifiques selon le programme de master.

Une Vision à Long Terme pour l’Enseignement Supérieur

Le Ministère de l’Enseignement Supérieur poursuit sa démarche de réforme progressive des formations, dans un souci d’adaptation constante aux enjeux socio-économiques du pays. L’objectif est de préparer des diplômés compétents, capables de répondre aux défis actuels du marché du travail et de contribuer au développement scientifique de la Guinée.

Les étudiants intéressés par cette opportunité sont invités à se renseigner directement auprès des établissements concernés et à déposer leur dossier de candidature dans les délais impartis.

A noter que les formations proposées par la Faculté des Sciences et Techniques de la Santé ne sont pas concernées par cette nouvelle organisation et suivent une procédure d’admission spécifique.

GAC Guinea Alumina Corporation

Guinée : La Guinea Alumina Corporation (GAC) face au risque de perte de son permis minier

La Guinea Alumina Corporation (GAC), filiale d’Emirates Global Aluminium (EGA), traverse une période de tensions avec les autorités guinéennes, mettant en péril son permis minier. Plusieurs facteurs sont en jeu, notamment le non-respect des engagements contractuels et les difficultés logistiques entravant ses opérations.

Suspension des exportations de bauxite

En octobre 2024, le gouvernement guinéen a suspendu les exportations de bauxite de GAC. Cette décision repose sur des différends liés à la mise en œuvre de projets d’industrialisation locale, en particulier la construction d’une raffinerie d’alumine. Conakry exige que GAC respecte ses engagements en faveur de la transformation locale du minerai afin de maximiser les retombées économiques pour le pays.

Arrêt du transport ferroviaire

En novembre 2024, GAC a informé ses employés de l’arrêt du transport de sa bauxite vers le port de Kamsar. Cet événement a perturbé la chaîne d’approvisionnement de l’entreprise et a entraîné des difficultés logistiques majeures. L’utilisation du chemin de fer de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) étant une infrastructure cruciale pour l’acheminement du minerai, toute interruption met en péril les exportations et les revenus de l’entreprise.

Non-respect des engagements contractuels

L’une des principales sources de conflit entre GAC et l’État guinéen réside dans le non-respect des engagements pris lors de l’obtention du permis minier. Parmi ces engagements figure la construction d’une raffinerie d’alumine sur le sol guinéen, une condition imposée par le gouvernement pour favoriser l’industrialisation locale. Toutefois, le projet accuse un retard significatif, ce qui a suscité des critiques de la part des autorités et a renforcé la pression sur l’entreprise.

Conséquences potentielles pour GAC

Si la situation ne se débloque pas rapidement, GAC risque de perdre son permis minier, ce qui aurait des conséquences lourdes sur ses activités en Guinée. La suspension prolongée des exportations pourrait entraîner des pertes financières considérables, affectant à la fois l’entreprise et les milliers d’employés qui en dépendent directement et indirectement.

Quelles perspectives ?

Pour désamorcer la crise, GAC doit engager un dialogue constructif avec les autorités guinéennes et présenter un plan concret pour honorer ses engagements en matière d’industrialisation locale. L’entreprise devra également trouver des solutions pour assurer la continuité de ses exportations tout en respectant les exigences du gouvernement.

L’issue de ce bras de fer entre GAC et Conakry sera déterminante pour l’avenir de l’industrie minière en Guinée, un secteur stratégique pour l’économie du pays.

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Pose de la première pierre du commissariat central de Dinguiraye

Le 14 février 2025, dans le cadre de la politique de modernisation des infrastructures sécuritaires, le Premier ministre a posé la première pierre du nouveau commissariat central de Dinguiraye. Ce bâtiment de type R+1 vise à améliorer les conditions de travail des forces de sécurité et à renforcer la protection des citoyens. 

Lors de la cérémonie, le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général Bachir Diallo, a déclaré : « Ce commissariat incarne notre engagement à rapprocher la police des citoyens. Il ne sera pas seulement un centre opérationnel, mais aussi un espace de dialogue et de prévention, essentiel au maintien de l’ordre et à la sécurité de tous. » 

Le Premier ministre a souligné l’importance des forces de l’ordre dans la préservation de la paix et de la cohésion sociale, affirmant que leur présence est indispensable pour protéger les plus vulnérables et garantir un climat de sécurité et de sérénité. 

Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large du gouvernement pour moderniser les infrastructures sécuritaires à travers le pays, avec pour objectif de renforcer la confiance entre la police et la population.

Primature – Cellule de Communication du Gouvernement

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Kankan : Le Gouvernement engage deux projets majeurs pour le développement régional.

Voici une version réécrite de l’article avec un ton plus fluide et dynamique :

Kankan : Le gouvernement lance deux projets structurants pour dynamiser l’économie locale

Kankan, 15 février 2025 – Dans le cadre de sa tournée d’immersion à travers le pays, la délégation gouvernementale menée par le Premier ministre Amadou Oury Bah a poursuivi son périple en quittant la région de Faranah pour rejoindre Kankan. Fidèle à son engagement de proximité, cette mission vise à renforcer l’écoute, le dialogue et la concertation en faveur du développement et du bien-être des populations. À son arrivée, la délégation a été chaleureusement accueillie par les autorités locales.

Deux projets majeurs ont été lancés pour accompagner la dynamique économique de la région. Le premier concerne la construction d’un centre régional dédié aux PME, situé dans le quartier Kankankoura. Conçu en R+1, cet espace moderne et fonctionnel offrira un environnement adapté pour soutenir la structuration et la compétitivité des petites et moyennes entreprises locales.

Le second projet porte sur l’implantation d’une agence régionale de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Kankan. Cette nouvelle infrastructure vise à offrir aux entrepreneurs et artisans un accompagnement de proximité et des services adaptés pour dynamiser leurs activités et stimuler l’investissement dans la région.

Lors de son allocution, le Premier ministre Amadou Oury Bah a salué ces initiatives stratégiques et exhorté les entreprises en charge des travaux à respecter les délais contractuels pour assurer une mise en service rapide de ces infrastructures essentielles à la croissance économique locale.

Primature – Cellule de Communication du Gouvernement

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Immersion gouvernementale à Dabola : l’éducation et la santé au cœur des priorités

Le 13 février 2025, dans le cadre de l’immersion gouvernementale visant à évaluer les réalités du terrain et à renforcer l’action publique, une délégation conduite par le Chef du Gouvernement s’est rendue à l’École Régionale des Arts et Métiers (ERAM) de Dabola. Lors de cette visite, le Chef du Gouvernement a exprimé sa préoccupation concernant le faible effectif d’enseignants et d’étudiants au sein de l’établissement.

Poursuivant leur mission, la délégation a inauguré un centre de santé moderne dans le quartier Sincery. Composé de trois blocs équipés et doté d’un forage, ce centre illustre l’engagement du Gouvernement à améliorer l’accès aux services essentiels, notamment dans les zones reculées.

Les habitants de Dabola ont exprimé leur soutien au programme de société du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, en saluant les initiatives déjà entreprises et celles prévues pour l’avenir.

Cette immersion gouvernementale reflète la volonté des autorités de rapprocher l’administration des réalités locales, d’écouter directement les préoccupations des citoyens et d’évaluer l’impact des politiques publiques sur le terrain.

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Guinée: Le Premier Ministre Amadou Oury Bah renforce le dialogue et l’action pour un développement inclusif

Dans le cadre de l’initiative d’immersion gouvernementale, une démarche stratégique visant à renforcer la cohésion sociale et à impulser un développement inclusif, le Premier Ministre Amadou Oury Bah, accompagné d’une délégation ministérielle, s’est rendu à Yomou. Cette visite s’inscrit dans la vision du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, qui prône un rapprochement entre l’administration et les populations pour mieux comprendre leurs préoccupations et co-construire des solutions durables.

Un dialogue direct avec les populations

Accueilli par des citoyens mobilisés et engagés, le Chef du Gouvernement a réaffirmé que la stabilité, le progrès et l’émergence de la Guinée reposent sur des valeurs essentielles telles que la paix, la solidarité et une culture du travail rigoureuse. Il a salué l’adhésion des populations aux orientations du Chef de l’État et souligné l’importance du dialogue pour consolider les relations entre les acteurs locaux et les services publics.

« Cette immersion nous permet de mieux appréhender les défis sur le terrain et de travailler ensemble à des solutions concrètes et durables », a déclaré Amadou Oury Bah.

Optimisation des services essentiels : eau et électricité

Lors de cette immersion, une attention particulière a été portée aux services publics essentiels, notamment l’eau et l’électricité, qui sont au cœur du bien-être des populations. Le Premier Ministre et sa délégation ont effectué une visite approfondie des agences préfectorales de la Société des Eaux de Guinée (SEG) et d’EDG SA.

Avec EDG SA, les échanges ont porté sur les avancées enregistrées en matière de desserte électrique, mais aussi sur les défis persistants. Il a été convenu de renforcer la continuité du service et d’accélérer le déploiement des compteurs à prépaiement. Cette mesure vise à garantir une gestion plus efficace et transparente de la consommation énergétique, tout en améliorant la qualité du service offert aux usagers.

Avec la SEG, les discussions ont exploré les pistes d’optimisation pour maintenir et améliorer la desserte en eau potable. L’accent a été mis sur la montée en compétences des agents, un levier essentiel pour assurer une gestion performante et durable des infrastructures hydrauliques.

Une immersion ancrée dans l’action et le pragmatisme

Cette initiative gouvernementale traduit une volonté affirmée d’agir au plus près des réalités locales. En allant à la rencontre des populations et des cadres en charge des services publics, le gouvernement démontre son engagement à anticiper les besoins, à écouter les préoccupations et à ajuster ses actions pour répondre aux attentes des citoyens.

« Gouverner, c’est anticiper, écouter et ajuster. Cette immersion nous permet de conjuguer engagement et action pour bâtir une Guinée plus forte, plus moderne et plus résiliente », a souligné le Premier Ministre.

Vers une Guinée plus forte et inclusive

La visite à Yomou s’inscrit dans une série d’immersions gouvernementales qui visent à renforcer la confiance entre l’État et les populations, tout en accélérant la mise en œuvre de projets de développement local. En plaçant le dialogue et l’action au cœur de sa démarche, le gouvernement entend créer les conditions d’un développement inclusif et durable, capable de répondre aux aspirations de tous les Guinéens.

Cette immersion à Yomou marque ainsi une étape importante dans la consolidation des relations entre l’administration et les citoyens, tout en posant les bases d’une collaboration renforcée pour relever les défis du développement. Avec une approche pragmatique et tournée vers l’action, le gouvernement continue de travailler à la construction d’une Guinée plus prospère et plus équitable.

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Guinée : La digitalisation de la justice franchit une nouvelle étape à N’Zérékoré

La campagne de collecte des condamnations définitives dans les juridictions de la Guinée Forestière a été officiellement clôturée ce vendredi 7 février 2025, lors d’une cérémonie solennelle au Tribunal de Première Instance de N’Zérékoré. Cet événement marque une avancée significative dans le cadre du projet de digitalisation du processus de délivrance des casiers judiciaires, piloté par la Direction Centrale du Casier Judiciaire Central du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

Présidée par le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Yaya Kairabá Kaba, en présence des autorités judiciaires et sécuritaires locales, cette cérémonie symbolise la détermination du gouvernement guinéen à moderniser le secteur judiciaire et à renforcer l’accès à la justice pour tous les citoyens. Cette initiative s’inscrit dans la continuité des missions similaires déjà menées avec succès dans les régions de la Basse, Moyenne et Haute Guinée.

Un bilan impressionnant : 11 377 décisions judiciaires numérisées

Au total, 11 377 décisions judiciaires ont été recensées et numérisées à l’échelle nationale, réparties comme suit :

  • Haute Guinée : 3 217 décisions,
  • Moyenne Guinée : 2 749 décisions,
  • Basse Guinée : 2 296 décisions,
  • Guinée Forestière : 3 115 décisions.

Ces données seront désormais intégrées dans une plateforme digitale centralisée, permettant une gestion plus rapide, plus transparente et plus sécurisée des informations judiciaires. Cette avancée technologique vise à faciliter la délivrance des casiers judiciaires, tout en luttant contre la fraude administrative et l’usurpation d’identité.

Une réforme judiciaire ambitieuse

Lors de son discours, Mamadou Saliou Diakité, président du Tribunal de Première Instance de N’Zérékoré, a salué les efforts du gouvernement pour renforcer l’État de droit en Guinée. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une série de réformes ambitieuses touchant les secteurs social, économique et politique, avec la justice comme pilier central. Il a également exprimé sa gratitude envers les autorités nationales et les acteurs locaux pour leur engagement sans faille.

Boubacar Baldé, Directeur Général du Casier Judiciaire Central, a souligné l’importance de cette campagne de collecte, qualifiant celle-ci d’étape essentielle pour la création d’un casier judiciaire informatisé et sécurisé. Il a toutefois rappelé que la fin de cette mission ne marque pas la fin du processus. Plusieurs défis restent à relever, notamment :

  • La finalisation de l’intégration des données dans la plateforme digitale,
  • La formation des agents aux nouvelles procédures,
  • La garantie de la sécurité et de la confidentialité des informations.

La digitalisation, une révolution pour la justice guinéenne

Le Garde des Sceaux, Yaya Kairabá Kaba, a insisté sur l’importance de la digitalisation pour rendre la justice plus accessible, transparente et efficace. Selon lui, ce projet ne se limite pas à une simple modernisation technologique, mais représente une véritable révolution dans la gestion des informations judiciaires. « La digitalisation que nous mettons en œuvre aujourd’hui est bien plus qu’une modernisation. C’est une révolution qui permettra à la justice d’être plus rapide, plus fiable et plus accessible à tous », a-t-il déclaré.

Il a également souligné que ce système électronique favorisera la traçabilité des données, l’efficacité administrative et la lutte contre la corruption, tout en garantissant la sécurité et la confidentialité des informations.

Des défis surmontés, des résultats prometteurs

Idrissa Baldé, responsable des opérations à la Direction Générale du Casier Judiciaire Central, a reconnu que la mission avait rencontré des difficultés, notamment en ce qui concerne l’archivage des données dans certaines juridictions, où le manque d’infrastructures appropriées compliquait la conservation des dossiers. Malgré ces obstacles, il s’est dit satisfait des résultats obtenus et a souligné la fiabilité des données collectées, désormais centralisées dans un système numérique.

Abdoulaye Komah, Procureur de la République près le tribunal de Première Instance de N’Zérékoré, a ajouté que ce projet facilitera non seulement le travail des magistrats, mais réduira également les délais et les difficultés rencontrés par les citoyens dans l’obtention des actes judiciaires. Il a salué l’impact positif de cette initiative sur la transparence et l’efficacité de l’administration judiciaire.

Une étape cruciale vers une justice moderne et équitable

La cérémonie de clôture à N’Zérékoré marque un jalon important dans le processus de réforme judiciaire en Guinée. Les autorités, tant nationales que locales, se sont engagées à poursuivre cette transformation, convaincues que la digitalisation est un levier essentiel pour offrir aux citoyens une justice plus moderne, plus accessible et plus fiable.

En clôturant cette mission, le Ministre Yaya Kairabá Kaba a réaffirmé l’engagement du gouvernement à étendre la digitalisation à d’autres régions du pays, dans l’objectif de renforcer la confiance des citoyens dans leurs institutions et de garantir un accès à la justice plus équitable pour tous.

Un tournant pour la justice guinéenne

La clôture de la collecte des condamnations définitives à N’Zérékoré, marquée par la numérisation des données judiciaires, symbolise un tournant décisif dans la modernisation du système judiciaire guinéen. Cette initiative, portée par une volonté politique forte, démontre l’engagement des autorités à garantir une justice plus transparente, plus efficace et plus accessible. Bien que le travail accompli soit déjà significatif, il ne s’agit que d’une étape vers un avenir où la digitalisation transformera en profondeur les pratiques judiciaires, renforçant ainsi la confiance des citoyens dans leur système judiciaire. Avec la persévérance des acteurs judiciaires et l’implication des autorités, ce modèle pourrait inspirer d’autres réformes à travers le pays, ouvrant ainsi une nouvelle ère de gouvernance plus juste et plus équitable pour les générations futures.

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La Guinée vise 120 millions de tonnes de minerai de fer produites à Simandou en 2027

Le gouvernement guinéen presse les différents acteurs impliqués dans le projet Simandou pour que les premières tonnes de minerai de fer soient extraites d’ici fin 2025. Cela permettrait d’atteindre la production maximale du gisement dans les deux années suivantes.

Les deux mines de fer prévues sur les quatre blocs du gisement Simandou en Guinée peuvent livrer respectivement 60 millions de tonnes de minerai de fer dès la deuxième année d’exploitation. Avec une entrée en production du gisement prévue fin 2025, Simandou devrait donc produire jusqu’à 120 millions de tonnes de minerai en 2027, selon le ministre guinéen des Mines Bouna Sylla.

Interrogé par Bloomberg en marge de la conférence Mining Indaba qui s’achève ce jeudi 6 février au Cap (Afrique du Sud), le dirigeant a estimé que le plus grand gisement de minerai de fer inexploité au monde devrait livrer 60 millions de tonnes au cours de la première année, soit 30 millions de tonnes par mine. Il faudra attendre la deuxième année d’exploitation pour que Simandou atteigne sa production maximale, a ajouté M. Sylla.

Le développement de Simandou s’est accéléré depuis 2021 et l’arrivée au pouvoir du militaire Mamadi Doumbouya. Après un coup d’État ayant renversé Alpha Condé, l’actuel président de la Guinée a fait de la mise en service du gisement Simandou, attendue depuis des décennies, une de ses priorités. Les différents acteurs engagés dans ce projet, notamment les entreprises chinoises  China Baowu Steel Group, Winning Consortium Simandou, et l’australien Rio Tinto, devraient investir 15 milliards $ dans les infrastructures portuaires et ferroviaires.

Ces infrastructures comprennent un chemin de fer de plus de 600 km à travers la Guinée pour le transport du minerai vers le port en eau profonde de Morébaya. La Compagnie du Transguinéen (CTG) en charge de l’exploitation du chemin de fer est contrôlée à 15 % par le gouvernement qui a pour ambition d’utiliser l’infrastructure pour désenclaver le pays, en permettant notamment le transport de produits agricoles. Selon le FMI, la mise en service de Simandou en 2025 peut augmenter de 26 % le PIB guinéen d’ici 2030, par rapport à un scénario sans le projet.

La question de la transformation locale du minerai de fer est néanmoins encore peu évoquée en Guinée, là où le gouvernement presse les producteurs de bauxite pour qu’ils construisent des raffineries. Alors que le plus grand sidérurgiste au monde, le chinois Baowu, a déjà noué des accords pour acquérir une partie de la production de Simandou, Conakry est vivement attendu sur ce chantier essentiel pour maximiser les retombées économiques du projet.

 

Agence Ecofin

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Guinée : Partenariat entre le Ministère de la Justice et CCDOC pour l’Introduction de Bracelets Électroniques dans la Surveillance Pénitentiaire

Le lundi 3 février 2025, une rencontre importante s’est tenue au Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, sous la direction du Garde des Sceaux, M. Yaya Kaïraba KABA. Il a reçu une délégation de l’entreprise Colomb Cyber Defence Operation Center (CCDOC), spécialisée dans la surveillance électronique des sites stratégiques. L’objectif de cette rencontre était d’explorer les opportunités de collaboration entre CCDOC et l’administration pénitentiaire, en vue d’intégrer des technologies innovantes pour améliorer la gestion des détenus.

La délégation de CCDOC était conduite par Mariam FAYE, Directrice Générale de la branche ivoirienne de l’entreprise. Au cours de l’audience, elle a présenté des bracelets électroniques de surveillance, une solution moderne et efficace destinée à renforcer la gestion des détenus, en particulier dans le cadre des mesures alternatives à l’incarcération. Ces bracelets visent à réduire la surpopulation carcérale en permettant une surveillance rigoureuse des personnes en conflit avec la loi, tout en favorisant des solutions moins coûteuses pour l’État.

Mariam FAYE a exprimé sa gratitude pour l’intérêt manifesté par le Ministère de la Justice, soulignant la volonté de CCDOC de contribuer à cette initiative innovante. « Nous sommes honorés de l’intérêt que le Ministère porte à notre structure et nous mettons tout en œuvre pour accompagner ce projet », a-t-elle déclaré. Cette approche vise non seulement à désengorger les prisons, mais aussi à réduire les coûts liés à la gestion des détenus, notamment en matière de nourriture, de soins de santé et de sécurité.

Une solution novatrice pour une justice plus moderne et efficace

Lors de la séance de travail, Moustapha SEYE, Directeur Commercial de CCDOC, a présenté les fonctionnalités de ces bracelets électroniques. Ces dispositifs permettent une surveillance continue et sécurisée des personnes faisant l’objet de mesures alternatives à l’incarcération. Ce projet vise à répondre à une problématique croissante : la surpopulation dans les établissements pénitentiaires, qui entraîne des dépenses colossales pour l’État.

Selon les chiffres de l’administration pénitentiaire, l’État dépense des millions de francs chaque année pour la gestion des détenus. L’adoption des bracelets électroniques permettrait de réduire considérablement ces coûts, en allégeant les dépenses liées à la nourriture, aux soins médicaux et à la sécurité des détenus, tout en garantissant un suivi adéquat.

Maître Bily 1 Kéita, Chef de Cabinet du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, a exprimé sa satisfaction quant à cette collaboration potentielle. Il a souligné que cette initiative permettrait de moderniser le système de détention, en conformité avec les normes internationales en matière de droits humains. Selon lui, l’introduction de ces technologies offrirait une gestion plus efficace des personnes placées sous contrôle judiciaire, réduisant ainsi les coûts et libérant des ressources pour d’autres priorités.

Vers une réforme du système pénitentiaire et judiciaire

Ce projet s’inscrit dans une démarche plus large du gouvernement, visant à réformer le système judiciaire et pénitentiaire du pays. L’objectif est de rendre les conditions de détention plus humaines et de promouvoir les droits fondamentaux des détenus. L’introduction des bracelets électroniques constitue une avancée majeure vers un modèle de justice moderne, plus respectueux des libertés individuelles et des normes internationales en matière de droits humains.

Les discussions entre le Ministère de la Justice et CCDOC se poursuivront dans les prochains mois afin de finaliser les modalités de mise en œuvre de ce partenariat stratégique. Cette initiative pourrait marquer un tournant dans la gestion des prisons et contribuer à une transformation du système pénitentiaire, en accord avec les objectifs de réformes judiciaires du gouvernement.