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Aminata Kane prend les rênes de Visa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre

La Sénégalaise Aminata Kane a été nommée à la tête de Visa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, une région stratégique regroupant 23 pays. À ce poste, elle pilotera les opérations de la société à partir d’Abidjan, avec des antennes à Lagos, Accra et Kinshasa.

Cette nomination marque un tournant pour Visa, qui entend accélérer la digitalisation des paiements en Afrique. Forte d’un parcours prestigieux – passée par HEC, le MIT, McKinsey, Goldman Sachs, puis Orange – Aminata Kane incarne une nouvelle génération de dirigeantes africaines, à la fois visionnaires, ancrées localement et engagées pour un impact durable.

Une vision tournée vers l’inclusion et l’innovation

Sous son leadership, Visa souhaite renforcer l’adoption des paiements numériques dans une région où plus de 60 % de la population reste exclue du système bancaire traditionnel. L’entreprise mise sur des solutions adaptées comme Visa Direct, les paiements sans contact et les QR codes pour élargir l’accès aux services financiers, notamment pour les jeunes, les femmes et les entrepreneurs.

L’engagement d’Aminata Kane pour l’inclusion financière et l’égalité des chances s’inscrit pleinement dans cette stratégie. Son parcours illustre une volonté de transformer durablement l’écosystème économique africain par la technologie, l’éducation et la collaboration avec les acteurs locaux, y compris les fintechs et institutions publiques.

 

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Diplomatie régionale : Le chef de la diplomatie angolaise entame une tournée au Sénégal et dans l’espace AES

Le ministre des Affaires étrangères de la République d’Angola, Téte António, a entamé une tournée diplomatique en Afrique de l’Ouest, marquant une étape importante dans le renforcement des relations entre l’Angola et les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi qu’avec le Sénégal. Cette visite s’inscrit dans une dynamique de coopération sud-sud, visant à intensifier les partenariats politiques, économiques et sécuritaires entre l’Angola et l’Afrique de l’Ouest.

Au Sénégal, le chef de la diplomatie angolaise a été reçu par les plus hautes autorités sénégalaises. Les discussions ont porté sur le renforcement des relations bilatérales, la coopération dans les domaines de l’énergie, de la sécurité régionale et des échanges commerciaux. La visite souligne la volonté des deux pays de diversifier leurs partenariats et de travailler ensemble sur des dossiers stratégiques tels que la paix en Afrique et l’intégration continentale.

La tournée se poursuit dans les pays de l’AES (Burkina Faso, Mali, Niger), où Téte António entend réaffirmer le soutien de l’Angola à la souveraineté et à la stabilité de ces États. Au cœur des échanges figurent la lutte contre le terrorisme, la coopération militaire, ainsi que des opportunités d’investissement dans les infrastructures et les ressources naturelles. L’initiative traduit également la volonté de Luanda de jouer un rôle plus actif dans les dynamiques sécuritaires et économiques du continent.

Cette mission diplomatique de haut niveau témoigne de la volonté de l’Angola d’élargir sa sphère d’influence en Afrique et d’apporter une contribution significative à la stabilité régionale, à travers un dialogue franc et une coopération pragmatique.

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Le Sénégal rejoint l’Alliance Space4Ocean pour renforcer la protection de ses océans grâce aux technologies spatiales.

Le Sénégal a officiellement intégré l’Alliance Space4Ocean, une plateforme internationale dédiée à l’utilisation des technologies spatiales pour la surveillance, la protection et la gestion durable des environnements marins et côtiers. Cette adhésion marque une étape stratégique dans les efforts du pays pour lutter contre la dégradation de son littoral, l’érosion côtière, la pollution marine et la surexploitation des ressources halieutiques.

La cérémonie d’adhésion, organisée à Dakar en présence de représentants du gouvernement, d’agences spatiales internationales et d’institutions scientifiques telles que l’Observatoire de la Côte d’Azur et des experts de l’Organisation des Nations Unies, a permis de présenter les enjeux et les opportunités liés à cette collaboration technologique.

Selon le ministre sénégalais de l’Environnement, de la Transition écologique et de la Mer, « l’intégration du Sénégal dans l’Alliance Space4Ocean est une avancée majeure dans notre stratégie nationale de protection de la biodiversité marine. Grâce à l’imagerie satellite et aux données spatiales, nous serons mieux armés pour prévenir les catastrophes environnementales et planifier un développement côtier résilient ».

Technologies de pointe au service de l’environnement

L’Alliance Space4Ocean regroupe plusieurs pays et institutions engagés dans l’exploitation des données satellites pour le suivi de la qualité de l’eau, la cartographie des habitats marins, la détection des marées noires, ou encore la surveillance de la pêche illégale. Pour le Sénégal, cette coopération ouvre la voie à l’accès à des outils de pointe, à des formations techniques et à des programmes conjoints de recherche scientifique.

Le Sénégal, dont plus de 700 km de côtes sont exposés aux effets du changement climatique, entend ainsi renforcer ses capacités d’observation en temps réel, améliorer la gestion de ses aires marines protégées et soutenir une économie bleue durable, en cohérence avec les Objectifs de développement durable (ODD).

 

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Le Sénégal s’offre une victoire historique face à l’Angleterre (3-1).

Le mardi 10 juin 2025 restera gravé dans l’histoire du football sénégalais. À Nottingham, les Lions de la Teranga ont réalisé un véritable exploit en s’imposant 3-1 face à l’Angleterre, une des grandes nations du football mondial. Cette victoire, en match amical, n’a rien d’anodin : elle marque la toute première défaite de l’équipe anglaise contre une sélection africaine en 22 confrontations.

Pourtant, la rencontre avait mal commencé pour les Sénégalais. Dès la 7e minute, Harry Kane profitait d’une erreur défensive pour ouvrir le score. Mais loin de se laisser abattre, les hommes d’Aliou Cissé ont rapidement réagi avec rigueur et discipline. À la 40e minute, Ismaïla Sarr égalise sur un superbe mouvement collectif. Au retour des vestiaires, le Sénégal monte en intensité : Habib Diarra double la mise à la 62e minute, avant que Cheikh Sabaly ne vienne sceller la victoire dans les arrêts de jeu (90+3e).

Un match tactiquement maîtrisé

Tout au long de la rencontre, les Lions ont affiché une organisation solide et un pressing efficace, mettant en difficulté la défense anglaise. Avec neuf tirs cadrés contre quatre pour leurs adversaires, les Sénégalais ont su concrétiser leurs occasions tout en restant solides derrière.

Cette performance impressionne d’autant plus qu’elle intervient face à une équipe anglaise en quête de stabilité sous les ordres de Thomas Tuchel. L’ancien coach du PSG, déjà critiqué pour certains choix tactiques, voit son équipe concéder une défaite inquiétante à quelques mois des échéances internationales.

Un signal fort du Sénégal

Plus qu’un simple succès amical, cette victoire du Sénégal envoie un signal fort à la planète football. Elle confirme la montée en puissance de cette génération dorée, déjà championne d’Afrique en 2022, et renforce les ambitions des Lions sur la scène mondiale.

De son côté, l’Angleterre devra tirer les leçons de ce revers. Entre erreurs individuelles, manque d’intensité et fragilité défensive, les Three Lions semblent encore loin de leur meilleur niveau.


Score final : Angleterre 1 – 3 Sénégal
Buteurs :

  • Angleterre : H. Kane (7′)

  • Sénégal : I. Sarr (40′), H. Diarra (62′), C. Sabaly (90+3′)

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Un an après le début de l’exploitation du pétrole à Sangomar : le Sénégal dépasse les attentes et affirme sa souveraineté énergétique

Il y a un an, le 11 juin 2024, la société australienne Woodside Energy lançait officiellement l’exploitation pétrolière du champ offshore de Sangomar, marquant une étape décisive pour le secteur énergétique sénégalais. Grâce à son unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO), installée au large des côtes, les premiers barils de brut étaient extraits des profondeurs de l’Atlantique.

Douze mois plus tard, le bilan dépasse largement les projections initiales. D’après un rapport du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, relayé par l’Agence de presse sénégalaise (APS), la production nationale a atteint 16,9 millions de barils en 2024, soit bien au-dessus des 11,7 millions prévus. Cette performance exceptionnelle s’est traduite par des recettes avoisinant les 950 millions de dollars (soit 595,5 milliards de francs CFA), illustrant l’importance économique de cette ressource pour le pays.

Le champ de Sangomar, situé à environ 100 kilomètres des côtes sénégalaises, repose sur un réseau de 12 puits en activité, connectés à la plateforme FPSO. Celle-ci assure une production stable de près de 100 000 barils par jour, destinés en grande partie aux marchés internationaux. Une nouveauté de taille a également marqué cette première année : le marché intérieur a pu bénéficier, pour la première fois, d’un approvisionnement en brut extrait localement. Ce tournant est salué par les autorités comme un pas important vers une plus grande autonomie énergétique.

La dynamique s’est poursuivie au cours des premiers mois de 2025. En janvier, la production s’est élevée à 3,11 millions de barils, avant de se stabiliser à 2,70 millions en février, puis de repartir à la hausse avec 3,08 millions en mars et un record de 3,8 millions en avril, correspondant à quatre cargaisons destinées à l’export. Si cette tendance se confirme, le Sénégal pourrait franchir le cap des 30,5 millions de barils produits d’ici la fin de l’année, soit près du double du volume de 2024.

Au-delà des chiffres, ce premier anniversaire symbolise un tournant historique pour le pays. Le gouvernement souligne l’importance d’une gestion rigoureuse et transparente de cette manne pétrolière, affirmant sa volonté d’en faire un moteur de développement durable et de prospérité partagée pour l’ensemble de la population.

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Claudia Senghor : une pionnière de l’agriculture nouvelle génération dans le classement Forbes Afrique 30 Under 30.

À 28 ans, Claudia Senghor fait partie de cette jeunesse africaine qui bouscule les modèles traditionnels. À la tête d’Agrobabe, une initiative qui lie agriculture durable, éducation et innovation numérique, elle est aujourd’hui reconnue parmi les 30 jeunes Africains les plus influents selon Forbes Afrique.

Installée entre Dakar et Montréal, Claudia appartient à cette génération de femmes africaines qui repensent le rapport à la terre. Formée à l’Université Laval en agroéconomie et développement durable, elle allie rigueur scientifique, sens de la pédagogie et esprit entrepreneurial pour faire émerger un nouveau récit agricole.

Avec Agrobabe, elle accompagne les jeunes dans la création et la gestion de projets agricoles, tout en vulgarisant les bonnes pratiques pour un impact durable. Sur les réseaux sociaux, où elle rassemble une large communauté de plus de 350 000 abonnés sur Instagram, elle démocratise le savoir agricole à travers des formats accessibles, surtout pour les femmes et les jeunes en quête d’autonomie.

Son ouvrage Planifier et réussir son projet agricole connaît un grand succès : conçu comme un outil pratique, il rend concrets les défis du secteur à travers des conseils simples, des illustrations parlantes et une approche directement issue du terrain.

Militante d’une agriculture résiliente et inclusive, Claudia est également ambassadrice de la plateforme panafricaine MANSAAH. Elle œuvre pour redonner aux jeunes Africains la confiance nécessaire pour investir les espaces ruraux, convaincue que le changement passe aussi par des récits porteurs d’espoir : « Ce ne sont pas les terres qui manquent, mais les récits inspirants. »

Son parcours, à la croisée de l’action locale et de la vision continentale, incarne l’émergence d’une Afrique connectée, audacieuse et tournée vers un avenir durable.

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Le PAD et Les Douanes visent la transformation digitale des procédures logistiques et douanières.

Le Port autonome de Dakar (PAD) et la Direction générale des douanes (DGD) ont signé, mardi à Dakar, deux protocoles d’accord stratégiques portant sur la transformation digitale des procédures logistiques et douan

Le but est de renforcer la traçabilité et la transparence des opérations portuaires.

Concrètement, le PAD transmettra les données relatives aux transporteurs et aux avis d’arrivée des navires, tandis que la Douane partagera les manifestes validés, les mainlevées douanières et autres documents.

De son côté, DP World Dakar assurera l’envoi des delivery orders, des notifications de sortie et des rapports d’escale, permettant à Gaïndé 2000 de diffuser les informations en temps réel.

‘’Le second protocole institue un Cadre de concertation stratégique permanent, co-présidé par les deux directeurs généraux, en vue de piloter la performance du secteur portuaire et d’aligner les services offerts aux besoins de la communauté portuaire ‘’, précise le communiqué.

Les signataires estiment que cette double initiative s’inscrit dans les engagements internationaux du Sénégal, notamment l’Accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et la Convention FAL de l’Organisation maritime internationale (OMI).

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Conseil des ministres du 4 juin 2025 : cap sur les réformes structurelles et la cohésion sociale.

Le Président de la République du Sénégal, son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a présidé, ce mercredi 4 juin 2025, la 50e session du Conseil des ministres au Palais de la République. À l’ouverture des travaux, le Chef de l’État a salué le succès du Dialogue national sur le système politique, appelant à une mise en œuvre rapide et consensuelle des réformes issues de cette concertation.

  • Renforcement du dialogue social et de la stabilité économique

Le Président a mis l’accent sur l’opérationnalisation du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance durable. Il a invité le gouvernement à doter le Haut Conseil du Dialogue social de moyens renforcés, à institutionnaliser les comités sectoriels de concertation, et à accélérer l’adoption du projet de loi sur la souveraineté économique, afin de soutenir les entreprises locales.

  • Mesures urgentes pour la commercialisation des produits horticoles

Face à une surproduction maraîchère mal écoulée, le Président a ordonné la création d’unités de stockage dans les zones de production et la mise en place d’une stratégie nationale de commercialisation, préparant à terme une bourse des produits agricoles pour moderniser le secteur.

  • Préparatifs pour la Tabaski et le pèlerinage de Popenguine

En perspective de la Tabaski, le Chef de l’État a salué les mesures déjà prises pour l’approvisionnement en moutons et denrées, et a demandé des dispositifs supplémentaires pour la fluidité du trafic et la sécurité des déplacements. Concernant le pèlerinage marial de Popenguine (7 au 9 juin), il a formulé ses vœux à la communauté chrétienne et ordonné une mobilisation logistique et sécuritaire appropriée.

  • Cap sur la transformation structurelle et la gouvernance

Marquant le 50e Conseil de son mandat, le Président a félicité le Premier ministre Ousmane Sonko pour son engagement et a appelé à l’accélération du référentiel « Vision Sénégal 2050 ». Il a exigé la mise en place de « delivery units » dans chaque ministère et la tenue prochaine d’un séminaire gouvernemental d’évaluation.

  • Fonciers, sécurité sociale et hivernage au cœur des priorités

Le Premier ministre a alerté sur la recrudescence des litiges fonciers et annoncé une réforme globale du secteur, centrée sur les droits des citoyens. Il a également engagé une refonte de la gouvernance du système de protection sociale, avec la perspective d’une fusion de l’IPRES et de la CSS. Concernant l’hivernage, il a insisté sur la prévention des risques climatiques (inondations, maladies hydriques, foudre…) et sur l’importance de la veille météorologique au service des populations.

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Dakar accueille la 10ᵉ édition du Forum Ouest-Africain sur la Finance Islamique : cap sur les sukuks et le financement participatif

La capitale sénégalaise s’apprête à devenir, les 23 et 24 juin prochains, le centre de la finance islamique en Afrique de l’Ouest avec la tenue de la 10ᵉ édition du Forum International sur la Finance Islamique, organisée par l’Institut Africain de Finance Islamique (AIIF) en partenariat avec la Banque Islamique de Développement (BID) et le Gouvernement du Sénégal.

Sous le thème « Sukuks et financement participatif : outils innovants pour les projets stratégiques et les PME », l’événement réunira plus de 500 décideurs issus des milieux financiers, des gouvernements, du secteur privé et des organismes de régulation de la région. Ce forum se veut une plateforme stratégique pour explorer des alternatives durables au financement classique, en pleine mutation.

La Côte d’Ivoire, désignée invité d’honneur, sera représentée par des délégations officielles et financières, dans un esprit de coopération économique régionale renforcée.

Le programme s’annonce dense avec trois plénières de haut niveau, des ateliers techniques, une Deal Room dédiée aux projets islamiques, ainsi que des sessions B2B. Parmi les thématiques au cœur des échanges :

  • L’émission de Sukuks souverains et privés pour financer les infrastructures ;
  • Le développement du financement participatif comme levier pour les PME africaines ;
  • La montée en puissance des fintechs islamiques et la digitalisation des services financiers ;
  • L’essor du secteur Halal en Afrique de l’Ouest.

La Banque Islamique du Sénégal (BIS) est Sponsor GOLD de cette édition, consolidant son rôle moteur sur le marché de la finance conforme à la charia. Le groupe Coris Baraka, de son côté, agit en tant que partenaire stratégique sur le segment des PME.

Pour Mouhamadou Lamine MBACKE, président de l’AIIF : « Cette édition symbolique se déroule dans un contexte où les États africains cherchent des mécanismes financiers durables et où les PME ont besoin de solutions novatrices pour leur croissance. La finance islamique se positionne comme une réponse adaptée, inclusive et transformative. »

Ce forum constitue également une tribune de plaidoyer pour l’intégration renforcée des marchés financiers islamiques dans l’espace UEMOA, tout en favorisant les synergies entre investisseurs du Golfe, institutions monétaires et entrepreneurs ouest-africains.

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Ousmane Sonko en Guinée : cap sur une nouvelle dynamique régionale.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a effectué une visite officielle en Guinée ce samedi, marquant l’une de ses premières sorties diplomatiques majeures depuis l’élection du président Bassirou Diomaye Faye. Reçu par le président de la transition guinéenne, Mamadi Doumbouya, cette rencontre a été l’occasion de réaffirmer la volonté des deux pays de renforcer leurs relations bilatérales dans un contexte régional en mutation. Alors que la CEDEAO est confrontée à des remises en question internes, notamment avec le retrait annoncé de plusieurs pays membres, cette visite s’inscrit dans une volonté commune de bâtir une coopération plus autonome et plus solidaire entre nations africaines.

Un échange stratégique autour de la souveraineté et de la sécurité

Au cœur des discussions figurent des sujets majeurs tels que la coopération économique, la sécurité sous-régionale et la souveraineté politique. Fidèle à son discours panafricaniste, Ousmane Sonko a souligné la nécessité d’une intégration régionale basée sur la souveraineté collective et le respect mutuel entre États. La rencontre avec le président Doumbouya a permis d’esquisser les contours d’une alliance plus forte entre Dakar et Conakry, notamment sur les questions d’autosuffisance économique, de défense commune et de réforme des institutions régionales. Ce déplacement marque un tournant dans la diplomatie sénégalaise, désormais résolument tournée vers une Afrique plus unie et plus affirmée sur la scène internationale.